V. DE Laxtenay, Les prieurs elsustraux, p
DULORIÉ (Fimnçois Bureau), né à Bazas le 6 janv. 1794, mort à B'' le 25 oct. 1871. Son pèi-e. Baymond Bureau, mort à B» le 17 déc. 1838, était coiffeur à Bazas; il portait toujours à sa boutonnière une feuille de laurier : de là le sobriquet do Dulaurier ou Dulorié qui devait être béni un demi-siècle à B\
Le jour de sa naissance, on lop^eait des soldats chez le coiffeur Dulorié; le matin avant le départ les soldats frappent à la porte : « Bourgeois, est-ce un garçon? — Oui. — n a bien crié cette nuit ! il chantera bien la messe et remplacera les curés que nous avons tués en Vendée. )»
Mis au séminaire, il y eut des succès et tout en suivant les cours de la Faculté de théologie de B*, il professa la 6* au petit séminaire en 1815. La même année, il fut envoyé à StrSulpice pour compléter ses études et passa deux ^ns à la Solitude dlssy sous le célèbre sulpicien Gosaelin ; il revint à B< le 19 déc. 1&17, fut ordonné le lendemain avec dispense d'âge et nommé vicaire à Saint-Martial; curé de Virsac et Peujard le 1" octobre 1820; curé de Saint-Estèphe le 1" avril 1821 ; vicaire de »St-André de B« le l»»" juin 1822 ; chanoine bon. de B'' le 23 oct. 1823. le gouvernement le nomma le l"''iuill.l825 aumônier des soui^s-muets, dont il fut aussi le professeur. Pendant Kfyn aumônerie, il prêcha avec succès dans toutes les églises deB*. Le 1" oct. 1830, il devint
ciiiii de St-Eloi do B* et en 1832, curé de N.-D. Peu de temps après Ms' de Cheverus, qui appréciait beaucoup ses mérites, le proposa pour un évêché et Ms' de Trélessac, év(H{uedeMontauban, le demanda pour être son coadjuteur; mais la calomnie le fit passer pour ennemi des d'Orléans et tout échoua. Sous la Bépubliquo de 1848 il fut fait *^^ et une lettre du ministère lui annonça sa nomination comme évêque de St-Flour. Ti-ois jouis après une seconde lettre le priait de regarder la première comme non avenue et on nommait M. de Pompignac, dont la famille devait sen'ir aux élections prochaines. M. Dulorié pria alors le gouvernement de le rayer de la liste des candidats à répiscopat. Le plus bel élo^^e de M. Duloné, c'est Testime qu*avait pour lui un caiHlinal tel que Ma*' de Cheverus, qui écrivit au gouvernement : « Je ne » supporterai jamais que M. Cieorges, » mon neveu, passe avant M. Dulorié, et » si j'étais maître de l'archevêché de B*, » c'est à lui que je le remettrais. »
M. Dulorié fut longtemps memb. de la commission consultative des soui^e^ muettes; memb. et présid. de la comm.
d'examen des instituteurs; memb. delà comm. du lycée et de la Soc. de charité maternelle. Homme d'esprit, de sens, de caractère, d'une grande franchise, tolérant et charitable, il fut sympathique à tous. Ses prônes étaient remarquables non seulement par le fond mais par la forme toujours naturelle, courte, originale, où étincelaient souvent des saillies heureuses. Les plus grands prédicateurs de France passèrent dans la chaire de N.-D. sans qu'on cessât de rechercher ses instructions simples et familières.
Il fit exécuter dans l'église N.-D. de nombreuses améliorations; citons entre autres : en 1833, peinture à fresque des voûtes et du chœur ; en 1842-43, réparation des grandes orgues ; en 1849, l'achat des vitraux dus au talent de M. Thibout, de Clermont-Ferrand ; en 1865-66, la pose du plancher et des grilles.
n est mort après avoir été trente-neuf ans curé de Notre-Dame, aussi jteu foi^ tuné que le jour où il fut placé à la télé de cette importante et riche paroisse, léguant aux paavi*es le peu qu'il m>ssédait.
n Ait honoré de la confiance de Mfl' d'Aviaii, de Tamitié intime de Mo'' de Cheverus, de l'estime de Mo'' Donnet qui le nomma promoteur diocésain et lui proposa la place de vicaire général qu'il refusa.
Son buste sculpté par M. Fournior se trouve dans le vestibule de la sacristie de Notre-Dame.
Beaucoup de ses paroissiens regrettent c^i'après trente-neuf ans d'un tel minii^tere à Notre-Dame, ses restes ne reposent pas dans cette église, à côté do feu M. Bellcville.
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DU1IA6E, xviii* $.,01*011*6 et bénéficier lie l'église St-Michel de B'^ ; auteur d*un Hecueil de bulles, actes et transactions pour servir à l'hist. de Vunion de l'église St-Michel à celle de Ste-Croix, B>, 1754^ in-i<'. Suivant Bernadau, Dumage aurait laissé des mss. tous i*elatifs à rhiât. de réglise de St-Michel. B. de F.
DUKAS (Philibert), maire de B> de 1316 à 1317.
DUMAS (Pierre), maii^ de B> de 13U3 à 1400.
DUMAS (Le Père Félix), récollet de B*, auteur des ouvrages suivants : La tirannie de V amour ^propre destruitte par les fidèles pratiques au pur anwur, jk>ui*deaux, G. Millanges, 1(H6, in-i^; Tableau de V éloquence sacrée ou l'entretien de VAiXid, chrestienne, B*, G. Millanges, 1639, in-4« de 795 pp.; Le triomphe de VAcad. chrestienne sur la profane, B<, G. Millanges, 1641, in-4«>; Paraphrase sur les lamentations du prophète Hiérémie f)our servir d'entretien aux âmes dévotes, pencUint la semaine sainte, B*, G. Millanges, 1641.
in-8». B. de F.
DUMAS, auteur d'une pièce fort rare
Sui manquait à Soleinne et imprimée à * vei-s 1686, sous ce titre : Le cocu en Iterbe et en gerbe, com. en cinq a. et en vers, dédiée à motiseigneur le maréchal d'Albret, B«, Séjourné (s. d.), in-8»; La bibliothèque du Théâtre fraihçais du duc de La Vallière^ Dresde, 1768, t. lil, p. 110, catalogue cette pièce dont elle nomme Tauteur Dumas. Le libraire Gay a réimpnmé cette comédie il y a quelaues années. B. de F.
DUMAS, carmélite, en religion sœur Marie du St^crement, née à Lingoiran le 24 mars 1695; moi-te à Montpont, en odeur de sainteté. La Bibliotheca carmelitana contient sa vie, écrite, dit-on, par elle-même. B. de F.
DUMAS -B0IS6RAM0NT (N.) présid.
de l'administration départementale de la Gir. de 1795 à 1796.
DUMAS-GONTIER né à Liboume en 1737; député de Libourne aux Etats généraux en 1789. Son porti*ait gr. par Bourbe en 1790 se trouve dans la r.oU. Dczabier.
DUMAS DE SAINT-^JEORGES (Bertrand), officier, né cm 1791 ^ mort à Libourne en 1884. FntiV; à Samt-Cyr eri> 1809, fit en 1812 la campagne de Russie, celle d'Allemagne où il fut blessé et fait prisonnier. Ayant eu le bras amputé après cette blessuœ, il dut quitter le service; *^ en 1815. Se fixa à Libourne, où il fut cons. mun. de 1830 à 1848 et pendant deux ans adjoint au maire.
DUMEAU (Amand), né à Langon (Gir.) le 11 nov. 1811. Fut en 1848 Tun des premiers fondateurs et directeurs des services réguliers de bateaux à vapeur de ^^ à La Réole et Agen; devint en 1856 directeur des bateaux à vapeur du bas de la rivière, faisant le senice de B* à Blaye, PauiUac et Royan, et en 1870, avec M. Heyrim, directeur de la O^ maritime Gironde-et4>arpnne, à la této de laquelle il est encore aujoui'd'hui.
Mérita a plnsieui's reprises des méd. de sauvetage. Le 15 juil. 1852, méd. d'hon, de i^ classe, pour avoir sauvé, au péril de sa vie, un vieillard et sa fille qui se noyaient dans la Gar., pi-ès du Becd*Ambès, le 18 mai 1852, et la dame Fcrrand, tombée dans la même rivière, à Langon, le 4 juin suivant; Témoignage de satisfaction, pé^r avoir porté secours le 19 juillet 18o7 â un navire américain en danger, à renti*ée de la rivière à Royan; ^ le 15 août 1863; chcv. de l'ordre impérial de la Rose du Bi'ésil le 24 sept. 1874.
DUMILATRE (Alphonse-Edme-Achille Jean), statuaire, né à B> le 11 avril 1844. Pensionnaire de la ville de B< à Paris de 1864 à 1869; élève de MM. Duraont et Cavelier. a remporté à l'Ecole des beauxarts de Paris dix-sept méd., dont quatre premières, trois secondes et cina troisièmes, deux grandes méd. d'émulation, une deuxième méd. d'hist. et archéologie, une méd. de perspective, une méd. d anatomie, le prix de la tête d'expression, de l:i fondation Caylus, et le prix Trémont d'une valeur de 1,200 fr.; a obtenu en 1867 un accessit au ^rand-prix de Rome avec Dispute d'Achille et d'Agamemnon; en 1872, premier second grand-prix de Rome avec Ajax mcnai-ant les dieux; a exposé à presque tous les salons de Paris depuis 18/2; en 1878, méd. de l*"* cl. pour le monument funèbre élevé au Père Lachaise, à la mémoire des savants aéronautes Crocé-Spinelli et Sivel.
A exposé de 1875 à 1880 une série de bustes de notabilités; en 1879, une statue de Montesquieu commandée par l'Etat pour la Fac. de droit de B<; a exécuté en 1880-81 les statues de Viollet-le-Duc et de«Cavaignac, pour l'Hôtel de Ville de Paris; en 1882, une statue, la Poésie luriquc, pour rescalier d'honneur du Grand- riieiUre de B*; en 1884, un monument apothéotique à Lii Fontaine, en conrs d'exécution pour le Ranclagh à Paris; en 188f5, Le jeune vendangeur, acquis par TEtat et commandé en bronze pour le musée du Luxembourg; en 1887, Portrait de M. le D^..., buste plât;v.
Ajoutons qu'au concours ouvert en 1888 parla municipalité de B* pour l'érection d'un monument à la mémoire des Girondins sur les allées de Toumy, le projet de MM. Dumilatre et Deverin a obtenu
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dénnitivemeutle2« prix (3,000 fr.), et que la statue de M. Dumilatre : La Liberté brisant ses fers, qui était destinée à couronner le monument, a obtenu un vrai succès d^admiration.
DUMORA atné, maître de forges, né à Biganos (Gir.) en 1800. Fils de Jérôme Dumora, ancien maire de Biganos, lieut.
à cheval des douanes, entoure de Testime de Taifection de tous. Dés 1826 commençait sa vie publique comme adjoint au maire de La Teste; en 1831 cons. d'arr,; en 1836 suppléant du juge de paix du canton de La Testa; depuis 1842 memb.
du comité supérieur d instruction primaire de Tarr. de B«; memb. du cous, gén. de la Gir.
DUMOKA Jeune, nM Biganos (Gir.) le 6 juin 1806. Notaire à Ste-G<x>ix-du-Mont; le 22 juillet 1833, cons. mun., puis maire de cette commune. Se fixa à La Teste, où étaient ses propriétés ; cons. mun. en 1815, puis mai ce de La Teste et au mois d'août 1848 cons. gén. de la Gir.
DUMOULIN (Evariste), né à Villeffouge (Gir.) ou à B« en 1776, Publia sous l'Empire, dans les journaux du Midi, différents écrits politiques et quelques pièces de poésies; venu à Paris en 1815, il écrivit dans le Messager des chanibres et fut, plus tard, l'un des créateurs du Constitutionnel, de la Tribune française et de la Minerve française, 1818-1819. Franc, parfois à l'excès, il eut quelques duels et plusieurs procès, mais il se tira heureusement des uns et des autres. Ses articles étaient cités comme des modèles de goût et d'impartialité. En juillet 1830 il prit, après M. Thiers, la pai*t la plus importante dans la protestation des journalistes et quittant un instant sa plume f\o\\v prendre une épée, il s'établit à 'Hôtel de Ville après plusieurs heui'es de combat, y installa un semblant de gouvernement et mit le général Dubourg a la tête de Tinsurrcction. Après la vietoiro il fut nommé i^ et chef de bataillon de la garde nationale.
Refusant ensuite toute autre récompcnse,il reprit sa plume et laissa les hommes du lendemain se partager les hautes places du gouvernement. A publié : Le procès des généraux Drouot et Cani»
bronne; Hist, complète du procès du maréchal Ney, Paris, Dclaunay, 1815, 2 vol. in-8o; Lettre êur la censure des journaux, Paris, Baudoin, 1820, in-8o; Examen du projet de loi sur la presse, id., id., 1827, in-8". Mourut à Paris le 4 sept. 1833. Aflable et obligeant envera tous, il était pour ses amis d'un rare dévouement. Son portrait a été gravé.
Y. la liste de ses travaux dans, la Hou», bioar. gin, Horper; dans Joua nhrt, t. II, p. 437. — IlBifRioy, Annuaire h'o^r., 18.34, t. I, p. 334 et Biogr. nouvelle descontrmporaim, l. VI,p. i:i9.
BUHTRAT, chanoine de la cathédrale St-André de B». Auteur de : Oraison fu' nèbre de la princesse Marie Leczins/ca, reine de France, prononcée à B« en 17^.
DU MOGUtS, V. NoGUÈs (duX
DUNOIS(Jean), dit le bdtard d'Orléans c** de Dunois et de LongueviUe, \¥^% 1468. Célèbre capitaine sous Charles VU; il commandait les forces du roi de France qui chassèrent les Anglais de Guyenne au milieu du xv« s. Il lit le siège ae Blave, 011 il battit la flotte anglaise, s empara 'de Fronsac et fit capituler B>.
V. GoDEFROï, Hee. des hiatorlent de Chef' les VII, 16©i, in-f, et Aimé Chamtouio», Louis et Charles d'Orléaus, 1844, in-8*.
DUPAIK (Edmond-Louis), peintre, né à D^ le 13 janv. 1847. Pensionnait^ de la ville de B> en 1867 ; élève de 0. Gué et Cabanel ; a exposé au salon de Paris de 1870 à 1H88. va obtenu 3« méd. en 1873; 1>^ méd. 1977; mention à l'exposition nnivei*selle, 1878j prof, de dessin à l'Ecole polytechnique depuis 1870. A exposé au salon de B> depuis 1869, et dans divers salons de province et de l'étranger: a obtenu des méd. à Vienne, Londres, Dieppe, etc.
Parmi ses principales toiles nous citerons : Thyonée chasseresse, 1874, musée de Narbonne; La Jeunesse et la mort, 1875; Portrait de Delaunay, de la Comédie fi-ançaise, 1876, pour le fover de l'Odéon; Le bon Samaritain, l(fr7,
Kour l'église de Longwv (Meurthe-et- [oselle); St Gervais et St Protais, conduits au mai-tyre, 1877, pour l'église de Pierrefite (Seine). Ces deux dernières toiles ont figuré à l'Exposition univei-selle de 1878. Le droit de sortie à B^ au xvi«»., remise des branches de cyprès, 1878, pour le trib. de comm. de a'^; La mort de Pétion et de Buzot, le soir du 30 prairial^ 1880, au musée de Liboume ; Le printemps chasse V hiver, panneau décoratif, 1881 ; Le cltemin difficile, 1883; Sujet Louis XJII, appartenant au grand duc Alexis de Russie ; Passage de venue devant le Soleil, plafpnd pour l'Observatoii^e de Paris, 1^; Portrait du contreamiral Mouchez, i^i Départ de Venfnnt prodigue, 18K7; Entre deux dangers, 1888 ; Musique de rue, Biskra, 1 Wi.
DUPATY (Charles-Marguerite-Jean- Baptiste Mercier), né en 1744 à La Rochelle, mort à Paris le 15 sept. 1788.
Avocat gén. an Pari, de B»: enfermé à la suite de ses écrits dans le rort de Pierre- Encise à Lyon ; présid. à mortier au Pari, de B« en 1778: memb. de l'Acad. de B« le22janv.17œ.
A publié : Discours dans la cause d'une veuve accusée d'avoir forfait avant Van du deuil prononcé à la grand-chambre
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le i5 et le 32 juin ilô9, B% 1769, in-8»: Discours mrononcé le i3 mars i775 a la première audience de la grandchancre après le rétablissement du Pari,, B*. Chappuia.1775, in-Ô»; Lettres sur l'Italie en i7À5; Rome et Paris, Desenne, 1788, 2 vol. in-8«» (cet oavragei le plu9 célèbi*e de ceux de Dupaty, a eu de nombreuses édit.); Mémoire justificor tifpour trois hommes condamnés à la roue (Lardoise, Simare et Bradîer de Chaumont), Paris, 1786, in-i» (cet écrit éloquent et courageux en faveur de trois accusés que l'auteur présumait innocents, fut condamné à être lacéré et brûlé par la main du bourreau, par arrêt du Pari, de Paris du 11 août 1786); Moyens de droit pour Bradier, Simare, Lai^ doise, condamnes à la roue, Paris, 1786, in-8o; Réflexions hist, sur les lois cri* minelles, 1788, in-8o; J^ettressur la procédure criminelle de France, 1788, in-8». Le portrait de Dupaty a été gravé par Gaucher en 1786 d'après Nauté. B. de F.