‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 86 sur 701 · REMONTE · texte numérisé non relu

REMONTE

Tnim. Illof.

^Administration a fait tous ses efforts pour développer la navigation sur ce canal comme sur les autres. Par un règlement général, elle a autorisé, en pfincipe, la circulation des bateaux à vapeur; enfin, la navigation de nuit pour tous les bateaux sans exception. Plusieurs Compagnies ont demandé et obtenu l'autorisation d'établir des services de bateaux à vapeur sur le canal ; l'une d'elles est sur le point de créer un service régulier entre Bordeaux et Cette.

Les bateaux accélérés n'ont jamais circulé sur ce canal pour le transport des voyageurs qu'entre Agen et Toulouse et avant l'ouverture du chemin de fer. Ce service a donc depuis longtemps disparu.

Les bateaux réguliers sont en petit nombre et les passages de nuit aux écluses sont peu fréquents. D y a cependant deux Compagnies organisées pour ce service : l'une opère ses transports entre Bordeaux et Béziers en six jours, faisant par mois quinze voyages et quinze retours alternés; Vautre entre Bordeaux et Agen et Layrac-sur-Garonne en quarante-huit heures ; il y a deux départs de Bordeaux et deux départs d' Agen chaque semaine.

166 LIVRE icr — TOPOGKAPHIE.

En SUS du péa<>e des marcliandises, la Compagnie du Midi trouve des revenus dans la vente des eaux pour usines ou pour irrigation, dans la jouissance des francs-bords, la pêche et la chasse.

Deux usines hydrauliques dont la force est évaluée à quatre-vingt-treize chevaux -vapeur, sont alimentées par le canal. 122 hectares sont irrigués par les eaux du canal, qui n^est autorisé à fournir que 113 litres au plus ] par seconde.

La Compagnie transmet son droit de pêche et de chasse sur le canal sans Pintervention de TAdministration ; mais les agents des ponts et chaussées y surveillent la pêche dans l'intérêt général.

Les chômages de tout le canal ont lieu à des intervalles plus ou moins éloignés ; ils durent environ un mois et doivent être autorisés par une décision ministérielle. Ils sont destinés à nettoyer le canal, à permettre la visite, la réparation ou l'entretien des ouvrages situés sous l'eau.

Canalisation du Drot. — Nous avons donné plus haut, en parlant des divers affluents de la Garonne, page 134, l'iiistoire et la description des principaux travaux de canalisation du Drot.

Canal de Laubardemont. — Ce canal est destiné à éviter im coude de la rivière Tlsle, très-gênant pour la navigation. Il a 800 m. de long. Canal de Cazau ou d'Arcachon. — En 1834, une Compagnie concessionnaire fut autorisée à ouvrir un canal de navigation entre l'étang de Cazau et le bassin d'Arcachon pour le transport des bois et des résines. Ce canal, construit a grands frais, ne fonctionna que pendant quelques années; depuis longtemps il est abandonné et ne peut plus être utilisé aujourd'hui que comme déversoir aux eaux de l'étang* de Cazau.

En 1^38, une autre Compagnie fut également autorisée à prendre de l'eau dans le premier bief du canal d'Arcachon et à établir un canal latéral pour l'irrigation de 2,000 hectares de terrain dans la plaine de Cazau (communes de Gujan et de la Teste). Des rizières devaient être établies sur ce terrain.

Ces essais de culture ne réussirent pas. Depuis, la Compagnie a vendu ses terrains et s'est dissoute. Ce canal d'irrigation sert encore à l'arrosage de quelques hectares de prairies.

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