‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 168 sur 549 · DAS · texte numérisé non relu

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DARQUET (Elle), ag^riculteur et industriel, né à Deaulac commune de Bernos (Gir.)» le 29 mars 1814. A obtenu de nombreuses récompenses pour Télevage, dans les difTérents concours de B«, La Rocheaur-Yon, Rochefort, Angoulémc, Poitiei*s, Limoges, Paris et Âuch.

Associé à la fonderie de fer de Beaulac en 1852. il en devint seul pi'opriétaire en 1809. C est sous sa direction qu'elle fut complètement transfoi^mée eu 1866. A la fonderie fût ajoutée la fabrication des fei's AU bois avec' laminoirs et pilons à vapeur. Cette extension amena le bienêtre dans le pays, en utilisant sons forme de charbon une grande quantité de bois presque sans valeur. Mais bientôt le bas prix des fers étrangers œndit la situation diflicile et, malgré les efforts qu'il fit, de concert avec ses enfants, pour conserver la vie industrielle à son pays, la lutte contre les fers étrangers devint impossible.

Cette usine resta néanmoins une belle fonderie de première et deuxième fusion bien outillée et produisant des fontes très résistantes appréciées pour la construction des pièces mécaniques. M. Darguey y donna une extension très grande a la fabrication des fontes ti^empées en coquilles appliquées aux croisements de voie pour les compagnies de chemins de fer, aux roues de tramways, etc., et fut récompensé aux expositions de Paris 1878 et de B« 1882 pour ses pioduits métallurgiques. Il a exploité, comme fermier, les forges de St-Michel-de^^Sastelnau et ensuite celles de La Trave, à Uzeste (1859- 1869) et a construit une usine pour la fabrication du papier- paille. Il a largement contribue a la construction et à l'entretien des chemins ruraux et vicinaux de sa commune et de quelques communes voisines, en faisant l'abandon des scories de ses forges et hauts-fourneaux.

Merab. du cons. mun. de Bernos depuis 1870; maire depuis 1871 (sauf la période du 16 Mai); memb. du cons. ' d arr. depuis 1861 et présid. de ce cons. depuis 1871. Candidat du parti républicain de Tarr. de Bazas aux élections législatives de 1876 contre le baron Jérôme David qiii fut élu. Epoque de laquelle date le réveil du parti libéral dans cet arrondissement. Fondateur et présid. depuis 1861 de la Soc. de secours mutuels de Bernos; memb. du comice agricole de Tarr. de Bazas, il en est le vice-pi-ésid. depuis 1878. Fondateur et présid. depuis 1870 d'une soc. de secours contre la mortalité et les accidents de Tespèce bovine.

A construit en 1878 au 68* kilom. de la route nat. n" 10, dans le voisinage de sa maison d'habitation, un asile de nuit, où les voyageurs malheureux, indigents, ouvriers sans travail, reçoivent l'hospitalité.

DARRERAC, V. Arrcrac.

DARRIEUX (Germain-Maurice), né & B* le 22 sept. 1786, mort à B« le 8 fév. 1856. Notaire à B«, esprit très cultivé, il consacrait ses loisirs aux études littér. ; memb. de l'Acad. de B« en 1823, il y fit plusieurs discoura et rappotis remaix^ués, nous citerons entre autres : Rajypovt sur les mémoires de la Soc. de statistûpie de Londres (Actes de VAcad. de B\ 1853-54).

DARROMAM (Jean-Henri), né à Lignan (Gir.) le 14 mai 1839; propriétaire à Bazas, Lignan, Le Nizan, Marimbaut, Pompéjac, Bernos, Lucmau, tlzeste. Coimères, Cazats, Aubiac. A obtenu de nombreuses i^ompenses parmi .lesquelles nous citerons : Prix cullui*al,3« catég.. au concours régional de 1884; méd. d or de la Soc. des agriculteurs de France comme producteur des plus beaux blés de la région; méd. dor ae la même Soc. et méd. d*oi de la Soc. d^Agriculture de la Gir. pour étables, 1872; prix d'ensemble, méd. d'or grand module, Soc. d'agriculture de la Gir., 1878; méd. d'or grand module pour ses bois au concours régional de 1877; quatre méd. d'or aux expositions univ. de 1867 et 1878; plus de 60 méd. à tous les concours regionaux surtout pour l'élevage de la i^ace bovine bazadaise; secrétaire général du Comice agricole de Bazas de 1869 à 1878; méd. dlion. du Gouvernement et des Sauveteur de la Gir. pour sa courageuse conduite au concours régional de Poitiers en 1878.

DASTE, ancienne famille bordelaise représentée au xiv* s. et au xv« s. par

fdiisieui-s pei'sonnages distingués, parmi esquels nous citerons Bertrand Daste, souvent employé comme commissaire du roi d'Angleterre de 1390 à 1425; juge des appels de la Cour de Gascogne, lieutenant de Gaillard de Durfort, sénéchal d'Aquitaine.

DASYIN DE B0I8MARIN (Martin Xavier), né à B> le 5 oct. 1*785 dans la rue Mauti-pc, paroisse Puy- Paulin, mort à B'' le 26 sept. 1859. Etait fils du receveur gén. des décimes de la province de Guyenne. D'une santé débile, d'une intelligence exceptionnelle, on a dit de lui souvent dans sa jeunesse que « l'épée userait le fourreau ». Après avoir été avec le tuïixr abbé Duburg l'élève modèle du séminaire de B*, il lut ordonné en 1812; fonda peu après la Soc. des amis chrétiens qui existe encore aujourd'hui rue Lalancfe et qui fut l'idée première des patronages au cercles catholiques de nos jours, puis devint aumônier adjoint du collège ix)yal. Su réputation de sainteté était déjà telle à B* que, lorsqu'il fut appelé a pi-écher le carême ae 1822 à St-Pierre, l'église fut constamment trop

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étroite. En 1825, lorsque son ami M. Duburg fut nommé eu té de St-Michel, il accepta avec bonheur les fonctions de vicaii-e de cette paroisse. Ce fut là le champ ou il Ht des prodiges de charité et de dévouement, qui ont rendu sa mémoire impérissable. Quand la nouvelle de sa moi't se répandit dans la ville de R*, on vit pendant deux jours sa chambi'e mortuaire assaillie par une foule émue réclamant un morceau de ses vêtements comme une relique sacrée.

M. II. Messier prononça sur sa tombe son élo^e qui était dans le cœur de tous ceux qui TavaleiU accompagné en foule à sa deruièi'e demeure.

V. Éloge hixloriaue de U. l'abbé Daspin, rieaire de Sl-Michei par l'abbé Pionkai'. B«, Uicvae^ 1860, iii-18. — Vie de l'abbé Danvin de HfiismariHf |)ar Tabbé Servat, B', iu-8*.

DAUBERVAL (Jean Bercher, dit), né à B», rue Saint-James, en 1742 ; mort à Tours le li février 1806. Célèbre danseur et maître de ballet au Grand-Théâtre de B<. On lui doit un grand nombre de ballets dont on tix)uve la liste dans le Théâtre à B*, par J. Dcipit et H. Minier, et parmi lesquels nous citerons : Le déserteur, ballet-pantomime en tiois a., B>^, Philippot, 1772, in-^ : La toilette de Véniwf, ballet, B*, Chappuis, 1788; Amphion, pantomime, B*, Labottière, 1789, iu-8"; La fille mal gardée, ballet en deux a., Paiis, Fages,1804; 2« édit., Paris, Barba, 1812; Le su^ge de Cy théine, ballet en trois a., en col'hd)oi*ation avec Mus, B% Pliilippot, 1807 in-«». Un grand nombre de ballets-i)antomimes, dus à Dauberval, et représentés à Paris à l'Acad. royale de musique pendant la Restauration,' l'avaient été quelque trente ans auparavant pour la première fois au Grand-Théâtre de B». B. de F.

V. sur Dauberval : L'espion anglais, tome V, p. 218; L'Acad. royale de musique au xvni* s., par E. Camparikin, Paris, B. Lcvraiilt, 18Ri, tome 1, pp. il\-\^: L'opéra secret au xviiie s., par JiLLiEN. Dans ce dernier ouvrage, le chapitre Intitulé : Un mai'iaffc chorégraphique, donne une biographie complète de Dauberval et de sa femme.

DAUBERVAL (Madeleine-Louise Crey- RÉ, dite Théodore, épouse), née à Paris, le 6 oct. 1760, morte à Geslas (Gir.) en 1799. Femme du précédent. Première danseuse du Grand-Théâtre de B». Son portrait a été ^ravé par Heinard Nus, et uar Jean Pallicîre qui l'a représentée en ouste, de profil, tête nue, un sein entièi*ement découvert. Ce dernier se trouve dans la coll. J. Delpit. B. de F.

V. Baciiaimont, Mémoires, U II, p. 23!>. — V. Ladoiuke, p. 81,82.

DAUDIN-CLAVAUD (Joseph-Marcel), magistrat, né à Champaprne-de-Blanzac (Ghareîite) le 4 sept. 1823; avocat le

23 nov. 1846, à B>; juge suppléant au trib. civil de B* le 25 nov. 1851 ; juge d'instruction au trib. civil de Blaye le 4 janvier 1854; présid. du trio, de Mai-ennes le 14 juillet 18(36; présid.

du trib. de Blaye le 9 juin 1868; présid. toujours i-éélu depuis 1862 de la Soc. de bienfaisance des anciens élèves du collège de Pons, longtemps memb. du cons.

d nygiéne et de plusieurs autres commissions locales; présid. du cons. de fabrique de Blaye ; t^ le 20 octobre 1877.

DAUGEARD, V. Augeard (d;).

DAULËDE (fiimille), Tune des plus anciennes de la (luyenne. Une lettre de Guillaume, duc d'Â^quitaine, de 1027, i^econnait « qu'Alexandi'e Daulède, son che- » valier et grand écuyer, l'a sauvé des » embûches des xXormands au péril de » sa vie et dit que les seigneurs Daulède » étaient des gens illustres et belliaueux, n onginaircs de la Grèce, d*où ils étaient » venus par la grande mer se fixer en » Acjuitaiiie depuis Tan 800 et qu'ils por- » taient sur leur bouclier un écu dans » lequel était un lion couronné; il or- 1» donne en sus que son château situé en yt la ville de Saint-Macaire soit relevé de 9 ses ruines a ses frais. it

Au xvi« s., cette famille était divisée en deux branches, les aines possédaient la terre du Gros et autres lieux, les cadets étaient seigneui-s de Paitlaillan.

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