V. J. OïLPiT et H. Mimer, U théâtre à B
BEGALLIA (JeanJustin-Âristippe Démon vel, dit Mignon), fou littéraire omis par Octave Delepierre, et dont notre savant bibliographe G. Brunet ne parle pas dans le livre curieux qu'il a consacré a cette classe de littérateurs. Auteur de Lhomme, ode. B>, sans date (vers 1820), in-8« de 20 pp. La page 13 de cette brochure rarissime, dont plusieurs exempl.
sont coloriés à la main par l'auteur, contient un catalogue de ses œuvres manuscrites, et on trouve à la page 20 celui de ses ouvrages imprimés que nous reproduisons ci-après : rfouvelte politi'
2ue; Les grands événements de France, rochure de 90 pp. ; Lettre adressée aux rois et aux souverains alliés, suivie d'une ode, 76 pp.; Tableau des malheurs, etc., poème élégiaque, 40 pp.; Z^ retour des lys, pièce lyriaue en trois act., 32 pp. ; Polymnie et Caltiape reconnaissantes, odes, 16 pp. Noua connaissons encore de cet auteur : Des abus en i8i9, Paris, Pillet, 1819, in-H»; Cantate sur la Restauration de la France. 1819, in^».
On trouve quelquefois ces aiverses brochures réunies en 1 vol, in-8<^. Toutes sont fort rares. B. de F,
DËGRANOE-BOimET (Pierre), né à B» le 27 nov. 1772, mort a B» le 25 nov. 1860. Fils d'un avocat qui avait été juge au trib. de B*, et qui fut son seul profe»senr. Avocat lui-même à la Cour d'appel de B' ; substitut le 12 mai 1811 ^ avocat gén. à B' le 24 janv. 1816; presid. de chambre à B^ le 22 nov. 182n; présid.
hon. le 25 mai 1852; magistrat distingué; ^ le 30 avril 1821 ; auteur de : Le cri du cœur (monologue), B*, 1794, dit au théâtre de B> en 1795: a publié aussi un recueil de vers dédié à ses enfants.
DÉ6RAN6E-B0NNET (François- Pierre-Emile), né à B« en 1802, mort à B» le 31 janv. 1870. Fils du pi-écédent. Méd. hon. do l'hôpital St- André; méd.
aux rapports près le trib. civ. de B«; memb. de l'Acad. de B» en 1837, son présid. en 1841 ; ancien memb. du cons. mun. de B« adjoint au mairo en 1848; cons. d'arr. de 1865 à 1870.
Auteur de : Etude sur Vendurcissèment du tissu cellulaire chez les
enfants nouveauonés, B*, Faye, 1847; Médecine légale. Des circonstances et des faits qui unissent et séparent en matière criminelle les deux mots:
respirer et vivre^ Paris, Pion, 1858, in-8o, et de plusieurs autres rapports ou mémoires insérés dans les journaux de méd. de B*, souvent faits en coUab. avec le D' Lafaroue (V. ce nom).
DE6RAN6B-T0UZIN (Pierre), avocat, né à B«, mort à B> en 1834. Entré au barreau de B> en 1804, il s'y distingua et devint bfttonnier de l'ordre en 1826.
DEGRANGE-TOUEIN (Gnill.-âdouard), né à B» le 17 juin 1801. mort le 12 juin 1884. Juge auditeur à la Cour royale de B> en 1824; substitut à B> de 1825 a 1829; avocat gén. à la Cour d*appei de B' de 1829 à 1852, présid. de chambre à la même cour de 1852 à 1871 ; présid. hon. en 1871 ; memb. du cons. gén. de la Gir. pour le canton de Blanquefort de 1852 à 1860; administ. des hospices de 1841 à 1862; présid. et memb. de la comm. de l'institut, nat. des sourdes-muettes du 22 fév. 1854 au 12 juin 1884; vice-présid. et administ. du Mont-de-Piété pendant vingt ans ; ^ le 31 mai 1837 et 0. « le 4 janv. 1862.
Décédé à B*, entouré de l'estime générale, ayant rempli une longue et laborieuse carrière, en véritable ami de la justice et des déshérités.
DEORAN6E-T0U2IN (Franc.-Albert), frère du précédent et neveu de M. de Mai^ tignac, ministre de Charles X, né à B^ le 31 mai 1809.
Débuta en 1829 dans l'administration de Tenregistrement; fut successivement :
vériflcateur à B> en 1838^ inspecteur en 1853 ; directeur en 1859 a Ghàteauroux ; en 1867 à Angouléme ; en 1870 à B»; prit sa retraite à B* en 1873; ^ en 1874.
DEGRAHGE-TOUZIN (Jean-Baptiste- Marie -Armand), fils de Guillaume- Edouard, né à Blanouefort le 8 oct. 1842. Avocat à la Cour d'appel de B< depuis 1866; bâtonnier de l'ordre en 1885 ; naturaliste; memb. de la Soc. linnéenne de B* depuis 1878, son présid. en 1884-1885, et de nouveau en 1888. A publié dans le Bull, de la Soc. linnéenne plusieurs notes, entre autres : Excursion dans la région du Mont-Perdu, et a fourni aux Annuaires du Club Alpin Français divers travaux : Anerçu géologique sur le Vignemale, 1880; Note sur le retrait des glaciers pyrénéens, 1883; Excursions d'hiver, Gavamie, Piméné, Grand Vig^iemale, 1886. On a encore de lui : Des franchises de l'ancien barreau et du barreau moderne, discours de rentrée des conférences du stage, B«, 1867, in-S".
DEL
DEL
DEHAT ou de HâT (Philippe^ de Paris, nommé peinti-e de 1 hôtel de ville de Bx vei-s 1648, mort en 1065.
V. Frafment de l'kUt. det aria à B\ par J. Del- MT. — Archira de l'Art ftanfûis, 1. 1, p. 125.
DEJEAN (François -Oscar), né à la Teste (Gir.) le 23 juin 1818. Ueutenant
Cuis capitaine de la garde nationale de 810 à 1818: ju^e de paix du canton de Pessac de 18») a 1864; cens. mun. à La Teste da 1846 à 1857, et à Arcachon (érisé en commune) de 1857 à 1864; maire de La Teste de 1848 à 1850; délég. cantonal de 1^^ à 1866j [)résid. de la comm. cantonale de statistique agricole de Pessac de 1853 à 1865; présid. de soc. de secours mutuels à Pessac, St-Jean-dlllac, Martignas et Arcachon de 1858 à 1870; memb. ou présid. du oons. defabiiquede Pessac de 1851 à Ifô? et d' Arcachon de lfô4 à à 1868 ; présid. de la Soc. de gymnastique et d'instruction milit. de la Gir à B* de 1873 à 1878. A collaboré au Mêmonal bordelais de 1847 à 1861 et au Journal de Bordeaux de 1867 à 1877. Auteur de : Traité théorique et pratique des actions rédhibitoires dans te commerce des animaux domestiques, !'• édit.. B<, Chaumas, 1856, in-lS; 3» édit., 1861; » édit., Paris, Asselin, 1868, in-12; 4« édit., id., id., 1885; 5* édit., 1887; Arcachon et ses environs, monographie historique, i^* édit» B«, Chaumas, 1858, in-12; 2* édit., B«, Feret et fils, 1867, in-12 : Code annoté des soc. de secours mutuels, 1^, 2* et 3* édit, B« 1861, 1862, 1863, in-18; 4« édit., Paris, 1870, in-12; Code annoté des nouveaux impôts, l" édit., B», 1871, in-18; 2« édit., Paris, Marescq atné, 1875, in-12; Traité tfiéorique et pratique des expertises, 1~ édit., Paris, id., 1873, in-8o; 2« édit.. id., 1881, in-8»; brochures diverses sur les soc. de secours mutuels et les caisses de retraite pour la vieillesse, de 1858 à 1870; méd. a*hon. en témoignage de son dévouement pendant le choléra de 1849; mention bon. pour travaux de statistique agricole cantonale, 1%9^ 2 mcd. d'non. pour services rendus à Tmstitution des soc. de secours mutuels, 1860 et 1863; méd. d'or du ministère de la marine, pour ser\'ices rendus en qualité de commissaire cén. de Texposition internationale de pèche et d*aquiculture d'Arcachon, en 1866.
DELACODR (Alfred), auteur dramatique. Pseudonyme d'Alfred Lartigue.
DELACROIX DE CONSTANT (Charies), préfet de la Gir., né en Champagne en 1740, mort à B» en 1805. Memb. de la Convention nat. , mon tf-a de la modéiation. Se prononça conti-e les thermidoriens après la chute de Robespieri'e, puis fut appelé à siéger au Conseil des Cinq-Cents. Ministre des affaires étrangères sous le
Dii^ectoire, devint ambassadeur en Hollande en 1796. Après le coup d*Etat du 18 brumaire, Delacroix devint préfet des Bouches-du-Rhône, et en 1804, préfet de la Gir. Il est le père du célèbre peintre Eugène Delacroix.
DELANCRE, V. LANCR£(de)»
DELAS (Jean-Isidore), né à Evreux rEure) en 1797, mort à B< le 9 déc.
1855. Sous-bibliothécaire de la ville de B*, sous M. Jouannet; fut bibliothécaire de 1815 à 1855. Fit imprimer les catalogues de cette bibliothèque préparés par Sfonbalon, refondit celui de la théologie, poursuivit la publication de ces catalo-
Îrues en y ajoutant celui de la musiaue ; it également imprimer de son cher un supplément pour les belles-lettres, les sciences et arts et l'histoire. On a de lui : Notice sur la bibliothèque de la ville de B«, par D., B», 18o0, in-8». Cette brochure a été publiée avec la collaboration de Bemadau.
DELATTRE (Charies), né à Cambrai (Noi-d) le 10 déc. 1817. Elève au Conseil vatoire de musique de Paris, dans la classe de hautbois (prof. M. Vogt) en janv. 1835. l*** prix de hautbois à l'unanimité (concours 1838); 2« hautbois aux concerts Musard en 1837, et 2« à Torchestre de TOpéra-Comique en 1838; 1»' hautbois solo à Torchestre du Grand-Théâtre de B' depuis avril 1839 jusqu'à fin mai 1883; 1"'' hautbois solo a l'orchestre de la Soc. de Ste-Cécile, depuis la fondation des concerts jusqu'en 1884, memb. fondateur et prof, de cette société; l*' hautbois solo à l'orchestre du Cercle philharmonique de 1842 à 1886 ; prof, de piano au Lycée de B' depuis 1845; délégué de l'Association des artistes musiciens, fondée par le bo" Taylor; depuis 1864 organisateur des messes et solennités musicales annuelles qui ont beaucoup rapporté à la caisse de secours des artistes musiciens. Berlioz, lorsqu'il organisa à B>. un grand festival, lui adi^ssa tout haut pendant une répétition de sérieux compliments.
DELAVE AU (François), nég. -viticulteur, œnologue, né à Tours. Vint dans sa jeunesse se fixer à B' où il se livra au commerce des vins; il étudia la culture de la vigne et l'art de faire le vin, et publia sur ces questions en 1821 et 1822 deux ouvrages pleins de bonnes observations. En 1823, il adressa à l'Acad. de B> deux mémoires relatifs aux procédés de vinification de M*i« Ger>'ais couronnés le 3 déc. 1823; élu peu après memb. de l'Acad. de B<, il n'assista qu'à une de ses séances publiques, car le 13 mars 1825 la mort l'enlevait à la science.
V. élope par J.-F. Latirradk dans les Actes de l'Acad, de B^, 1825, p. 99.
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DELBOS(Jean), négociant-armateur, né à B> le 25 août 1753, mort à B> le 16 avril 1808. Fondateur d'une des maisons d'armement et de commerce des vins les plus importantes et les plus honorables de B>. Il avait épousé le 12 mai 1789 M^i» Thérèse-'Antoinette-^Julie Lafargue dont il eut sept garçons et trois fifies. Mourut jeune encore; sa veuve continua ses affaires avec une rare capacité commerciale, sous la raison sociale V* Delbos et iils, et la maison ne cessa pas de prospérer sous sa direction et celle de ses lils Louis, Sylvestre et Félix, qui ont tenu une place importante dans le commerce bordelais. M»" veuve Delbos mourut au Virou, prés Blaye, le 10 nov. 1850.
DELBOS (Louis), né à B>en janv. 1792, mort le 11 nov. 1861. Forma seul une maison de vins sous la raison Louis Delbos aine; il fut non seulement un négociant des plus considérés de B>, mais aussi un viticulteur distingué. Il apporta dans son vignoble de Lanessan, en Médoc, des soins parfaits; il fut le premier à créer des cuves fermées avec pressoir au-dessus et obtint plusieurs méd. pour ses divers travaux viticoles.
DELBOS (Sylvestre), né à B> le 31 déc. 1792, mort à B» le 5 avril 1850. Fut longtemps juge au trib. de commerce de B> qu'il présida de 1838 à 1842; ^ en raison des services rendus au commerce bordelais.
DELBOS (Félix), né à B> le 12 déc. 1704, mort dans son domaine de Palmer (commune de Cenon) le 18 déc. 1845. Memb.
de la chambre de comm. de B>^ du 7 avril 1839 à 1845. Il continua la raison V^* Delbos et fils avec la collaboration de son plus jeune frère Charles, et fut remplacé à sa mort par son frère Théodoi'e, ancien conseiller à la Cour de B<.
DELBOS (Joseph), né à B< le 2 juill.
1824, mort à Nancy le 5 juin 1882.
Delbos avait en 1847 publié d'importantes recherches sur l'âge de la formation d'eau douce de la partie orientale du bassin de la Gir. parues en partie dans les Actes de VAcad. de Bs 1848. Il reçut en séance publique le 1*' fév. 1855 une méd. d'argent, au sujet de deux thèses soutenues à Paris le 4 déc. 1854 pour le doctorat : 1» Essai d'une deS" cription géologique du bassin de VAdour\ 2« Recherches sur le mode de répartition des végétaux dans le département de la Gir. Nommé peu de temps après prof., puis direct, de l'école industrielle de Mulhouse, il rentra en France après la guerre de 1870 et fut nommé prof, de minéralogie et de géologie à la Faculté des sciences de Nancy. Il mourut entouré de l'estime de tous ceux qui l'ap-
prochaient et ataient pu apprécier sa profonde science, son exquise modestie et son obligeance, à laquelle nous devons d'avoir enrichi le tome I*'' de la présente publication de ses recherches sur le mode de répartition des végétaux dans la Uir.
DELBOT (Pierre -Alfred), né à Uma (Pérou) le 1*^ juin 1842. Fit ses études au lycée de B> et au collège de Liboume ; Etudiant en droit à la Fac. de Paris, il prend part au congrès des étudiants tenu a Liège en nov. 1865, et en est un des orateurs; devient memb. de la Soc.
d'ethnographie de France qui publie ses travaux.
Ses études de droit terminées (30 août 18G3), il rentre à B* et se fait inscrire au barreau de cette ville (5 riov. 1866), qu'il quittera à la suite d une condamnation politique, provoquée par ses opinions avancées, pour passer à celui de Paris (nov. 1874); memb. du cons. mun. de B'^ en juil. 1869; réélu l'année suivante par 8,%6 voix, et enfin une troisième fois, par 12,224 voix (30 avril 1871); il eu est le secrétaire et souvent le rapporteur, jusqu'à sa dissolution sous la présidence du maréchal de Mac-Mahon Quin 1874).
Dans cet intervalle, le 6« canton de B'' l'envoie siéger au cons. géu. et lui renouvelle deux fois son mandat, oct.
1877 et août 1883, malgré d'ardentes compétitions qui divisent les républicains. Promoteur des réunions publiques du cours Champion à B' (mai 1869); il fait en outre, dans un grand nombre de localités du dép., des conférences démocratiques ou économiques; il étend ces conférences à Paris et dans d'autres départements.
S'est occupé, surtout depuis 1876, de la question des transports, et en particulier, des canaux destinés à relier nos {grands fleuves; a été successivement colaborateur de la Gironde, de la Tribune de la Gironde, de VAvenir maçonnique, de la Victoire; a été l'un des fondateurs de ces trois derniers journaux. Il est aujourd'hui collaborateur à la Voie ferrée. Il a publié diverses brochures et mémoires, parmi lesquels nous citerons : L'homme et la nature, in-8», Paris, 1866; Pétition au cons. mun. au sujet lie l'enseignement professionnel y B', 1867; De la gratuité des écoles primaires, au point de vue administratif, B*, 1873; Le crédit du peuple en Ecosse^ en A liemagne et en France, Paris, 1875; Que doit être le Sénat? Paris, 1875; Le canal de jonction occidental, Paris, 1877; Un entretien sur la navigation intérieure, Paris, 1877 ; Etablissement d'une législation internationale sur les transports par chemin de fer, imp. nat., 1880; L'intérêt national et les projets de jonction de la Loire à la Charenle et à la Garonne, Paris, 1880; etc., etc.
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M. Delboy, en 1883, a été chargé par le ffouvemement français d'ane mission diplomatique en Espagne, et les études économiques et politiques qu'il en a rapportées, fui ont valu les félicitations officielles du miotstredes affaires étrangères, M. ChaUemel-U«our. En 1881, la Ligue centrale des transports à bon marché, présidée par Thonorable baron de Janzé, député, 1 a ehoisi pour Tun de ses viceprésidents.
OELBRUCK (Jean-Joseph^ules). né i Brie 14 avril 1813. Collaborateur en 1833 de la Revue de la Gir., fondée par le D*" Arthaud; directeur-gérant, enl^, du ioum. politique le (Sturrier de B\ fondé par Henn Fonfi-éde; à Paris, de 1840 à 1865, collaborateur de plusieura recueils scientifiques et littéraii*es, entre autres : la Prenne, la Revtie phalangté- Tienne; les Annale» de la effrité; le Joum. d: agriculture, de J.-A. fiarral,etc.; Tun des fondateurs, avec M. Marbeau, des crèches d'enfants pauvres de Paris; auteur de : Vinite à la crèche modèle, 1 vol. in.l8, Paris, Paulin, 1846; secret, gén. de la Soc. des inventeura; présid. de la Soc. de linguistique, fondée par Ad. Féline; memb. de la commission officielle chargée par le ministre de l'instruction pubhque (1803) de préparer un projet à!éducation internationale; memb. du jury de Texposîtion univers selle de 1867, à Paris, et l'un des rapporteurs du quatrième groupe: du JU17 de l'exposition internationale de Vienne en 1873; du jury agricole du concours régional de B» en 1878, et du jury de l'éducation à l'exposition de la Soc.
philomathique de B» en 1883; memb.
a vie de la Soc. des agriculteura de France; memb. corresp. do la Soc. nat.
d'agriculture; l'un des memb. actifs, depuis 1866, de la Soc. d'affriculture do la Gir., déJégué à l'exposition universelle d'Anvers en 1885; agriculteur-viticulteur à Langoiren, où son domaine Le Vallier a reçu en 1871 la méd. d'or de la Soc. d'agriculture de la Gir. ; délégué cantonal; U A. en 1880 et O I.
en 1885.
La publication i laquelle son nom doit le plus de notoriété, est sa Revue de l'éducation nouvelle, 1848-1854, dont on a tiré plus tard les Récréatiom in$truc tivea, 4 vol. in-4», illusti-és, Hachette. Dans V Education nouvelle, M. J. Delbruck et ses collaborateurs introduisirent l'attrait et le charme dans l'enseignement des matières les plus ardues, et soutinrent cette thèse haraie et nouvelle alors en matière d'éducation : que c'est le professeur qui est responsable des insuccès de l'élève; ou, en termes plus familiers:
que lorsque l'élève est rebelle à l'enseignement, c'est le professeur qui devrait se mettre lui-même « au pain sec ». Une
nouvelle édit. des Récréations instructives a paru à Paris en 1885, cher Ract et Falquet.
DELCROS (Pierre) atné, né à Cadlllacs.-Gar. le 30 pluviôse an V (18 fév. 1797), mort à Cadillac le 33 mai 1867. Quincaillier, a occupé ses loisira à recueillir des notes sur Tnistoire de CSadillac et en possédait beaucoup. Il a publié en 184Â une petite brochure in-S», intitulée: Essai sur l'histoire de Cadillac, Maire de Cadillac du 10 mars 1848 à mars 1850.
Poète à ses heures, il a fourni à la presse locale diverses poésies pleines de cœur. Citons : Pour les Pauvres (Cruienne du 13 fév. 1845). Son neveu, M. Paulin Delcros, a formé à Cadillac un petit musée d'objets de tous genres se rapportant aux ducs d'Epemon ou à leur époque.
DELGURROU (Louis), né à Vic-Dessos (Ariège) le 13 oct. 1843. Memb. du cens.
?én. de l' Ariège; avocat à Pamiera en 861 ; substitut à Toulouse, 34 sept. 1870; {»rocur. de la Républ. à Toulouse, 34 oct. 870; avocat, gén. à Pau, le 37 juin 1873; à Montpellier, sur sa demande, en mars 1876; àAix,le5juil.l877; démissionnaire leôiuil. 1877 ; proc. gén. à Pau le 30 janv. 1878; premier présid. à B> le 5 sept. 1883 ; * en 1878; O. î^ en 1881 ; commandeur de Tordre de Charles III d'Espagne en 1871; U A. en 1883. S*est signalé, à Toulouse, comme procureur de Îa République, par la fermeté de son administration pendant la défense nationale et par son attitude courageuse au moment de l'insurrection communaliste du mois de mare 1871. Bravant l'ordre d'arrestation lancé contre lui par le préfet Duportal, il se rendit à la tête de la force armée à la préfecture, défendue par la gaixle nationale, pour en expulser le chef de l'insurrection.
DELETRE (Alexandre), né à Porteis, près B« le SJanv. 1736, mort à Paris le 10 mare 1707. Ancien élève des Jésuites, il voulut d'abord entrer dans cette soc. et débuta dans le monde par une dévotion outrée; mais étant parti pour Paris, il se lia avec les encyclopédistes, fit profession d'incrédulité et se mêla au mouvement philosophique. Le duc de Nivernais, son
Srotecteur, le fit nommer bibliothécaire u duc de Parme. Envoyé à la Convention nat. pai' le dép. de la Gironde, Deleyrc vota la mort du roi avec Pappel au peuple ; passa au Oins, des Anciens, et devint mémo, de l'Institut, dans la classe des sciences morales et politiques.
Dès 1754, Deleyre collabora au Journal des savants et au Journal des étrangers; il fut l'un des rédacteura de ï Encyclopédie, dont l'article Fanatisme, entre autres, lui appartient; il Alt encore l'un des collaborateurs do
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Raynal et travailla à la continuation de L'hi$toiire det voyages, de Prévost; on lui attribue : LespHt de Saint- Evremond, Amsterdam, 1761, in-IS, et le Génie de Montesquieu. Amsterdam, Arkstée, 1758 et 1763, in-12; on trouve dans la France littéraire de Quérard la liste des auti^es ouvrages de Deleyre, oui comprend une Analyse de la p/i ilosotm te de Èacon, Amsterdfam et Paris. l755, 3 vol. in'-12; des éloges, des pièces de théâtre, etc. Deleyre avait été fort mêlé aux ouerelles de Grimm et de Diderot avec Rousseau, qui a parlé de lui dans ses Confessions; on trouve dans le 1. 1*' du très curieux ouvrage de Strekeisen- Moultou, intitulé: /.-J. Rousseau, ses amis et ses enne^nis, Paris, Lévy, 1865, in-8», devenu un supplément indispensable aux mémoires de Rousseau, cin* quante lettres de Deleyre fort intéressantes, adressées au citoyen de Genève.
Deleyre a laissé plusieurs mss., entre autres une traduction en vers du poème de Lucrèce et un raman politique, intitulé : Les Héliades; il est aussi auteur de romances, dont quelques-unes mises en musique par «L-si. Rousseau : Edwin et Emma, Je Vai planté, je Vai vu naitre, eurent un succès de vogue.
Sa ilUe, née à Poi'tets, a publie, d'après Laboubée, un ouvrage élémentaire sur réducation, et sa femme, fixée à Pans, a traduit un roman de l'anglais.
B. deF.
V. C, A. ée la Comm., 11^1-51, p. 71.— Son éloge, lu à l'Institut et publie par le Journal officiel de Tan V, p. 217. — Yivie, Uitt, de la Terreur à B; t. !•', p. «M,
DBLFORTRIE (Eugène-Edmond), né à Paris le 38 mars 1816; mort à B> le 3 septembre i885. D'abord notaire, puis juge de paix dans la Drôme^ il trouva dans les formations tertiaires de ce département à développer son ffoût pour la géologie; fut ensuite nomme juge de paix à Monségur (1861 à 1866), à U Bi^de (1H66 à 1870), à B*, 4« canton (1870 jusqu'à sa mort).
A formé une collection très importante de paléontologie, contenant aussi d'intéressants objets pi-éhistoriques et galloromains. Sa collection de fossiles a été achetée par le muséum de la ville de B«, et forme une belle série de vertébrés d'espèces disparues ayant vécu dans notre région, de l'époque de Toligoccne au miocène supérieur.
Memb. de la Soc. linnéenne de B* de 1867 à 1883, il en fut le présid. du 10 mars 1875 au 1»' janvier 1878; l'un des fondateurs de la Soc. archéologique de R', il en Ait le secret, gén. en 1874, 1875, 1876, le vice-président en 1877 et le président en 1878. Il fut aussi membre de la Soc. pour la conservation des mon. hist. de France et de l'Association scien-
tifique de France. Nous donnons ci-après la nomenclature de ses principaux travaux marqués au coin d'une sagacité profonde misa au service d'un savoir très sérieux, d'un esprit d'investigation et do recherche opiniâtre, qui lui valurent l'honneur d'être lauréat à la Sorbonne en 1874.
Un a de lui dans les Act, de la Soc. lin^ néenne de B^ : L'avenir du port de B«, t. XXVII ; Emersion des fonds de la mer sur les côtes de Gascogne, t. XXVII; Empiétement de la mer sur la plage d'Arcachon, t. XXIX; Les gîtes de chaux phosphatée dans le département du Lot, t. XXVIII; Notice géologique sur le canton de Monségur (Gir.), t. XXVI; Les Broyeurs du tertiaire aquitanien, t. XXVilI; Les Chéloniem du miocène supérieur de la Gironde, t. XXVII; Un dauphin d'espèce nouvelle, t. XXX; Description de deux mâchoires inférieures de Squalodon Grateloupe.
t. XXVn et XXVIII; Etude sur les restes fossiles de Siréniens du genre itali' thérium dans le bassin de la Garonne, t. XXVIII; Les ossements entaillés et striés du miocène aquitanien, t. XXVII; Un pachyderme nouveau dans les phosphates du Lot, t. XXIX; Un singe de la famille des Lémuriens dans tes phosphates quaternaires du Lot, tome XXIX; Un squalodon d'espèce nouvelle dans le miocène supérieur du midi de la France, t. XXIX ; Un zeuglodon dans les palus du sud-ouest de la France,
t. x5ux.
A publié dans le bulletin de la Société archéologique de B* les notices suivantes: Un arenier d'abondance de Vépo- Zue gauloise dans le département de i Gironde, commune deSaint'Quentinde-Baron, 1874; Notice sur quatre hipposandalss de l'époque goUo-romaine, )87i; Enseigne de pèlerinage ou de confrérie de Saint-Jacques^de^ompostelle, 1874; Tombes-jumelles de la fin de Vèt*e mérovingienne trouvées à Bor^ deaux, 1875; Notice sur deux sceaux inédits des Adhémar de Monteil, 1875; Le sous-^ol de l'ancien Boixleaux, 4876 ; Le monument suobolique du Musée de B«, 1876; Le KPEMA2THP des Massaliâtes, \i^S; Un sceauinédit de l'ancienne province de Guicnne, 1879 ; Cachet d'Asrlépiade ou de médeciivpharmacien ae l'époque gallo^omaine, 1880; Arbre de chandelier, traits d'archer et d'arbalétrier, brifiue du XVI» s., 1881; deux autres articles sur des objets de ferronnerie, 1882.
Il a publié aussi quelques travaux dans la Soc. des sciencos physiques et naturelles de B'^, parmi lesquels nous sig^na- 1 ons : < La cité palustre au centre même de la ville de Bordeaux t, station préhistorique qui remonte à Vépoque de la pierre polie (1867).
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SELISSE (Théodore), né à lile Maurice le 13 déc. l815, mort à Blanqaefort le 27 mai 1862. Agriculteur distingué, esprit d'élite versé dans pi*esque toutes les sciences et tous les arts, il avait ci^ à Blanauefort un vignoble modèle. On lui doit linvention d'un moulin à vent pour l'élévation des eaux, qui a été médaillé à l'exposition de la Société philomathiquc de 1858. 11 fut blessé aocicfentellement et mortellement en essayant des machines agricoles auxquelles il avait appointé des pei'fectionnements. Sa moi^ prematurée fut vivement regrettée à Blanquefoii où il faisait beaucoup de bien, comme à B> où il avait beaucoup d'amis.
Il a été maire de sa commune pendant de longues années et jusqu'à sa mort; memb. du cons. d'arr. également jusqu'à la (in de sa vie. Il était memb. actif de la Soc. d'acclimatation de Paris, et a obtenu de nombreux succès dans ses essais agricoles et horticoles, notamment pour TaccUmatation de la plante Rhamnus utilis (Loza) dont il a obtenu des couleurs végétales; il a obtenu nombro de médailles soit à la Soc. d'acclimatation de Paris, soit à la Soc. d'horticulture de la Gir. Il s'est beaucoup occupé de travaux séricicoles et a été médaille pour l'insUtllatiou de sa filature modèle.
DELMAS rJean-Louis^ustave)^ né à la Rochelle le 7 avril 1833, mort a Boyan le 4 sept. 18fô. Fit ses études à Genève et à Strasbourg ; débuta en 1863 comme
f»asteur suffragant à B>, fut nommé tituaire la même année; président du consistoire en 1877: ^ en 1879. Il était allié à la famille Lucien Faure, l'une des plus honorables du commerce de B*. On a de lui : Semions, Paris, Grassart, 1887. in-12, 306 pp.
DELORD (Etienne), né à B> en 176G; ' mort à B< le 21 nov. 1850. Pharmacien, inventeur de la pommade de sainbois ^ui a joui d'une ti*es grande vogue ; légua à la ville de B*, par son testament du 20 juin 1850, 60,000 francs pour l'éUblissement de fontaines publiques, 15,000 fr. pour la translation, dans un délai donné, du Jardin des Plantes situé alors sur un terrain avoisinant l'église de la Chartreuse, dans le Jardin Public qui a été depuis cette époque transformé. Les formalités administratives pour la translation du Jardin des Plantes n'ayant pu être remplies dans le délai déterminé, la ville n'a bénéficié que du legs de . 60,000 fr.
DELORME (M"»), née vers 1825. Fille de M. Rieutord aîné, musicienne bordelaise, élève de J.-D. Ferroud pour la composition; a été de longues années organiste à Saint-Bruno, et a écrit des chœurs, motets, etc.
DELORT (Pierre-Justin), né à B* en 1748, mort à B> vers 1820. Prêtre et littérateur; prof, de philosophie au colley de Guyenne dès Tage de vingt ans, secret, de l'archevêché de u> ; chanoine et prof, à la Facul. de théologie; il a publié une Réponse au réquisitoire de Gensonné sur le serment civique du clergé; Voraison funèbre de Betbeder, et un ouvrage latin sur la Disciplifie de Véglise gallicane 1 1819. £. de F.
DELOTNES (Pierre-Louis-Marie-Paul), né à Poitiers le 31 oct. 1841. D'abonl avocat, puis agrégjé des Fac. de droit; prof, de droit civil à la Fac. de B<, depuis 1871; U L en 1884: botaniste; memb. de la Soc. linnéenne de B> depuis 1878 et son présid. en 1882; il a publié plusieurs travaux dans les Actes de cette Soc. ; auteur de : Les octrois et les budgets municipaux, 1871. in-S»; Précis de droit administratif, 1872, in-12; Des assurances sur la vie considérées au point de vue fiscal, 1872, in-8'>; La loi départementale française du iO août ioii, et la loi provinciale belge du 30 avril i836, in-8«; De la ptiblication ties lois, 1874 ; Droit pénal de la guerre ; Responsabilité des communes y in Rewie de droit international et de législation comparée, 1874; Questions pratiques en matière d'abordaqe marUime, 1878; Traité de la société d'acquêts de H. Tessier, 2* édit., revue, annotée et mise en harmonie avec le Code et au courant de la doctrine et de la jurisprudence; Feinme mariée sous le régime dotal; Oblir gâtions nées pendant le mariage. Exécution, 1882.
DELPEGH (Jean-Henri), né à B> le 15 juillet 1817, mort à B« le 17 oct. 1864. Avocat, puis avoué à B^ de 1849 à 1864. On a de ce poète dévoué aux idées monarchiques et religieuses, indépendamment de quelques autres pièces parues dans les recueils et les journaux, une épopée en 2 vol. intitulée SaXan, dont certaines parties ne manquent pas de ven'e, d'éclat et de lyrisme. Son éloge a été prononcé par M. H. Minier, présid. de l'Acad. de B», et par M. Dupons, présid. de la chambi-e des avoués. Voir la Guienne des 16 et 19 oct. 1864; le Progrès, de Ch. Laterrade, année 1806.
B. de F,
DELPHIDITTS, iv* s. Fils d'un rhéteur appelé Aétius Patera, dont saint Jérôme a parlé, grammairien et rhéteur luimême. Ausone et Ammien Marcellin font son éloge. A dix-huit ans il composa en l'honneur de Jupiter un poème remarquable; il plaida devant julien contre Numérius, gouvei*neur de la Gaule nai^ bonnaise. Il professait à B* et fut vainqueur aux jeux capitolins. Après sa mort,
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sa veuve et sa fille embrassèrent le christianisme, puis tombéiient dans Thérésie des pi'iscillianites. Sa fille Procula fut déshonorée par Piiscillien, et sa veuf<e Euchrosia ou Eucrocie eut la tête tranchée à Cologne, comme hérétique, par ordre de Maxime, en 388. B. de F.
V. SuLPiCE Sévère, Hist. iaerie, liv. S, in-f*. — Ammiek Marcellin, liv. 18, chap. 1, etc.
DELPHIN (Saint), évoque de B> au iv« s., anivs Orientalis. Il baptisa saint Paulin, laissa un nom illustre.