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et il écrit aussitôt à sa mère : « Reçois » les adieux de ton ills, mourant par zèle )» pour la science; il lui manque la con- » solation des baisers des siens et surtout » des baisei-s de sa mère. Donne un sou- » venir à mes amis, fais un musée de » mes collections et p\n% tard donne-le, » en mon nom, à la ville de B«.
» Donne mes travaux en train à mon » ami le professeur Robin, les autres à » M. le professeur Gosselin. Adieu, pau- » vre mère! je t'embrasse comme je » t'aime et je son^e à ta douleur en te » voyant privée de ton fils. »
Quand la nouvelle de sa mort arriva en France, ce fut un véii table deuil dans le monde scientifique.
Esprit droit, serviable sans bruit, tout dévoué à la science, artiste par tempérament, il a laissé un grand nombre de notes et de dessins qui ont servi à la publication du bel ouvrage Egypte et Palestine, Paris, Masson, 1867, gr. in-8», et allas in-4<>.
Sa précieuse collection se trouve aujourd hui autour de son buste dans le Musée d'antiques de la Ville, rue Jean- Jacques Bel, en attendant un local plus vaste et plus digne de nos richesses. Un a donné son nom à une rue de B' oui aboutit dans la rue d*Aviau, près dès Archives départementales.
Sa collection égyptienne seule lui coûta, sur les lieux m^mes, plus de S0,000 fr. — V. pour plus de détails et pour la liste de ses travaux le Dkt. enqfclop. de» science» mid., 4« série, t. IX, et surtout son éloge par le D** Martin Macron, et la description de sa collection archéologique parOUivier BEAiBEfiARO, 1 vol. gr. in-8«.
GODARD (Camille), négociant, bienfaiteur de la ville de B'', né à Coçnac (Charente) le 23 mai 1823, moii à Nice le 18 déc. 1881. Fonda avec son frère à B» et à Cognac une maison de commerce de vins et spiritueux qui devint vite très prospère; doué d'un grand esprit d'économie, il ne tarda pas ù posséder une fortune qui s'élevait, à sa moi't, à environ dix millions de francs et qu'il a léguée à Bordeaux, sa ville d'adoption.
Ses connaissances spéciales en agriculture et en horticulture, sa sympathie pour les classes laborieuses, l'ont poussé a metti« dans son testament dilfei^ntes dispositions qui peignent bien ses goûts et ses vues généreuses; nous citerons entre autres les dons suivants : à la Soc. des agriculteurs de France, une rente de 5,000 fr., dont 3,000 destinés à augmenter, dans les départements où la culture est arriérée, les prix fondés pour l'augmentation de la production des céréales, et 2,000 fr. pour continuer les prix fondés an profit des instituteurs laïques qui feront faire le plus de progrès à Tagriculturo et se seront distingués par la tenue de leurs jardins dans les départements de la Gir., Landes, Dordogne,
Charonte et Chai-ente-Inférieure; à la Soc. d'agriculture de la Gir., 3,000 fr. de rente, dont 1,000 fr. pour fonder des prix au profit des instituteui's laïques avec le même programme que ci-<iessus ; 1,000 fr. pour fonder des prix ou doimcr des médailles aux propriétaires des vacheries les mieux tenues et donnant le plus fort rendement i-elatif^ et 1,000 fr. dont la faculté d'emploi est laisse â la Soc; à la Soc. d'horticulture de la Gir., 2,000 fr. de rente, dont 1000 fr. pour fonder deux prix de 300 fr. et 200 fr. aux deux meilleures exploitations fruitiéiH^ de grande culture et deux prix de même importance pour les deux meilleures cultures maraîchères, et 1,000 fr. à la libre disposition de la Soc. ; au Bureau de bienfaisance de la ville de B'^, 2,000 fr. de rentes â employer en prêts d'honneur, achats d'outils ou aut:-es moyens d'existence à des pauvi-es honteux ; à la Faculté de méd. de B«, 3,000 fr. de rentes, pour des piix à donner chaque année au concours, plus 100,000 fr. pour ci'éer un jardin botaniaue; 3,000 fr. de rentes pour fonder, à rnôpital St-André de B^, une bibliothèque à l'usage des malades, livres instructifs et amusants, ni politiques ni religieux; 150 fr. de rente à cnacunedes communes de B* (Bacalan), Macau, Cantenac, Arsac, Castelnau, Lacanau et Brach, pour la création et l'entretien d'une bibliothèque agricole. Le soin de ces bibliothèques sera confié à l'instituteur. A la \ille de Cognac, 10,(K)0 fr. de rentes à employer en améliorations et embellissements des promenades.
M. Camille Godard teimine ainsi son testament :
« Les revenus obtenus par le placement » du capital de mon legs seront assez » considérables pour faire et entrepren- » dre des choses utiles que ne permet pas » toujours le budget de la ville et seuls » ils devront être employés annuellement » à faire des créations utiles et profita-' » blés au plus grand nombre; j'entends » par ces mots la création de squares, les » embellissements des promenades, les » ouvertures de grandes voies, les cons- » tructions d'écoles, les créations de » coui-s publics, de bibliothèques, de « prix, et pour commencer, je désire » que la ville crée une école de jaixli- 1» niers, divisée en trois sections : Tune »de culture maraîchère, la seconde de » culture fruitière ou école d'arboricul- » ture, la troisième de culture Uorale. » Les directeurs devront faire des cours » publics et des conférences. Les plantes, )» arbres. Heurs, devront porter des étt- » quetles, non seulement avec les noms » scientifiques, mais aussi avec les noms » connus et compréhensibles pour tout » le monde. Au jardin d'arboriculture » devra être adjointe une pépinière. Tous