‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 159 sur 549 · DAB · texte numérisé non relu

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DABADIE (Dom Jean-Pierre), bénédic- ' tin de l'abbaye de Sainte-Croix de B^.

Auteur d'une Hiatoire de l'abbaye de Ste^roix de B^, ({ui existe dans les manuscrits de la Bibliothèque nationale, sous les n»' 1273i (fol. 75-96) et 12666 (fol. 252 etsuiv.). Ce même travail se trouve un peu moins étendu aux archives départementales de la Gir. et a été reproduit avec quelques commentaires de M. Ferdinand Lerov, dans les Acteê de lAcad.

de B«, 1842. "

DABA8 (Jean-Chrysostôme), né à P.iri8 le 10 mai 1810, moi-t à B* le 18 sept. 1878. Fit ses études aux collèges rovaux de Louis -le -Grand et St- Louis. Entré à l'Ecole norm. sup. en 1829, il en sortit agrégé et docteur éa lettres ; après savoir professé les humanités dans les collèges de Touiv, Nîmes et Orléans, il Tut nommé le 18 sept. 1838 à la chaire de littérature ancienne de la Faculté des lettres de B>, dont il devint le doyen nuelaues années plus tard. Recteur de 1 acaa. de B^ en juill. 1875; élu memb. de l'Acad. de B« en 1850, il en fut le présid. en 1862; ^ en 1856; 0. ^ le i mai 1875.

Ses discours et rapports académiques obtinrent de brillants succès. On connaît de lui : Discours prononcé par M. Dctbas, professeur, le 28 novembre i84S, pour la reprise du cours de littérature ancienne; Etude sur Lucrèce et le poème de la nature, B*, 1850; De la comédie d'Aristophane, intitulée les Ecclesiagunes ou l'assemblée des fenvmes, B'', GounouilhoUj 1854; Du génie

?Tec et du génie romain, B*, 1859 ; Calimaque ou les poètes du Musée d'Alexandrie, B<, Gounouilhou, 1859; Rapport sur le concours de poésie de iSGO, B<, Gounouilhou, 1861 ; Opuscules académiques, B>^, Gounouilhou, 1863; De l'argumentatioti de Platon contre la poésie imitative, épiqtie et dramatique, B», Lafargue, 1864; Mémoire sur queU

?ues poésies de saint Ephrem, Paris, rap. impériale, 1864 ; La femme au iv« siècle d'avrès les poésies de saint Grégoire deNazianze, B«, Crugy; A propos de Shakespeare ou le nouveau livre de Victor HugOj B«, V» Justin Dupuy, 1864; Du sentiment de la nature dans Homère, B», 1874.

M. Dabas fut lun des professeurs les plus distingués de notre Faculté des lelti-es. Il était profondément versé dans l'étude des littératures anciennes ; esprit fin, incisif et délicat, son goût était très sur. On doit regretter qu'il n'ait pas

consacré plus de temps à la critique litté* raire où il excellait.

B. de F.

DACOSTA (Isaac-Francis), né à B> le 17 janv. 1778, mort à BMe 29 nov. 1854. Elève de X. Lefèvre, obtint le l«*^rix de clarinette au conservatoire en 179B; première clarinette au théâtre Italien en 1807 ; passa à l'Opéra après la retraite de X. Lefèvre, fut attacné à In chapelle impériale et devint après 1815 sous-chef de musique des gardes du corps. Retiré a B> en 1842; il y a fini sa camère. A publié quatre conceitos pour clarinette avec orchestre, et Quelques romances.

C'est pour lui que Meyerbeer a écrit le solo de clarinette du 5*» acte des Huguenots (1836).

V. FÈrn et Pougin, Àlmênsek de la mMique pour 1S65,ei une piquante anecdote- dans Bon- Mini, sa vte et $e» œuvres^ par Mûrie et Léon EscuDiBK, Paris, 1855.

DADOR (Guillaume), né à B"" le 7 oct.

1818. Ancien sacristain à St-Xicolas.

Auteur de: Sur le spiritisme, poésie gasconne; Jean Tilet, ses aventures, poésie gasconne ; Lous groumans, extrait de Juvenal; A moussu Renan, ciitique gasconne, etc.

DAFFIS (Guillaume). La iîBimille Daffis ou d'AfHs, originaire de Toulouse, fut anoblie le 8 déc. 1342 en la i)ersonne d'Arnaud et Guillaume Daffis. Fils d'un premier présid. du Pari, de Toulouse.

G. Daffis (1545-1610), né en cette ville en 1545, y fut successivement cens., avocat gén. et présid. de la chambre des requêtes du Pari. Nommé premier présid.

du Pari, de B» en 1585, au moment où la Li|[ue et l'arrivée d'Henri IV au trône rendaient la situation difficile, il sut,

f^râce à sa sagesse, à l'ascendant que ui donnaient son érudition et son noble caractère, surmonter toutes les difficultés.

De Lancre dit de lui : « Homme plein » de tant de mérite et si suffîsant et » remarquable en sa charge que si tous » les parlements de France eussent été T> réduits en un seul, il les eût aussi aisé- » ment maniés et avec la même dextérité » qu'il a heureusement gouverné celui-ci, » I espace de vingt-quatre ou vinjçt-ciiiq » ans. Aussi était-il de race et de famille »de premiei-s présidents toujoure, pai*- » tout et en toutes façons. »

Mort en 1610, laissant de son mariaj,^e avec Lucrèce des Plats deux fils et trois

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