CHAPITRE IV. — S III. MUSSES
*° LvRozs. — Tableaux de Técolo française du siècle dernier, ULNiER. — Tableaux remarquables de l'école française moderne. . DE BiîTTMANN. — École française moderne.
Maheilhac. — Tableaux anciens et modernes de l'école fi*ançaiso.
BRB os LA B^NODiÙRB. — Tableaux des écoles flamande et française
bcle dernier, réunis à des émaux et faïences remarquables.
finix DE LA Salle. -:- Ecole française du siècle dernier.
OiÉORA. — Écoles flamande, espagnole, française et italienne.
JMEUEL — École flamande et hollandaise.
UADO, au château Margaux (Médoc). — Écoles italienne, espagnole et
lise.
[ET, à Cissac (Médoc). — Écoles italienne, espagnole et française.
sÉE DE M. E. BoNiB, conseiller à la cour de Bordeaux. — Désireux
mer un cachet artistique à son charmant hôtel de la rue d'Âlbret,
jtruit récemment par un de nos plus habiles architectes, M. Abel
)t, M. E. Bonie a décoré et meublé, dans un style diflerent, chacune
ièces destinées à recevoir les collections qu'il moissonne depuis
ate ans, avec une patience et un goût remarquables.
que le visiteur a franchi le seuil de la porte d'entrée, il marche de ses en surprises : un corridor, d'une décoration on ne peut plus aie et gracieuse, présente deux splendides portes gothiques, ^ lents argentés, qui donnent accès dans le cabinet de travail et dans e à manger, dont les peintures à fresque font ressortir les objets
s le cabinet de travail on remarque : parmi les tableaux, plusieurs rapportées de Crimée, un charmant dessin signé d'Horace Vernet, autre d'Eugène Delacroix; dans une vitrine, de forme arabe, des !3, porcelaines, verreries, émaux, ivoires, camées, etc., d'une grande ; sur des tables anciennes, d'un travail très-remarquable, on a placé cieux coff'rets en écaille, en nacre, en ivoire, en ébène. 3 la salle à manger, plus de trois cents pièces de porcelaine et ince tapissent les murs et le plafond qui est orné d'un lustre en ine de Chine et du Japon, unique en son genre. La pièce capitab 3 salle est une cheminée monumentale qui remonte à Louis XII, ue l'atteste un procès-verbal de la Société d'Archéologie de Paris. 3 magnifique œuvre d'art a été trouvée à Marmande par le secrée la Société d'Archéologie de Bordeaux, l'érudit M. Braquehaye, culpté toutes les boiseries de cette salle à manger avec l'art qui ri se ses œuvres.
remier étage est une belle chambre à coucher, style Louis XIII, qui dans uii charmant salon Louis XV, dont le meuble blanc et or est rt d'étoffes orientales.
>arlé de surprises, au début de ma notice, avec juste raison; car, lion, deux grandes porwcs s'ouvrent instantanément, et un pano- )louit le visiteur et lui fait croire qu'il rêve à un conte des Mille ruits.
vers une délicieuse galerie mauresque, découpée à jour, peinte de
couleurs parfaitement armonisées, on aperçoit dans le lointain, parfaitement éclairée, une pièce mauresque décorée d'une manière merveilleuse; la lumière y pénètre par une vaste croisée arabe, à colonnes de marbre, et par des verres de couleur, placés dans le haut d'une kobba.
Dans ce boudoir, meublé en entier à Torientale, nous avons à signaler de superbes tapis turcs etarabes, divers costumes, des glaces, lanternes, lustres, aiguières, plateaux en cuivre émaillé, manuscrits .arabes pris dans la tente d'Abd-el-Kader, bible en hébreu, sur parchemin, prise à Constantine. '
Cette salle mauresque est précédée d'un petit salon chinois et d'une magnifique salle d'armes, où l'on étudie avec le plus grand intérêt sept panoplies renfermant de nombreux souvenirs historiques, un drapeau marocain, pris par l'ex-émir Âbd-el-Kader, dans un engagement qui eut lieu entre ses troupes et les Marocains, le poitrail et la têtière du cheval monté, à la bataille d'Isly, par le fils de l'empereur du Maroc, etc., etc. On y remarque des armes rapportées de Perse, du Caire, de Tunis, d'Italie et de presque toutes les parties du monde.
La place nous manque pour pousser plus loin l'énumération de toutes les choses curieuses de ce musée, comprenant 1,500 numéros.
Ce qui domine les mille détails intéressants de cette précieuse collection, ce qui laisse un souvenir ineffaçable, ce qui la met au-dessus de toutes celles qu'il nous a été donné de visiter à Paris ou en province, c'est le bon goût, c'est l'art avec lequel ces richesses sont groupées par l'antiquaire passionné et érudit auquel Bordeaux doit l'heureuse fortune de posséder une si belle collection. Rappelons, en terminant, que presque tous les objets qui la composent ont le mérite d'avoir été rapportés des lieux d'origine par M. E. Bonie, à la suite de ses nombreux voyages comme touriste, et de son séjour de douze années en Algérie comme magistrat.
Collections particulières de vieilles faïences et porcelaines. — Le goût des vieilles faïences et porcelaines a pris à Bordeaux, depuis quelques années, un développement considérable. La Ville ne possède pas encore de musée de ce genre, mais les collections particulières sont très-nombreuses, et quelques-unes ont une grande valeur.
Publications scientifiques et littéraires. — Dans la partie biographique et bibliographique du trois|ième volume de notre travail, nous éuumorerons tous les principaux ouvrages publiés par des Girondins ou sur le département de la Gironde; nous n'avons à signaler ici que les journaux ou recueils périodiques, publiés dans notre département, qu'on peut à coup sûr considérer comme l'un de ceux oîi l'on publie le plus de travaux littéraires et scientifiques. La statistique officielle ci-après, que nous trouvons dans la Bibliographie de la France, en fait foi, si nous rappelons à nos lecteurs que la plupart des ouvrages publiés à Limoges, à Tours, à Lyon, à Lille sont dus à cinq ou six grandes maisons éditant et imprimant a grand nombre et presque exclusivement des livres pour distributions de prix, pour classes ou pour les bibliothèques paroissiales, et qu'à Nancy se trouve la grande imprimerie administrative de Berger-Levrault, tandis que les imprimeries de Bordeaux sont presque entièrement consa-