‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 144 sur 701 · S V. — TREMBLEMENTS DE TERRE · texte numérisé non relu

S V. — TREMBLEMENTS DE TERRE

Éloigné des foyers volcaniques, le département de la Gironde a cependant ressenti quelques tremblements de terre. Grégoire de Tours nous apprend qu'en 580, Bordeaux en éprouva un si considérable, que la ville se crut menacée d'une ruine complète ; ses murailles furent ébranlées jusque dans leurs fondements, le peuple épouvanté prit la fuite, des flanmies sortirent de la terre et consumèrent plusieurs villages. La Chronique bordelaise signale un autre tremblement très-fort en 574. Ne serait-ce pas le même?

Une pierre encastrée dans le mur, sous les orgues de l'église Sainte- Eulalie de Bordeaux, porte une inscription en vieux français et mentionne deux tremblements de terre ressentis à Bordeaux, l'un le 3 mars 1372, l'autre le 23 mai 1373.

En 1427 d'après la CAronlgue bordelaise de Delurbe, en 1437 d'après Jouannet, un tremblement de terre fait écrouler une partie de la voûte de réglise métropolitaine de Bordeaux à l'endroit où sont les orgues, le 2 février, jour de la Chandeleur.

En 1660, le 29 juin, à 4 h. du matin, la secousse fut si forte, que quelques pierres du clocher Saint-Michel tombèrent à terre. Une secousse analogue avait été ressentie le 21 juin à Saint- Jean-de-Luz.

En 1750, le 24 mai, à 10 h. du soir, on ressentit, le long des rives de la Garonne, des secousses qui ébranlèrent les villes de Lourdes, Tarbes et les environs.

En 1752, le 12 janvier, vers 1 h. du matin, plusieurs personnes ressentirent, d'après les registres de Sarrau, les secousses d'un tremblement de terre faible et de courte durée. Le morne jour, des secousses plus fortes étaient observées dans le Lot-et-Garonne, à Amsterdam et en Espagne.

En 1755, le 1^*" novembre, h l'heure oii Lisbonne était presque entièrement détruite, on ressentit, sur les bords de la Garonne, un bruit souterrain et de légères ondulations dans le sol.

226 LIVRE II. — MÉTÉOROLOaiE.

En 1759, dans la nuit du 10 au 11 août, à 10 h. ^i^, un tremblement de terre fit écrouler la voûte de l'église Notre-Dame de Bordeaux, des cheminées furent renversées, des murs lézardés, et le peuple, effrayé, passa la nuit sur les places publiques.

Les secousses furent encore plus violentes dans l'Entre-deux-Mers.

A Vayres, plusieurs maisons furent endommagées, le château lui-même menaça de s'écrouler. La plupart des créneaux qui couronnaient le vieux mur tombèrent çà et là par masses (') .

Le 16 du même mois, on ressentit encore une légère secousse à

En 1760, le 12 juillet, entre minuit et 1 h., on ressejit une légère secousse de tremblement de terre, suivie d'un bruit souterrain (Sarrau).

En 1761, le 31 mars, on ressentit, entre minuit et 1 h., deux secousses fort légères; le même jour on ressentit en Espagne et surtout en Portugal des secousses beaucoup plus fortes (Sarrau).

En 1761, le 6 mai, on ressentit, à 10 h. du soir, une secousse précédée d'un bruit semblable à celui d'un gros coup de vent.

En 1852, le 24 janvier, secousses ressenties sur une foule de points du département.

En 1852, le 30 juin, à 2 h. 15 du soir, secousses.

En 1855, le 5 décembre, à 5 h. 45, une secousse est ressentie à Bordeaux.

En 1867, dans la nuit du 16 au 17 mars, vers minuit, le tremblement de terre s'est manifesté par trois oscillations bien distinctes dans la direction du N.-O. au S.-E. Il a été signalé sur plusieurs points des Pyrénées.

En 1870, le 18 janvier, à 2 h. 5 m., on a ressenti trois secousses allant du S.-S.-E. au N.-N.-O.

En 1873, le 26 novembre, à 4 h. 25 du matin, secousses a Marcheprime (Gironde).

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