‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 277 sur 549 · V. Journal de B« des 23 et 2i août · texte numérisé non relu

V. Journal de B« des 23 et 2i août

6RASSI(Candide-Frédéric-Antoinede), né à Dresde (Saxe) en 1753, mort à B« le 20 avril 1815, fils d'un médecin du roi de Pologne. Fixé à B* après la mort de la mère de Louis XVI, sa protectiice. Méd. distingué, syndic du collège des méd. de B» en 1788, memb. du cons. gén. de 1802 à 1814, méd. des épidémies, administrateur de rinstitnt des sourds-muets et des hospices civils de B^, présid. de la Soc. de méd., de TAcad. de B''. Publia un petit manuel pratique pour propager l'usage de la vaccine et plusieurs rapport*^ sur les épidémies, concourut à une foule de créations utiles ou d'embellissements dans notre cité. Nous citerons l'aménagement plus hygiéniçiue de la prison du fort du Hù, la restau ration des flèchesSt -André par M. Combes, le dessèchement des marais de la Chartreuse, projets de conduite de sources d'eau potable a B*, etc. L'amitié et la reconnaissance ont fait élever à M. de Grassi un tombeau au cimctièi'e de la Chartreuse; on y lit :

Supérieur dont «on art,

Hfmoré parmi k» tavant»,

Distingué parmi «r« cjnciloyent,

£t oomtu de totm le» malKeurrux,

Il fut diffne d'une plut langue vie.

L'Amitié inamtolahle et rtcomnaitaante,

Lui anuaere ce monument.

On a donné son nom à une rue de B> qui débouche sur le cours de Tlntendance (ancienne rue des Treilles).

V. ISoticc biogr. sur M. de GrassU par M. dp. SAixcRicmise en tôtc de son Manuel des vaccinaieursy B», Beaumc, 1817, in-8', 40 pp.

GRATEIiOUP (Jean-Baptiste de), célèbre graveur-amateur de grand talent, né à Dax le 25 fév. 1735, mort le 22 fév. 1817. Issu d'une très ancienne famille noble. Après de bonnes études dans

sa ville natale, vint en 1757 à B*. Il y séjourna jusqu^en 1762 et partit alors pour Paris où, en 1765, il commença à graver^ d'après le tableau de Rigaud, le polirait du cardinal Melchior de Polignac. Les portraits de Dryden d'après Kneller, de Jean-Baplisti» Rousseau d'après Aved, de Kénelon d'après "Vivien, d'Adrienne Lecouvreur d'après la célèbi-e estampe de Pieri-e Imbert Brevet qui la représente dans le rôle de Cornelie; ceux de Montesquieu d'après le médaillon de Dassier, de Descartes d'après Hais, enfin de Bossuet en pied et en buste d'après Rigaud, dont le premier est le chef-il'œuvi*e de l'auteur, complètent la séHe des neuf portraits gravés par Grateloup, ardemment recherchés aujourd'hui pour la finesse merveilleuse de leur exécution due au procédé secret de l'artiste. — Myope de naissance, cet h.ibile graveur dut cesser ses travaux à peine âgé de 35 ans, à la suite d'une cataracte qui le priva d'un de ses yeux. Les gravures de J.-B. de Grateioup ne furent pas mises dans le commerce. En cessant de graver, J.-B. de Grateloup ne fut pas cependant perdu pour les arts: il modelait en cire, il sculptait des sujets d'une perfection admirable, il peignait sur émail et plusieure de ses émaux rivalisent de beauté avec ceux de Petitot. On en conserve un certain nombre dans sa famille, entre autres la Liseuse, de la composition de l'artiste, le portrait de Descartes, camée, un Enfant couché et endormi, de la composition du maitre, le portrait de Christine de Suède, petit médaillon ravissant de des.sin et de couleur; une Allégorie, camée représentant l'histoire de la vie humaine, les vices d'un côté et les vei*tus de l'autre, morceau d'une grande perfection de dessin, composé par lui et portant la date de li84; c'est le dernier émail peint par lui. Grateloup s'est beaucoup occupé de sciences physiques et surtout d'optique. En l'an XI, déjà sexagénaire, il obtint une récompense nationale de 6,(XX) francs pour avoir inventé un nouveau moyen de coller les objectifs des lunettes achromatiques. B. de F.

V. sur Gralcloup le Irî's intéressant travail de M. Fai'cheix. — Bazan, Dictionnaire des graveurs. — Archites hint, de la Gir., t. !*•", p. 183 et suiv.

GRATELOUP (Jean -Pierre* Sylvestre de), neveu du précédent, D^en médecine, graveur -amateur, naturaliste, philanthrope, etc., né à Dax le 31 déc. 1782, mort à B« le 25 août 1862. Reçut de Thore, de Dax, les premières leçon» de sciences naturelles, D^ en méd. en 1804, fut vei-s 1808 initié par son oncle à ses procédés de gravure. Il a fait avec lui le second tirage des poilraits gravés par ce dernier

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et a gravé lui-même quelques jolies pièces originales : La jeune Espagnole d'api*c8 Grimou ; Louis XV, un médaillon rie Napoléon d'après une médaille de Droz, une eau-forte (trois soldats, manière de Callot), un paysage, etc. Après la campagne d'Espagne, il devint méd. en chef des hôpitaux militaires temporaires de la 11« division à I)ax, conservateur du musée d'hist. natui-elle de la Ville, etc. Son mariage avec M"« Carré de Sainte- Gemme, l'amena à s'établir à B*, où il fut méd . de l'intendance sanitaire de la Gir. en 1825; méd. en chef du dépôt de mendicité en 1827; memb. du jurj' départemental de méd. dont il a été le vice-piésid de 1832 à 1854; memb. de la Soc. linnéenne de B* en 1823, son pré.sid. en 1840; memb. de l'Acad. de b» en 1823, .son président en 1837; memb. titulaire ou correspondant de plus de vingt Acad. ou Soc. savantes de Paris, de la province et de l'étranger où ses travaux lui ont mérité la réputation d'un savant très distingué dans les sciences naturelles et d'un travailleur infatigable. Son activité était telle, que ses études scientifiques, nombi'euses et variées, ne l'empêchaient pas de vaquer aux soins d'une clientèle très étendue, car il jouissait à B* de la réputation d'un méd. habile et d'un homme de cœur, flévouc à ses malades quelle que fût leur fortune, comme il était dévoué à la science, sans autre ambition que celle de faire le bien et d'être utile. Il est mort ayant beaucoup donné, n'ayant jamais rien demandé pour lui. Son nom a été donné à l'une des rues de B». 11 a laissé de très belles collections d'histoire naturelle (conchyliologie, fossiles, mim'y ralo^ae et herbïei-s); une importante bibliothèque, riche surtout en ouvrages d'hist. naturelle, et de nombreux travaux manuscrits sur pi*esque toutes les sciences. Ils appartiennent à son fils né à B'' en 1824, sous -intendant militaire de lr« classe, O. ^.

Parmi ses nombreux écrits publiés, dont on trouvera la nomenclature dans le Dict. des se. rtiéd, de Decharnbre, nous citerons : Tableau méthodique des fossiles provenant des terrains marin* grossiers (Actes de la Soc. linnéenne de JB«, 1827-29); Conchyliologie fossile de l*Adow\ 1840, 1 vol. in-4», orné de 48 pi. dessinées par l'auteur; Florula littitralis Aquitanica seu conspectus, inslgnior plantar. sponte nascentium in littoribus oceani Aquitanici a Bayona risque ad Boïos (Actes de la Société linnéentie, 1826-27); Description anatomique d'un maxillaire sup. de cétacé fossile trouvé dans les carrières de Jjéognan, nommé Squalodon (et depuis Zeuglodon Grateloupi, par Muller) (Actes de VAcadénue de B\ 1840); Catalogue zoologique renfernutnt les

débris fossiles des corps organisés appartenant aux animaux découverts dans le bassin géognostique de la Gir., précédé de la cwsification des terraitis de ce bassin (Actes de VAcad. de Bs 1838 à 1840); Catalogue général des nwllusqnes île la France et de l'Algérie, B*, 1855, ^-8»; Ptécis des travaux géolog. de la Soc, linnéenne de jB* (in Actes de cette Soc., 1855); Essai sur la distribution géogr.,orogr, et statistique des mollusques terrestres et fluviatiles vivants du départ, de la Gir., suivi de la faune spéciale de la Gir. et d'une bibliographie des ouvrages publiés datis le départ., B», Lafargue, lâo8-59, in-S"; Dechambre dit 1838-30.

V. sur M. de Gratcloup : Panthéon biogra* phiqne, 1850, t. Vil, p. 81 ; Révertoire hist. des contemporains, 18G0-61, p. 3zi; Biogr. des hommes marquants du xix< «., par Y. Lacaine et Ch. Laurent, t. VIII, p. 1^, etc.; Discoui-s de M. Dabas, in Actes de l'Acad. de B", 1862. — Gt'YOT DK Fere, Biogr. et Dict. des littérateurs et des sarantit français contemporains, l" partie, l" s., p. -45. — Henri Bèkaldi, Les graveurs du xix« s., Paris, Coiiquel, 1888, t. VII, p. 223.

6RATER0LLE (Paul- Maurice), né à B» le 21 nov. 18o0. Arrière-petit-neveu du célèbi*e avocat de Sèze, défenseur de Louis XVI petit-fils de M. de Montaubricq, magistrat et littéi'ateur distingué. A publié un grand nombre de poésies dont beaucoup ont été inspirées par des souvenirs de la guerre de 1870 à laquelle il prit part dans l'a.-mée de Metz. A écrit diver-s articles sur le rieux B*. insérés dans des Revues de la localité de 1880 à 1883. Couronné en liôiô par l'Acad. des jeux floraux pour son poème La charge de Loigny ; U A. depuis 1885. M. Graterolle a aussi été nommé chevalier de l'ordre militaire du St- Sépulcre pour services rendus à une caravane française lors d'un voyage en Orient. Auteur de : Clairons et' musettes, poésies, Paris, A. Savine, in-12, 148 pp., ouvrage auquel la Soc. nat. d'encouragement au bien a décerné en 1888 une méd. d'honneur. Va publier, avec des dessins de M. Ëmilien Piganeau, un volume sur l'hist. du vieux B*, intitulé : Souvenirs et légendes.

GRATEROLLE (Jean -Baptiste - Marie- Etieime-Georges), poète, né à B» le 26 déc. 1845, frère du précédent. A publié des vers qui ont paru dans plusieurs journaux ou revues, entre auti*es : la Ballade (1883), où sa photographie a été reproduite, le Semeur, la Bévue littéraire et artistique, 1886, etc.; lauréat de l'Acad. de B«, 1887, des concoui*3 du Parnasse de Paris, 1882; de l'Acad. des poètes de Toulouse, etc. Auteur d'une Notice hist. sur la i*épublique de St-Mann, qui lui a valu la méd. d'or du Mérite. Est aussi chev. de St-Grégoiro-le- Grand. A donné à B» en 1885, au cercle

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catholique des ouvriers, avec succès, une conférence sur saint Louis. A publié en 1888, chez Dentu^ éditeur à Paris, un volume de vers, intitulé : Chants et croquis, qu'il a dédié à François Coppée, son maître et son ami.

GRATIOLET (Louis- Pierre), naturaliste, né le 6 juil. 1815 à Ste-Foj-la- Grande (Gir.) où son père exerçait la médecine avec distinction, mort à Paris le 16 fév. 1865, Commença ses études à B* où son père était venu terminer sa caniêre méd. et les finit à Paris où de brillants succès à tous les concours firent présager de son avenir. D^ en méd. on 18i5; aide-naturaliste au Muséum, d'hist. natui'elle de Paris depuis 1842. remplaça presque constamment, de 1844 û 1850, M. de Blainville dans sa chaire d'anatomie comparée. En 1852, il suppléa M. Duvemoy au Collège de France dans son cours a*hist. naturelle des corps organisés. Fut enfin nommé en 1853 chef des travaux anatomiques au Muséum, avancement qui lui permettait à peine de subvenir aux besoins de sa jeune famille. Sa profonde science et son talent de prof, méritaient une situation plus élevée ; aussi modeste que savant, il ne lobtint qu'en 1862. Il fut cotte année chargé du cours d'anatomie, de physiologie comparée et de zoologie à la Sorbonne. Après la mort d'Isidoi-e Geoffroy St-Hilaire, il devint titulaire de cette chaire le 22 nov. 1863. Il était depuis 1860 '^ et faisait partie de plusieurs Soc. savantes. Ses études favo.ites furent lanatomie du cerveau chez Thomme et chez les mammifères et les rapports qui existent entre la structure et le développement de cet organe et les facultés des animaux. On lui doit divers mémoires sur le cerveau et le t. II de l'important ouvrage de Leuret : A natomie comparée du système noueux, 1858, in-8« ; Mémoire sur les plis cérébraux île l'homme et (les primates, Paris, J. Bertrand, 1854, in-4", avec allas in-f" de 13 pi. ; De la physionomie et des nwnvements d'expression, suivi d'une notice sur sa vie et SOS travaux et de la nomenclature de ses ouvrages par L. Grandeau, Paris, Helzel, 18ïu,in-12.

Sa mort prématurée a été une grande perte pour la science. Ses fun^-iiilles furent fdites aux frais du ministère de l'instruction publique. Son nom a été donné à une rue de B*.

V. son éloge prononcé par P. Brocv cl publié dans les journ. de février IH;x>. — Dict. den .se. méd. de DeciiAMBnE, où se trouve la liste complèlc de ses travaux.

GRAVE (Tean), né à Saint-Antoine-du- Quevret (Gir.) le 30 vendémiai -e an XII (4 oct. 1804), mort le 20 fév. 1877. Maire de sa commune 1826 à 1870; il mit un dévouement de tous les jours à améliorer I

et à créer les routes' et chemins qui n'existaient presque pas en 1826; il donna lexemple de la culture de la vigne et concourut largement au progrès de Tagiiculture et du bien-être dans sa commune; aussi, lorsqu'en 1862 la ^ vint rendre hommage à ses mérites, elle fut de la part de Saint-Antoine-du-Queyi-et et des communes voisines, l'objet d'une manifestation sympathique et joyeuse dont le souvenir n'est pas effacé.

M. Jean Grave fut en outi*e suppléant du juge de paix pendant quinze ans.

Son père avait été maire de Saint-Antoine-du-Queyret de 1806 à 1826. Son fils lui a succédé en 1870 comme maire de' celte commune; c'est comme lui un agriculteur distingué.

GRAVE (Dominique -Théodore de), littérateur français, né à Gujan, canton de La Teste (Gir.) le 27 nov. 1828. Débuta dans le monde des lettres en 1852 à Toulouse, pendant qu'il était étudiant en droit, par des articles sur le théâtre. Venu à Paris peu de temps après, il écrivit dans la Patrie, le journal la Nouvelle; rédacteur au Figaro depuis le 30 juillet 1859: rédacteur en chef du Petit Figaro de 1868 à 1870, époque où ce journal cessa de paraître, par suite de la modification apportée sur la loi du timbre, après les événements du 4 sept. Auteur de: Biographie d'Adelina Patti, publiée dans le Grand-Journal et ensuite en brochure, Paris, Castel. 1865; Les duellistes, préface par Jules Claretie, Paris, Barba, in-12; le même publié en 1879 chez Dentu sous le titre de Drames de Vépée; Coup de soleil, comédie en collaboration avec Albéric Second; La roche aux fées, Paris, C. Lévy, 1885, in-12; Cheveux blancs, nouvelle parue au Figaro, en 1886.

GREELLE (Biaise de) ou REGNIER.

Elu archevêque de B« du vivant de PieiTe Berland et fut confirmé par le pape Calixte III le 23 sept. 1450; il était aloi-s sous-diacre du diocèse de Clermont. Le 12 nov. 1462, il prêtait le serment dn conseiller-clerc à la nivinièi'e séance du Pari, de B» dont l'établissement avait élu déjà résolu par le roi Charles VII.

GRÉGOIRE (Barthélem v -Thomas), xviiPs.,memb.derAcad.deB»le23janv.

1746. On doit à ce médecin, qui jouit en son temps d'une grande célébrité autant par ses idées singulières que par son habileté de praticien, indépendamment des nombreux mém. qu'il lut à l'Acad. de B«, l'opuscule suivant : Objet de rèflexioyis sur la petite vérole et

ërincipalement sur celle de cette année, S 1761, in-12. Le D' Lamontagne fit une critique de ce travail intitulée : Lettre à M. a***. B», 1761 , in-12. B. de F.

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GRELET aillé (Gatllaume-Jean), architecte, né à B> le 28 déc. 1817. Memb. du Comité d administration de la Soc. philomathiqne depais 1847, longtemps son archiviste; architecte des bâtiments dos expositions de 1865 et de 1882, ainsi que de Tecoie sup. de com. et d'industrie de B"; memb. actif de plusieurs sociétés savantes; cons. hon. de la Soc. des architectes de Lille. Nommé en 1888 et à Tunaniinité memb. hon. de la Soc. des Architectes de B*. A consacré plus de trente-cinq années de son existence au développement de Tinstruction publique populaire.

Elu en 1870 commande du bataillon du gùniCf d*où il organisa deux compagnies du génie mobilisé; maire de St-.\ubin depuis 1878; cons. d*arr. pour le canton de Blanquefoi-t en 1877, réélu en 1883; U A. en 1878 et !^ en 1882. M. Grelet est propriétaire d'un beau vignoble qu'il a créé à St-Aubin et dont les vins ont mérité une méd. de bronze à l'exposition de 1882. A été l'un des fondateurs en 1841, et le présid. pendant de longues années, de la Soc. de bienfaisance la Concorde, une des sociétés mutuelles les plus considérables de B''.

6RELLET-BAL6UERIE (Louis-Chai^ les), né à B* le 21 sept. 1820. Avocat en 1844, écrivitdansdivei's journaux sous le pseudonyme de Charles Bal, fournit des articles à la Guienne hist, cl mon, de Ducourneau, mit en vei*s une légende angevine : Aux Ponts de Ce, l'Amour et la Mort et fut couronné par la Soc. des sciences et arts d'Angers, 1850. En 1852,

i'uffe de paix du canton du Moule et en 8o4jùgeau tribunal de la Basse-Terre (Guadeloupe), chef-lieu de cette colonie dont il étudia l'histoire; il s'efforça d'y perfectionner les cultutes. Il y inti-oduisit et propagea la culture du coton longue soie, ce qui lui valut des méd. aux expositions universelles de Paris, de Londres (1855 et 1862), une méd. d'or frappée à son nom par ordre du ministèi'c de la marine et une méd. de la Soc. industrielle de Mulhouse. A fourni les articles Coton du Dict. du com. et de la navigation, édit. parGuillauinin. Rentré en France vers 1Ô60, juge d'instruction suppléantàLaRéole,ilyfutélumcmb.du cons. d'arr. et consacra tous ses loisirs à l'étude hist. et archéologique du Réolais et du Bazadais, découvrit à Caudrot (Gir.) les traces de la villa Cassinogiluin, berceau de Louis le Débonnaire, publia, avec feu M. Michel Dupin, Las costumas de la ciûdad de la neùla (1255), La Réole, 1H62, in-8«, et découvrit le tombeau mérovingien et l'anneau sigillaire de sainte Gulfetrud, etc., et devint lauréat de 1 Acad. de B« (méd. d'argent), correspondant de la Soc. nationale des antiquaires de France, de TAcad. de B«, de

la Soc. des beUes>lettres d'Agen ; associé des Soc. ait;héologiques de Toulouse, du Périgord, du Loiret et de B*, et délégué de ces Soc. aux réunions des Soc. savantes à la Sorbonne de 1879 à 1888. Nommé juge à Lavaur(Tarn) en 1866, il lit dans celte région de nouvelles découvertes archéologiques. En 1870, il obtint le 14 sept, un congé pour aller prendre part à la défense de Pans. En 18H0, il pnt sa retraite pour s'adonner entièrement aux études archéologiques. Q A. en 1873.

Parmi ses nombreux écrits, la plupart publiés dans des rcvues ou journaux spéciaux, nous citerons : Utie larme du sire de Lansac^ 4* édit., in-4»; Les deux églises, en 1862: La vérité sur la fixation des duties, B>, Balarac^l848 ; 2* étude, Sauveterre. Chollet, 1880, in-8»; Le rêve éternel ou V idéal, La résurrection d'un peuple, poèmes moraux et patriotiques, Lavaur, 1878-79; Origine historique de Ribérac, Mussidan, CastiUon^ur-Dor' dogne, etc. y Ribérac, 1^1, analyse faite par M. A. FayoUe de la première partie d'un travail considérable mais encore inachevé, intitulé : Hist, et légendes d\Aquitaine; Hist. de Clovis III, fils de Dagobert II, nouveau roi de France (612 à 680), Orléans, 1882, in-8».

Dans ce dernier ouvrage, il prouva par de nouveaux documents et des bulles inédites, Fauthenticité et la date précise de la translation du corps de saint Benoit du mont Cassin en France, à Fleury-sur- Loire, l'an I»"" de ce nouveau roi, en 672 ou 673. Au nombre de ses six communications an Congrès de 1888, notons celle où M. Grellet-Balguerie détermina non seulement que le ins. 10910 de la Bibl. nationale^ précieux recueil de six chit)niques dit de Frédégaux, était bien du VII* s. et non du viiP, mais il en précisa, pour la première fois, la date : août 674, an IV de Dagobert 11 (de 670 ou 671 à 680). Cet auteur a découvert, en Angleterre, de nombreux documents inédits sur Bazas, Monségur, etc., sur la nouvelle haute Cour souveraine de Gascogne établie à B« en 1370 et la sentence de cette Cour condamnant à mort en 1377 Guillaume- Sanche de Pomiers, v^» de Fronsac, pour conspiration en faveur de la France.

V. Nolicf biographique et bibliographique »ur H. GreUet-Bttlguerie, publiée à Ribérac eu 1883.

6RELT, V. Grailly.

GRELOT (Félix), né à Nogent (Haute- Marne) le 23 avril 1849. Avocat au barreau de Paris dès 1870, il plaida des procès célèbres et curieux dans lesquels il eut pour adversaires les sommités du barreau !

Nogent-St-Laurent, Oscar de Vallée, V. Lefranc, etc. ; attaché au parquet du procureur général près la Cour de cassation en 18/5; directeur de la Fratice judiciaire de 1876 à 1878; délégué cantonal

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