II A U
secrétaire gén. de la Vienne en mai 1831 ; sous-préfet d^Yssingeaux en juin 1832, et quatre mois après, 9 octobre , de Nérac, où il se lit bientôt distinguer par son ardeur à construire des chemins vicinaux, à fonder des écoles prim., reçut à 28 ans la irie en juillet 1837.
Le 17 oct. 1838, il épousa M"« de La Harpe, d*nne des plus honoi^ablcs familles du commerce de B* ^V. ce nom).
Sous-préfet à St-Girons en fév. 1840, puis en nov> 1841 à Blaye, où il resta, par convenance personnelle, jusqu'en 1818, et où son habile administration lui valut le ^rade d'O. î^, à 34 ans (juin 1847); après la révolution de 1848 il renti*a à B* ou il fit partie du cons. administratif qui maintint l'ordre dans le département jusqu'après les journées de juin. Capitaine dans la garde nat. de B'', memb. de la Soc. du libi^e-échange, le baron Haussmann prit une large part à Télection présidentielle qui donna dans la Gironde plus de 100,0(X) voix à Louis-Napoléon contre 20,000 voix au général Cavaignac. Peu après, en janv. 1849, il fut envoyé comme préfet dans le Var. La manière dont il remplit son mandat le fit appeler en mai IffîO dans l'Yonne et il fut nommé, le 27 nov. 1851, peu de jours avant le coup d'État du 2 déc. préfet de la Gironde, avec des pouvoirs exceptionnels dont il lit usage, dès son arrivée à B< le 3 au soir, pour faire lever l'état de siège que l'ancien préfet venait de pi^ononcer, et restreindre considérablement les mesures de rigueur réclamées bientôt après par l'Inspecteur général de police de la région du Sud-Ouest.
On lui doit l'annexion à B' de La Bastide et d'une partie des communes suburbaines et le projet du boulevard de ceinture exécuté apj[ès son départ.
Nommé, le 22 juin 18a3, préfet de la Seine, M. le baron Haussmann ne resta pas moins de dix-sept ans à l'Hôtel de Ville de Paris et tout le monde sait les embel li ssemen ts prodigieux exécu tés sou s son impulsion et son administration.
G. ^ comme préfet de la Gironde en lh53, G. 0. i^ en 1856 et Gr. i^ en déc. 1862.
Sénateur en 1857, un décret lui donna entrée au Conseil d'État en 1860 et une lettre close de l'Empereur au Cons. des ministi^es.
Elu en 1867 momb. libre de l'Institut (acad. des beaux-ails).
 l'avènement du ministère Ollivior, il résigna ses fonctions et ne sortit de sa l'etraite qu'en 1877, pour se présenter, sur l'ordre du prince impérial, dans Tarr. d'Âjaccio, où il fut élu député à une forte majorité contre le prince Jérôme.
Le 4 oct. 18%, il figurait sur la liste des candidats de l'alliance conservatrice aux élections législatives de la Gironde; liste qui n'obtint pas la m^io^té.
 la même époque, son nom porté sans son assentiment sur celle de U Seine, obtint plus de 122,000 suffrages; M. Lockrov eu eut 240^000.
Vers 18t£i il acquit, a Canéjan, le château Rouillac, dont les dépendances sont contiguês à celles du ch&teau de Cestas, que sa femme avait recueilli dans l'héritage de M. et M"** de La Harpe. Il restaura complètement ce dernier et reconstruisit tous les bâtiments de service et d'exploitation sur une vaste échelle. Il créa sur la terre de Cestas un excellent vignoble.
HAUTE (Jean-Baptiste), peintre, né à B» le 11 mai 1810, mort à Baurech (Gir.) le 13 mai 1880. Elève de Lacour fils, de Lethière et d'Ingres ; entré à l'école des beaux-arts le 6 oct. 1831; a exposé au salon de Paris en 1833 : Petits Savoyards se chauffant; de 1843 à 1852, des natures mortes. Celle qui figurait au salon de 1850 se voit au musée de B*. Grand amateur d'antiquités et de curiosités, il a laissé une jolie collection. Musicien, il avait un joli talent comme alto.
HAUTREUX (Joseph-Alfred^, off. de marine, né le 6 sept. 1826 à ht-Quentiii (Aisne). Entré à l'Ecole navale en 1842; aspirant de marine en 1844; enseigne de vaisseau en 184S; lieutenant de vaisseau en 1855, a fait les campagnes d'Oblij^do dans la Plata en 1845, de Crimée, siège de Sébastopol en 1854-55-56, d'Italie en 1859; ^ en 1850, décoré du Medjidié et de la médaille de la valeur militaire (Italie). Directeur des mouvements du port de B> depuis 1863. Memb. de la Soc. des sciences physiques et naturelles de B< depuis 1875, en a été président en 1877; memb. de la Soc. degéographie commerciale de B* depuis 1877, en est vice-présid. depuis 1878; memb. de la Soc. de secours aux blessés militaires depuis 1875, en est vice-présid.; memb. de 1 Acad. de B* depuis 1887. A publié dans les bulletins de ces sociétés diverses études ou mémoii-es parmi lesquels nous citerons : dans le Biill. de la Soc. des sciences physiques et naturelles : 1» Rotation des vents à l*enibouchure de la Gir.; 2» Les grandes sondes océaniques ; 3*> De la Gtr. à La Plata, tetnpérature de la mer, études niétéo rologiques ; 4» Sab les et vases de la Gir.; h^De B* à NetO'York, température de la mer et coups île t^ent ; 6« Sables et vases de la Gir.; De jB* à la met% étude, Feret et fils, éditeui-s, 1886, in-8", 58 pp. Dans le BuJl. de la Soc. de géographie : 1» Examen critique des cartes de Vembouchurede la Gir.au Congrès géoara-
Î}hique de B^; 2« Pluies et gelées dans a Gir.; 3» Les passes de la Gai'onne depuis iSol ; 4" La ban'e du Sénégal; 5«> La pèche de ^ morue au Se' négcd.
HEG
HEQ
HEER1N6 (Clans-Christian-Jacob), né à Itzchoe (Danemark) le 28 sept. 1804, mort à Floirac (Gir.) le 30 oct. 1867; élève de la maison Pleyel de Paris; fonda à B* en 1836, une maison de fabrication depianos qui fut vite appi-éciée des connaisseurs et prit une grande importance. A obtenu, ainsi que son successeur, des succès aux expositions de18:W,1847,ia'î0,185i,1864, 1865, 1882; 4 méd. d'arg., 3 raéd. d'or.
J.-B. Lacouture son élève et collaborateur pendant 16 ans, lui succéda le l«f août 1862. Depuis cette époque l'importance de la maison s'est accrue par le perfeclioimement de ses instruments, qui se l'ecoinmandent par leur qualité de sons, leur solidité.
HË6ATE (William), né en Ecosw* au xvi« s., mort à B* en mai 1627. Après avoir professé à Poitiers, à Dijon et à Paris, fut appelé par Balfour (V. ce nom) au collette de Guyenne et le remplaça a sa mort comme principal (1621-1627).
On a de ce savant littérateur des poésies gi*ecques et latines; trois poèmes latins entête du Clcotnèdeel des deux volumes de Commentaires sur Ai^istote de Balfour; un épithalame de Henri IV et de Marie de Médicis; un discoui-s prononcé par lui en 1616 et imprimé la mémo année sous le titre suivant : Ludovico et Annse clenientissimis regibiu, et MariœregiiKB matri CapUtilatio sive nmnestia ; Oratio habita m aula majori Aquitanicn, solemnibus studiorum auspiclis ix Kal.
novembi'is i6i6. Autore uuilelmo liegato, Burdigalœ, Simon Millangius, in-8", de 25 pp. La Bibliothèque nationale possède un exemplaire de ce discours (lettre X, n» 2544, du catalogue). On connaît encore de Hégate : GalliaVictt'ix, Poitiers, 1598; Carthusian BurdigalensUt
encœnia et religiosis adventoi^a
authore Guilelmo Hegato, Burdijjalîe, Simon Millangius, 1621, in-i» de 31 pp., plaquette de toute rai'eté dont M. Clouzot
Possédait un exemplaire dans sa bibl.
oi-delaise, acquise par la Bibl. de la ville de B»; enfin on trouve des pièces de vers de lui dans un petit volume très rare et très curieux intitulé : La Rou(de rèce}>tionde leurs Majentez Très-Clirestiennes en la ville de Bourdeaus ou le siècle d'or ramené par les alliances de France et d*Espaigne, ixH*,ueilli par le commandement du Ro^; à Bourdeaus, par Simon Millanges, iGLi, in-8«. Ce petit ouvrage devrait, d'après M. B. Dezeimeris, être attribué au P. Garasse. On trouve quelquefois, à la suite de ce volume : Les Charnps Elysiens ou la réception du Hoy Très^hrcstien IjOuîs XIII au collège de Bourdeaus de la compagnie de Jésus, D'après Deinpster, Hé^'ate aurait aussi travaillé longtemps à un commentaire sur Ausone. B. de F.
Y. Ernest Gaillieib, Histoire du Collège de
CuffennCf p. 405 et suivantes; Alphabets de Guyenne de Jules de Gères; Dksipster, Uistoria ecclexiastica gentis Scotorum, liv. VIU. p. S62, où se trouve une élude complète biographique et bibliographique sur Ilégate.
HEIDBRINGK (Oswald), né à Barbaste (Lot-et-()ar. )en inai-s 1858. Elève de l'école mun. de B'': pensionnaire de la ville de B*, élève de Jérôme et Boulanger; a exposé au salon de Paris de 1885 une tête de femme; a fait de nombreux dessins poui des publications illustrées.
HEKKING (Charies), violoncelliste remarquable, né à Nimègue (Hollande) le 12 mars 1826, mort à B« le 4 déc. 1886. Lauréat du Conservatoire de la Haye, se lit entendre avec grand succès en Allemagne et en Angleterre; en 1853 se fixa à fi* comme prof., y fit d'excellents élèves parmi lesquels nous citerons :
MM. Maubourguet, Debessé, son neveu André Hekking, etc., etc.; il avait un son extraordinaire et excellait dans l'interpi-étation de la musique classique; organisa avec M. Camille Demunck et autres artistes boitielais des séances de musique classique très suivies; a écrit plusieurs fantaisies pour violoncelle qui n'ont pas été publiées.
HÉLIES (mademoiselle), savante Bot^ delaise très versée dans les lettres latines, à laquelle on doit quelques pièces de vei-s latins qui lui ont valu de la réputation.