BROUSSE
EUTROPE (Flavius-Eutropius), historien latin du lv<> s. Il était médecin et avait composé plusieurs ouvrages : un seul, son Abrège de l'hustoire de Rome, a été plusieurs fois traduit. Marcellus mit à profit son Traité de médecine, aujourd'hui perdu. La tradition le fait naitix» en Aquitaine; O'Reillv affirme qu'il est né à Bazas. Ê. de F.
V. toutes les biogr. — Baurein, Variétés bordclai»f9. — Alphabets de CfVyenne, Province du 6 juill. 1876. — Sous, Hist. de la méd. à B'.
EVEILLE (André), né à Saintes le 'M) nov. 1835. Entré en iSjft dans l'admi-
nistration des contributions directes, a été successivement surnuméraire à Angouléme, contrôleur à Luçon, aux Saoles- 'd'Olonne, à Libourne et à B*: inspecteur à Tarbes en 1880 et à B> depuis 1882. Bibliophile et linguiste, il a publié : GloMaire du patois saintangeaii, B^, V« Moquet, 1 fort vol. gr. in-8»-
EXUPERinS, rhéteur bordelais dont Ausonea célébré l'éloquence; il professa avec éclat la rhétorique à Narbonne et à Toulouse et eut pour élèves Dalmace et Annibalien, neveux de l'empereur Constantin. Coinblé de faveurs et de richesses, il se retira dans les Gaules après avoir été gouverneur d'une province d'Espagne et mourut à Cahors. B. de F.
V. A r SORS, Professores, XVIL — DeGèkes, Alphabets de Guyenne, etc.
ETQUEM (Grimon), grand-père de l'immortel Michel de Montaigne, était jurat de B* en 1486; fut l'un de ceux aux noms desquels Pierre Dubois, notaire à B^, passa le traité par lequel Michel Svierber s'engageait à créer une imprimerie à B*.
Grimon Eyquem était fils de Raymond Evqiiem, riche marchand qui acheta, le 10 oct. 1477, à Guillaume Dubois les deux .seigneuries de Montaiffne et de Belbeyo, dans la chàtellenie de Montravel, au prix de 300 royaux d'or. C'est de cette fayon que le nom de Montaigne entra dans la famille de l'illustre auteur des Essais,
ETQUEM, V. Montaigne.
ETQUEM, sieur du MARTINEAU (Mathurin), alchimiste bordelais du xvn« s.; auteur d'un curieux ouvrage de philosophie occulte intitulé : Le pilote ae Vonde vive, ou le sea*et du flux et reflux de la nier, contenant vingt et un wioMi'enientSf et du jwint fixe, Paris, Jean Dhoury, 1678, in-12, fig. ; on en connaît une seconde édition augmentée de deux traités twuvexiux sur la philosophie naturelle, Paris, 1689, in-12.
Brunet (Manuel du libraire, t. IV, col. 65()) dit, à propos de ce livre : « M. Hubaud, de Marseille, possède un » exemplaire de l'édition de 1678, qui )» n'est pas anonyme; on lit sur le froii- )»tispice: par Mathurin Eyquem, sieur » du Martineau, bourdelais. Sur le coin » intérieur du frontispice du mémo exem- » plaire est un paraphe priîcédé des » chiffres 1183, l'un et l'autre à la plume, » ce qui est expliqué par la note sui- » vante imprimée au bas de la deinièrc » page, chiffrée 221 : Les exemplaires sont » cotiez et paraphez par Vauteur pour » éviter Valtération et la fi^nde. »
Le sieur du Maitineau appartenait à une famille de Barsac, qui possédait lo fief du Martineau au xvni* s. B. de F.
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ETQUEH (Pierrc-Frantz), né à B» le 10 juin. 1856; avocat en 1877. 11 fit à B», sous le patronage de la Ligue de renseignement, plusieurs conférences très applaudies. Sous-préfet des Sables-d'Olonne (Vendée) de 1880 à 1883, de Figeac (Lot) de 1883 à 1886; seci-ét. gén. de l'Isèi-e depuis 1886; Q A.; chev. de Charles lïL Auteur de : Etude sur
Gonsalve de Cordone, dit le gmnd capitaine, Paris, Champion, 1880, in-12, avec portrait et autographe.
EZEIIARD (Jean-Baptiste-Gabriel-Pascal), né vei-s 1740, mort en 1806. Propriétxiire aux Esseiiites. Membre du conseil général de la Gironde de 1803 à 1806.
f ABAS II (Jean de). Quoique catholique, il soutint les protestants dans les guerres du Midi, combattit ensuite à Lépante contre les Turcs (1571). Devint, par son mariage avec Louise de La Chassaigne, veuve de Gaston d'Arsac, propriétaire du château et coseigneur de Castetsen-Dorthe. Il était alors catholique et occupait Bazas pour le compte du roi de France avec une compagnie dont il était capitaine.
Un de ses confrères d*armes habitait Bazas où il s'était marié avec une veuve très riche dont la fille, née du premier lit, était tràs recherchée. Fabas briguait sa main pour son cousin, le sire de Gasc ; ayant reconnu qu'il ne pouvait l'obtenir que par un acte de violence, il fit assassmer le beau-père, enleva la jeune fille et la livra à son parent.
Pour échapper aux conséquences de ces deux crimes, Jean de Fabas passa dans les rangs du parti calviniste qui visait à s'emparer de Bazas. Très audacieux, d'une humeur belliqueuse, il seconda avec intelligence les projets d'Henri de Navarre et s'empara, par un hardi coup de main, de la ville de Bazas et quelques jours après de La Héole et de Langon, mais il échoua devant Saint- Macaire.
Aussitôt après son élévation au trône, Henri IV lui rendit le château de Castetsen-Dorthe, dont les terres furent érigées en vicomte et avec les baronnies de Barie et de Lados; il le nomma gentilhomme de sa chambi^ (1594) avec les titres de maréchal de camp, de capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnan- .ces; de plus, il fut nommé gouverneur de Condom et du pays d'Albret. Mourut en 1614.
V. Lco Droutn, Guyenne milit., t. II, p. 271. — Mémoires de J. de Fahas, publiés d'après le manuscrit original par H. Barckhausen.
FABAS III (Jean de), seigneur de Castets, fils du précédent. Fut comme son père un protestant ardent et guerroyeur. Nommé vei's 1621 général des églises
réformées de la Basse-Guyenne, il se mit à ravager le Médoc en cette qualité. Le Pari, ae B'^ confisqua alors son château de Clastets et le condamna à mort. Battu deux fois par les troupes royales, il fut rappelé à La Rochelle; mais obligé de donner sa démis.sion de lieutenant de maire de cette ville, il se retira alors vei-s la fin de sept. 1622, avec quelques aventuriers, dans la tour de Cordouan, d'où il levait des contributions sur les gens du littoral.
Peu de temps après, les protestants se soumettant de tous côtés, Fabas III quitta ce refuge peu sûr pour demander sa grâce au Pari, de B*^ qui la lui accorda.
Il se retira des affaires politiques et vécut sur ses terres; il eut l'heureuse fortune de trouver dans les dernières années de sa vie autant de calme qu'il avait rencontré et recherché d'agitation au début de sa carrière. Mort en 16â4.
FABER (Jean), né à B<, chancelier de France en 1308. Auteur de plusieurs ouvrages de jurisprudence.
y. DE LuRBE, De viri» iliuslribus.
FABRE DE LA BËNODIËRE (Charles), magistrat, né à Evreux le 20 mars 1827. Son père, né à Paris le 12 fév. 1798, appartenait à l'administration militaire; ^ en 1848, il est décédé le 12 déc. 1874 à B^ où il avait acquis droit de cité par tout le bien mi'il avait répandu autour de lui depuis lo57.
Charles Fabre de La Bénodière, avocat à Orléans en 1851, devint juj^e suppléant à Périgueux en 1^3, substitut dujprocureur impérial à Périgueux en 18d4, à B» en 1857: substitut du procureur gén. à B» en 1863, avocat gén. à B« du 24 fév. 1866 au 5 nov. 1870 et du 12 juin 1873 au 19 mars 1875. cons. à la Cour d'appel de B^ depuis le 19 mars 1875; ^ le 9 août 1870. Est associé, comme son père le fut, à différentes œuvres utiles ou cnaritables. Auteur de : La justice révolutionnaire à B*, Laconibe et la commission militaire, discouis de renti'ée, 4 nov. 1865,