DIVISION AGRICOLE DU SOL
el Valeur do la ProprléU^.
division de la propriété a subi, dans le département de la Gironde, s 1789, et surtout depuis trente ans environ, une très-grande transition. Les grands domaines deviennent de jour en jour plus rares, et jtites propriétés rurales plus nombreuses. Au point de vue du progrès griculture, est-ce un bien, est-ce un mal? nous n^avons pas à entrer ns rétude de cette question des plus complexes. Nous engageons nos irs à lire à son sujet un intéressant travail de M. Edouard Seignouret, lé : Étude sur le morcellement de la propriété foncière, et publié dans nnales de la Société d^Âgriculture du département de la Gironde, 1869, pages 68 et 105.
13 avons, pour apprécier les progrès de la division du sol, une onne indication dans le nombre des cotes foncières. Le tableau it nous montre que la progression du nombre des cotes, qui a été toute la France do 14,44 p. 100, pour la i)ériode ds 1851 à 1870, a
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atteint, dans la Gironde, pour la même période, 20 p. 100. Pour la période de 1851 à 1876, elle a été de 24,69 p. 100.
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NOMBRE DBS COTES
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Une cote représente Fensemble des propriétés foncières qu*une personne possède dans une commune ; il faut donc observer que la même personne, possédant des terres dans plusieurs communes (ce cas est fréquent), doit avoir plusieurs cotes.
Pour avoir une idée exacte de la division de la propriété dans notre département, il faut aussi tenir compte du nombre des propriétés urbaines et déduire du nombre total des cotes 249,162, les 37,105 cotes appartenant à Bordeaux et aux 8 petites villes de notre département, réduisant à 212,057 le nombre des cotes rurales, que nous diminuerons encore d^un dixième, en raison de ce qu'un certain nombre de propriétés sont assises sur plusieurs communes et ont plusieurs cotes ; le nombre des propriétés rurales est ainsi réduit à 190,752. En divisant par ce nombre les 963,319 hectares cultivés du département, nous trouvons que la superficie moyenne des propriétés de la Gironde est de 5 hectares 5 ares.
Nous pouvons ajouter à ces indications que, par suite du peu de valeur des terrains sableux de nos landes, les propriétés étendues, c'est-à-dire ayant plus de cinquante hectares, sont . encore assez nombreuses : en revanche il existe un très-grand nombre de propriétés de 1 à 3 hectares. Il est beaucoup de communes, dans nos cantons vinicoles surtout, où les trois quarts des chefs de famille sont plus ou moins propriétaires. Le paysan girondin, généralement économe, devient très-actif le jour ou il a pu acheter un petit coin de terre, ce qu'il' fait souvent à crédit; alors on le voit avec sa famille se multiplier pour travailler simultanément la terre du bourgeois, dont il cultive à prix-fait, et la sienne ; Ton ne tarde pas à reconnaître, à la tenue et au rendement des terres, des vignes surtout, ce qui a été travaillé pour compte du travailleur ou pour compte d'autrui.
Au prix auquel il faut payer la main-d'œuvre aujourd'hui, seuls les terrains cultivés par les mains du propriétaire ou sous sa surveillance constante donnent des revenus sérieux. Il en résulte que les grands propriétaires ont souvent intérêt à vendre en parcelles leurs domaines pour devenir simples capitalistes. De là, le morcellement énorme et progressif de la propriété dans notre département.
Valeur du sol. — Au point de vue de la valeur vénale du sol, il est trè»difficile d'établir une moyenne; peu de départements présentent un écart