V. Vapereau, les trois premières édit. et les biogr. gén
BRETHOUS, xviii" s., fils d'un chirurgien de B'; médecin, anatomiste et litho- ■ tomiste ; auteur de plusieurs dissertations estimées et de Lettres sur différents points d^nnatomiCy publiées à Lyon en 1723, petit in-12.
BRËZETZ (Pierre de). Fin du xvi« s.
et commencement du xvii", cons. au Pari, de B«.
BRÉZETZ (Anne de Tauzia, dame de), épouse, puis veuve du précédent. Fonda, par testament du 29 octobre 1649, l'hospice dit de la Manufacture, longtemps consacré aux enfants trouvés. Cet hospice a été transporté en 1886 à l'hospice général Pellegrin; ses vastes terrains et àtiments ont été vendus en 1887 à une société qui les morcelle. Le nom de cette bienfaitrice des pauvres a été donné à l'une des rues du quartier Ste-Croix, où se trouvait cet hospice. Son testament a été publié dans les Archives hist. de la Gir., t. XXV.
BRËZETZ (Nicolas-Antoine, b»» de), né à Saint-André-de-Cubzac (Gir.) le 29 oct. 1744, mort à B» le 21 janv. 1823. Présid. du trib. de B» en 1790, devint successivement : vice-présid. du trib. d'appel du même siège le 2 prairial
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an Vni; piésid. de ce tribunal le 12 fmctidor suivant et de la Cour d'appel de B* le 28 floréal an XII; il était C. ^, lorsque le i" mars 1806 il reçut des lettres patentes de baron comme récompense de ses bons ser\ices. En 1811,a|)rès la réorganisation des couis de justice, il fut nommé premier président de la Cour impériale de B*; maintenu à ce poste en 1814; il y fut remplacé le 31 janv. 18IÔ. Il avait acquis Te^ime, la considération de tous ses concitoyens.
BRÉZETZ (Raymond-François de), né à B» en 1782, mort à Lormont le 4 oct. 1847, fils du précédent. Cons. à la Cour de B« le 12 mai 1811, révoqué en 1816.
BR£ZETZ (Eugéne-Marie-Martin, b»»
de), né à B> le 24 août 1829, petit-fils et fils des précédents. Avocat en 1855; d'abord juge suppléant au trib. civil de B» ; procureur à RuiTec le 16 août 1865 (non installé), puis à Bazas le 22 du même mois. Révoqué à la suite du 4 sept. 1870, se fit inscrire au barreau de B»; a plaidé souvent devant les Cours d'assises et aussi dans de nombreux procès politiques. Dévoué à la dynastie napoléonienne, il a été élu en 1887 parles consenateurs du canton de St-Savin memb. du cons. gén. de la Gii-.
On a de lui : Essai hist. sur le Pari, de B^, discoura prononcé à la rentrée des conférences du stage, en 1855.
Les armoiries de la famille de Brézetz sonl : Coupé, au premier parti; à dextœ fuselé d'or et de sable ; à sénestre quartier des barons présidentsde cour d'appel ; au deuxième, d'azur à deux pals d'hermine. Couronne de baron.
BRÉZETZ (Jean-Arthur de), né à B< le 28 sept. 1853. Reçu avocat en 1876; memb. de la Soc. des Bibliophiles de Guyenne, son secrétaire général de 1882 à 1887; memb. de la §oc. archéologique et de plusieurs autres Soc. savantes. A publié avec notice : Éloge de Montesquieu, par Marat, Libourne, 1881, gr. in-8», et en collaboration avec M. J. UELPit, Chronique du Pari, de B*, par Jean de Métivier, B«, 188o, 2 forts vol. in-8», faisant partie des publications de la Soc. des Bibliophiles de Guyenne.
BRIANÇON DU PIERRAIL (Pierre- Louis, bo" de), né au Pierrail prés Ste-Foy en 1785, mort au Pierrail en 1868. Maire de Margueron, canton de Ste-Foy -la- Grande de 1812 à 1830; a présidé en 1827 le collège électoral de Libourne ; de 1830 à 1848 refusa toutes fonctions assermentées, s'occupa d'agricultui-e et d'intérêts locaux. C'est à lui surtout qu'est dû l'établissement du chemin de grande communication n«52de Ste-Foy à Duras. Nommé de nouveau maire de Margueion en 1851
par M. le préfet Hauasmann, il a réuni à cette qualité celles de présid. de la Soc. cantonale pour l'instruction primaire dans le canton de Ste-Foy; viceprésid. de la Soc. hippique de Libourne ; memb. du cons. d'arr. pendant de longues années; »ftj en 1866. Il est mort deux ans après, entouré de l'estime de tous.
BRIAND DE VALLÉE, seig. du Douet, mort le 12 avril 1544. Fils du présid. Michel de Vallée; cons. au Pari, de B«; fonda en 1539, au collège de Guyenne, une lecture des épftres de St-Paul en langue 'grecque, qui devait être faite te premier dimanche de chaque mois; il fut en 1542 un des juges du chancelier Poyet; Buchanan lui attribue l'apologie Pro Ijena ; Delurbe, dans son De Vtris, te cite comme une des lumièi-es du Pari, de B«; Rabelais qui était son ami a parlé de lui avec éloges. B. de F.
V. Pantttoruel, Hv. Il, chap. X et llv. IV chan. XXXVIl. — Aussi les deux notes qui lui sont consacrées dans le Rabelaùt d^Esxancart et d*Eloi JoHANNEAL, PaHs, Ualibon, 1823, t. III, p. 316, et t. VI, p. 3S0.
BRIANT (Jean), peintre, né à B« le 4 fév. 1760, mort à Toulouse le 20 août 1799, ou, d'api-ès Laboubée, enl800dans une émeute populaii'e. Elève de Lacour, pensionnaire de la ville de B» à Rome; deux fois lauréat de l'Acad. de 6>. On a de lui au musée de B» : Vue d'Italie prise à Tivoli. Au salon de Pai is de 1799 liguraient des tableaux de Jean Briant.
V. son éloge dans les Annale» du mu»ée de Toviotute, an VIII.
BRUS (M» Ch. de), V. Bryas.
BRIET (Guillaume), médecin de B< au xvi« s. On a de lui : Discours sur lés causes de la peste survenue à B^ cest an i597, avec la préservation et curation d'icelle, par M. Guillaume Briet, D»" méd. et méd. ordinaire de la ville, B*, Millanges, 1509, in-12; Explication de deux questions politiques, touchant la peste, l'une, si elle est contagieuse, Vautre si le devoir du chrétien permet de s'éloigner du lieu où elle est, et comment il faut s'a comporter, B«, Millanges, 1599, in-12. Ce dernier ouvrage est la traduction d'un petit traité de Théodore de Bèze; on le trouve généralement joint au premier. Les fils, petitsfils et arrière-petits-fils de Briet figu.'érent avec honneur au Pari, de B*. B. de F.
BRIOLLE (Etienne -Scipton- Adolphe de), littérateur, né à B» le 14 janv. 1828, mort à B» le 8 avril 1877. D'abord avocat, devint chef de division à la préfecture après 1852, puis sous -inspecteur des enfants assistés jusqu'à la chute de l'empire. Auteur de : Mémoire en répome an questionnaire de VAcad. d^I^, B»,
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Chaumas« 1850, in-i»; travail honoré d'une méd. d'argent grand module.
Voyage de leurs MM. et de S. A. le prince impérial dans la Gif*ondef du iO au i2 ocU i859, B«, 4859, in-42. A collabo 'é à la Gazette bleue, à la Province, au Mouvement, au Bulletin de la Société nhilomathique^ etc., etc. Â fondé en 1871 le Spectateur qui existe encore sous la direction de M. G. de Briolle^ son frère ; O (A.) en 1869; il avait pris le pseudonyme de V»« DE Meignan.
BRISSON (Iules), né à Cabara (Gir.) en 1828. Etait encore en rhétorique au collège de Libourne lorsqu'il commença sa Carrière d'homme de lettres en publiant quelques poésies sous le pseudonyme de Jacques Thébain, dans un petit journal intitulé la Revue, créé à Libourne par M. Célestin Gragnon. Envoyé à Pa'is pour y étudier le droit, il s'y occupa surtout de poésies, publia sous le titre de Premiers chants, Pari», René, 1847, in-18j un petit vol. dont .Iules Janin put dire: « \os vera ont la fraîcheur du
Srintemps et la chaleur des ."avons du [idi. » Après une longue maladie, il entreprit en 1847 un voyage en Italie, y écrivit un roman, Giot*gio, qu'il publia à Paris en 1848. Après la chute de Loui»* Philippe, il s'attacha avec enthousiasme aux principes de la république modérée et vint à Libourne où il fit avec succès maintes conférences. Après les journées de Juin, il abandonna la politique pour n'y rentrer qu'en i8M, et puolia un nouveau roman intitulé Ad^naï, Paris, Lallemand-Lépine, 1850, in-12. Collaborateur de la Tribune de la Gironde fondée par Saugeon, Simiot, A. Hermitte et Camille de Chancel, il y fit preuve d'un vrai talent de polémiste, pamnt à se soustraire aux recnerches de la police après le coup d'Etat de 1852 ; dès ({ue les e.<ip.4ts furent calmés, il publia à Paris un nouveau volume de vei's intitulé :
Chants élégiaques, Paris, Lallemand- Lépine, 185^2, in-12. Après un voyage en Angletene, il fonda un journal intitulé : les Salons de Paris, puis publia un roman : Jean Balthasar ou le philosophe m,illionnaire, édité au bureau àe% Salons de Pam, 1858, in-12, et fut appelé par M. Havin à faire partie de la rédaction du Siècle^ Publia peu après : De Voraanisationcamniunale, Dumineray,1861 , in-S", et De Vinfluence de l'homme de lettres sur la société, libr. Richelieu, 1862, in-12.
BRITANNUS (Robert), xvi« s., né à Arras, prof, au collège de Guyenne. Ses Ictt.-es, très intéressantes pour l'histoire de ce célèbre établis.sement, ont été imprimées sous le lit.^e suivant : Roberti Britanni epistolse. B. de F.