‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 106 sur 549 · V. DE Caratov, Hist. des Jésuites · texte numérisé non relu

V. DE Caratov, Hist. des Jésuites

BOWET (Henri), docteur en droitd'une grande érudition, connétable de B> le 23 iuil. 1398; avait été en 1397 pi-ésid. de la Cour souveraine de Guyenne ; devint en 1413 archevêque d'Yorck et obtint d'être maintenu dans la jouissance paisible de ses héritages dans le duché de Guyenne.

BOTD (Mark-Alexander), professeur au collè|[e de Guyenne sous Jacques Brassier. Il était Ecossais et a publié en 1590, chez Simon Millanges, un vol. in-12 de lettres et de poésies sous le titre suivant : Marci Alexandri Bodii scoti emistolœ.

B. de F.

BOTER (Nicolas), V. Bohier.

BOTER (Martin), faïencier distingué»

vint de Montpellier à B* en 1776, avec son f l'ère, pour succéder à Jacques Hustin, manuracturier faïencier du roi. Le fils de Martin Boyer, Jean-Baptiste, prit la suite des affaires de son père et porta sa fabrique de faïence rue de la Trésorerie. Le salon de Thôtel de la faïencerie était alors f.'équenté par la meilleure société de B*. A sa mort (1825), son fils Antoine-Alexandre Boyer transpoi^ta ses atelici*» rue Mondenard, en suivant les traditions artistiques de son père, puis il fit construire une véii table manufacture rue du Palais-Gallien, n^ 146; mais 1830 arriva et commença la ruine de cet habile

BRA

BRA

industriel qui ne put ensuite lutter conti*e la concurrence de la maison Johnston. Les vieilles faïences de Boyer figuraient à Texposition de l'art ancien de 1882 à B». Sa fille, M"» Gadou-Boyer, est aujourd'hui prof, de peinture et de dessin à B». V. ce nom.

Jean -Baptiste Bover est l'auteur d'un ouvrage intitulé : Manuel du faïencier, du potier fabricant de terre de pipe, par Boyer, manufacturier, pensionnaire du roi,' 4828. Cet ouvrage, devenu très rare, se trouve dans la bibl. de la manufacture de Sèvres.

BOTER (Jean-Baptiste-Alfi^d), né à R> le 6 août 1818. Prof, au petit séminaii'e de B» en 1842, ordonné en IH^; vie.

de St«-Marie-de-La-Bastide en 1847 ; curé de St-Pieire-de-Mons en 1853, de Sautei^ nés en 1858, de Parempuyre en 1860, de Cussac en 1865. C'est pendant son pastoi*at à Cussac, qu'en 1870 il a fait une partie de la campagne avec l'armée de la Loire. En 1866, il créa à Cussac la Société de secours mutuels de S»«-Cécile et une fanfare dont il fut le directeur. Aumônier de l'hôpital militai! e de B> le 14 mai 1878; chan. non. de B« le 26 janv. 1881. En 1^79, il a créé une association ayant pour but de pi'ocurer aux soldats de' la garnison de B* les avantages de la famille et de la paroisse, en fondant la Maison de famille du soldat. Comme organe de cette Association, il fait paraître depuis le 4« mai 1879 un bulletin bi-mensuel intitulé : Annales de Notre-Dame des armées et des œuvres militaires à B*.

En 1871, il publia une brochure intitulée : Auprès du ^5« réçiment de marche de Varmée de la Loire. Une visite au 2* bataillon d-e la Gironde. Impressions de voyage,

BOTER-FOKFRËDE, V. Fonfrëde.

BRAGH (Pierre de), sieur de Lamothe- Montussan, né à B* le 22 sept. 1547; cousin de l'historien du Haillan (V. ce nom). Après de bonnes études faites dans sa ville natale, il alla pi^ndre des leçons de droit à Toulouse où il écrivit ses premiers vers, obtint de l'Académie des Jeux floraux le prix de FEglantine d'or et se lia d'une étroite amitié avec le poète Du Bartas. Rentré à B<, il exerça la pi-ofession d'avocat et connut intimement les hommes éminents qui vivaient dans cette ville à cette époque. Il épousa la fille du seigneur de Crognac, Anne de Perrot, qui fut sa seule inspiratrice, et qu'il a célébrée sous le nom d'Aymée; il la perdit le 8 juillet 1587, après en avoir eu huit enfants. A partir de ce moment, le malheureux poète, frappé dans ses plus chères affections, consacra son talent à chanter la mémoire de sa femme dans des vei's plaintifs et touchante, pleins de sentimrnt

et d'expression, que M. Dezeimeris a eu la bonne fortune de i^trouver et qu'il a publiés dans sa belle édition des œuvres de de Brach. En 1588, de Brach accompagna Montaigne à Paris. Nommé jurât de B« en 1595, il fut de nouveau envoyé à Paris pour y traiter quelques affaires de sa ville natale. Rentré dans la vie privée en 1507 et retii-é dans sa belle terre de Montussan, il se consacra tout entier à l'achèvement et à la revision de sc^s ouvi*ages. La mort le surprit dans ces douces occupations vers 160o.

De Brach fut l'ami intime de Montaigne et, à la mort de celui-ci, il fut chargé de recueillir les notes laissées par le

Srand écrivain pour une nouvelle édition es Essais. Il a consigné l'expression de la douleur aue cette perte lui causa dans une belle et touchante lettre adressée à Juste-Lipse, que nous possédons; Jacques Pelletier, Ronsard, Pasquier et

firesque tous les grands espiits du xvi* s. ùrent liés avec de Brach.

Ses armoiries étaient d'azui* à la bande d'or accostée de deux fusées d'argent.

Ses œuvres poétiques ont été publiées en trois vol. sous les titres suivants : Les

Î}oèmes de Pierre de Brach, bourdeois, divisés en trois livrer, à Bourdeaus, par Simon Millanges, 1576, in-4<>. Ce volume, une des plus parfaites productions du célèbre imprimeur doi^ délais, est aujourd'hui très rare et très i-echeixîlié. Il se compose d'un livre de

f poésies amoureuses, sonnets et odes en 'honneur d'Aymée; d'un second livre de poèmes, en tète desquels figure V Hymne de Bourdeaus; d'un troisième livre de Meslanges et d'une dernière

Ï>ai tie intitulée : La suite des meslanges, e tout formant 220 feuillets non compris 8 feuillets liminaires et 2 feuillets de table. Imitations : Aminte, fable bocagère prise de Vitalien de Torquato Ta^so et traduite en vers, avec Olttfnpe imitée de l'Arioste, Bourdeaus, Millanges, 1584, in-4»; IV chants de la Hiérusalem de Torquato Tasso (16«, 4«, 12* et 2«), traduits en vers françois par Pierre de Brach, sieur de LanwthC' Montussan, Paris, Abel Langelier, 1596, in-8(>. Les œuvres poétiques de de Brach ont été publiées à B' en ISfH, dans une édit. monumentale en 2 vol. in-4<>, par M. Reinhold Dezeimeris; ces deux vol., où paraissent pour la première fois Les regrets et larmes funèbres sur la mort d'Aymée, contiennent en outre Les amours d'Aymée et les Poèmes et meslanges, accompagnés d'un très savant commentaire et précédés de recherches sur la vie de Pierre de Brach extrêmement curieuses et couronnées sous leur première forme par l'Acad. de B*.

Pierre de Brach tient son rang dans le chœur des poètes du xvi« s. à la suite du triomphateur Ronsard; avec moins

nnA

BRA

d'éclat et de vene, c est un aimable et doux poète* un esprit docte et délicat. Son portrait a été gravé sur cuivre en 1588 et en 1506 par Thomas de Leu, ce dernier pour les Quatre chants de la Hiérusaîeni, Il est très rare. Un troisième portrait gravé sur cuivre est anonyme.

Un autre poi'trait de lui gravé sur hois se trouvait déjà dans le recueil de 1576. Ces

fiortraits ont été reproduits, sauf celui de 506 dans Tédit. de 1861 , citée plus haut. Un Pierre-François de Brach, seigneur de Montussan, descendant du poète, était en 1778 chev. d'honn. à la Cour du Pari, de B". Il mourut en 1780; il possédait une très belle bibliothèque.

Un autre descendant de notre poète, Gérai*d de Brach, chef d'escadre, fut guillotiné à B» le 20 janv. 1704. Son cousin mourut à la même époque dans les prisons de Nior-t. B. de F.

V. sur de Brach la notice de Colletet. — I^ père Lelong, BibL, t. IV, p. 172. — L'abbé GocjET, t. XÎ1I, p. 323. -- Une notice de Bkh- NAOAU, assez inexacte, dans le BuUelin polffmatkique, année 1806. — Viollkt-le-Dic, Bibt. poétique.—^wriOMi les recherches de M. Reinhold Dezeimeris en tétc de son édit. des œuvres de Pierre de Brach.

BRANDENBUR6 (.Mbert), négociant, né à B< le 23 janv. 183d d'une des

Îdus vieilles et des plus honorables arailles du haut commerce bordelais, mort à B» le 21 mare 1^. Juge au trib. de commerce de 1868 à 1874; memb. du cons. mun. en 1874; adjoint délégué aux finances en 1876; maire de B» le 21 janv. 1878, conser\ a cette importante magistrature jusqu'en mai 1884, demanda alors à ses collègues du cons. mun. de lui l'éserver en échange de l'écharpe de la mairie la chargée de memb. de la comm. administrative des hospices; if^ le 13 juil. 1881. Pendant les six années qu'a duré son mandat de premier magistrat de la ville de B'', M. Brandenburg fit achever ou mit en cours d'exécution un ensemble considérable de travaux d'édilité, votés sous les administrations de ses prédécesseurs MM. les sénateurs vicomte de Pelleport et Emile Fourcand.

Nous citerons, entre autres, l'église St- Louis et le musée (27 juin et 28 août 1874), la translation du lycée national et des Facultés, la restauration de St- Pierre et l'achèvement de S^^-Marie-La-Bastide.

Inscrivons maintenant à l'actif personnel de M. Albert Brandenburg l'amenée des eaux de Budos, la création de groupes scolaires importants, l'adjonction de la caserne St- Raphaël aux hospices, la restauration du Grand -Théâtre, l'édification de l'hospice des Enfants, ainsi cpie d'importantes améliorations réalisées à l'hospice général de Pellegrin.

Cœur généreux, esprit libéral, cultivé, essentiellement conciliateur, calme et modéré, administrateur habile et sage.

M. A. Brandenburg s'attira les sympathies générales des Bordelais pendant son pa.s.sage aux affaires de notre ville; aussi sa mort subite,^ arrivée le 21 mars 1886, fut-elle à B* un deuil public. Son éloge ne fut pas prononcé sur sa tombe, conformément à sa volonté, mais tous les journaux de B> et de la région et même plusieurs journaux de Pans signalèrent sa mort en rappelant les services qu'il avait rendus.

Son nom a été donné au pi-emier asile de nuit créé a B*. grâce à la libéralité de M"« V" Albert Brandenburg qui a fait don au bureau de bienfaisance de B> de la somme de 60,000 fr., en vue de la Citation de cett<^ nouvelle institution charitable à laquelle M. Brandenburg avait souvent songé.

M. Brandenburg n'avait pas d'enfants.

Son neveu, M. Joseph Brandenburg, est depuis 1886 seul à la tète de la maison Brandenburg frères. Il a été élu, en 18^, juge au trib. de commerce de B«.

BRANE (Bertrand de), reçu le l*'' sept. 1693 conseiller du roi, garde des sceaux en la chancellerie de la Cour des Aydes de Guvenne.

BRANE (Joseph de), fils du précédent, écuyer, seigneur, baron de Mouton, Le Pouyallet et autres lieux. Cons. en la grand'chambre du Pari, de B» en 1727.

Mourut dans l'exercice de sa charge le 12 mai 1749.

BRANE (Joseph -Hector de), fils uni-

Sue du précédent, naquit le 25 déc. 1746. ons. au Pari, de B* en 1780.

Assista en 1789 à Tass. de la noblesse de Guyenne ; émigra en Espagne en 1791 ; rentra en F'rance quelques mois après.

Prévenu de royalisme et d'émigration, il subit à B* une détention de vmgtndeux mois, dont il ne fut délivré qu'après les événements du 9 thermidor.

BRANE (Jacques-Maxime, b»° de), viticulteur distingué, fils du précédent, né le 12 oct. 1796, mort à B» le 29 fév. 1876.

C'est à lui que l'on doit Tencépagement parfait du cru de Mouton à Pauillac, qui rivalise avec les premiers crus et celui de Gorce à Cantenac, qui est appelé aujourd'hui Brane4^antenac. Esprit très fin, il fut le type du parfait gentilnomme.

BRANLAT (Jacque»-Louis), publiciste, né à Laagon le 23 oct. 1847. Débuta dans le monde des lettres en 1873 par des articles non politiques publiés dans la Province. Fonda en 1^ la Vie hordelaise, journal du high-Iife bordelais; a publié en 1882 : Guide gén. de l'exposition et de Vètranger à B*, 1 vol. in-S®, ill., qui lui a valu la croix de chcv. de la Conception de Portugal.

Page 1