‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 498 sur 701 · CHAPITRE VII. — FRUITS, HUILES, SUCRES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. — FRUITS, HUILES, SUCRES

D*après les tableaux du mouvement général du commerce français, la valeur des fruits de table de tous genres sortis de Bordeaux a été de 5,800,000 fr. en 1858; 4,700,000 fr. en 1862; 4,900,000 fr. en 1873; 13,900,000 fr. en 1875; 9,500,000 fr. en 1878, équivalant à un poids de 9,220 tonnes. Cette branche du commerce bordelais a encore plus d'importance au point de vue des expéditions à Tintérieur de la France. Malheureusement les statistiques officielles ne nous fournissent aucun chiffre qui nous permette d'en fixer à peu près la valeur. Paris surtout reçoit de Bordeaux des quantités considérables de fruits de table, principalement pêches et fraises.

Fruits oléagineux. — Les amandes, noix et noisettes, forment aussi un article d'exportation notable ayant atteint, pour la moyenne des années 1874 à 1876, 3,887 tonnes, dont 1,231 pour l'Allemagne, 1,070 pour l'Angleterre, 109 pour la Belgique, 121 pour les États-Unis, et 854 pour les autres pays. En 1877, cette exportation s'est élevée à 4,149 tonnes.

Légumes et leurs farineux. — Cette exportation a pris depuis quelques années une certaine importance; elle a atteint, en 1876, une valeur de 755,000 fr., équivalant à un poids de 2,402 tonnes. En 1877, elle s'est élevée à 1,216 tonnes, dont 261 pour l'Angleterre.

Huiles fixes pures. — Cette branche de notre commerce, qui touche de près celle des conserves alimentaires, tend aussi à se développer chaque jour, grâce à l'habileté et à l'honorabilité de nos négociants, et surtout à l'excellente réputation des produits fabriqués dans les deux usines de JBordeaux-Bacalan et d'Abzac, dont nous avons parlé page 614, dans notre livre VII : Industrie.

En outre des quantités considérables d'huiles que Bordeaux fournit à son rayon, l'exportation de notre place s'est élevée à 1,430,000 fr. en 1873, à 1,726,000 fr. en 1876, équivalant à un poids de 1,473 tonnes. En 1877, ce poids s'est élevé à 1,847 tonnes divisées comme suit :

Huile d'olive, 1,102 tonnes; d'arachides, 240; de coco, 33; de lin, 73; de sésame, 55; de colza, 62; de coton, 59; d'autres graines ou fruits, 223.

Pour l'huile d'olive, la moyenne annuelle des exportations, de 1874 h 1876, a été de 900 tonnes, dont 235 pour les États-Unis, 70 pour l'Angleterre, 21 pour la Martinique, et 574 pour autres pays.

Sucres. — Cette branche de notre commerce d'exportation est des plus importantes.

D'après Jouannet, les sucres exportés de Bordeaux vers 1840 atteignaient en moyenne annuelle 1,500,000 kilogr., valant environ 1,700,000 fr. Depuis, la valeur de cette exportation s'est élevée successivement : à 2,000,000 fr.en 1858; à 3,000,000 fr. en 1862; à 4,500,000 fr. en 1873; à Tf,500,000 fr. en 1875; h. 5,455,000 fr. en 1876, équivalant à 7,887 tonnes. En 1877, cette exportation ne s'est élevée qu'à 6,529 tonnes, dont 5,387 de sucre raffiné, et 1,142 de sucre brut. Ces derniers étaient divisés comme suit : Sucre brut des colonies françaises, 1,089 tonnes; sucre brut de l'étranger, 14; sucre brut indigène, 39.

En examinant encore l'exportation des sucres au point de vue du poids, nous trouvons, pour la moyenne des trois ctnnéqs 1874, 1876

et 1876, 7,444 tonnes de 1,000 kilogr., répartis comme suit dans les principaux pays du monde :

Chili 4,342 tonnes.

RiodelaPlata 1,078 —

Uruguay 96 —

Angleterre 58 ~

Suisse 41 toonef".

Italie 13 —

Turquie et Grèce .... 12 —

Autres pays 1,800 —

Sans pouvoir donner de chiffres au point de vue du commerce intérieur des sucres raffinés, nous pouvons dire hardiment quMl a augmenté dans des proportions presque aussi considérables. (Voir page 723, Tarticlc Sucre, aux importations.)

Truffes. — Toutes les branches de notre commerce qui ont trait aux produits alimentaires sont en voie de prospérité. La truffe nous en donne une nouvelle preuve : son exportation, qui était presque nulle il y a vingt ans, est arrivée, en 1873, au chiffre de 1,540,000 fr., et en 1876 à 2,479,000 fr., équivalant au modeste poids de 41 tonnes; en 1877, ce poids a atteint 74 tonnes, dont 51 pour TAngleterre, 13 pour TAllemagne, et 10 pour d^autres pays.

Huîtres. — > Nous avons déjà, page 624, donné à nos lecteurs une idée du développement considérable de Tindustrie ostréicole dans notre département.

Nous devons ici signaler les huîtres comme Tun de nos articles d^exportation destiné à devenir des plus importants, car il est sorti en 1817 du département de la Gironde, pour pays étrangers, 22,650,000 huîtres.

Tissus divers. — En 1841 , cette branche de notre commerce d^exportation était déjà importante. Jouannet estimait, pour cette année, à 7,000,000 fr. la valeur des fils e£ tissus de laine, de coton, de soie, de chanvre et de lin exportés de Bordeaux. Cette exportation était divisée comme suit :

Chili, 2,000,000; Venezuela et Uruguay, 1,500,000 fr.; Mexique, 750,000 fr.; Possessions espagnoles et danoises de TAmérique, 630,000 fr ; États-Unis, 128,000 fr.; Possessions anglaises d'Afrique, 578,000 fr.; Sénégal, 1,434,000 fr.; Indes anglaises, 530,000 fr.; Indes hollandaise-!, 510,000 fr.; Bourbon, 183,000 fr.

Aujourd'hui, Texportation de ces divers tissus a considérablement augmenté et pris des directions très différentes. Cette valeur s*est élevée pour les tissus seuls : à 7,600,000 fr. en 1858; à 19,400,000 fr. en 1862 (par suite des traités de commerce); à 32,000,000 en 1873; à 26,000,000 en 1875, et à 22,300,000 fr. en 1876.

Malheureusement, notre industrie locale ne fourhit presque rien a ce vaste commerce d'exportation, 'qui tire à peu près un tiers de ses produits de rétrangor, surtout de TAngleterre et de la Belgique, et le reste des manufactures du nord, du sud et du sud-est de la France.

Nous allons examiner séparément Texportation de ces divers tissus.

Tissus de laine. — La progression de l'exportation de ces tissus a été de 3,200,000 fr. en 1858; 5,300,000 fr. en 1862; 10,500,000 fr, en 1873; 11,500,000 fr. en 1875; 10,740,000 fr. en 1876, équivalant à un poids

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