V. LaboI'Bièe, p. Ut
GHAUVOT (Pierre -Joseph -Henri), avocat, né à Tlle Maurice le 13 mai 1823, mort à B> le 13 mai 1883. Vint à B> en 1839, inscrit au tableau des avocats en 1852, a publié le Bandeau tleB^de i775 à i8i5, Paris, Durand, 1856, in-8«, consciencieuse et très intéi*essante étude sur le groupe des Girondins et la pléiade des avocats illustres qui portèrent si haut la réputation du barreau bordelais à cette époque mémorable, et un volume d'études philosophiques intitulé : Essai sur V homme, B», Feret et fils, 1881, in-8», où l'on trouve des anecdotes intéressantes sur Thiers, Béranger, Virginie Déjazet, etc. ; il a laissé le souvenir d'un esprit cultivé, et fut en relations souvent amicales avec un grand nombre de célébrités de son époque. B. de F.
CHAVAILLE DU F0U6ERAS. Famille originaire du Limousin, transplantée à B« au commencement du xviip s. Pierre- François Cha vaille, clere-secrétaire de la ville de B'', leçut au mois de janv. 1776 des lettres de noblesse confirmant celles déjà données à son frère aîné Pierre Chavaille eu 1752. Cette double distinction était justifiée par les nombreux services rendus à la ville de B* par cette faïuille, qui compte parmi ses membres un savant bénédictin de l'abbaye de Ste- Croix de B«, doin François Victor de Chavaille. et Etienne de Chavaille, né au château du Pare à Mérignac en 1773, oui émigra en 1793. Fut presid. du trib. (tes douanes à B* en 1812, et mourut à B* en
V. DK LAjfTEK AT, Prifurs claustraux, p. 134. CHAZOT-DUPUBSST (M»*), V. Du-
]>LESSY.
CHEMU-LAFITTE (Ântoine-Paul). viticulteur, né à Bourg-sur-Gironde le 22 déc. 1837, mort subitement à Paris le 7 mai 1882; propriétaire du domaine de Mille* Secousses, à Bourg, sur les bords de la Dordogne, il y créa un des plus beaux vignobles du départ, de la Gir. dont la production moyenne ne tailla pas à dépasser 500 tonneaux d'un vin des plus recherchés de la région. Ce vin obtint une grande méd. d'argent à l'exposition de 1878; la tenue très remarquable de
cettepropriété valut à M. Chenu-Lafittc.
en 1869, la méd. d'or de la Soc. d'agriculture de la Gir., et, en 1880, la méd. ministérïelle accordée au vignoble le mieux cultivé du départ. Ce vaillant champion de la viticulture pratiqua un des premiei*» la submersion des vignes dans la Gir. et en fut ensuite le plus ardent propagateur. Son œuvre est aujourd'hui séneusement continuée par son fils, mais la viticulture a peixlu en lui un de ses plus énergiques lutteurs. Sa mort prématurée a causé de très vifs regrets au cons. supérieur du ministère de l'agnculture dont il était memb., à la Soc. des agriculteurs de France, et à la Soc. d'agriculture de la Gironde où sa parole autotisée était toujours écoutée; elle a enlevé à ses amis le compagnon le plus aimable, le cœur le plus généreux.
GEËRON (Le père Jean). Professeur de philosophie et de théologie, prédicateur, savant canoniste, D** régent dans l'Université de B*, provincial des couvents de CaiTnes de la province de Gascoç^ne, né à B» en 1596. On a de lui : La vérité reli-
Îieuse en esprit de charité, s. 1., B«, 633, in-8» de 317 pp.; - Advis sur V excommunication du sieur de Naugas, 1633, in-8»; — PrivUegati scapularis et visionis S. Simonis Stockii vindiciœ, Bui*digala;, apud Petnim du Coq, typoffraphum, via Jacobsea, 1642, in-8«; — Examen de la théologie mystique, Paris, Edme Conderot, ifôS, in-8»; et queloues factums. On attribue encore au père Chéron : un Traité sur V autorité d4*s évéques, B«, 1640, in-8»; — une Histoire abrégée de la province de Gascogne et des Vies de St André Corsini, de St Clair et de St Simon Stock. Mort à h^ le 20 fév. 1673. B. de F.
V. une t^^s intéressante notice signée Ant. DE Laxtetiay dans la Hevue catholique de B; n" des 1«»- et 16 nov. 1884.
CHEVALIER (François), Bordelais.
Auteur de la Controverse des sexes m^isculin et féminin, 1536, in-16. Satyre des femmes dans le goût de la Controverse des sexes, de G. Dupont de Druzac.
CHEVALIER (Le père Angélique), prédicateur récollet, fit imprimer à B*, en 1724, le livre suivant : La semaine édifiante, partagée en sept entretiens ins- Hr actifs sur Vétat des hommes dans ce monde et datis Vautre, B*, N. de Lacourt, 1724, in-8o.
CHEVALIER (Jean-Pierre), né à B* le 6 ianv. 1834. Memb. d'une des principales maisons de commerce de B*, .1. Chaigneau et O»; memb. du cons.
mun. de B» en 1871 ; réélu en 1874,1877, 1880 et 1884; adjoint au maire de Bs chargé de la police administrative de 1872 à 1884; î^ le 2 juin 1884.
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CHEVALIER (Jeaii-Marie-Omer), fils du pi^édent, né à B« le 16 oct. 1860; licencié en droit en 1880; inspiré de bonne heure par les muses, il a publié un vol. de poésies intitulé : La chathstm du vin, Paris, OUendorf, 1884, in-12; Le livre des pariM, Paris, Lemerre, 1886, in-i2; Les t-évoltés, id.. 1887, in-12. Il a écrit en outre plusieurs pièces de théâtre encore inédites.
CHEVALLIER (Louis), mort à Cubzac (Gir.)enl801. Entré d'abord à rOratoire, y resta trois ans, fut instituteur des enfants de Duranteau père, devint avocat au Pari, de B^ et quitta le bari*eau en 1771. Publia divers mémoires dans lesçiuels il proposait des améliorations aujourd'hui exécutées ou sur le point de rétre. Nous citerons entre autres : un pont devant B* au*il voulait établir avec des bateaux ; un dock qu'ilappclaitbassinhôpital pour les navires. L'intendant Dupré de St-Maur tenait en très haute estime l'avocat Chevallier et encouragea ses publications. Il est auteur des Car naux navigcLbles^ ou projet de divers canaux, pour le défrichement îles lati^ des, )x»ur la cotHniunicatimi- entre le bassin d'Arcachon et la ville de B*, etc., B«, V-Calamy, 1762, in-12, 1)8 pp.; L'école des femmes ou discours d'un mari à sa femme sur les moyens de se rendre heureux dans leur état^ B>, frères Labottière, 1762, in-12; Supplément aux Canaux navigables, B'', Pallandre le jeune, 1780, 24 p.
CHEVERUS (Jean -Louis- Anne -Ma(^ deleine Lefebvre deX né à Mayenne le 28 janv. 1763. Se fit remait]uer dès sa jeuness*^ par sa piété, par les heureuses dispositions de son esprit et par une mémoire étonnante ; il termina ses études théologi({ues à TOratoire et fut ordonné prêtre à Paris le 18 déc. 1700, alors qu'il n'y avait pour les ecclésiastiques que pauvreté, pei'sécution et moi't à attendre; nommé curé a Mayenne, puis vicaire général au Mans, il refusa de prèter serment à la constitution civile du clergé et se réfugia en Angleterre (1793) où il déclina les secours du gouvernement anglais et donna des leçons de mathématiques. Au bout de quelque temps, familiarisé avec la langue anglaise, il exei'ça à Londres le saint ministère; le 8 oct. 1796 il partit pour Boston, ville entièrement protestante, où il fut promptement entouré de l'estime de tous et fit de nombreux adeptes au catholicisme.
Recherché de tous les côtés, il refusa la plus brillante cure de Philadelphie pour aller, après avoir fondé une église a Newcastle, prêcher l'évanffile chez les sauvages de Penobscot et de Passamaquody, etc., etc., dont il avait appris la
langue. Après avoir passé trois mois parmi ces peuplades, au milieu des
Êrivations de toutes sortes, il revint à oston où sévissait la fièvre jaune et se dévoua généreusement pour tous^ tandis que beaucoup se cachaient au loin pour échapper au fléau. L'estime qu'on avait pour lui devint de l'admiration et s'étendit dans toug les Etats-Unis, il fut surnommé le Fénelon du nouveau monde; il fut nommé évéque de Boston, mais il cont^ina à vivre encore d'aumônes en accueillant à sa table frugale tous ceux qui s'y présentaient, et a passer trois mois chaque année chez les sauvages de Penobscot. Il fut souvent invité par les protestants à prêcher dans leurs temples et lit ainsi beaucoup de converaions; mais ses rudes travaux ayant altéré sa santé, il fut appelé à l'éveché de Montauban en 1823. Là, il eut l'occasion de donner de nouvelles preuves de sa charité et de son dévouement.
Lors de la grande inondation do 1826, il concourut personnellement à sauver les malheureux, puis il leur ouvrit les portes de son palais épiscopal et leur dit : « Mes amis, mon palais est à vous, venez-y tous, je partai^erai jusqu'à mon dernier morceau de pain. » Charles X lui envoya à cette occasion une somme de 6,000 fr. et il la fit distribuer aux pauvres. Nommé archevêque de B^ le 30 juillet 1896, il continua à s'occuper constamment des pauvres. Il était en même temps ti*ès recherché à la cour de Charles X et venait d'être nommé cons. d'Etat et commandeur de l'ordre du St-Esprit, lorsqu'éclata la révolution de juil. 1830. Durant cette crise, il sut maintenir la paix dans son diocèse et empêcher le nouveau gouvernement de soumettre le clergé au serment de fidélité.
Quand le choléra sévit à B>, il transforma l'archevêché en hospice et fit mettre au-dessus de la porte : Maison de secours; il fut nommé cardinal le i*^ fév. 1836; vers cette même époque, à la suite d'un naufrage, 161 orphelins furent adoptés dès qu'il eut parle eo leur faveur. L'œuvre des petits Savoyards» les salles d'asile, l'Institut des Sœurs de la Présentation, naquirent ou se développèrent sous l'influence de son zèle ardent et de son inépuisable charité. Ami des lettres anciennes et modernes, esprit élevé et tolérant, causeur spirituel; simple et modeste dans ses manières, inaccessible aux passions de parti, il préférait à tout la religion et sa patrie, et enseignait partout le bien en le faisant lui-même. Mourut à l'âge de 68 ans, à la suite d'une attaque d'apoplexie, le 19 juil. 1836. Il fut inhumé dans la cathédrale St-André de B* où on lui a élevé le 30 juil. 1849 un magnifique tombeau en marbre surmonté d'une statue sculptée par Maggin.
On a de lui : Statuts du diocèse de Ji^,
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suivis d'une instruction sur l'adi)i. tt*tnj)orelle des paroisses, B<,lti96, in*^». Son portcait a été souvent gravé ou lithographie et fut ulacé dans toutes les familles catholiques à côté de celui de Uv d'Aviau. Son buste très bien sculpté par Maggesi se trouve dans l'église St-Bruno. On a son portrait en pied, in-f^, lith., d*aprés Galat^ et un très beau porti'ait gi-and in-f^, en pied, assis, grave à la manière noire, par Mail d'après Pingret. Armes : D'argent à la croix ancrée de sable.
Son nom a été donné à l'ancienne rue .ludaîaue qui longeait l'archevêché, aujourd'hui hôtel du journal la Gironde.
V. Huen Dubocrc, Vie du cardinal de Ckeveruë. — Abbé Gausse»», Eloge prononcé à la dinirikution de» prix du petit iiminaire de B* le il août 1844. — Etage couronné par TAcad-de B" et publié dans los Actes de cette Soc. Iffîl,
Ê. 875. — 1/abbé Ha mon. Vie du cardinal de kererui, Paris, Dldot, couronné par TAcad. (ranf:aise, 7« édit., Paris, Locoffre, 1883, in -11. >- Kspic, Le cardinal de ChcveruM, poème bist., B', Uwalie, 1841, in-8*.
CHEYREUSE (duc de), V. Chaulnes.
GHIAPELLA (Célestin), né à la Nouvelle-Orléans (Etats-Unis) en 1814, natui*aliste. Forma et entretint à B* de 1851 à 1868 la plus belle collection de petits oiseaux de volière vivants qui ait existé en France; cette collection attira à B*^ de nombreux savants ou amateurs; elle lui valut une méd. d argent de la Soc. linnéenne de B*.
A publié: Manuel de Voiseleur et de Voiselier contenant la manière de conserver et de faire produire tous les petits oiseaux de cage et de volière, B>, Feret et fils, 1874, in-18 jésus.
GHIGOU-LÂMT (Jean-François-Oustave), né à Basas (Gir.) le 3 oct. 1835. Reçu avocat en 1855; inscrit au barreau de Libourne en 1862; nommé juge suppléant à Libourne le 27 août 18H1; juge de paix à Branne le 8 janv. 1867; cons. mun. de Grézillac depuis 1876; m^mb. du cons. gén. de la Gir. de 1871 à 1883, élu par le parti conservateur.
CHIHBAULT, V. Filhot.
GHODRUG-DUGLOS, oHginal, né à B<, mort à paris en 1842. Célèbre à Paris
{>ar son costume en haillons et ses labitudet qui le fix-ent surnommer le « Diogène moderne ». Descendait d'une famille aisée ; suraommé dans sa jeunesse « Duclos le superbe », il fut à B> le favori des dames par ses manières brillantes, la beauté de ses formes d'Antinous.
Ardent et violent royaliste, fanfaron de bravoure, il fut sous la première République et sous l'Empire plusieurs fois arrêté et emprisonné. Pendant les Cent- Jours, il retourna en Vendée; là, traité
de roturier par un jeune officier, le m'* de La Rochejacquelein, il le provooua et le tua en duel; il s'enfuit en Italie, poursuivi par la puissante famille qu'il venait de mettre en deuil.
Au bout de quelques années, il revint à Paiis espérant v trouver une haute
que i-éel d'une complète misère. Au fond c était une protestation déguenillée contre ce qu'il appelait ringratitude des hommes. On le vit alors tous les jours se promener sombre et silencieux au Palais-Royal de quatre à dix heures en hiver, de deux heures à minuit en été. Son costume avait une affinité tellement accusée avec celui des âges primitifs, qu'il fut condamné le 90 dec. 1828 pour attentat à la pudeur; sorti de prison, il ne réforma son costume qu'autant qu'il le fallait
four côtover les exigences de la loi et le 1 oct. 18(2 il mourait sur le grabat d'un obscur garni. Sa vie a donne lieu à un mélodrame : Chodnic-Ihtclos ou Vhomfne à la longue barbe, représenté pour la première fois sur le théâtre de la Gatté le 21) juin 1850.
Y. L'Homme à ia langue barbe, précis sur la pie et tes aventures de Chodruc-Duclos, par E. A., Paris, 1839, in<8*, avec un curieux jMrlrait re-
f)résentant Chodruc-Duclos vAtu ac ses ballons. — Nouvelle kist. complète de Chodrue-Du' clos, nar P., de B«, Paris. 1890. in-1i avoc S portraits représentant Chodruc-DacloK en incroyable (1790). en militaire (1802), en haillons (1829). — Mémoires de Chodruc-Duclos, recueillis et publics par J. AsAGO et Ed. Goi'iH, Paris, Dolin, 1842, 2 vol. in-8* et Grand dict. Larousse.
GHOIST (Pierre-Henry de), né à Bomdes-Champs (Dordogne) le 16 juil. 1802.
Avocat; juge auditeur à Ribérac le 11 mai 1825 ; substitut à Lesparre le 16 août 1896; à Périgueux le 22 fév. 1829; procureur a Ribérac le 23 mai 1830; substitut au trib. do B> le 0 août 184,5; à la Cour de B< le 28 nov. 1849; vice-présid. du trib. civil à B« le 11 fév. 1H52; cons. à la Cour de B» le 7 mars 1855; cons. bon. le 14 août 1872; api^s 47 ans de service dans la magistrature, il reçut le 4 mai 1844 la ^ pour services exceptionnels ; présid. du cons. de fabrique de l'église de Pessac |)endant
17 ans; présid. du cons. de fabrique de l'église NotreDame, depuis la mort de M. Sargos, son prédéces.seur, jusou'au
18 juil. 1878, époque de sa mort. Il fut entouré de l'estime de tous ceux qui l'avaient approché et avaient pu apprécier sa science, sa droiture d'écrit et les qualités de son cœur.
GHOLET (André-Christophe), peintre, né à Bassanne (Gir.) le 15 juillet 1807; élève de Thomas; entré à l'Ecole des beaux-arts le 3 avril 1830; a exposé aux
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salons de Paris de 1833 à 1849, principalement des sujets champêtres pris aux environs de B< et quelques portraits au nombre desquels celui de M»* Eugénie Foa, 1838.
CHOLLET (François-Auguste, c^ de), né à B* en 1747, mort à Paris le 4 nov. lf®6. Procureur du roi près Tamirauté de Guyenne avant 1789; en 1796, admi> nistrateur du dép. de la Gir. qui le députa au Cons. des Cinq-Cents vers la fin de la même année; il y joua un rôle important, et fut réélu reprâseutant en Tan VII; fut un des promoteui-s des événements de Brumaire et fît partie de la comm. chargée de reviser la 'constitution; nommé sénateur le 4 nivôse an VIII. *^ et comte de Tempire en 1808. En 1814, il lit paitie de la comm. sénatoriale de la liberté de la presse; ensuite, il envoya son adhésion au retour des Boiu'bons et, le 4 juin, il fut nommé pair de France; en 1820, il se fît inscrire contre le projet de loi restrictif de la liberté individuelle.
V. Futet ée la Légion d'honneur, %• édlt, Paris, 1843, t. 11. p. 968 et Biogr. âet hommct vivants, t. II, p. 173.
CHOLLET ([Jean), imprimeur, né à Sauveterre (Gir.) en 1829, mort à Sauveterre le 30 mai 1886. A eu le mérite de créer dans cette petite ville, après un travail opiniâtre, une imprimerie d'où sont sortis plusieurs ouvrages de bibliophile et d'érudition locale, tels que : Les wriv\lège$ de Monségur, par Archu; Les poéêiea inéditea, de Chancel-La- GRANOE, publiées par J. Delpit; Un curé bordelais, par J. Delpit; Voyage de M. Courtois en Périgord; Bergerac sous les Anglais, par Labroue, etc. , etc. Maire de Sauveterra de 1878 à 1884; cons. d'arrond.,enl883^.
CHOURYBE LAVI6ERIE(Pierre-Henri- Prosper), né à B< le 10 mars 1812. Engagé au 16* chasseurs à cheval le 15 mars 1830, envoyé sur sa demande dans les spahis réguliers d'Afrique le 23 mars 1837 ; sous-lieut. au 1«' chasseurs d'Afrique le 28 mai 1841; capitaine le 15 oct. 1849; chef d'escadrons au 3« chasseurs le 2 août 1855, passé avec ce grade dans les chasseurs de la garde impériale le 10 mai 1856; nommé lient. -colonel du4" chasseurs à la bataille de Solférino: colonel du 4* hussards le 12 mars 1864; général de brigade le 24 oct. 1870. Campagnes : en Afrique du i*^ janv. 1837 au 2 mars 1854, on Orient du 3 mai 1854 au 15 mai 1856, en Italie du 17 mai au 20 août 1859, à Rome de 1864 à 1866, armée du Rhin (1870). Porté à l'ordre du jour de l'armée le 10 sept. 1840; blessure an combat de Mjez-Amar: le 5 mai 1841, combat des Beni-Zug-Zug; le i" juil. 1842, combat
des Beni-Maiada; en 1859; bataille de Solférino, pour la manière remarquable avec laquelle il a dirigé les tirailleurs des chasseurs de la garde contœ une division de cavalerie autrichienne qu'il a maintenue pendant toute la durée de la bataille : il n'avait que cent hommes avec lui. Méd. de Crimée et d'Italie, ifa le 18 sept. 1844 à la bataille d'Isly, 0. ^ le 8 nov. 1856, C. ^ le 9 mai 1866; C. de l'ordre de Pie IX le 28 mars 1866 et de l'ordre de St-GrégoireJe-Grand le 21 déc. 181:6.
CICÉ, V. Champion de Cicé.
GIRDT DE LA VILLE (Ms^ Jean-Pierre- Albertl né à Ancone (Italie) le 2^ mara 1811 d'une famille française, originaire du Maine et de la Gascogne, rit ses études à B*; vie. de St-Seurin de 1834 à 1841 ; memb. de l'Acad. de B' en 1850, en a été le présid. en l(fô8; D' en théologie le 10 oct. 1865; prof, d'écriture sacrée à la Fac. de théologie de B' dont il est devenu le doyen en 1875; prélat romain en 1875; U A. en 1878; chanoine, puis évéque de N.-D. de Lorette en 1886.
Parmi ses nombreux écrits, nous citerons: Hist.de Vo^baye et congrégation de N.D. de la Grande-Sauve, ordre de Saint Benoit en Guyenne. B*, Lafargue, 1844, 2 vol. in-8vavec pi. et jjrav. 'Jn^itation du Sacré-Cœur de JesuSj Pa^is, V. Palmé, 3« édit. ; Origines chrétiennes de B^; Hist. et description de Véqlise St-Seurin, grav. sur cuivre de MM. J.
de Verneilh et b»» de Marquessac, B«, V« Dupuy et Ci% in-4», 1866; Essai de philosophie sacrée ou de récriture mainte, d'après les saints Pères et la tradition catholique, Paris, V. Palmé, 1874-83, 3 vol., in-8«; Vempire romain et le christianisme dans les Gaules, Poitiers, Oudin, 1888, in-80; Le rèqne du Sacré-Cœur de Jésus-Christ, Paris, lib, SaintrPaul, 1888, in-12.
V. dans la table des Actes de VAeai. de B* les titres de plusieurs discours ou éludes.
GITARinS, IV* s. Grammairien gi*ec.
né à Syracuse, établi à Burdigala où il professait. Vinet, Scaliger, Burmann, lui attribuent une épi gramme latine, découverte en Sicile sur une pierre antiaue.
On la trouvera avec une traduction dans les œuvres d'Ausone traduites par Corpet, à l'appendice du 1. 1. B. de F.
GIZOS DUPLESSIS (François), ancien magistrat, avocat, poète, né a B' en 1758, en 1755, dit Larousse; étudia d'abord la médecine qu'il abandonna pour aller faire son droit à Paris tout %n collaborant au Mercure de France.
Au commencement de la Révolution il devint rédacteur du Courrier d* Avignon, fut emprisonné sous la Terreur, puis