CHAPITRE II. — ADMINISTRATION MUNICIPALE. 'ÎSS
Régie du poids public de Bordeaux,
L'Assemblée constituante, en supprimant les droits seigneuriaux d'étalonnage, de minage, etc., décréta (28 mars 1790) que les étalons, matrices et poinçons servant à Texercice de ces droits, seraient transportés aux municipalités, qu'elles en paieraient la valeur, et qu'à l'avenir elles pourvoieraient gratuitement à ce genre de service. Mais c'est seulement en l'an VII (17 novembre 1798) que furent organisés les poids publics dans le but de donner aux transactions le caractère légal et le degré de confiance dont elles ont besoin.
Le poids public fut établi à Bordeaux par un arrêté du 4 ventôse an XIII ; ses attributions furent ensuite fixées par un décret du 22 avril 1811; son personnel a été réorganisé par le règlement du 20 janvier 1852, et son tarif modifié par délibération du Conseil municipal du 6 décembre 1854, approuvée par le Préfet le 19 décembre suivant.
Les bulletins délivrés par les préposes font foi en justice. Nul autre que ces derniers ne peut exercer les fonctions de peseur, mesureur et jaugeur dans Bordeaux, et les personnes intéressées à un pesage, mesurage, etc., sont obligées d'y employer exclusivement ces préposés.
Les recettes des droits de pesage, mesurage et jaugeage consacrées par la loi du 18 juillet 1837 sont devenues depuis quelques années un des revenus importants de la ville de Bordeaux, aussi avons-nous cru à propos de donûer quelques notes au sujet de cet article.
Ces recettes ont été de :
En 1877 En 1868 En 1839
Recette brute 144,0l7f 68,198^ 11,43';^
Frais de perception 26.395 19,554 9,254
Produit net Il7,622f 48,644f . 2,183'
Le personnel de cette Administration comprend : 1 directeur, 2 inspecteurs, 2 receveurs, 1 secrétaire, 2 contrôleurs, 9 vergeurs dépoteurs, 34 préposés pour le pesage et cubage des charbons et marchandises diverses; 21 pour les grains, farines et fruits; 2 pour les viandes, suifs et peaux.
Chacun de ces groupes de vergeurs ou de préposés a un syndic.
Muxiicipalités de Libourne, Blaye, La Réole, Bazas et Lesparre. — La place nous manque pour étudier, comme nous venons de le faire pour Bordeaux, le budget de nos principales municipalités. Nous allons cependant en donner à grands traits une esquisse au point de vue des dépenses en 1877.
Nous donnerons dans notre chapitre III, Administration Jlnancière, le tableau comparé des contributions directes de chaque commune en 1840, en 1860 et 1874, le tableau des dépenses totales de chaque commune en 1877 avec la comparaison des dépenses ordinaires de chacune d'elles en 1840, en 1860 et 1874.
I IX. — ADUINI
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