S VIT. — TRANSIT
Depuis trente ans, c'est-à-dire depuis la création des chemins de fer, Bordeaux a vu, ainsi que Marseille, se réaliser un progrès considérable dans le mouvement des marchandises étrangères en transit, c'est-à-dire admises à traverser la France sous le plomb de la douane sans acquitter les droits d'entrée. Le relevé suivant constate que ce mouvement a décuplé pour Bordeaux et Marseille, alors qu'il a diminué au Havre.
Total du poids par bureau d'entrée et par tonne de 1,000 kilogrammes.
BORDEAUX
MARSEILLE
LE HAVRE
FIANCE ENTlilE
Total du poids par bureau de sortie.
BOUDEAL'X
MARSEILLE
LE HAVRE
\SJth »
18ii3
La plupart des marchandises en transit entrées par le bureau des douanes^ de Bordeaux en 1872, 1873, 1874, sont sorties par les bureaux
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de Valenciennes, Embermenil, Belfort, Bellegarde, Marseille, Cette, Le Perthus, Bourg-Madame, Urdos, Lescun, Saint- Jean-Pi ed-de-Port, Aiahoo, Béhobie, Hendaye, Bayonne. Celles qui sont sorties par le bureau des douanes de Bordeaux en 18*72, 1873 et 1874, étaient entrées par ceux de Valenciennes, Pagny, Embermenil , Belfort, Pontarlier, Bellegarde, Marseille, Cette, Port-Vendres, Hendaye, Bayonne.
Il est fôcheux que Bordeaux ne prenne pas une plus grande part aux opérations du transit, car elles procurent, sans aucun risque, de précieux' avantages ; elles vivifient Tindustrie des transports et procurent souvent aux commissionnaires des ordres de Tétranger.
Tout en constatant les progrès considérables du transit à Bordeaux depuis 1845, faisons des vœux pour le voir augmenter encore.