CHAPITRE I«r — D^NOMBREIIBNT DAKS LE DEPARTEMENT
Castelviel
Gleyrac
Coirac
Daubèze
Goraac
Mauriac
Mérignas
Monpezat i
Mourens I
Puch (le)
Ruch.,
Saint-Brice
Saint-Félix
Et PoDcaude
SaiDt-Hilai re*du-Bois .
St-Iiéger-de -Vigoague S»-Martin-de-Lerm. . .
Saiat-Martin-du-Puy . .
Saint-Romain ,
StSulpice^f-Pommiers Sallebruneau
OAnton de Targon. . .
COMMUN RS DB
Tar^oD
Ârbis
Baigneaux
Beliebat
Bellefond
Gantois
Gessac
Gourpiac
Escoussans
Faleyras
Frontenac
Ladaux
Lùgasson
Martres
Montignac
Romagne
Saint-Genis-du-Bois. .
Saint-Pierre-de-Bat. .
Soulignac
Le tableau qui précède et celui qui suit nous montrent que presque tout raccroissement de la population du département a eu lieu dans les villes ou gros bourgs; que dans plusieurs cantons la population des communes rurales diminue, surtout dans Tarrondissement de la Réole. Es^ce à dire que Pagriculture est désertée, que les terres sont moins bien cultivées qu^autrefois? Non certainement. Au contraire, les landes incultes sont en grande partie défrichées et ensemencées, de grandes étendues de friches et de bois taillis ont fait place à la vigne, et si nous constatons une diminution dans les habitants de nombreuses communes rurales, c^est que les machines-outils ont souvent remplacé les bras.
Le développement de la population dans un grand nombre de communes rurales de notre département nous paraît presque partout coïncider ou plutôt être la conséquence du progrès de la viticulture, qui fait sans contredit la base de la fortune publique de notre département.
Les arrondissements de Bordeaux, de Lesparre et de Liboume, qui sont ceux où la viticulture a pris depuis quarante ans le plus grand essor sur des terrains couverts de bois et de bruyères, sont ceux dans lesquels l'augmentation de la population est presque générale et la plus sensible.
Ceux de Blaye et de Bazas, ou le développement de la viticulture a été noins accentué, ont à peine gagné 1,000 habitants en quarante années. 3nfin, celui de la Réole a perdu dans ce même laps de temps plus de J,000 habitants : c'est que les vignes, toutes travaillées à bras, y étaient >resque aussi étendues qu'elles le sont aujourd'hui, presque toutes abourées à la charrue.
S IV. — PROGRÈS DE LA POPULATION dans les villes ou oomrxiunes prlnolpales.
Quoique les dernières communes du tableau suivant ne soient pas au ombre des principales, nous les faisons figurer dans ce tableau à cause u développement remarquable de leur population.
Le développement considérable de la population des communes de Talence, Bègles, Caudéran et le Bouscat indique la tendance qu^ont de nombreuses personnes occupées à Bordeaux à habiter la banlieue. Avis aux organisateurs des tramways.