‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 116 sur 549 · CAB · texte numérisé non relu

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CABAMAG, V. Arnaud II.

CABANE (Charles), peiiiti-e, né à B< le 15 nov. 1830. Elève de l'Ecole mun. de B', en fut plusieurs fois le lauréat. A fait un grand nombre de portraits et de tableaux religieux.

CABANE (Edouard), peintœ, né à Paiis.

Fils du précédent, d'abord son élève puis celui de Bougucreau et de Tony-RoWrt Fleury, a obtenu à l'Ecole des bèaux-arts de Paris les méd. de dessin, la l" méd. de figui-e peinte, le prix de la demi-figure peinte, fondation de M. de La Tour, et la grande méd. d'émulation pour avoir obtenu le plus de récompenses en 1885; second grand-prix de Rome en 18H4 avec le Serment de Brutus, tableau donné par TEtat au musée de la ville de B>; mention bon. au salon de Paris 1886 pour Portraits de ses parents.

CABANES (Jean -Pierre), homme de lettres, né à B* le 17 ocl. 1K57. Avocat à la Cour d'appel à B*. A collaboré dès 1878 à plusieurs journaux de B^ sous le pseudonyme de Jean -Paul Clarens.

Critique d'art au Nouvelliste et au Bordeaux, a publié plusieurs brochures ayant trait au mouvement artistique dans la région (Malcville édit.) et les vol. ci -après: Ces Messieurs du barreau, B«, Feret et lils, 1883, in-12; Bolivar, sa vie, son œuvre, id. , 1883, in-8« ; Terre ou feu? (étude sur la crémation), Paris, Dentu, 1884, in-8«; La Névrose, monologue, B«, Maleville, 1884; Ecrivains et Penseurs, essais critiques précédés d'une préface de Sully Prudhomme, de TAcad.

française, Paris, Ollendorf, 1H86, in-12, M. J.-P. Cabanes est décore des ordres du Nicham Iftikar, de St^Grégoiie-le-Orand, du Libérateur de Venezuela, etc.

CABARRUS (Jean-Valère), ne à B> vers 1760. Cousin geiinain du célèbre financier François, comte de Cabarrus, né à Bayonne en 1752, qui, ministre du roi d'Espagne, sauva les finances de ce pays, et dont la fille joua à B> un rôle important sous la Terreur.

Jean-Valère Cabarrus, propriétaire des châteaux Lagrange, Laujac, Couffi*an, etc. ; hérita de son père d'une des plus hautes situations commerciales de B»; memb. de la chambre de commerce de B^ dejpuis 1803, il en fut le présid. de 1812 à 1815; fut memb. du cons. gén. de la Gir. de 1810 à 1829 et du cons. gén. du commerce de 1828 à 1830; Fun des fondateurs du dépôt de mendicité de B",

et ^. Décédé à B'' en 1830.Son père avait refusé, sous Louis XVI, le ministère des finances. Ottc famille a de vieilles racines dans notre région, le nom d'un Cabarrus se trouve sur un titre émanant des archives de Guyenne, à la Tour de Londres.

V. LABorBitR. — Art. de M. Canmunay, dans la Revue catholique de B*, nov. 1887.

CABARRUS (Dona Thérésia), née à Saragosse (Espagne) vere 1775, morte en 1835. Epousa en premières noces M. de Fontenay, cons. au Pari, de Paris, avec lequel elle divorça peu de temps après son mariage. Elle joua un rôle trés important à B* à l'époque de la Terreur. «Tallien conçut une violente passion pour une femme dont la beauté est devenue célèbre : M"« de Fontenay, fille d'un négociant espagnol nommé Cabarrus. Elle passa de la prison dans le palais bordelais du proconsul Tallien ot sut adoucir cette âme sombre et féroce. Sous l'empire de M™« de Fontenay, la commission militaire fut suspendue, le comité révolutionnaire de 8Ui*veillance destitué et ses membres mis en état d'arrestation. Boixieaux respira. Il est vrai que des rançons multipliées inquiétèrent encore les citoyens, mais du moins les têtes ne roulèrent plus sur l'échafaud. Dona Thérésia Cabarrus était en quelque soiie la déesse tutélaire de la Gir. ; des acclamations universelles la saluaient à son passage lorsqu'elle parcourait les promenades publiques. » (Am. Thierry.)

Elle épousa en troisièmes noces le comte de Caraman, prince de Chimay.

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