‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 157 sur 549 · CUR · texte numérisé non relu

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journal transformé en Coun*ler de la Gir. sous la direction de Solar. Enfin, en 1842, il devient à son tour propriétaire de l'important organe politique qu'il a dirigé jusqu'à sa mort. Emile Grugy s'est fait un nom par la vigueur et la finesse de son talent, la fertneté de ses convictions. Interné dans l&s Basses- Pyi'énées, par décision de la commission mixte de la Gir. en date du 17 mars 1852, il revint à B* le i*^ mai 1854; mais il lui fut interdit de reprendre la direction de son journal : situation douloureuse qui ne devait prendre fin qu'en sept. \S63. Nous rendrons ici hommage à la sérénité, à la grandeur d'âme que l'écrivain orléaniste montra dans cette séiie d'épreuves, et qui ne se démentirent pas un seul jour. Au lendemain de la révolution de Février (2 mara 1848), Emile Grugy fondait avec un succès considérable le Journal du Peuple, feuille quotidienne à cinq centimes. Il a fondé également, en 1861, VHorticuUeur, de\enn peu après, sous le titre de Journal d'agriculture et d'horticulture de la Gir., l'organe des Soc. du département. Dans cette publication, le polémiste accoutumé aux luttes poli* tiques se révèle sous un jour inattendu, et ses chroniques, justement appréciées des hommes spéciaux, ne sont pas un des côtés les moins intéressants de ce talent si souple et si élevé. On doit encore à Emile Crug[y différentes petites brochures sur des sujets d'intérêt local : La question des tfiéâtres, La question des docks, L'emprunt de vingt milUotis (1861) et un travail de date plus récente sur les vins de la Gir. Nature éminemment coui*toise et conciliante, Emile Cru^ a eu cependant plusieurs duels suscités par la vivacité familière aux polémiques d'alors; le plus retentissant est sans contredit sa rencontre au .sabre (1849) avec Vigier, qui fut grièvement blessé et en mourut.

 la mort d'Emile Ci'ugy, la presse entière, .sans distinction de nuances politiques, s'est honorée en payant un légitime tribut de regrets et d'élo^îs à ses hautes qualités d'homme et de journaliste.

GRUSE (Hans-Wilhem-Hermann), né â Ségeberg, duché de Holstein, le 27 déc. 1790. Son pèie, J.-B. Cruse, qui fut prévôt (évéque protestant), a toujours joui de la plus haute considération dans ce duché. H.-W.-H. Cruse entra en 1805 dans une des pricipales maisons de commeix» d'Âltona, près Hambourg, vint à B'' en 1815, voyagea dans diverses contrées de l'Europe, revint à B« en 1819, v fonda une maison de commerce pour l'exportation des vins de la Gironde, et ne tarda pas à devenir, grâce à de hautes capacités commerciales et à une honorabilité parfaite, un des notables négociants de notre ville; il y fut nommé,

en 1842, consul de Hambourg; ses chais, considérés comme des plus vastes et des

Îilus beaux de B*, furent visités en oct. 852 par le prince-président Napoléon.

En 1847, M. H. Cruse associa à ses affaires ses trois fils, nés à B<. MM. Herraann, Edouard et Adolphe ^, qui ont donné à sa maison un développement considérable.

GRUZEAU (Etienne de ou du), né â B^ d'une vieille famille parlementaire, mort vers 1616. Chroniqueur ; cons. à la chambre des enquêtes en remplacement de son père le 5 déc. 1586; doyen de cette chambre en 1601; cons. à la crand'chambre en 16(6. Auteur de la Chronique qui porte son nom et qui va du 27 juillet 1588 â l'année 1616. Cette intéressante chronique a été publiée à B< en 1879, par M. J. Delpit, 2 vol. in-8\

B. de F.

V. J. Delpit, Introduction de la Chroutque de Du Crmeau, t. 1, p. 9.

CUQ (Edouard). D^ en droit en 1874, agrégé des Fac. de droit en 1876, prof, de droit romain â la Fac. de droit de B» depuis 1875; memb. de l'Ecole française de Homp en 1878-1879; U A. en 1882. memb. de l'Acad. en 1885, memb.

auxiliaire de l'Institut (section des inscriptions et belles-lettres) en 1885. Parmi ses principaux travaux, nous citerons : Ûédit publicien, Paris, Larose, 1878; Etudes d'épigraphie juridique, Paris, Thorin, 1881 ; Les juges plébéiens de la colonie de Narbonne, Home, Cuggiani, 1881; Le conseil des empereurs aAuauste à Dioclétien, Paris, imp. nat., 188* (Thomas, éditeur) ; Extrait des niéynoires de l'Académie des inscriptions et belleslettres; Le tnariage de Vespasien, diaprés Suétone, Pans, Klincksierk, 1884; De la nature des crimes imputés aux chrétiens d'après Tacite, Rome, Cuggiani, 1886; Rechercfies historiques sur le tcstatnent per sss et libram, Paris, Larose et Forcel, 1887.

GURf (Louis-Jean- Ambroise-Gustave), né le 9 jum 1799 à l'Ile-de-France où son père avait fondé une importante maison de commerce, mort à B» le 18 mars 1876. Envoyé au lycée Louis^le-Grand pour y faire ses études classiques, il vint aussitôt après à B^, dans sa famille, pour s'habituer au maniement des affaii*es.

En 1818, il fit, dans ce même but, un séjour prolongé aux Etats-Unis et rentra à l'Ile-de-France en 1820, où il partagea depuis lors avec son père la direction de sa maison; mais nientôt l'éloignement de la patrie lui devint insupportable. En 1829, il dit adieu à un pays que ne protégeait plus le drapeau français et revint se fixer pour toujours à B«. Actif, dévoué, généreux, sympathique, il sut vite gagner l'estime de ses

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