‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 245 sur 549 · V. son «'loçc dans le Mémorial bordelais du IG mars · texte numérisé non relu

V. son «'loçc dans le Mémorial bordelais du IG mars

GALARD (Philippe-Gustave, ct« de), né au château de Lille ou l'isle, à L'IsU»- Bouzon, près Lectodre, le 18 mai 177V),

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appaiienait à une famille noble du Midi. Èfinigré en Amérique puis en Angleterit? p«Midant la Bévolutiou, il demanda à son talent de peinti-e des moyens d'existence. Quand la tounnentt* révolutionnaire fut apaisée, il vint s établir à li*, qu'il ne quitta plus. Dessinateur fécond, un d<*s pt'emiei's propagateurs, avec Goya, de la lithogi*aphie à B*, son crayon infatigable et spirituel s'est plu à* reproduu'e sous ses aspects les plus divers: monuments, vues, types, costumes, portraits, le B> gascon, a peu pivs disparu aujourd'hui; les cadichonnes aux grandes coéffes et ces grisettes dont la renommée fut pendant si longtemps européenne, revivent suus le cravon fidèle de Galaixi. Le nombre considérable de ses dessins gravés ou lithographies forme un tableau complet du B* dans lequel il a vécu. Ce fécond dessinateur a publié : Recueil des divers coêtumes îles habit ans de B> et des enviroru, B>, 1818-19, in-f>>, 16 pp. de texte et 32 pi. coloriées à la main, dit-on, par M™« cie Galard, veuve Larue. Ce recueil, aujourd'hui trc'*s rare, paraissait par livr., avec un texte dû à Edmond Géraud. Les gravures coloriées qu'il contient i»ont ravissantes; Album bortU'lais ou caprices, B», 1823-25, in-f«, 37 pp. de texte et 32 pi. dessinées par de Galaixl et lith. par Gaulon, dont six coloiiées; le texte anonyme est de Ed. Géraud; Album pévioditiue. Cet album, dont le spirituel artiste gratiGail quelques amis privilé-

Piés, à l'époque du renouvellement de année, n'a pas été mis par lui dans le commerce, — il devait (disait plaisamment Galard) se composer de iOO livraisons, dont une paraissant tous les ans à pareille date.

« Désirant ardemment, écrivait-il, que mes souscripteurs reçoivent le dernier numéro, je leur promets de ne rien négliger pour tenir mon engagement.

» Le prix de cet ouvrage ne sera réclamé par l'auteui qu'à la demitn*e livraison .»

Ce rarissime album se compose de scènes de genre et de petites caricatures; auelques-unes, contre Louis-Philippe, Thiers, Soult et les notabilités de l'époque, sont fort piquantes; plusieurs donnent le portrait de Galard, qu'on retrouve du reste très souvent dans son œuvre lithographique. La première livraison date de 1823 et la dernière est de 1835. Les planches, s'élevant, croyons-nous, au nomore do 50, ont été tirées chez Légé.

Album lU'f parlementai ou B» et ses environs, li*, 1829, in-1^, 61 pi. dessinées par de Galard et lithographiees par Légé, sans texte; Album vignicole (sic) ou vues des chdteauœct propriétés, produisant les meillcui'H crus au Médoc, etc., B*, 18!i5, in-f^ oblong, 48 pi., dessinées par de Galard, Claveau, Gorce et Philipi)e,

lith. par Légé, sans texte. De Galani a fait en outre une foule de lith. en noir

et en couleur très recherdiées aujourd'hui. Plusieurs collections particulières possèdent des dessins de cet inépuisable artiste, dont quelque^uns n'ont jamais été gravés. Une bonne iconographie dv Galard nous manque et serait très intéi*essante pour l'histoire locale, mais il faudrait se hâter avant que les traditions d'une foule de ses dessins soient perdues. On a de Galard beaucoup de poitraits à Thuile et à l'aquarelle. Le musée de B^ possède un t;)bleau de lui, catalogue sous le titre de Vue de La Teste. Bon nombre de volumes publiés à B* et dans la région possèdent des lith. de Galattl. Il est mort le 7 mai 1841, chemin d'Eysines, au Bouscat, dans la proprïété appelée Le petit Lahari)e, B. de F.

GALARD (Georges de), fils du précédent, né à B» en 1809, mort à B> en 1834. Promettait un talent distingué. Le musée de B* possède de ce jeune peintre un tibleau intitulé: Etude d après un ramoneur. B. de F.

OALATHEAU QC. de), seigneur de Biac.

Reçu agrégé au Collège de méd. de B* en 1677; fit un cours public aux chirurgiens de B« en 1639 et 1640; devint médecin ordinaire de la ville de B» en 1677, en remplacement de Lopès, et eut pour successeur Sylva. U mourut en 1678.

Nous avons de lui : Lettre sur la mort du marquis de Rabat, I^, 1672, in-12; Dissertation sur la digestion de l'estomac, touchant l'humeur acide, Paris,

1675, in-12. Nous connaissons encore de Galatheau un ti*ès rare volume qui porte le titre suivant : Dissertation touchant l'empire de Vhomme sur les autres animaux et sur toutes les créatures sublunaires, etc., Paris, Claude Barbin,

1676, in-12 de 87 pp. B. de F.

GALm (Pierre), né à B% rue du Cahernan, suivant Bemadau et la Biogr, universelle et portative d^ts contemporains ; à Samatan (Gers), suivant L* de Lamothe, en 1786; quitta B« en 1819 pour aller à Paiis professer sa méthode. II y mourut le 31 août 1822, ou, suivant L. de Lamothe, en 1821 . D'apràs des recherches faites à l'état civil de notre ville, il a été constaté que c'est bien à Boitleaux qu'il est né. Mais d'où vient cette erreur de Samatan?... Maître d'études et prof, de mathématiques au lycée de B*, puis prof, a l'Institut royal* des sourds-muets de cette ville. Littérateur et musicien, auteur d'une méthode de musique justement célèbre. Son unique et célèbre ouvrage imprimé, sur l'enseignement de la musiaue chifli'ée, connu sous le nom de : Méthode de méloplaste, porte le titre suivant : Exposition d'une nouvelle méthode pour Vetiseignetnent de la musique, l'aris, Rey et Gravier, 1818,

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iii-8o; une 3" éclit. a été publiée en 1862

Ear Emile Chevé; la 2* avait été faite à lyon par les soins d^Âimé Paris. La Bibliothèque de B* possède le manuscrit de cet ouvrage. Son buste, lithographie

Ear Légé, figura dans \e C, R. de la 'omm. dise mon. hiat,, 1854, p. 77. Il eut pour élèves et pour disciples : Mainebcau, Aimé Paris, de Geslin, Edouard Jue, Pustou et Ml"" Zélie Saugeon, née Faget.

Le nom de Galin a été donné à une des nies de B* (La Bastide), d'après indication fournie à la municipalité par l'Acad. des se, bell.-lett. et arts de B*.

M. Prosper Guerre, auteur du Solfège national (chez Colombier) et de la Méthode Galin-Paris^Guerre, a acheté chez Claudin en 1864 des manuscrits inédits de Galin. Il a promis de les léguer à la Bibliothèque nationale ou à celle de B<. M. Jules Delpit possède une série de manuscrits de P. Galin et de ses élèves.

C'est surtout grâce à M"«Nanine Chevé, née Paris, à M. Aimé Paris et à M. Emile Chevé, propagateurs de la Méthode Golin-PariH^heiH», que les procédés d'enseignement musical du bordelais Pierre Galin sont devenus célèbres, on peut le dire, dans le inonde entier.

Son éloee a paru dans presque tous les journaux ae B« et de Paris. — V. Fiïtis, Biogr. dfn mutieienx; Laroi'rkk, Grand dictionnaire f et V Illustration du t juillet IKU. — Consulter La Réforme muMicale, journal rôdîgé de 18G3 à 1870 par Louis lloger (de Rouen) et contenant de 1res nombreux articles d'Aimé Paris, d'Emile Chevé, d'Alexis Azcvcdo et autres > galinistcs».

GALIPAUX (Félix), né a B> le 12 déc.

1860. Alla terminer ses études à Paris en 1874; entra en 1878 au Conservatoire national, où il obtint le 2* prix de comédie en 1880 et le I*' prix en 1881 ; il fut le dernier !•' prix formé par le grand comédien Régnier. Contracta un engagement de cinq ans au Palais-Royal, où il créa Le mari à Babette, Le volcan, L*heure du Berger, etc.; en 1883, il résilia avec le directeur du Palais-Royal pour entrer comme pi-emier jeune coini-

aue au théàti-e de la Renaissance, dont [. F. Samuel chei-chait à faire un Odéon du boulevard. De là, datent ses grands succès dans le rôle de Scapin, des Foiit^ beries; de Gro*-René, du Dépit amoureux; de Mascarille, des Prëcieusei ridicules. Puis ce théâtre passa du classique au moderne, et il y créa avec suc- (^ : L'amazone, Le voyage an Caucase (qui fut joué plus de cent fois). Les honnêtes femmes, La Parisienne, La Navette, T épouse ma femme y La nuit du dû y Lequel?, Le Cm^ac, Un début, Le pi'ocès Vauradieux, Un mari nu Champagne, Gavaud Minard et C«, Tailleur pour dames (joué plus de cent fois de suite), etc., etc., etc. Rentré au théAtro du Palais-Royal le 15 «nai-s 1888, il y a créé : Doit et avoir.

Entre -temps, il se faisait dans les salons et les concerts de charité une Imputation de diseur de monologues à côté de celle des frères &)quelin, et il écrivait dans le Figaro, supplément du samedi, dans le Gaulois, ïOpinion, VEstafette, la Bévue dramatique et s'est fait le oc Jules Moineaux » du théâtre avec ses Galipettes, recueil de choses de théâti'es, sorte de coulissiana.

Il a publié a part, seul ou en collaboration, 3 vol. in-12 intitulés : GalipiHtes Choses de théâtre); Monologues et rérits; Encore des galijtettes, illustré; divers monologues et comédies, parmi lesquels : Un monsieur qui a un tic, monol. : Sur les mains, monol.; Spécialité de la maison, monol. ; La confession, fantaisie; Le strapontin, monol ; Batignolles^ CHchu'Odéon, monol.; Quel concert!

monoT. dit par M"« Legault, de la Comédie-Française ; Né coiffé, monol.; La pendule, monol.; Le petit dernier des Mohicans, monol.; Sur le pont, idylle parisienne dite par M. Saint-Gei*main ; 6'oiM la coupole, monol. Théâtre : Divorce et dunamite, com. en 1 a. représentée à la Renaissance; Ma bonne, com. en 1 a. représentée à la Renaissance; Le Violon séducteur, folie enl a. jouée à l'Athénée; Le lézard, com. en 1 a. jouée au théâtre Déjazet; La poire en deux, saynète à deux hommes ; Douleur, duo laerymatoire à deux hommes; Deux épaves, saynète à deux hommes; La Con'espondànce, vaudeville en 1 a.

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