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GAYINIËS (Pierre), violoniste et compositeur, né à B* le 16 mai 1726 ou 1728, mort à Paris le 9 sept. 1800 ou 1810. À quatoi*ze ans, il débutait avec un grand succès dans un concert parisien en exécutimt une sonate de sa composition. Fondateur de TEcole française de violon, inaugurdfteur avec (tossec des « concerts spirituels », professeur au Conservatoii« en 1794, un des premiers, musiciens qui parcoumi«nt les villes de France pour y donner des concerts. Ses éminentes qualités, dont la piincipale était une prodigieuse souplesse d'archet, lui avaient valu le surnom do Tariini français.
6AT DE WIMPFFEN (M»* Jeanne- Joséphine), née à Florence (Italie) en 1807, morte à B» le 2 août 18jâ, prof, de musique, de chant, d*harmonie,etc., élève de J.-D. Ferroud, a publié un certain nombre de gracieuses mélodies, pai'mi lesquelles : Ecoute, écoute, Anna! et surtout Anna m'attend (paroles de Charles Monselet), ont été fort remarquées. Sa fille, M"* Gay de Wimpflfen, a composé aussi de fort jolies romances; elle a l'éduit pour piano et chant la partition de CliwU de Ferroud qui, malheureusement, n'a jamais été gravée. â. L.
GATON (Léonard-Ulvsse), né à Bouêx (Charente), le 8 mai 1^. Sorti en 1871 di^ TEcole normale su p. , agrégé de l'Université, 1871; D"" es sciences physiques; 1875; préparateur de M. Pasteur de 1871 à 187o; chimiste en chef des douanes à B* depuis 1875; mattœ de conférences à la Fac. des sciences de B» de 1878 à 1880; prof, de chimie à la même Fac, 1881; dir. de la station agronomique du Sud-Ouest, créée en 1880; lauréat de rinstitut et de la Soc. nat. d'agriculture; Q A., 1881; chev. du Mérite agricole, 31 mai 188i; U L, 1887.
Parmi ses principaux travaux, citons :
Recherches sur la putréfaction des œufs, 1875; Fermentation alcoolUjue par uis moisissures, 1878; Action des atiesthèsiques sur les fruits, 1877 ; Recherches sur la formation du sucre réducteur flans les sucres bruts de canne et de betterave, 1881 ; Procédé noui^eau d'extraction du sucre des mélasses, 1879; Théorie du saccharimètre Laurent, 1879; Sur le phylloxéra et sur le fwurridié de la vigne, en commun avec M. MiLLARDET,1879;iS'(<r/a réductiondes nitrates dans le sol et dans les eaux, en collaboration avec M. Dupetit, 1883; Recherches sur le traitement du mildiou par les composés cupriques^ en col lab. • avec M. Millardet, B«, Feret et lils, 1885-87, in-8«; Fermentation de la dextritie et de Vamidon par les tnucors, B«, 1887 ; Sur la fermentation du fumier, 1884; Analyse des vins rouges de la Gironde (récolle de 1887) en collabora-
tion avec MM. Blarez et Dubourg, B>, Feret et fils, 1888, in-8».
GAZAILHAN (Mo' Charles-Jean-Baptiste), né à B» le 11 mai 1811, mort à B« le 8 janv. 1872. Vicaii-e à B*, â St-Seurin le l«r janvier 1834; à St-MarUal en 183ti; à Notre-Dame le 1*«" janv. 1838; aumônier de la prison en 184X; curé de Quiusac en nov. 1848; prof, à la fac. de théologie de B* en 1850; évoque de Vannes; clian. du l»' ordre du chap. de St-Denis.
GEBELIN (Jacques), né à Ntm&s le 5 nov. 1848. Sorti de l'École normale sup., agrégé d'hist. en 1872 ; D*" es letti*eâ en lî*î2 ; prof, d'hist. au lycée de Rennes en 1872-73. au Pnt.anée militaire de La Flèche de 1873 à 1878, au Ivcéed'Augouléme de 1878 à 1880, au Lvc^ de B« de 1880 à 1883; maître de conférences à la Fac. th»s lettres de B* en 1883, prof, adjoint d(H)uis
1886, chai*gé du coni*s de géogr.; Q t. en
1887, memb. de la Soc. de géogr. comm. de B*; i-édacteiir en chef de son BuU"tin depuis 1882. Collabore au journal rituntruction des jeunes filles ou il public un cours d'hist. gén. Auteur de : Etude sur le recrutement des armées pendnnt l4*H périodes mérovingienne et carlovin' gienne, La Flètrhe, 1879, in-8«; Quid rei militaris doctrina, renascentibus litteris, antiqvitati debuerit, thèse, B*, Gounouilhou, 1881, et Hist, des Milices provinciales (1688-1791); Le tirage au sort sous l'ancien régime, Paris, Hachette, 1882, gr. in-8«; Les milices provinciales de Nimes d'après les archives nimoises; J^ tirage au sort à Nvmes au xviii« »., Nlines, A. Catétan, 1886, gr. in-8«; Eléments de géographie de la Fmnce à l'usage des écoles nor^ maies primaires, Paris, Masson, B«, Feret et fils, 1888, in-12; Eléments de géogr. d'Europe, id., id., liftft), in-12.
GËLIDA (Jehan), né à Valence (Espagne) vers 1493, mort à B« le 19 fév. ioMl Termina à Paris de brillantes étude«t commencées dans sa ville natale. U était direct"" du collège du Cardinal-Lemoine, à Paris, lorsque Gouvéa l'appela à B^ pour y professer la philosophie au collège de Guyenne. Il remplaça Gouvéa comme principal de cette célèbne maison en 1547. On a de lui : De quitP' que universalibus et eorumdem abstra^tione inteUigentia, adjectis p}'0 majoH commoditate in Porphyèûum commeyUariis, Paris, Culvarin, 1527, in-fol. Le Bordelais Jacques Busine a écrit la vie de Gélida en tète d'un i-ecueil de lettres et de poésies du savaîit principal, qu'il a publié sous le titre suivant : johannis Gelidœ, Valentinif Burdiga' lensis ludi magistri, Epistolœ aliquot et Car mina. Rochella», apud Bartholouia>um Bertoncm, 1571, in-a». B. de F.
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GÉLINEAU (J"-Baptiste-Edouard), né à Blaye le 23 déc. 18^. Interne des hôpi-. taux de Rochefort, 1840; méd. de la marine de 1850 à 1861. D' en méd., 1858; à Aigrefeuille, délégué cantonal de 1865 à 18Ï8; méd. ma|oi* en 1870 d'un des régiments des mobilisés de la Charente->Inf.; méd. à Paris, me d^Âumale, 1878 ; commandeur de l'oixlre du Nicha m. Auteur de : Etude médicale sur Vile Mayotte, 1854; Etude et nouveau ti'aitenufnt de la viéningite, in Revue de thérapeutique médico^hirurgicale, 1875; Après le Bal, com. en un a. et en vers, Sui^ gères, Tessier, 1876, in-8»; De la kénophobie ou peur des espaces (agora-
Çihobie des Allemands), Paris', Doin, 880, in-8®; De la narvolepsie, Paris, Doin, 1881, in-8»; Des névroses spasmod'ujues, de leur organe, de leurs rapports et de leur traitement, fasc. I, Pans, id. , id. , 1881 ; .Un swge de Blaye en i580, Paris, chez lauteur, 1883, in-S» ; Histoire de Blaye pendant les flernières annt^es de V Empire, siège de i8i4, id., id., 1885, in-8<»; Etude nosographique de l'Ile d'Yeu, in Jout^, d'hygiène, 1886; Traité de Vangine de poitrine, vol.
in -8*, Paris, Delahaye et Lecrosnier, 1887. Sous presse : Traité des épilepsies.
6ELLIBERT (Barthélémy- Joseph), né âltourg(Gir.) en 1767, décédé en 1860.
Administrateur du district de Bourg, adjoint au maire, puis maire de 1815 à liÔ4; présid. du Cons. d'arr. de Blaye en 1842; il eut une grandn influence sur tout son canton, s'occupa beaucoup des chemins vicinaux et reçut de l'Acad. de B^ une méd. d'argent comme récompense de ses travaux. Il mourut emportant l'estime de tous ses concitoyens.
6ELLIBERT (Thibaut-Lucien), magistrat, né à Bourg le 20 nov. 1800, décédé à Blaye le 17 juill. 1883. Avocat de 1825 à 18tô, élu neuf fois bâtonnier de l'ordre, présid. du trib. de Blaye de 1846 à 1854, cons. à la Gourde B» de janv. à juin 1854, présid. du trib. de B'' de 1854 à 1862,
Îrésid. de chambre à la Cour de B* le 8 octobre 1862, président honoraire le 24 mars 1871, memb. de la commission de sur\'eillance de la prison de Blaye de 1829 à 1852, membre pendant hiiit ans du comité supérieur d'instruction primaire de Tarr. de Blaye jusqu'à la sui>pression de ce comité; du bureau d'administration du collège de Blaye de 1842 à 1848; de la commission administrative de rhôpital de Blaye et vice-présid. de cette comm. le 4 jum 1847; présid. pendant vingt ans du Syndicat du grand marais de Saint-Louis et Saint-Simon; du cons. d'arr. de Blaye en 1842, en fut président pendant deux sessions ; élu membre du conseil général en 18i8 et en 1852. ^ le 15 août 1852, 0. ^*;- en 1865.
Autant ami des belles-lettres que savant jurisconsulte, il a terminé sa carrièâxî dans son domaine de Cap-dc*- Haut, au milieu de nombreux et beaux livres et entouré de l'estime et dâ la considération de tous ceux qui l'approcliaient. Ses obsèques furent un véritable triomphe; tous les habitants du Blayais à quel({ue opinion qu'ils appartinssent y assistaient.
6ÉNËALIS, duc de Gascogne en 602; élu chef de la Vasconie, érigée en duché par les fils de Childebert. Homme paciti-
3ue, il rendit son peuple heureux ; il fit e Pampelune la capitale de son duché.
6ENESTE (Alexandre de). Après avoir servi près de quarante ans comme capitaine de dragons, il fut nommé écuyer de main de Louis XIV et prévôt gén. de Guyenne. Mourut vera 1725. Son fils (Marc- Alexandre), clerc tonsuré, devint cons. clerc au Pari, de B» en 1743.
GENSONlfÉ (Armand), né à B< le 10 août 1758, était fils du chirurgiep en chef des troupes du roi en Guyenne, et possédait une belle fortune ; son oncle maternel, M. de Tranchère, fut jurât.
Suis syndic de B*; un autre oncle, f. Arnaud Pinel, était avocat de mérite. Le futur Girondin s'était déjà fait un nom par d'élégants et lumineux opuscules quand il entra au barreau do B<.
Député à l'Assemblée législative en 1791. il y forma avec ses collègues Vergniaua et Guadet le noyau du groupe des Girondins. Présid. de cette Ass. le 21 mars 1792. Elu le troisième député de la Gir. à la Convention nat., il en fut nommé présid. le 7 mars 1793; mais les événements du 31 mai ne tardèrent pas à arriver, il fut arrêté le 2 juin et envoyé le 25 oct. devant le tribunal révolutionnairc où l'on ne sut lui reprocher que son ancienne amitié et sa correspondance avec Dumouriez. Condamné à mort, il fut exécuté le 31 oct. 1793.
Infatigable athlète des vrais principes libéraux, il les défendit avec moins d'èlo-
3uence peut-être que Vei'gniaud, moins e passion dans ses réponses que Guadet, mais avec un sang-froid et une force de logique qui terrassaient ses advereaires. Sans ambition et sans envie, étranger aux intrigues de cour et à la haine aveugle des partis, il fut tout entier et constamment pénétré du sentiment de ses devoirs et de Tamour du peuple; il sut, au milieu des troubles de son époque,, vivrc et mourir honnêtement.
La considération dont il jouissait était telle qu'il fut nommé par le roi secrétaire de la ville de B«. Notrc jeune avocat refusa (20 sept. 1787), ne voulant tenir de fonctions publiques que du suffrage de
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ses concitoyens; mais lorsque la première municipalité élue par le peuple se constitua, il en fit partie comme notable. Le 19 juillet 1790 il fut élu procureur de la commune et lorsqu'à ce titre il installa le premier tiibunal du district il dit dans un admirable discours : « Réunissonsv nous pour renouveler le serment de » vivre et de mourir pour la Constitution. » Ce serment, il le tint noblement.
Il habitait à B<, rue des Trois-Gonils, lorscni'il acheta en 1784 un domaine à Ste-Croixndu-Mont. La même année il épousa Marie Leysson.
Son portrait peint grandeur naturelle a été gravé ou lith. plusieurs fois. Le plus intéressant de tous est celui qui se trouve dans les Tableaux hist. de la Rwolution frcMçaise, ^m\é par Levachez, avec une vignette a Teau forte de Duplessis-Bertaux. Il représente Gensonné conduit au supplice le 31 oct. 1793.
Sa fille, Désirée Gensonné, épousa vers 1811 M. Maillères, notaire à B*.
V. Chacvot, Lf Barreau de B*, p. la^i h 199. — Son éloge par M. Goekod, discours do rentrée à rouverture des conférences de Perdre des avocats de B*, 186G.
GEOFFROY DE LOROUX, savant théologien, né à Loroux (Touraine), mort à B« en 1158. Nommé archevéc^ue de B« en 1136, présida en qualité de légat le concile de Beaugency où le divorce de Louis le jeune et d'Ëléonore d'Aquitaine fut prononcé. On a de lui cinq lettres adiréssées à Suger et publiées dans les Scriptores de Duchesne.
GEOFFROY RUDEL, t. Rudel.
GEORGE-MASSONMAIS ( Amédée^ean- Baptiste), né à St- Denis- de -Gastines (Mayenne) le 17 avril 1806, mort à Périgueux le 20 déc. 18t30. Après avoir terminé ses études au séminaire de St-Sulpice, à Paris, il fut appelé à B*^ par son oncle, M0r de Cheverus; il y fut vicaire à la cathédrale St- André, aumônier des hospices des vieillards et du collège, puis archiprétre de la cathédrale et grand vicaire de B*; nommé en 1840 évéque de Périgueux et de Sarlat. Sacré à B* le 21 fév. 1841. Il y a laissé les souvenirs d'un zèle apostolique qui n'avait d'égal que son extréme modestie et sa grande charité. Son épiscopat à Périgueux a été fécond en créations ou agrandissements d'institutions ou d'édifices religieux. Son éloge funèbre a été prononcé par M9' Donnet le 27 déc. 1860 dans la cathédrale de Périgueux.