‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 22 sur 549 · AUM · texte numérisé non relu

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Tours, AfI. Maine «t (Ils, 1883; lievti*^ clinique d'ornliëtiqtte, foiidiV pl publiée à B«, i88t)-188K; Ménwirrs et ofw<»irw- ^iïï^MT fi*ophtahnol()gie imitiune, ParÎH, 188R.

ARMAILHAGQ (Jonc^ph- Arnaud d*\ ancien magistrat, né sur le domaine de Mouton à Pauillac le ^) <léc. 1789, mort a B^" le 23 avril 18H8. D' en droit à Pari», le 6 jiiil. 1811 ; lieut. aux volontaires royaux en 1814; cap. aide^le-camp du p6n.* inspecteur de la garde nat. en 181 j; con». auditeur à la Cour royale de n> en 1821; démissionnais en 1KI0; memb. de la Soc. d a^'riculturede la Gir.; memb. correspondant de TAcad. de R> et de plusieurs autres soc. savantes, fut l'un des viticulteurs les pins distin^oiés du Môdoc. Son cru de Mouton d'Armailhacq, on ne peut mieux encépage^, est un des plus rechercliés de sa classe. A public lie itombraux art. agronomiques dans les journaux ou i*evues locales et un ouvrage intitulé : De la culture tJes teignes, de in viniftcntion et dm vins dans le Médoc, (wec un état des vignobles d'aprèn leur vêputation, 3^ édit., U«, 1807, in-8», fi fr., et qui est considéré comme le meilleur de tous les écrits publiés sur la viticulture et la viniflcation en Mt^doc.

ARMAILHACQ (Joseph-Louis- A médée d'), économiste, fils du précédent, né à H» le 16 fév. 18251, mort le 17 sept. 1871,

ÏMiblia en 1871 Vmwner èt^ommiiste, 'oitiers, H. Oudin, in-18; en 1870, La l 'gitimitè et le progrès, B*, Feret et lils, in-8», et L'instruction obligatoire, IJ«, id.,bi'. in-8». Ses écrits témoignent d'un esprit large et très cultivé, qui aurait certainement pitxluit d'autres excellents travaux si la mort n'avait pas mis un terme prématuré à sa carrière.

ARHAINQAUD (Louis-Maurico), né à Saint-Domingue en 17H8. Kils d'Antoine Ai'inainguud, capitaine au long cours et plus tîirii corsaire; il s'embarciua en 18(16 .sur la Moselle, puis sur In Penêlojye, en IHfXIsur le cofisain» Petite- Aventure, cipitainc Hrun. Pris par les Anglais le 'il fév. 180i) afii-ès un combat où il se ilistingua par son inlivpidité, il fut jeté sur les pontons de Plymouth. Ecliaiigé contre un prisonniiM* aiiglatn, il rentra en France et s'embar<)ua surli» vaisseau le Triomphant Ici'' fév. 1812. Nommé le li avril 1812 efiseigne tie vaisseau, il reçut le conuiiandement de la Bombarde II" 1 faisant partie de la I" division de la llottille stationnant dans la Doniogne. Bon marin, vaillant olllcier, il se distingua encore par sa bi-.ivouiv sous les murs de Blaye.

A la paix, il devint caititaine au long cours; se fixa dans le lllayais et y fit souche.

ARMAnfCAUB (Antoine- Arthur), né à St-CJers-Lalande (Gir.) le 30 avril 1842, petit'HIs du pi^éilenl. D' en méd. de la Faculté de l^aris du 6 août 1867; prof, agrx'gé à la Faculté de méd. de B» depuis sa crc»ation (1878) ; méd. du lycée de B«; lauréat de l'Acad. de méd.* de Paris; prof, du coui-s mun. d'hygiène de B*, fondé par lui en 1872; memb. du cons.

d'Iiyg'ene de la Gir. ; off. de l'in-st. publi-

3uè; memb. corresp. de la Soc. de méd. e Paris; memb. et s(»ci-étaire du comité dép. de suiTcillance et de protection des enfants du l»"" âge; ancien méd. aidemajor des mobilisés de la Gir. (1870-71); ancien i-éd. du B» médical (1872-1877) et du journ. la République française pour la revue scientifique (1871 à 1884). Chargé par le cengrès internat, dliygiène de Genève (1882) du i*apport^én. 'sur la question des hospices et sanatoriums maritimes, pour les enfants scrofuleux et racbitiques, institués dans difléients pays d'Eun)pe. Ce rapport a été le point àc départ d'un grand mouvement en faveur de la création de nouveaux hôpitaux maritimes. Encouragé par l'adhésion de ses collègues et de toute lapressc franc., le l)*^ Armaingaud a, dès 1882, commencé sa propagande à Fai-is, B*, Bayonne, Toulouse, Peipignan, Montpellier, etc., et n'a pas tardé à fonder deux hospices maritimes : à Arcachon(Gir.)et à Banyulssur^Mer(Pyr.-Or.), grâce aux ressources qu'il a créfVps et aux nWralités qu'il a fait naltiv. A Arcachon, le !)•■ Louis Lalanne donnait un terrain, pendant que M*"* Ëngn^my offrait 47,000 fr. pour bAtir le premier pavillon de cet hospice, où un

ffrand nombre d'enfants sont entretenus, es uns aux frais de M. Annaingaud; les autivs pa.* la ville de B*, le département et diverses personnes charitables.

A Banyuls, la fondation du sanatorium qui s'élève sur le bord de la Méditei-ranée i»st due à la fois au ï)»" Armainpud qui en a nit'^conisé l'idée devant le cons. d'hygiène et le cons. gén. des Pyr.-OHent^Ue's, et à M. Georges Lafargue," un autiv. (iirondin, préfet de ce dép., qui, à la suite de la campagne entreprise par M. Annaingaud à ce sujet, a obtenu du cons. gén. un vole de 2(X).O0O fr., que sont venues

Jîrossir d'importuites litM'Mmlités. M. le )•■ Armaingaud y entretient dix enfants pendant trois mois.

Il ajoute à celU» oMivre d'hygiène s»»ri;de un mode d'enseigneinenlde l'Iiygièir?

auquel il a donné une grande extension. Il répand gnituitement par centaines de* mille chaque anntV, g 'Ace aux annonces qui les accompagnent, des instructions populaiit»s «l'hygiène, en vue de lutter contre la scrofule et la phtisie. Il a fait dans le ménie but îles conféivnces sur tlivers points de la Fi-ance, et, répuiidanl à son apjK>l, de jeunes médecins propag5înl par tle.^ coiiféiviicc* les précieux

roiiseitfi qu'on trouve dans ses leçons «riiygiène.

a' été depuis Tannée 1872 un des principaux promoteurs du mouvement *l*opinion suscité, dans le corps médical, en vue de 1 orj^nisation administnitive de la médecine publique et de la création :«oit d'un miniMtère, soit d'une direction de la santé publique.

M. Armaini^uud a publié les travaux suivants, édités chez M. A. Delnhave à Paris: De la rumination humaine, IHtn. Hygiène. d%t soldat en camjwgne, JJ», 1870. Ptieumonies et fièvres interniitt. pnoumoninues, 18T2. De nos instiiulions d* hygiène publique et de la nécennité de l'es réformer ^ l" édit, 1872; 2» édit., 1874. Du point anophysairv dntvs les névralgies et de rirritation Hpiuale, 1872. (Mém. lécompensé par 1 Institut, Acad. des .sciences, 1878 et couronné par l'.Acad. de méd., 1879, épuisé. Trad. en italien et en allemand.) Iai ville de iJ* est-elle menacée d'une invasion de la fièvre jaun4*f (Rapport à la Soc. de méd. et de chirurgie de B*, juin 1875, qui a seni à faire voter un créilit de 250,000 fr. pour ra<q-andis- •sement du lazaret de Pauillac.) Sur une m*vmse vaso-motrice se rattachant à l'état hystérique, 187tt. (Mém. récompensé par l'Institut, Acad. des se, 1878, et couronné par TAcad. de méd., 1879.) De Vangitu» de poilritu* comme cause de la mort subite des nouvelles accoU' rhées, 1877. (Couronné par l'Acad. de méd.) Sur nn cas de sclérodermie traité avec succès par les courants électriques continus, 1878. Sur une corrélation ftathogénique entre les maladies du c(t*ur [insuffisance et rétrécissement aortiques] et V hystérie chez l'homme,

1879. liecherches cliniques sur les cau^ ses de l'hystérie. Relation d'une petite épidémie d'hystérie, observée à B^datis nne école de jeunes filles, 1880. Action rapidement favorable de Veau froide (draps mouillés}, dans un cca de fièvre typhoïde avec temjM^rature hypertherfuique de 4^ et pneumonie du smnmett

1880. Sur un cas de catalepsie chez une hystérifj ue. Mommianie cotisécutive, 1880. Des injections hyiwdermUpies de jnlocarpinedans la transpiration fétide des pieds. (Communication présentée à l'Acad. de m(M. de Paris, séance tl-u 27 janv. 1881.) Sur les moyens de faire aboutir les projets d'organisation de la méd. f)ti6/»(pie. (Communication faite à la Soc. de méd. publique, séance du 21) janv. 1881.) Z)e la nécessité de rendre la revaccination obligatoire r/mw les étahllssenienls scolaires, et les moyens qu'elle fournirait d'instituer une comjmraison exacte et méthodique entre le vaccin humain et le vaccin animal au donble j)oint de vue de leur action immédiate et de la durée de leur puis-

saju^e préservatrice, 1882. De la nécessité dé créer à B* des étuveji publiques p<mr la désinfection, dans les maladies transmissibles et contag., 1881. !>es sanatoriums maritimes jHtur les enfants scroful., rachitiques et débiles (conjfn»s de lienéve, 1882). Rapport au Congrès de l'Association française ttonr l'avau' cernent des sciences / i887} sur Vumvi*e des hôpita ux maritimes, et les nouvellet fondatiotM d'Arcachon et de Banyuls.

ARMAK (Jean-Lucien), né à !)> en 181 1 ; mort en oct. lK7ii. Constructeur de navires. Il est soiti de ses chantiers des ftéffates pour la Hussie, des canonnières, dei<batteiieMnottant(*spourlaFr»nc;^,etc.:

remit en activité le chantier d'Ajocrio et y construisit des bâtiments f»our l'Ktat; obtint une méd. de l**» cl. à rKxposition de 1855 pour son nouveau systiMne de vaisseau en bois et en fer: élu inemb. d» l'Académie de B» en 1859; memb. du conseil içén. de la Gir., représenUmt le canton de Cadillac, de 1854 à IMIW; fut élu en 1K57, comme candidat ofllciel, député de la 5« circonsci-iption de la (iir.; en 18H3 il fut réélu par 16,552 voix, sur 30,400 votants (le duc Decazes était Tun de ses concurrents); fut à la Chambre rapporteur dislinjçué de com* mi.ssions spéciales; :-> en oct. 1K52: O. iS'-, puis C. :k en IHïH. De mauvaises aiTairt^s industrielles le firent déclarer en faillite à la fin de 1808; il donna sa démission.

ARHAUD I"' ou AGIOS, XVIII' archevéfiue de B*, 1025-1027.

AHNAUD II* du nom ou ARNAUD OUIRAUD ou ARNALDUS GERALDI, élu XXIV* arehevéque de B* en 1103, mort le 29 avril 1124. Était fils de (iéraud, sei- (i^neur de Cabanac; la famille Arnaud Uuirdud, dit Baurein, possédait « hors les murs, au dernère du tort T^uis, une maison avec enclos qui devint plus tard l'hôpital de la contagion »; en 1110, cet arehevi»que fit île l'é^dise de SUKmilion un monast<"M*e de l'ordre de Sl-Benolt; en 1120 il condannia le prieur et les moines de St-.Macaire dp l'ordre île St-Benoist à rendif» obéissance à l'abbé de Sle-Croix de B», et le pape Calixle 11 confirma son ordonnance en 1123; en 1122 il apaisa le proct's qu'avait fait le chapitn» touchant la consliuction de l'église et de Thôpital St-.lamcs du B*.

ARNAUD DE GANTELOUP, V. Can-

TEI.OIJP.

ARNOZAN ( Charles - I^uis - Xavie!-), méd., né à B" le l2nov. 1852. Fils de l'un des pharmaciens les plus distingués dr»

B«, petit-fils de \. Arno/.an, savant méd. tie 6»; interne de l'hôpital St-Andié de B« de 1872 à 1874, interne des hôpitaux

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