V. Laboubëe et toutes les biographies gén
BUGHOU (L'abbé Pierre-Joseph-Julien), né à B« le 19 déc. 1799. Sa famille comptait un président et un avocat distingués au Pari, de B*, un amiral, un admmistrateur gén. des douanes. Ordonné le 24 mai 1823. il débuta comme vicaire de St-Michel. Après quinze années de vicariat à SUMichel, il devint le directeur des œuvres charitables de Tabbé Dupuch devenu évéque d'Alger. Assumer une succession pareille était une lourde charge. Il mit toutes les solides qualités de son cœur, toute son intelli^^ence, ses revenus et même son patrimoine à continuer et à développer ces œuvres, au nombro desquelles nous citerons : Tœuvre des Petits-Savoyards, le pénitencier féminin de Ste-Philomène, l'orphelinat agricole et ouvrier de la colonie St-Louis, près de B'. Dans la même propriété achetée de ses deniers, il fit construire, sans le secours de l'Etat, le pénitencier masculin de St-Jean, il y installa des ateliers d'apprentissage pour seize corps d'état différents et en fit un établissement modèle. Dans une vaste maison contiguc à l'ancien pénitencier de Ste-Philomènc, il créa un orphelinat où plus de cent jeunes filles reçoivent l'instruction et l'éducation. C'est là que prit naissance sa chère Œuvre de la Sainte-Famille de Jésus. C'est là qu'il créa pour la société de pieuses mères de famille, de saintes filles de charité. Trente-cinq ans après avoir succédé à Tabbé Dupuch dans ses admirables œuvres charitaoles, l'abbé Buchou commença à s'occuper d'une œuvre qui, par les soucis qu'elle lui causa, marqua dans sa carrière une troisième période. Nous voulons parler de l'église du Sacré-Cœur, dont il eut la première idée (1872), approuvée par Msi* Donnet qui prit à cœur de la mener à fin et le chargea d'aviser aux voies et moyens pour l'exécuter. Il fut nommé peu après vicaire gén. au spirituel. L'abbé Buchou acheta à ses risques et périls un terrain; une chapelle provisoire fut bâtie et, malgré son âge et ses autres fardeaux, il s'en fit le desservant volontaire. Un comité de catholiques notables fut institué pour obtenir les fonds nécessaires à l'érection de la splendide basilique que nous admirons aujourd'hui; il en fut l'âme. La place nous manque pour énumérer ici toutes les œuvres utiles et charitables auxquelles s'associa encore l'abbé Buchou, toutes les misères qu'il soulagea dans l'ombre. Il est mort à quatre-vingtsept ans, dans toute la plénitude de ses facultés, partageant encore son temps à surveiller, à diriger ses orphelines de la ville, ses orphelins de la campagne,
BUH
BUH
leur apprenant de ses vieilles mains à tenir la serpette ou le sécateur, et de son jeune cœur à vivre de la vie d'en-haut. Il est mort à B< le 18 mai 1886, pleuré sincèrement par tous ceux c{ui connaissaient sa belle âme et tout le bien qu'il a accompli pendant sa longue carrière.
M. Tabbé Laprie,dans Toraison funèbre prononcée le 15 juillet 1886 dans l'église du Sacré-Coeur, a pu le présenter comme un bomme d'en-baut et dire que si ses œuvres n'ont pas eu Timportance de celles de saint Vincent de Paul, le mobile de sa vie a été le même, ses veiius cbrêticuncs ont été les mêmes.
V. OraitûH funèbre de l'abbé R.-J. Buchou, par M. TabDé Laprik, suivie d*une notice bio-
Sraphique par Auffuste Nicolas, B', Œuvre es bons livres, 1886, in-8*.
BUDIN (Claude), né à Cbartres vers la fin du xv« s., mort à B* en 1545. Prof, au collège de Guyenne pendant dix ans, il avait composé un traite qui s*cst perdu, dans lequel il exposait sa méthode d'enseignement. B. de F.
BUHAN (Jean -Laurent), avocat au Pari, de B», père des deux suivants.
Appartenait à une vieille famille bor-dfv laise dont plusieurs membres s'étaient distingués dans les armées de terre et dans les armées de mer. En 1783, fut délégué avec M. Dutasta, l'un des plus honorables négociants de la ville de B^, pour réclamer auprès de Louis XVI au sujet d'un surcroit de taxe imposé à la ville.
Ayant obtenu un plein succès, B'^ demanda des lettres oe noblesse pour ses deux délégués. Le roi les accorda en 1785 et mit dans le blason de M. Buhan le lion léopardé qui figure dans les armes de B*. Son portrait est couse né dans la famille Buhan.
BUHAN (Joseph-Michel-Marie-André), né à B*^ le 29 nov. 1755, mort à B* le 28 déc 1830. Fils du précédent. Il débuta au barreau de B'^ en 1775, y tint jusqu'en 1789 une place distinguée," fut élu syndic des avocats en 1787 et prit en plusieurs circonstances le parti du Pari, contre l'autorité centrale; élu notable en avril 1790et secrétaire du département en 1792, succédant à Duranthon qui venait d'être appelé au ministère de la justice; il fut peu poussé par son tempérament à suivre ses collègues et amis Vergniaud, Gensonné, etc. Son érudition et ses vertus civiques firent jeter les yeux sur lui Quand il y eut à choisir les juges du trib. de cassation. Après avoir occupé cinq ans cette fonction il fut nommé (2 juillet 1796) commissaire du gouvernement près les trib. civil et criminel de la Gir. etgarda ces nouvelles fonctions jusqu'en 1798; peu de temps après il fut élu
memb. de TÀcad. de B>; en 1800 réélu par le Sénat juge au trib. de cassation. Des liens de famille l'obligèrent à décliner cet honneur et il it.ntra dans la vie privée; * en 1804; le 7 fév. 1808, il fut de nouveau nommé commissaire du gouvernement près le trib. criminel de la Gir., et en 1811 procureur ^én. pi-ès la Cour prévôtale des douanes à Agen ; il sut là encore tempéi*er la sévérité de son ministère par les principes d'équité qu'il mettait auKlessus de tous les codes.
Apvès 1814, écarté de la ma^stmture; il reprit durant les Cetit-Jours la charge de procunmr gôn. pi-ès la cour de B«, puis en 1815 il rentra au barreau et limita son existence au cercle intime de la famille, refusant de porter le titre de noblesse acquis à son pè.'e par de glorieux services, fermant l'oreille aux avances du gouvernement, ouvrant sans cesse sa porte à ceux qui avaient besoin d'un conseil.
Dès les premiei's jouis de la révolution de 1830, il fut nommé cens, à la Cour d'appel de B*, et le 23 nov. suivant présid. à la même cour. Mourut avant son installation, ayant vécu assez pour voir poindre pour son pays une ère de liberté qu'il avait toujoure souhaitée. Avait épousé sa nièce, dont il eut un fils dont la notice suit.
V.son éloge par N. Dahmzvx, Actes de l'Acad. de B', 1830, page 99. Son nom a été donné à Tune des rues de B'.
BUHAN (Jean -Marie -Pascal), né à B< le 17 avril 1770, mort à B» le 24 fév. 1822. Avocat, littérateur, auteur dramatique:
memb. de l'Acad. de B* en 1792. On connaît de lui : Réflexion sur V étude de la législation et sur la meilleure manière d'enseigner cette science, Paris, 1799, in-8«; Revue des auteurs vivants grands et petits; Coup d'œil sur la république des lettres en France, etc., Lausanne et Paris, 1796, in-18; Hippocrate amouretujc, vaud., B«, 1798; Les Français à Cythère, vaud., 1798; Jacques le fataliste, vaud., 1798; La reiue de l'an VIoullfaut un état, prove bevaud. , Paris, 1799 ; A r?e*7uin, vaud. , 1799; Colombine, vaud. , 1799; Gilles aéronaute on l'Amérique n'est pas loin, parade, 1799. B. de F.
V. Biogr. universelle et portative des contemporains, 1836. — L ABOI' BÉE, t. Il, p. 196.
BUHAN (Joseph -Évariste), négociant, fils du précédent, né à B» le 19 juii. 1812. Fonda en 1854 une maison d'armement .sous, la raison sociale Buhan, Rabaud et C'«, qui devint vite l'une des plus importantes de B» et développa les relations de notre place avec le. Sénégal. Longtemps juge au trib. de comm. de B^ et memb. de la chambre de comm. de B*. Propriétaire de l'un des principaux vignobles de graves des ennrons de B»