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et gendre de Pierre Cadefer, succédait à son beau-père dans la maison de commerce de spiritueux fondée à B« par ce dernier vers 1770. En 1830, il associait à sa maison de commerce ses deux fils Pieri-e-Edouard et Pierre-Armand. Cette maison binilait les vins du pays et sa marque était la première sur lès places de Calcutta et de la Nouvelle-Orléans.
Elle jouissait en France de la plus jurande considération; aussi ses chefs, Magloire et Edouard Castillon^ furent-ils longtemps appelés à faire paiiie du trib. et de la cnambre de comm. de B«, et leur nom figure sur les plaques de marbre du hall de la Bourse.
Magloire Castillon mourut à B* en 1^5. Son fils aine, Pierre -Edouard, abandonna le commerce à la tète d'une belle fortune en 1866, et mourut trois ans après. Pierre -Armand, resté seul, ne poursuivit que peu de temps encore les affaires. Il est mort en 1882. Ses sœurs avaient épousé : Tune M. Pierre-Henry de Choisy (V. ce nom), elle est morte a B« en 1887; l'autre, moiie en 1884, était veuve du D' Henri Philippe, ancien chirurgien en chef de Thôpital militaire de B«, C. i^.
GATHERIBEAn (Jean), né à B< en 1802, décédé à B> en 1874. Entré dans la maiine, passa par tous les grades et réussit, par un travail opiniâtre, à obtenir celui de capitaine au long cours.
Ayant acquis de bonne heure une petite fortune, il qiiitta la navigation pour se consacrer à l'étude. Il entreprit un travail sur la construction nautique et inventa un système de chevillage perfectionné. Les navires le Bordeaux et le Railleur furent construits sous sa direction et lui valurent la îliî. En 1870, il fut nommé commandant du bataillon de maiine de la garde nationale de B*.
Il s'occupait aussi de littérature, de peinture à l'huile et d'aquarelle. Il a publié : Construction navale; Traité élémentaire du smtème Catherineau, avec 1 pi., B«, Cnaumas, 1H54, in-8«; Julien ou Vantour d'un marin, drame en 5 a., B«, Feret et fils, 1863, in-8»; Manpoula le Malais ou les naufragés du brick le Sumatra, drame en 4 a., B«, id. , 1863, in-8» ; AT'» de Thélise, comédie en 3 a., B», id., 1864, in-8«, Epitrc à A . Duma^ sur le volume des bouts rirf\és * et ^rson séjour à Bs B«, id., 1865, in-S» ; Le Paiximaribo, roman maritime et de mœurs créoles, Paris, A. Faure, 1866, in-12.
y. Le Théâtre de F«, par H. Minier et J. Delpit.
GATROS (Toussaint-Yves), né à St- B'rieuc en 1766. Alla à Paris se perfectionner datis l'art du jai'dinage. La révolution de 1703 le chassa des jardins du
roi, oii il dirigeait les cultures fruitières. Il se l'éfugia à B'' où il créa une pépinière dans les landes de 8t-Médard; il fit venir à grands frais du nord de l'Amérique des plantes nouvelles pour nos contrées; il planta les premiers magnolias, il sema et propagea une collection de chênes à beau feuillage d'ornement dont la croissance est plus rapide que celle des chênes du vieux continent; si l'on se rend compte des difficultés de l'époque, on se fera une idée du mérite de ces collections. Il préconisa les semis de pins dans les landes ; il accompagna Brémontier dans ses ti-avaux pour la fixation des dunes du littoral, et les ouvrages les plus importants de cette magnifique entreprise ont été exécutés sous ses ordres. Brémontier mounit entre ses bras en 1809 et le fit son exécuteur testamentaire. Memb. de i'Acad. de B> en 1802, Catros publia en 1810 un Traité de la culture et de la taille des arbres fruitiers dans la Gir,, et mourut à B« entouré de l'estime générale en 1833. Il fut le fondateur de la maison connue aujourd'hui sous le nom do Catros- Gérand.