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6RAILLT (Jean III de). Naquit dans les premières années du xiv« s., fut captai de Buch et l'un des chevaliers les plus généreux et les plus courtois de son epoaue. Lorsque, en 1358. les paysans se révoltèrent contre leurs nialtres et jpoursuivirent, au nombre de 9 ou 10,000, 300 dames de qualité réfugiées à Meaux, il courut à leur secoui^ et les délivra; cette action est d'autant plus remai^ quable que le captai servait alors sous la bannièi*e d'Edward d'Angleterre. Attaché au parti des Anglais, il se battit contre Du Gucsclin à Coche rel, où il fut fait prisonnier. Rendu à la liberté en 1365, le roi Charles V chercha à se l'attacher en le faisant seig. de Nemours. Il jura ftdélité au roi et devint son vassal. Mais peu de temps api*és, sollicité par les seigneui's anglais qui regrettaient la perte d'un tel guerrier, il se dégagea de son serment en renvoyant au roi la donation de la seigneurie de Nemours. En 1387, il assista à la bataille de Navarette, où Du Guesclin fait prisonnier fut remis entre ses mains et traité avec beaucoup d'égards. En 1371, Jean de Grailly fut nommé connétable d'Aquitaine et en 1372 fut fait prisonnier une seconde fois et enfermé au Temple à Paris. Le roi lui Ht faire de nouveau des ofl'res pour le détacher du parti anglais; il les refusa catégoriquement et mourut danssa prison en 1377.
6RAMM0NT (Mg>- Gabriel de), archevèqiie de B> le 14 juillet 1529, fut le dernier archevêque élu par le chapitre de B*. Il était als de Roger de Grammont, grand-sénéchal de Guyenne et ambassadeur à Rome pour le roi Louis XII. Ses mérites lui gagnèrent le cœur du roi François I«% de façon qu'après avoir été évéque de domminges, puis de Tarbes, ensuite archevêque de B^ il fut fait cardinal du titre ae Ste-Cécile le 19 déc. 1529; il fut encore évéque de Poitiers et archevêque de Toulouse. Il accompagna Marguerite, reine de Navarre, .sœur du roi, allant en Espagne travailler à la liberté de son irère. Il fut ambassadeur en Angleterre et à Rome pour des affaires de haute importance. C'est lui qui négocia avec adrosse le mariage de Catherine de Médicis avec Henri II, encore duc d'Orléans, dans l'entrevue qui se fit à Marseille entro le pape et le roi. Il mourut en revenant de Rome, près de Toulouse, le 15 mai 1554 et fut inhumé à Bidache, diocèse de Dax.
6RAMM0MT (M9r Charles do), frère aine du précédent, évéque de Comminges, ensuite d'Aire, puis, du vivant de son frère, archevêque de B*. en vertu d'une bulle du nape de juin 1530. Il se tint très assidu a son diocèse et gouverna la Guyeime sous Henri d'Albret, roi de
Navarre, qui en était le gouverneur |>our le roi. C'est lui qui fit bâtir le beau jubé de Téglise St-André de B<, ses armes y sont gravées sur la grande porte du chœur. Le contrefort style renaissance que l'on remarque au nord de la cathédrale de B>a été construit vers 1530 et porte son nom. Il encouragea beaucoup le grand mouvement littéraire qui eut lieu à &( au milieu du xvi« s. Il mourut en 1544 et fut inhumé à Bidache, dans lu sépulture de ses illustres ancêtres.
6RAM0NT (Jacques-Barthélémy), né à Biarritz en 1747, mort à B» le 6 fév. 1816. Pi^sid. de la chamb. de comm. de È*^ de 1806 à 1800; memb. du cons. général de la Gir. de 1800 à 1807 et de 1812 à 1816; memb. du cons. général du commerce de Paris en 1803; a^oint au maire de B^ de 1806 à 1815; mairo de B> en 1815 et ^.
ORANDIIAISON aine rJoseph-Marie- Jean Jouye de), né à La Martinique en 1761, mort à Eysines^Gir.) le 16 janv. 1830. Après avoir termine à Paris ses études de droit, il revint à la Martinique; mais, quand éclata la Révolution, il vint se fixer défmitivcment à B*, où il exerça diverses fonctions et fut élu au cons. des Cinq-Cents. A l'époque du 18 brumairo, le Conseil, sur sa proposition, s'engagea à s'opposer à toute espèce de tyrannie, et quand Bonaparte ut son entrée dans 1 Assemblée, il fut de ceux qui lui flront opposition ; aussi fut-il le lendemain au nombre des proscrits. Il se retira dans son domaine de la Hondine, à Eysines prés de B«, où il est mort.
GRANET (Pierre), sculpteur, né à Villenave-d'Ornon pi-ès de li» le 17 déc. 1842. Pensionnaire de la ville de B^à Paris, où il fut l'élève de Dumont et de Péraud; a exposé à plusieurs de nos salons boixlelais et, depuis 1874, à tous les salons parisiens où il obtint cette même année une 2« méd. et le rang de hors concours avec statue de Figaro, mise au concoui-s par le journal le Figaro; lauréat au concours de l'Assemblée constitqantc pour la statue de la Républiqt^e. Parmi ses nombreux travaux, nous citerons encore le groupe de bronze : Jeunesse et Chinwre, qui orne à Montpellier la place du Péi'on; la statue de Floriora,
f grande figure en bronze commandée par a ville de Bucharest (Roumanie); une statue équestre â' Etienne Marcel; la statue de Mirabeau, exposée au salon de 1H83 et placée, en bronze, au Bignoii- Mirabeau (Loiret); un groupe de i Enfance de Èacchus, et des figui-es décoratives ornant un hôtel, rue Miromesnil, à Paris ; le bas-relief central de la Faculté des lettres et des sciences de B* et les statues, la Peinture et la Sculpture, qui ornent la façade ouest du Musée de
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tableaux de B*. Parmi les nombreux bustes dont il est Tauteur, citons celui de M. A. Dauey, maii-e de B*, et celui de M. de Carayon-Latour.
GRAN6ENEUVE (Jean-Antoine Lafarc.UE de), lils de Jean-Pierre Lafargue de (irangeneuve, avocat au Pari, de B^, et de Marie Chastan|;; né à B^ le 4 déc. 1751 ; il épousa en 177o D"« Marguerite Dorais Dinematin ; eut deux fils : Henri-Etienne et Maurice, et une tille, Hortense. Avocat au Pari. deB'le'i^juill. 1771, procureur élu de la ville de B* en l'M), député à r Assemblée législative où il prononça plusieui-s discours dénotant un caracti>œ très ardent, enfm membr'e de la Convention nationale. Loi-s du i)ix>cès de I/)uis XVI, il eut le courage de rafuscr de voter la mort de ce prince, et le Monir tr tiv du 20 janvier rapporte in extenso le discours qu'il prononça à la séance du 16 janvier 171m, discours très remai'»quable dans lequel il soutint que la Convention, malgié ses pouvoirs les plus étendus, ne pouvait réunir en elle ceux d'accuser, de juger et de condamner, et que la mort du roi, au lieu dtï i^ndre la République florissante et libre, ne pouvait qu'amener les plus grands maux et il termina en demandant lu détention.
Compris au 31 mai dans la proscription des Girondins, il se rendit à B* et se i-éfugia dans lu maison d'un menuisier qui le dénonça; la commission militaire le condamna à la peine de mort. 11 fut guillotiné le 21 déc. 17W, avec son frci-e dont l'article suit.
Il eut deux fils, dont le second fut posthume et qui se distinguèrent dans leur carrière respective : Henri - Etienne et Maurice.
Son nom a été donné à l'une des rues de B>^ aux Chartrons.
V. CHArvoT, Le bërre»u de B* ; dans les Mém. de Jf "« Roiûnd, un curieux article consacré à <>rangencuve ; toutes les biographies. — H. dr l.iToicHEa fait de ce Girondin lo héros d*un lie se^s romans qui est fantaisibtc d'un bout à Taulrc.
GRAMGENEUVE (Jean Lafargite df), né à B« le 6 déc. 1755, guillotiné on 17j;i l'ut administrateur du dép. de la Gir.
Dénonça à la Convention une adresse qui demandait le massacre d'une partie aes repi^sentants du peuple; fut ari'été et suoit avec une grande fermeté le dernier supplice en même temps que son frère.
GRANGEHEUVE (Henri-Etienne La- FARGiE de), né à B» en 178K, mort à B» on 1874, fils du Girondin. Fit la campagne de Russie dans les grenadiers de la }{arde, avec le grade de capitaine, et bien des fois, au dii*e d^ ses anciens camaralies, il leur sauva la vie par sa gaieté in é-
sistiblement communicative au moment où les privations et l'intensité du froid leur avaient enlevé toute force morale au point de se laisser mourir sur la neige. II abandonna la carrière militaire, ^ et médaillé de Ste-Hélène, se fit inscrire an barreau de B* et devint juge de paix à B* où il mourut en 1874, entouré oe lasym-
f»athie et de l'estime de tous ceux qui 'approchaient.
GRANGENEUVE (Maurice Lafargle de), fi-éœ du pi*écédent, né à B* le 8 fév. 1793, mort à B< le 8 sept. 1868. Ancien élève de l'Ecole polytechnique et de l'Ecole normale. Devenu avocat au bai^ reau de B', il en fut élu le bâtonnier. II s'adonna au notariat et devint, en 1833, titulaire de l'office de M. Mathieu, ancien maire de B>-sud, dont il épousa la fille. Il fut de 1848 à 1851 memb. du cons.
mun. de B< et du cons. gén. de la Gir.
Maurice Grangeneuve a laissé dans les annales du notariat des souvenirs ineffaçables. Il avait acquis une situation considérable par sa probité professionnelle et sa connaissance du droit. Il eut de son mariage avec M*'* Mathieu trois enfants et de nombreux petits-enfants, dont quelques-uns occupent actuellement des situations importantes au palais et dans le commerce.
GRAIIIË, homme de lettres, né à B* au siècle dernier, mort à B> en 1820; a publié plusieurs ouvrages dont le plus connu est le suivant : Vart d*aimerf traduction nouvelle par M. G***, Londi^es et Paris, Didot, 1785, in-8». B. de F.
6RANIË (Pierre), né à Béziei-s en 1735, mort à B« le 22 juin i^2S). Avocat à la Cour de cassation en 1800; vice-piiésid. du tribunal de \" instance de B»en 1809. Publia plusieurs ouvrages de jurisprudence, a'histoiiv et de philosophie.