‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 242 sur 549 · V. LEBLixr., Manvel de l'Amateur d'estampe». t. 1«% p · texte numérisé non relu

V. LEBLixr., Manvel de l'Amateur d'estampe». t. 1«% p

FURTADO (Abraham), né à Londres en 1759, mort à ft* le 29 janv. 1817. Appartenait à une des familles juives qui quittèrent l'Espagne et le Portugal, pour jouir de la liberté religieuse dans les villes du midi de la France; élevé à B*, il s'y livra d'abord au commerce d'armement, réalisa une modeste fortune honorablement acqui.se, se fit agriculteur, s'occupa dès lors avec ardeui* de l'étude des letti-es, de la philosophie, de l'histoire, de la politic[ue, et entreprit un grand ouvrage i-elatif à l'hai*nionle et à la nature des pouvoirs et des institutions politiques. Chai'gé, dit-on, par Malesherbes d'un travail relatif à l'amélioration du sort des juifs, il fit

partie en 1787 de la commission nommée a cet effet. Ami de Vergniaud, de Guadet, et comme eux mis hors la loi sous la Terœur, il erra sans difiile jusau'à ce que le 9 theimidor l'eut sauvé ae la prosciiption. Après le 18 brumaire, il fit partie du collège électoral de la Gir. et du Conseil municipal de B*. 11 présid»

avec talent l'ass. gén. des Israélites do France. Fut mernb. et rapporteur de la commission préparatoire des ti*avaux du grand Sanhednn de France et d'Italie convoqué en 1807. Nommé adjoint au maii-e de B' par le i-oi Louis XVIII, il remplit ces nouvelles fonctions avec une intelligence et un dévouement remarquables, mais sa santé déjà ébranlée n'était f)lua à la hauteur de son zèle; il fut enevé presque subitement à ses amis. Toutes les synagogues de France exprimèrent des regœts sur sa mort, et une cérémonie funèbre extraordinaiœ fut célébrée dans celle de Paris en son honneur.

Son nom a été donné à une rue de B*. En outre du grand travail cité plus haut et dont le manuscrit formait Quatre gros vol., Furtado a laissé un vol. de Pensées et de réflexions morales et politiques, une traduction de Lucrèce, et une traduction poétique du Livre de Job. Presque tous ces ouvrages sont demeurés inédits. B. de F.

V. Éloge de M. Ahr. Furtado, par Micliel Berh, Paris 1817, in-8*, 34 pp.

GABRIEL (Jacques-Jules), architecte, né à Paris en 1667, mort en 1742. Fils de Jacques Gabriel, qui construisit le chat, de Ghoisy-le-Roi (Seine) et commença le

Sont Royal, à Paris. Elève et parent de [ansard; memb. de l'Acad. d ai*chitectureenl699; il est l'auteur des plans de la place Royale à B>, des hôtels et de la porte Bourgogne, de la Douane, de la Bourse de la irnéme ville; des plans des hôtels de ville de Rennes et de Dijon, etc.

GABRIEL (Jacaues-An^e), né à Paris en 1698 d'après M. Manon neau et les ArcJiives de V Institut, en 1699 d'après le Dictionnaire de Lance, en 1710 d'après Larousse ; mort à Paiis le 4 janv. 17îy2. Fut le disne élève de son père Jacques-sTules Gaoriel. Louis XV le cnargea de travaux importants, tels que la restauration du Louvre (colonnade Perrault, etc.); l'Ecole militaii-e; l'hôtel de la Marine et l'hôtel Ciillon, place de la Concorde. L'Académie d'architecture de Paris lui ouvrit ses portes dès 1728; il en devint le di!*ecteur en 1743.

A B*, on lui doit l'exécution des plans de son père, cités plus haut, plans auxquels il nt quelques modifications, surtout à ceux de la Bourse.

Son nom a été donné à l'une des places contiguês à la Boui*se. Sa statue en pierre, due au ciseau de M. Jouandot (1880), figure à l'Hôtel de Ville de Paris.

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