‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 146 sur 701 · CHAPITRE 11. — DES MÉTÉOIIES. AURORES BOREALES. 22T · texte numérisé non relu

CHAPITRE 11. — DES MÉTÉOIIES. AURORES BOREALES. 22T

forte odeur de soufre. Dans l'intérieur de la colonne, on remarquait un mouvement ascendant d'une rotation très-rapide ; de petits nuages se détachaient de la colonne, s'en éloignaient de quelques décimètres, y revenaient et montaient avec vélocité le long du fût jusqu'au sommet. La trombe se dirigea du marais de Certes sur le bassin d'Arcachon, conservant toujours sa dernière forme, même après un violent coup de tonnerre qui réduisit en cendres un parc à moutons ; le coup, parti d'un nuage au sud de la colonne, fut suivi d'une grosse grêle sèche qui tomba pendant 27 minutes. Enfin la colonne se rompit au milieu après s'être partagée en trois; la partie inférieure s'affaissa, l'autre rentra dans le nuage.

» La deuxième trombe a été observée le 28 juillet 1835. Vers midi, par un temps d'orage sans pluie, bien que le tonnerre grondât avec force, on remarqua au-dessus du hameau de Flaujagues (canton de Pujols) un gros nuage noir dans lequel d'autres nuages venaient se précipiter en tourbillonnant. Peu à peu le gros nuage, s'allongeant vers la terre, se transforma en une colonne inclinée qui vint toucher la terre et l'excava au point de rencontre. Poussée par le vent, la trombe se dirigea d'abord du S.-O. au N,-E., puis du N. au S. Après avoir parcouru en 20 minutes près d'une lieue, elle se rompit au-dessus de la Dordogne; la partie supérieure rentra dans le nuage, l'autre se répandit en fumée sur la rivière et dans la plaine. Pendant la durée du phénomène, pareille fumée très-noire mais inodore s'était exhalée de la base de la colonne. Cette trombe a enlevé la toiture de plusieurs maisons et déraciné des arbres énormes. »

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