‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 19 sur 701 · CHAPITRE II. — CONSTITUTION GEOLOGIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — CONSTITUTION GEOLOGIQUE

Pinna nobilis, Broc.

PecUn scabrellus, Lamk.

Infundibutum muricalum, d'Orb.

Crepiduki cochUare, Basi.

Scapftander sublignarius, d'Orb.

BuÙa Lajoïikaireana, Bast.

Bingicuta buccinea, Desh.

Aaticaoila, Serr.

— subepigloUina, d'Orb.

— tigrtna, Defr. Caneellaria contorta, Bast.

— acufangula, Fauj.

— subcanceilata, d'Orb.

— Oufourii, Grat.

— turricuki, Grat.

Trochus Amedei, Br.

TurriUlla Thetis, d'Orb.

— Turris, Bast.

Scalaria terebralis, Mich.

— striata, Defr.

— subspinosa, Grat.

Pleuroioma reiiculata, d'Orb.

Pkurotoma panniis, Bast.

asperulata, Lamk.

— obeliscuSf des M.

Fusus clavatits, Sism.

Murex Jauberti, d'Orb.

— rusticulus, d'Orb.

Cassis texta, Bronn.

Pyrula condita, Brong.

Buccinum polyQonum, Brocchi.

Nassa subrautabilis, d'Orb.

Terebra murina, Bast.

— plicaria, Bast.

— pertusa, Bast.

-- striaia, Bast.

Conus ventricosus, Bronn.

— subacutangulus, d'Orb.

— Mercati, Brocchi.

— Puschii, Michel.

Columbella columbelloides, d'Orb.

Mitra scrobiculata, Bast.

Oliva Dufresnii, Bast.

Anatifa Burdigalensis, d'Orb.

» 13® Sable des landes, — Il termine la série des terrains tertiaires de TÂquitaine; les sables, qui présentent sur plusieurs points des grès ferrugineux, désignés sous le nom d'alias, et du minerai de fer pisiforme, dont Texploitation est à peu près abandonnée, renferment, près de Yillandraut, des grès blancs, en gros rognons mamelonnés, qui, sous le nom de grès de Barsac, ont été employés au pavage dans le département de la Gironde, conjointement avec ceux de Bergerac. Sur divers points cette assise prend des caractères différents, elle est formée par des sables argileux ans, jaunes, alternant avec des argiles de même couleur, mais dont plusieurs couches sont fréquemment bigarrées de blanc j de rouge et de violet. Ce sont ces argiles qui alimentent les tuileries de Mérignac, Pessac et Tusine de Canéjan, à pavés céramiques et briques réiractaires, et celle de Monsalut, à Cestas; les argiles employées à la confection des poteries grossières de Sadirac, près de Créon, paraissent devoir leur être aussi rapportées. Jusqu^à présent aucun fossile n^a été rencontré.

F. Terbains d'alluvion.

» 14^ Dfyôts caillouteux de V Ëntre-deux-Mers et du Mêdoc, et des grandes vallées. — Les premiers consistent en sables argileux rouges, contenant une immense quantité de cailloux de quartz, en général peu volumineux. Ils reposent transgressivement sur toutes les assises tertiaires, et s^éloignent peu de la vallée de la Garonne; comme ils se trouvent non-seulement sur les plateaux, mais encore sur les terrasses, étagées à diverses hauteurs, qui bordent la vallée, je suis plus disposé à les considérer comme la partie la plus ancienne du diluvium. Sur la rive gauche, ils forment une bande, interrompue seulement par les vallées, et limitée par une ligne passant à Casteljaloux, à Bazas, à Cabanac, au S.-O. de Cadillac ; elle se retrouve ensuite dans les Landes à VO, de Bordeaux; de Castelnau de Médoc, elle dépasse peu la grande route jusqu'à Lesparre et Saint-Vivien. Sur la rive droite de la Garonne, ces dépôts caillouteux ne sont connus

14 LIVRE l«f — TOPOGRAPHIE.

qu^au-dessous de la Séole; ils sont limites par une ligne partant de Gironde, passant à TE. de Créon, et allant par Saint-André-de-Cubzac atteindre Blaje.

» Les dépôts des vallées occupent les basses pentes douces, au-dessus da niveau atteint par les plus grandes inondations. Ceux de la vallée de la Garonne sont surtout caractérisés par Tleibondance des cailloux de quartzite gris descendus des Pyrénées et accompagnés de restes de VBlephas primigenius; ceux des vallées de la Dordogne et de Tlsle, le sont par celle des cailloux de silex de la craie ; on y rencontre aussi quelques basaltes de l'Auvergne. — Les cailloux sont partout employés à la confection et à Pentretien des routes et chemins; les argiles plus ou moins sableuses alimentent aussi un certain nombre de tuileries et de briqueteries; les sables entrent dans la composition des mortiers.

» Ces divers dépôts caillouteux ne sont que des ramifications du terrain diluvien des Pyrénées et du Plateau central, qui mériterait bien d'être étudié avec soin dans sa distribution entière à la surface de l'Aquitaine. Ils forment une nappe dont l'épaisseur va en diminuant, ainsi que le volume des cailloux, à mesure qu'on s'éloigne des montagnes, et qui finit par cesser et ne plus se continuer que par des prolongements qui couvrent les flancs, puis le fond des grandes vallées qui débouchent dans celle de la Gai*onne ; cette dernière elle-même renferme une large bande diluvienne sur la rive gauche, jusqu'à son débouché à la mer. Les cailloux, de métriques qu'ils étaient à la sortie des montagnes, n'atteignent plus qu'à peine la grosseur d'un pois sur le rocher de Cordouan.

» 15<* Âlluviotts actuelles. — Les rivières et fleuves actuels, qui peuvent être considérés comme de faibles résidus des immenses et impétueux courants qui ont produit les dépôts précédents, continuent cependant à charrier des limons et du sable qu'ils peuvent étaler à une certaine distance, de chaque côté de leur lit ordinaire, lors de leurs crues; de là les alluvions modernes, qui sont très-peu considérables en comparaison des alluvions anciennes, aux dépens desquelles elles sont ordinairement formées. Sur divers points, à Montferrand, à Beychevelle, etc., il y a une puissante assise tourbeuse. Quelques petits dépôts tourbeux viennent çà et là accidenter les alluvions, surtout dans les grands vallons des landes.

» 16. Dunes, — Sur les côtes des mers sujettes aux marées, lorsque la plage est faiblement inclinée, que le fond est de sable fin et que les vents dominants viennent du large, le sable se dessèche à marée basse et peut être chassé dans l'intérieur. Le long du golfe de Gascogne, de l'embouchure de la Charente jusqu'au delà de celle de l'Adour, il se produit des dunes allongées parallèlement à la côte; leur hauteur, qui varie habituellement de 5 à 40 mètres, atteint souvent de 60 à 80 mètres et même jusqu'à 87 mètres, comme près de la Teste-de-Buch. >^

Nous croyons à propos de donner ici, comme complément des notes géologiques qui précèdent, les coupes de coteaux et les sondages ci-après :

Ces sondages, sur lesquels nous revenons à la fin de notre livre P^, en parlant des puits artésiens du département, sont l'objet d'études très

Page 1