V. A. DoMAS, Méwêdrei, 10* série, p
])S8F0URlfIEL (Jacques -Antoine- Verdelhan), né à ChanteUe (Allier) le 9 mai 17ô6. Issu d'une famille distinguée du Gévaudan, était recev. gén. de la manufacture de tabacs de Tonneins lorsque éclata la Révolution. Cette manufacture, devenue propriété privée, fructifia par ses soins; ses capacités le firent ensuite remarquer à B*, dans son grand établissement de tabacs avec lequel il fit une rapide fortune. Il devint memb. de la chambre de commerce; en fut le présid.
en 1815-16 et 1819-20. et plus tard du trib. de commerce de Ë*. Chargé d'organiser le Mont-4e-Piété, il y mit un grand dévouement et sa profonde connaissance des questions de finances; memb. de l'administration des hospices de 18(â à
1838; il en eut bientôt la viceprésid. et fut spécialement chargé de l'hospice des aliénés dans le(]uel il apporta des améliorations considérables. Il fut aussi chargé de surveiller et d'activer la construction du nouvel hôpital Saint-André. Memb.
du cens. gén. de la Gir. de 1803 à 1827, il réclama l'érection de la statue en marbre de M. de Toumy sur Tancienne place Saint -Germain, aujourd'hui place de Tourny; memb. de l'Acad. ae B* en 1801. Sa fortune allait grandissant, lorsque l'Etat s'empara ou monopole des tabacs : ce fàt pour lui presoue la ruine; en vain il essaya de nouvelles branches de commerce, les revers se succédèrent; il les supporta comme un sage:
c Mon nom est sans tache, disait-il, mes enfants en hériteront. Je leur laisse encore un bel héritage. » En reconnaissance des services rendus, le Gouvernement le nomma insp. des hospices de France. Peu de temps après il mourut à Parïs (1827), laissant à son fils l'héritage qu'il lui avait promis. Voir son éloge prononcé par M. GuiLRE (Aete$ de VAcad.
de B>, 1829, p. 125). ^ dès la création de l'oixire. Son nom a été donné à l'une des rues de B>i et À l'une des salles de l'hôpital Saint-André. Son fils fut longtemps directeur du Mont>de-Piété de B>.
DB80R0TTE8, V. Grottes (des).
DESMâIS01f8 (François), ancien souslient, d'infanterie, garde gén. de la navi-
?:ation du dép. de la Gir. Périt le 15 déc. 813 pendant la construction du pont de B*, victime de son dévouement au devoir.
DE8MAI80N8 (Joseph-Guillaume), né à B> en 1813, fils du précédent. D' en méd. de la Fac. de Paris en 1838: fut à cette époque attaché au service ae la I maison de santé du docteur Esquirol.
En 1845, il fonda au Castel-d'Andorte, dans la commune du fiouscat, une maison de santé pour les aliénèi de la classe aisée qui peut admettre des malades des deux sexes, au nombre de 50 environ et qui a été dotée de tons les perfectioimements que les progrès de la science ont introduits de nosjours dans le traitement des maladies mentales et nerveuses.
DE8MIRâIL (Pierre-Franç.-Amédée), né à B> le 3 janv. 1792, mort à B> le 21 déc. 18H0. Successivement : avocat, substitut à B» le 21 fév. 1816; avocat çén. le 11 oct. 1820; procureur du roi le 19 nov. 1826; procureur gén. le 28 nov. 1827 j démissionnaire en 1830; ^ en 1827. A laissé son nom à l'un des meilleurs crus de Margaux (Médoc), dont il a été longtemps propriétaire ; délégué du commerce de B* en 1838, député des colonies en 1840; inspecteur des établissements
DES
DES
de bienfaisance de la Gir. en 1863. A laissé le souvenir d*an cœur généreux et d'un esprit très cultivé.
DESMOUIiIlIS(Ch.), V. MouLiNS(des).
DESPA6NET (Frantz-René^, né à Airesur- TAdour (Landes) le 9 mars 1857.
lauréat de la Fac. de droit de B», 1876 et 1877; avocat à la Cour de B* depuis 1877; D»^ en dmit en 1880 ; reçu agrégé des Fac. de droit au concours de 1^ ; chargé du cours de pandectes et ensuite du cours de droit internat, privé à la Fac. de B»; prof. adj. à la même Fac. en 1888; memb. du cons. mun. de B> depuis 1884; adjoint au maire, chargé du contentieux depuis 1884. Auteur de : Précis de d)H>U inter^ national privé, PariSj Larose Foicel, in-8<*i 633 pp.; La théorie des statuts dans le Code civil, Paris, Pichon.
DUSPAGNET, V. Espagnet (d).
DESPAZE (Joseph), poète satirique et publiciste, né à B» en 1768, ou suivant une opinion plus répandue, en 1779, mort à Cussac (Médoc) le 15 juin 1814. On a de lui : Vie privée des nienib. du Directoire ou les puissants tels qu*ils sont, 1796, in-8»; Essai politique sur Vétat actuel de la France, Paris, 1797, in-8»; Epitre à Midas sur le bonheur des sots, Paris, 1799, in-8»; Les quatre satires oti la fin du xvni* «., Paris, 1800, in-8o, plusieui-s fois réimp.; c'est le plus connu des écrits de Despaze et toutes les édit. collectives des poésies satiriques du xviii» s. le renferment. Ces satires ayant eu beaucoup de succès, Despaze les fît suivre d'une Cinquièine satire littéraire, morale et ^litigue dédiée à Vabbé Sicard, Paris, 1802, in-8». Despaze a encore publié do nombreuses pièces éparses dans les recueils du temps, notamment dans VAlnianach des Muses et dîins le Majeure (1790-91); Beuchot dit qu'il a travaillé au journ. le Fanal (n»« 23 à 445), Paris, 2 vol. in-4o, suite du Rêveur, ionrn. supprimé le 17 frimaire an VII. On attribue encore à ce poêle, memb. du musée de B^ et de la Soc. des amis de la constitution : Epitre au directeur du bal anglais, 179^1, et Les citiq hommes (le« cmq directeurs), Paris, 1796, in-8«.
Despaze avait véritablement le génie de la satire et ses vers révèlent un vigoureux talent. B. de F.
V. Noies manuscrites de M. J. Delpit. — Labol'bée, p. i60. — Laroisse, Gratid dict.
DESPIET (Andre-Emile), notaire bon., né à BMe 14 déc. 1810, mort à B« le 22 juil. 1888. S'étant destiné comme ses çére, aïeul, bisaïeul, trisaïeul, et quadrisaieul, au notariat, profession qu'ils ont exereée dans leur ville natale depuis 1639, il prit
en juin 1842 la charge de son père. Il fit pendant douze années partie de la Chambre des notaires où il remplit successivement les fonctions de secrétaire, de rapporteur et de syndic avant de la présider. Appelé cinq fois à la présidence, de 1868 à 1876, et devenu doyen des notaires de B«, il fut proposé par' le garde des sceaux pour la ^ que lui conféra un décret du 15 janv. 1879, portant cette mention :
Trente-six ans d exercice dans sa profession. Enfin, ayant i-ésigné ses fonctions le !•' déc. 1**), il fut nommé notaire bon. par décret du 3 sept. 1887.
DESPOIS (Martin), Desposius, avocat et poète, né a B« dans la deuxième moitié du xvi« s., mort vers 1624. Ce poète a laissé des vers français, latins et grecs disséminés dans les livres et les recueils contemporains. M. Reinhold Dezeimeris les a recueillis et publiés avec des vers inédits et une notice en un vol. in-^ de 141 pp., B«, Gounouilhou, 1875 (publ. de la Soc. des bibliophiles de Guyenne).
B. de F.
DESQUIROH DE SAINT-AGNAN (N.), avocat à la Cour royale de B* de 1806 à 1830; fécond auteur de productions de toute sorte : jurisprudence, hist., poèmes, philosophie dont on a perdu le souvenir et dont on trouvera le relevé dans la très i*areet très singulière publication suivante de son fils : Notice hist,sur les ouvrages
Subliés par M. Desquironde St-Agnan, », Peletingeas, 1831, in-8% de 164 pp.
B. de P.
DESSE. La famille Desâe, originaire de Pauillac (Gii.), a fourni au oort de B*
{dusieurs marins qui se sont iUusti^ par eur bravoure et leur générosité.
DESSE (Jacques), se distingua de 1795 à 1814 comme off. de marine militaire.
Mouiut à Pauillac, capitaine de pori.
DESSE (Auguste), cap. de frégate, commanda la Mouehe, qui, après avoir infligé des pertes sérieuses aux Anglais, fut prise avec son capitaine qui resta dix ans sur les pontons.
DESSE (Pierre), né à Pauillac (Gir.) le 31 août 1760, mort à Lormont le 2^) juin 1839. Fut délégué français au Sénégal; durant les guerres du premier Empire, il devint avec son navire VIncroyable un coreaire fameux; pris par les Anglais, il s'évada une première fois des pontons, arma un nouveau navire, reprit la mer et après une brillante campagne fut fait prisonnier de nouveau; pendant cette dernière captivité, en Angleterre, il sauva, dans une inondation, plusieui-s pei-sonnes entre autres ses propi«s geôliers, et pour ce fait il fut remis en liberté et renvoyé , en France.
DES