V. Bernadat, Annales
GAUPAN (Charles-Louis-Alcée), né à B« le 25 mare 1800, publicistc, mort à Bruxelles le 4 nov.1877. Fit ses premières ainnes à B*, contre H. Fonfrède; arrivé à Paris dans les dernières années de la Restauration, fut chargé par la librairie Sautelet de diiiger a Bruxelles une importante maison de librairie, destinée à lutter contre la contrefaçon belge. Notre révolution de 1830 le trouva naturellement dans le groupe des esprits avides de liberté, et son mariage avec une Belge le fit admettre parmi les patiiotes oui fondaient la nationalité nouvelle. Il fut l'ami intime de Van de Weyer, et devint même, momentanément, le' secrétaire de M. Tielemans, son beau-frère, aloi*s ministre de l'intérieur. Le jouriialisme l'attimit particulièrement, il fut l'un des
créateurs de V Union libérale et dk Vindépendant; en même temps il collaborait à \ Artiste, à la Sentinelle, à la Minerve, au Méphistophélès, journal qui n'avait pas alors le caractère qu'il eut plus tard en d'autres mains.
M. Campan traitait avec un égal talent les questions d'économie politique et de littérature, et c'est surtout le sens éminemment littéraire que l'on trouve dans ses nombreux articles de cette époque. Revint à B» vere 1838, v fut nommé secrétaire-rédacteur de la cnambre de commerce et plaida souvent, en termes éloquents, la cause du libre échange dans le Courrier de B*, rédiçé
fiar Ilenii Fonfrède ; publia de 18i4 à 1817 es œuvres complètes de cet éminent publiciste, sous le litre de : Œuvres d'Henri Fonfrède, recueillies et mises en ordre
Çifir Ch. Al. Campan, son collaborateur , 0 vol. in-8*, plus un vol. de Questions d'économie politique et deux vol. de Mélanges d'économie politù:iue, extraits des œuvres complètes, aujourd'hui épuisées et rares. Rédacteur en chef du Courrier de la Gironde, ressuscité par E. Crugy, il se trouva de nouveau entraîné sur le terrain politique, et combattit après 1818 le i-égime republicain en même temps que la pi*ésidence du prince Napoléon.
Interné à vannes (Morbihan), obtint d'être exilé en Belgique. Les amis qu'il y avait conservés le reçurent comme un compatriote, on lui fit une nouvelle place dans le journalisme, et tout le monde se souvient des lettres qu'il publia dnnsV Etoile Belge, en les signant : lÎN VIEUX LIBÉRAL. La Soc. de l'hist. de Belgique le compta parmi ses fondateurs et publia par ses soins : Mém. d4* Francisco de Enzinas, et un opuscule sur L« siège île Berg-op-zoom en 1622.
On a de lui : Observations sur le projet de chemin de fer entre La Teste et /î», B«, Lavigne, in-i", 17 pp.; Eloge hist. d'Henri Fonfrède, B% P. Faye, 1815, in-8», 33pp.
En 188Î^, M"" V" Campan a fait don à la Bibliothèque de la ville de B« de 40 vol. de papiers ou d'imprimés relatifs à Henri Fonfrède, ami de son mari.
M. Campan a laissé des mémoires inédits assez étendus , ainsi que des commentaires sur V Esprit des lois, où il examine l'œuvre de Montesquieu au point de vue des constitutions modernes.
V. la Rrrue et Belgianr du 15 janv. 1878. Sa bibliothèque a été vendue à Bruxelles.
CAMUS DE LA NËVILLE (Le), dernier intendant de la généralité de Guvenne en 1787 et memb. du cons. des Prises; a laissé à B> la réputation d'un des plus intègres et des plus habiles magistrats de son temps.
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CAMUS DE HOFFET (Henri Le), né à St-Quentin (Aisne) le 12 juil. 18B2. D'une famille d'origine picarde qui fut représentée à B' au siècle dernier par M. Le Camus de la Néville. Il descend par sa mèi'e de Tillustre Pierre d'Achery, dit Pieri« l'Ermite, promoteur de la première croisade en 1095; fixé à B* depuis son manage avec W^* Mortier, il appartient à Tadm. des douanes, i-eceveur chef de service à B^-Brienne; a été nommé chev. de St-Grégoire-le-Grand en 1882. Auteur de la Carte douanière de la France, 4» édit., 1878; Tableau des droits de statistique, 7» édit., B*, Feret et fds, 1885; du Nouveau tarif des droits de douane rédigé pour la place lie B*, à l'usage du commercef B*, Feret et fils, 188îj. Ces ouvrages ont été approuvés et recommandés par le ministère, les chambres de commerce, l'adm. des douanes, etc.
Les deux premiers ont obtenu une méd.
d'argent à l'exp. univers, de 1878.
GANAG (Uabbé Cyprien-Hippolyte), né à Espinous, commune d'Àrvieu (Aveyron) le 6 nov. IffiO, oi-donné à B» en 1878. Successivement vicaire à Salles (Gir.), à Pauillac; à B* depuis 1882. Auteur de : Le catéchisme enseigné aux enfants, ou explication élémentaire et littérale du catéchisme de B*, 1 vol. in-12, 1" éd., B«, 1883, 2* éd., B», 1885; Manuel de la confession à l'usage des enfants, id., 1884; Explication de la messe, id., 1884.
CANDALE (Comtes de), branche des comtes de Foix issus de la maison de Grailly. Elle a pour auteur Gaston de Foix, deuxième fils d'Archambaud de Grailly et d'Isabelle de Foix. 11 fut captai de Buch et fut nommé comte de Longueville et de Benauge par les rois d'Angleteri-e Henri V et Henri VI. Il épousa en 1410 Marguerite d'Albret, dont Jean de Foix, captai de Buch, lequel obtint du roi d'Angleterre le comte de Caudale, qu'il perdit après la réunion de la Guyenne à la France.
Gaston de Foix, comte de Caudale, fils de Jean ci-dessus, eut entre autres enfants: Jean de Foix, archevéaue de B*; Anne de Foix, mariée à Ladislas, roi de Hongrie, et Gaston de Foix, comte de Caudale, qui épousa l'héritière du comté d'Astarac. i)e ce mariage sont issus entre autres : Christophe et François de Foix, successivement évéques d'Aire, et Frédéric de Foix, comte de Caudale, pèi*e d'Henri de Foix, comte de Candale. qui fut tué au siège de Sommières en 1573, et ne laissa, de son mariage avec Marie de Montmorency, qu'une fille, Marguerite de Foix, comtesse de Candale, qui porta le titre tle comte de Candale dans la maison de Nogaret, et une autre fille religieuse.
y. Larocssc, Grand dictionnaire: Foix et
l^OGARET, D'EPtaMON.
CANDALE (de), V. Foix (de) et Éper-
NON (d').
CANŒAG (N.). chirurgien distingué, très habile dans 1 art de communiquer sa science; admis à la Soc. de méd. de B* en 1810, il en fut le présid. en 1823; fut prof, de clinique externe à l'école de méd. de B^ de 1830 à 1834; chirurgien en chef de l'hôpital St-André de 1835 à 1838. Avait épousé une demoiselle Holagray.
Son portrait orne la Fac. de méd. de B*; son nom a été donné à une rue de B^.
CANOLLE ou KNOLLE (Jean de), sei-
Sneur des maisons nobles de Lescours, e la Ldnde, d'Andron, Fombrauge et autres lieux, descendantde Robert Knolle,
Srand sénéchal de Guyenne au xv^^ s., lustre capitaine anglais qui se distingua en maintes circonstances durant les guerres de la domination anglaise et notamment au combat des Trente. Jean de CanoUe, dont les ancêtres s'étaient établis en Périgord, devint en 1608, par son mariage avec Marie de Lescours, seig;. du N\mn et de Lescoui*s, dans la juridiction de St-Emilion; il fut, en 1614^ député de la noblesse de St-Emilion à l'assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de B', réunie en vue de nommer une personne capable, de l'ordre de la noblesse, à l'effet de se transporter à Paris pour assister aux Etats généraux; mourut en 1646. Un des memb. de cette famille, lieu t. -colonel du régiment de Navailles, prisonnier des frondeurs, fut pendu à 6< en 1653 en représailles de la mort du capitaine Bichon, pendu à Libourne; son aventure a été plusieurs fois mise sur la scène.
CANOLLE (Ogier- Alexandre de), seiff.
de Lescours et autres lieux. Acquit Te 8 oct. 1640 du sieur Pierre Roy, moyennant 21,000 livres, la charge de sénéchal de Libourne; mouinit en 1666.
CANOLLE (Heniy I«r de), fils aîné du préc. Cons. au P. de B«, mourut en 1684.
CANOLLE (Sarran de), frère j^ulné du pi'écédent, né à B» le 3 déc. 16o7, mort \evs la fin de 1712. Fut nommé en 1692 inspecteur gén. des compagnies boui*geoises des villes, bourgs et sénéchaussées du Bordelais et du Bazadais.
CANOLLE DE LESCOURS (Jean-Chartes de), m'* de Lescours, seig. d'Andron et autres lieux, petit-fils du précédent; colonel aux grenadiers de France, mestre de camp d'infanterie, colonel du régiment provincial de Tours, du régiment de Foix-Infanterie ; chevalier de St-Louis. Fut admis à la bourjifeoisie de B< en 1776, assista en 1789 à l'assemblée gén. de la noblesse de B>^ et mourut peu de temps après, pendant la Révolution.
CAN