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DEVI6NBS (Vital), avocat, né à Rions (Gir.) en 1756. Appartenait à une famille de paysans ai^. Après de brillants succès au collège de Guyenne, il prit place au barreau en 1777 et fut syndic de l'ordre à ti*ente-deux ans. Aucun de ses devanciers n'était arrivé aussi jeune à ce poste d'honneur.
Devignes, comme la plupart des membres du barreau bordelais, applaudit aux premières réformes de Louis XVI, mais dés 1790 nous le trouvons dans le parti réactionnaire. Au Musée, nous le voyons décider ses collègues, malgré l'avis de Vergniaud, a ne point admettre les jour* naux libéraux; il fût l'un des fondateurs du Club monarchique. Ferrère, aloi'S son secrétaire, dut, sur ses avis, abandonner les Amis de la Constitution.
Retiré du barreau en 1793, il consentit cependant à défendre M. Gilhiard, curé de St-Loubés. Il le fit avec énergie ; les démagogues se permirent de telles mai^
Sues d'improbation que le président de irézetz dut faire évacuer la salle.
Dès le début de la Terreur, ses amis le poussèrent à passer en Angleterre. Peu après le regret de la patrie le jarit, il rentra à B> ; le lendemain il était aiTété et conduit devant Lacombe : « Misérable.
» lui dit-il, ton tribunal est un tribunal » de sang; tu y viendras toi-même expier 9 tes tireurs. > Le 29 prairial an II 17 juin 1791), Devignes était condamné i mort.
Devignes fût souvent à la barre le rival de Guadet. M. Chauvot nous a conservé dans son ouvrage : Le barreau de B^^ de beaux extraits de leur éloquence judiciaire. Il a laissé les fragments aune comédie manuscrite, intitulée : Les noxir velliêtes,