‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 239 sur 549 · FOU · texte numérisé non relu

FOU

M. Em. Fourcand, par son caractère conciliant, par l'autorité dont il jouissait sur les masses, panint à maintenir Tordre, la tranquillité, sans recourir à la force, par le seul eilet de son ascendant moral. Aux élections complémentaires de 1871, il fut nommé représentant de la dir. à l'Assemblée nationale par 78,965 voix, sui" 129,970 votants; et se fit inscrire au gi*oupe de la gauche républicaine.

Le 4 fév. 1874, le ministère de Broglie le révoqua de ses fonctions de mairc^ et avec lui toute l'administration municipale.

Le 14 déc. 1875, il fut élu sénateur inamovible. Après les élections du 16 fév. 1876, il revint à la tête de la municipalité républicaine de B* ; api*ès celles de 1877, il V fut remplacé par M. Brandenburg.

he 1871 à 1881, il repi-ésenta le 3« canton de B' au cons. ^én. de la Gir. dont il a été le pi-ésid. de 1871 à 1874.

D'un caractère affable, d'une grande activité, d'une obligeance extrême, i-épublicain convaincu et modéré, il avait su s'entourer de l'estime générale. 11 appai'tenait au culte réformé. Son nom a été donné à la rue Planturable qu'il habitait.

FOURCAND-LËON (Jean-Urbain), né à St-Afrique (Aveyron) le 8 oct. 1806.

Arriva en 1824 à B>, où il fonda en 1833 une maison de commerce qui s'occupa surtout d'indigos; memb. du cons. mun.

de B« de 1870 à 1884; memb. du cons.

d'arr. de B'' de 1874 à 1884; député de la Gir. de 1881 à 1885, a siégé à gauche de cette assemblée.

FOURNIER (Mai-cel), né à B'^ le 13 oct. 1856. Avocat à Paris en 1878; D' en droit en 1881 ; archiviste-paléographe en 1880; élève diplômé de l'école des hautes études en 18<^'ô; prof, à la Fac. de droit de Rennes en 1885; à celle de Caen en 1886. Auteur de : Esaai sur les formes et les effets de V affranchissement rfa/w le droit gallO' franc, Paris, Vieweg, in-8o (fascicule 69« de la bibliothèque des hautes études); Essai sur l'histoire du droit d*appel, suivi d\ine étude sur la l'é forme de l'appel, Paris, Pédone-Lauriel, 1881, in-8». A traduit de l'allemand VHistoire du droit et des institutions de l* Allemagne ^ de Frédéric Schulte; Le cautionnement solidaire et son rôle pratique à côté du caution^ nptnent simple, in-8'», 1886; a dirigé avec MM. de HoziËRE, Dareste et Esmein la Nouvelle revue historique de dwit français, fondée par Laboulaye en 1855.

FOURNIER DE FLAIX (Ernest), né à B« le 13 nov. 1824, descend, par son père, d'une ancienne famille de magistrats, de Limoges, et par sa mèi*e du vojageur Levaillant et de M. de Flaix, officier de génie, qui prit part sous

Louis XVI à la défense de l'Inde, et publia 9UI' ce pays des travaux estimés.

Comme publiciste, M. Foumier de Flaix a collaboré à la rédaction de la Province, du Parlement, du Messager de Paris et de la Liberté. Il a fondé en 1867, à B*, le Précurseur, et publié Les réformes nécessaires, Paris, Guillaumin, 1809, in -8°. Gomme économiste, il a collaboré à la Revue des Deux-MondeSy à la Nouvelle Revue, au Journal des économistes, à la Revue scientifique où il a inséré plusieura mémoires, ainsi que dans le Journal de la Soc. de statistique de Paris, après avoir fondé la Revue des banques. A fait paraître en outre : Etudes économiques et financwres^ 2 vol., Paiis, Guillaumin, 1882; La question de Suez, id., id., ifi^; La refortne de l'impôt en France, id., id., 18o4-1889, 2 vol. in-8®, ouvrage coumnné au concours Péreire; La question des ports, les chambres de commerce, id., id., 1884, 1 vol.; L^impôt sur le pain^ id., id., 1885, in-8<»; L'indépendance agraire et politique de V Irlande, id., id., 1886, in-o«; L'appropriation des ports à la grande navigation, id., id., 1887, in-8*; Le problème monétaire, id., id., 1889, in-8°; Traité de critique et de statistique comparée des institutions HnancUires, systèmes d'im[)ôts et réfortnes fiscales des divers Etats au xix* siècle, lr« partie, id., id., 1889, in-8», 588 pp. Pour paraître sous i>eu, un Traité des banques, 2 foi^ vol. in-8®.

FOUSSAT (Du), V. Du Foussat.

FOURNIER DE PESCAT (François), médecin, né à B« en 1771, mort à Pau vei's 1833. D'abord chirurgien dans les armées de la République, s établit à Bruxelles où il professa la pathologie interne et créa une feuille scientifique et litt. intitulée : Le nouvel esprit des journaux. £n 1806, il vint habiter Paiis où il reçut le titre de secrétaire gén. du sei*vice de santé des armées. En 1823, il fut nommé directeur de lycée à Haïti, et revint terminer ses joui^ en France. En dehoi's de nombraux ouvrages touchant à la méd., on lui doit plusieui^ traductions, notamment celle du Vieux Troubadour ou Les amours, Paris, 1812, in-12, poème en 5 chants et en langue romane, de Hugues de Xentiales.

V. Larousse, Grand diction, et Biographie des hommes rivants, t. III.

FOWLER (James), citoyen américain, Fixé à B^ep. 1850. En 187(), il quitta tout quand il sentit la France en danger, pour s'engager le 27 août dans les Quarante de Paris, avec le titre de gainle national détaché. Le 12 sept., ils sortirent de Belfort pour entrer dans les montagnes des Vosges comme corps d'observation ot

pendant deux mois et demi ils hai'C'olèi-ent les avant-postes ennemis, dormant peu, toujours vêtus et chassepot aux mains, manquant souvent de vivi*es.

Leur mission finie, ils se dirigèi^nt sur 8t-Dié et l'entrèi'ent à R< fin nov. Là, ils s'occupèrent des explosifs et, avec une machine électrique ivès puissante, ils firent des expériences dans le jardin de la mairie, en présence des autorités le 17 déc. 1870.

M. Fowler fut le premier en Fi-ance à faire sauter le gun-cotton par le moyen de l'électricité. Le gouvernement le nomma capitaine du génie et l'envoya à Port-Vendres chercher un chargement de dvnamite destiné à arrêter la marche de 1 armée prussienne sur B^. Le capitaine Fowler fit joindre à son corps l'escadron des éclairent s à cheval de la Gir. stationné à la Chaiité-sur-Loire. Il mina le pont deVierzon, attendit l'armée prussienne et ne quitta son régiment qu'à la lin de la guerra. Son accent étranger le fit arrêter à Gray et à Moulins par les soldats français. Le 1(5 mars 1871 il fut fait prisonnier par l'armée de la Commune et n'échappa à la inoii que gi*ace à son passeport américain. Peu de temps après, le 2 août 1873, M. Fowler fut nommé ^ pour services rendus à la France pendant la guerre de 1870-71.

M. Fowler s'est placé au 1*** rang des amateurs de sport nautique et a concouru au progrès de cet art. En 1859, il a introduit à B* les bateaux de course dits outnggei-; deux ans plus tard, la péiissoire et d'autres bateaux de course de nouveaux modèles. Il a inventé une machine pour marcher sur l'eau avec deux longs tubes en fer blanc hermétiquement fermés et attachés à chaque pied. Ses plumiers essais sur le bassin des Quinconces l'engagèrent à se lancer sur la Garonne, mais là le courant et le mouvement de% eaux le firent chavirer. Ce plongeon ne refroidit pas son ardeur inventive: il relia ses deux tubes avec un triangle en fer et, une pag:aie en main il navigua sans crainte. Ce tut l'origine du podoscaphe.

Le 19 août 1878, M. Fowler traversa le Pas-de-Calais en podoscaphe de Boulogne-sur-Mer à Sandgate (Angletei're) en 11 h. 20 m., pendant lesquelles il fut obligé de pagaier constamment sans boire ni manger. Tous les journaux parlèrent de cette promenade extraordinaire qui fut l'objet de dessins dans les journaux illustrés. Son voyage en podoscaphe de B< à Toulouse ne ht pas moins de bruit.

Son fameux bateau Pean^Rouge gagna les preraiei-s prix à B<, Pauillac, Rovan, La Rochelle, etc., de 1865 à 1870. 'Son yacht la Challenge, cotre de 20 tonneaux, gagna en 1878 les premiers prix à toutes les régates auxquelles il prit part. Son

yacht /o Neva, cotre de 02 tonneaux, fit ses débuts aux régates du Havre les H et 12 juil. 1880 et remporta les deux premiers prix et le prix d'honneur, et pendant deux années ses succès furent incessants. M. Fowler a ga^né 9^{ prix : objets d'ai't, médailles, etc.; il est décoré de l'ordre de Charles III d'Espagne.

FOY (Salomon), né à B» le 17 janv.

1KV2. Poète et violoniste, musicien de l'orchestre actuel du Grand-Théâtre. Auteur de diverses comédies, opérettes ou féeries jouées à B* en 1875 et 1876 et dont on trouvera la liste dans le Théâtre à B^, par H. Minier et J. Delpit. A publié a B* en 1877 un volume de poésies intitulé: Rimes voilées, B*, Libr. nouvelle, 1877.

FOZEMBAS (N.), peintre; fds d'un médecin bordelais qui a écrit divei-s mémoires sur Tusage des bains. Elève de Paul Delaroche. Auteur de : Les saintes femmes au tombeau du Christ, La Vierge à la faucille, tableau destiné à N.-D. d'Arcacnon, exposé en 1852.

FRANGE (Louis de), comte puis duc d'Anjou, second fils du rei Jean et d(^ Bonne de Luxembourg. Nommé gouverneur do Guyenne, il remit plusieurs places fortes sous l'obéissance du roi. En 1382, il fut couronné roi de Naples, de Sicile et de Jérusalem.

FRANCE (Jean de), duc de Berry et d'Auvergne, comte de Poitou, d'Etainpes et de Boulogne, pair de France, gouverneur de Languedoc et de Guyenne en 1382; destitué en 1390, il fut rétabli en 1392 et conserva ces fonctions jusqu'à sa mort (1416^.

FRANCE (Louis de), duc de Guyenne, dauphin du Viennois. Fut nommé par lettres du 4 juil. 1403, en survivance du duc de Beri-y son grand-oncle, gouverneurde Guyenne". Mort à Paris le 18 déc. 1415 sans avoir exercé ces -fonctions et sans laisser d'enfants.

FRANCE (Charles de), fils de Charles VI et d'Isabelle de Bavière, dauphin du Viennois, régent du royaume et depuis roi sous le nom de CHarles VII. Il fut gouvei'neur de Guyenne, de 1420 à 1422.

FRANGE (Jean -Baptiste), né à Baigneaux le 24 juin 1797, mort à B* le 22 nov. 1874. Maire do Bauzan de 1834 à 1843, maire de Baigneaux de 1843 à 1848; suppléant du juge de paix de Targon de 18ao à 1849; memb. du cons. d'arr. de La Ré«le de 1834 à 1845, memb. du cons.

gén. de la Gir. de 1845 à 1851. Son esprit aimable et ti^ enjoué, son empressement continuel à obliger, lui avaient gagné les sympathies de toute sa région. Unanime-

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ment regi^etté, il avait depuis longtemps laissé à son gendre, }lt. Joseph-Alphonse Du Bosc(j, le soin de lui succédei* dans ses fonctions administi*ative8 et dans son dévouement aux infér^ts de son pays.

FRANCHI (Claudo-Clair), sculpteur, né à Strasbourg en 1701 (Jal dit le 5 juin 1702), mort a Paris le 18 mars 1773. Agi-éé le 23 fév. 17:17 à l'Acad. de peinture; reçu memb. le 31 janv 1767 après l'envoi d'un Christ attaché à la colonne (musée du Louvre); 2« prof, de sculpture o\\ 1729, l*"* prof, en 1730; a flguiv au salon de Paris de 1737, 1740, 174ijet1745. Dans ce dernier salon, il a exposé une statue de Ganymcde faite pour le roi. Il fit les principales sculptures des constructions érigées à B* sous M. de Toumy, notamment les deux frontons de la poiîe irAquitaine, ceux de Thôtel de la Bourse (les 4 anciens), le bas-relief de l'école «réquitation, restauré vers 1860 par M. Prévôt. Son séjour de dix-sept ans à Bordeaux a été marqué par des œuvres si importantes que son nom a été donné à Tune des rues de B* avoisinant la gare St^lean.

V. L. DR Lamothe, Le» Hommet utilf* de U rilte de B«, fasc. f, page Î8. — Marionneai*, Documenté inédite snr les Iraranx den scnlpteun Verbeckt et Franein, mém. lu & la Sorboniic en iH83; notes manuscrites non publiées.

FRANÇOIS, né à B< en 1743. Memb. de TAcad. d'Agen en 178(). Son portrait se trouve dans la collection Déjabm.

FRASCATI, pseudonyme de Moyse Mil- I.AUD. (V. ce nom.)

FRESQUET (Raymond de), né à B> en 1820. Prof, de droit romain à la Faculté d'Aix. Auteur de : Etude sur les statuts de Marseille au xin« «., Mai'seille. V. Cruège, 18ti5, in-8«, 3 fr.; Précis d histoire des sources du droit français, depuis les Gaulois jusqu'à nos jours, Aix, Makaire, in-12; De la Preuve en droit romain : De Vaveu, de la Preuve testimoniale, de la preuve littéixile, notes du cours du doctorat fait à la Faculté d'Aix en i8()9, Aix, Makaire, 1862; Princi^ies de l'expropriation lyour cause d'utilité publique à Rome et à Constantinople, jusqu'à l'époque de Justinien, Durand, 1860, in-i»; De la puissance paternelle à Rome sur la liersonne des fils de famille et d-e la femme in manu, Durand, 1882, in-8«;' Traité élément, de droit romain, ouvrage conforme à la nouvelle organisation de renseignement du droit romain dans les Facultés de France, Marescq et Dujardin, 1854, 2 vol. in-8«.

FRITZ, V. Bacque (Fr.).

FROIDEFOND (P-H.), né à B^ le 10 août 1824. Fit à Pans ses. études de médecine et de droit ; se fixa à B' en 1835, et s'occupa simultanément de médecine, de science et d'agriculture; memb. de la Soc. d'agriculture de la Gir. depuis 1862, son vice-présid. de 1877 à 1885; il n*a cessé de faire partie de diverses commissions dont il a été presque toujours le rappoiteur.

Parmi ses principaux rapports publiés dans les Annales de cette Soc. nous citerons : YUtUité des petits oiseaux en a^^riculture ; la Géographie du phyU loxera dans la Gir, et la carte de son ent*ahissement. Memb. de la comm. de statistique de la ville de B>; créateur et directeur de la pépinière et du champ d'expériences des vignes américaines; memb. du JU17 des concours régionaux; memb. du jury d'examen et du conseil de su r\'eil lance de la ferme^école de Machorre ; memb. de la commission d'organisation de l'exposition de B> 1882, memb. et présid. du jury de trois groupes dans cette môme exposition ; méd. d'or grand module pour services rendus à l'agriculture; maire de Ladaux (Gir.) de 1864 à 1881, memb. de plusieurs Soc. savantes.

FROIN (Bernard), né à St-Cier»-Lalande en mai 1758, mort à St-Ciers-Lalande vei's1833. Grand propriétaire, il fut maire et adjoint de la commune de St-Ciers- Lalande pendant prés de quarante ans, durant lesquels il acquit l'estime de tous et une grande influence dans le pays.

Pendant les mauvais jours de la Terreur, il fut enfermé dans la citadelle de Blaye sous l'accusation d'aristocratie, et dut sa vie à In chute de Robespierre.

FROIN ( Bernard -Cyr- Alexis- Alcée), petit-fils du pi"écédont, "médecin-administrateur, né a St-Ciei's-Lalande le 16 juin 1823. Reçu docteur en méd. à Paris en IKïO; pratique la médecine gratuitement à St-Ciiei-s-Lalande depuis cette époque; maire de cette commune de{)uis 1N51 sans interruption; nommé depuis trente-sent ans à la tête de la liste municipale et à la presque unanimité des voix; memb. du cons. gén. de 1K>2 à 1865 et deçuis 1871 ; suppléant de juge de paix de 18ut à 1854; ^fi; le 15 août 1860; candidat à la députation présenté par le comité bonapartiste de l'arr. de Blaye en 1885, il a obtenu 72,317 suffrages dans le scrutin de liste du département; candidat au Sénat présenté par les comités conser^^ateurs du d*^. de la Gir., a obtenu 443 voix sur 1,111 votants.

FROMENT (Charles-Théodore), né à Paris le 10 déc. 1839. Elève de l'école noi^male sup.; prof, au Ivcée de Lyon, 1863- 1868; prof, de rhét. au lycée de B« de 1868 à 1875; prof, de littér. latine à la Fac. d*»s

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