S VII. — ÉCOLES PRIMAIRES
L'enseignement primaire a été accueilli avec reconnaissance dans les communes grandes et populeuses qui occupent les parties fertiles de notre département, mais il a été très-long k pénétrer dans les mœurs de nos communes landaises et de quelques cantons du centre.
Si cette funeste apathie des paysans pour faire instruire leurs enfants a beaucoup diminué depuis quelques années, il faut reconnaître qu'elle est encore trop grande dans plusieurs parties de notre département.
Aux hommes dévoués et influents à faire comprendre à nos paysans que c'est l'ignorance qui retarde pour eux un meilleur avenir.
C'est aussi aux administrations communales et départementales h multiplier les écoles pour que la distance qui les sépare souvent de certains villages ne soit pas un empêchement réel ou un prétexte. Il est bien des communes dans nos landes oii certains enfants ont à faire plus de huit kilomètres de marche pour aller à l'école et autant pour revenir.
Situation de l'InstracUon primaire en 1874-75 (*) et en 1838. — Nous empruntons les données qui suivent au dernier rapport présenté par M. Liès-Bodard (*), inspecteur d'Académie, au Conseil général de la Gironde (session d'août 1876), et k la Statistique de la Gironde, de Jouannet.
(1) Nous donnons les chiffres officiels de 1874, purce que la stalistitiuo des écoles primaires de 1875 et colle de 1876 sont moins détailieos.
(S) M. Liès-Bodard, nommé inspecteur général de l'Enseignement primaire, a été remplacé par M. Carriot, chevalier de la Légion d'nonneur.