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furieux, et des sonnets dont Montaigne a inséj'é une partie dans la i>^ éd. de ses Esmis; il est enfin Tautour du célèbre dlscoui^ intitulé : De la servitude volofir taire ou le contr'un, qui assure riminor^ talité à son nom et qu'il éciivit, dit-on, à rà((e de dix-sept ans. Il est joint à la plupart des éditions modernes des Essais de Montaigne avec lesquels il semble en quelque sorte faire coips. Villemain a comparé cette vigoui-euse production à a un manuscrit antique, trouvé dans les » ruines do Rome, sous la statue brisée » du plus jeune des Gracques. » On attribue encore à La Boètie une Historique description du solitaire et sauvage pays de Medt)c, Bourdeaux, Millanges, l'w, in-12, que nul bibliograplie niodorne n'a vue et qui n'existe peut-éti*e pas. Le vers suivant de La Boctie :
O KMoo. non pays, lolltstre «t woTacf ,
a pu donner naissance au titi^ de cet ouvrage prétendu: le feit mériterait d'être éclairci. Il existe tant d'ouviiigea de la mémo époque dont un spul ox. est arrivé jusqu'à nous! Il en est tant d'autres dont on connaît les titres et qui sont perdus sans retour!
I-.OS œuvres complètes de ce noble et viril esprit ont été publiées en 1846, chez Delalain, par Léon Feugère et fonnent i vol. in-f2. Une édition des Œuvres de Im Boêtie, annotée par M. P. Donnefond, vient d'être publiée par l'imprimerie (i. (tounouilhou, H», 1H8D, in-4«.
La Boëlie avait épousé Marguerite de Curies, parente du poète Lance lot de Caries (V. ce nom), et probablement sa nièce. Il légua, en mourant, sa bibl. à Montaigne. Son testament a été publié à Périgueux en 4854, in-8* de 7 pp.
B. de F.
V. les (puvrcs de Montaigne. — De Thou, IliMtoire, livre XXXV. — EtieuHf de La BoNie, ami de Montaiffuf, élnden nnr m vie et »uf «e» ouprogen, par LtV)n Feiicère, Pari», Lablttc, IMlo, in-8« de 31)9 pp. — Hemêrque» et correvtiona d'Eëtienne de ta Baêtie imr te traité de Plutarqne, intituU: EPUTIKOS, avec une inlroductlon et des notes, par Hcinhold Deiki- MKRis, B*, Gounouilhou, 1867, ln-8*; une jolie eau-forte, do M. Léo Dnouvx, reprc^senlant le chAteau do La Boctie, orne le volume. — E»»ai HHf ten idéespolitiquesde Montaigne et La Boi-lie^ par François Condks, B", Duthu, 1882, ln-4*.
— Atphat^etft de (Inieune^ do Jules de (ièrks, etc.
— Notice biO'bibtiographioue iur La Boétie^ l'ami de MoH/aigue, mivie àe la Servitude rotontoire, donnée pour fa première poix selon le vrai texte de l'autenr, d'après un manuscrit contem-
forain et authentique, [»r le Di* P. F. Payen, *aris, Didot, 1833«in-8*.~ Discours de rentrée, do M. Francisque Habasquk, à la Cour d^apiiel d'Agon; de N. dk La Houvkrade, h la tour d'appel de D*; de M. Compans avocat e<în., ù la mCme Cour, lO'inov.lRiO. — Surtout T'ouvrapc tout récent de M. Paul Bosskkon, attache^ h la bibl. dePArsenal de Paris, intitulé : La BoNie, sa vie et scm ouvragen, B*, Chollet, 1887, petit in-4', couronna sous sa première forme par r.Vcad.dcB'.
IiABORDE (de), originaire du Languedoc, d'une bonne famille de négociants de B''; député de cette ville au cons. du comm., puis feimier gén.; habile linancier et honnête homme.
Y. UisL secrète de Loui» \\\ t. IV, p. 309.
LABORIB (Gaston-Joseph- Henri de\ né le 28 sept. 1808 à St-lean-d'Estissac (pordogne), mort à B* le 3 oct. 188(5. Oixlonné prêtre en déc. 1836, à B^; successivement vie. à St-Macaire en 1836, prof, au petit séminaii*e en 1837; il prit sa retraite en 1865 et fut nommé chan. lion. Plein de zèle pour la mémoire de Pey Borland, il ne cessa de poursuivre la canonisation du grand archevêque.
On a de lui : Biographie de Piei re III ou Pe\f Berlatid, le o!2* arclievèque de B*, etc., Bs Favraud, 1885, in-8».
B. de F.
LABOTTIËRB (Antoine et Jacques), libraires de B<; Antoine était imprimeur. Jacaues, né à B> en 1716, moi-t en 1798, fut le principal rédacteur des Affiches et antMfices de B*f et a publié VAlmarMch des laboureurs et surtout VAlmanach historique de la province de Guientw.
pour Vannée bissextile il 60, gr. in-12 de 388-191 pp., très intéressant et tivs rare aujoura nui ; Les petits almanac/is de Guienw*, in-18, publiés par les frères Labottière, forment une collection rcchei^ chéc. L aix;hilecte Louis construisit pour eux, vci-s 1780. la maison de Tivoli, aujouixl^hui collège de Saint-Joseph de Tivoli, et leur nom a été donné à la rue qui longe cet établissement. B. de F.
LA BOUBÉE (Marie-VitaUAuguste), né à B» en 1757, mort à B» en 1812.
Avocat, littérateur, jounialiste et magistrat. A publié : Lettres sur les twubles du Parlement, 1783; Le Tiers^Etat éclairé et ses privilèges justifiés, 1788; Observations sur lesjourmes des iO et 93 /eu. et sur Vaffaire du présiiient Dupaty^ 1789; La confe^ision de Camatet, 1789. Il devint, en 1795, directeur du Journal de B^ dont il rédigeait la partie littéraiiv; fut memb. du jury d'instruction pour Torganisation des écoles primaires et prolV d'hist. à l'école centrale de latrir. ; il a fait paraître encore : L*al' majiach des femmes galantes, 1796, violente satire sur les mœurs de celte époque, et Véloge funèbre de Lecouvreur, comédien de B», 1801. Lore do Torganisation des coura d'appel, en 1811, Laboubée fut nommé juge suppléant à B«, mais il ne lit pas jouir longtemps ses nouveaux collègues des fruits de la rectitude de son esprit et de sa grande érudition. Laboubée a laissé dix- huit vol.
manuscrits, dont sa fille. M"'* Lapeyre, a fait hommage à la ville en 186() et mit contiennent plus de 2,000 notices sur les
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hommdB éminents do la province, un projet de code municipal, l'inventaire du livre des Bouillons, Tinventaira des titres de la maison Puy«PauUn, rédigés par Tabbé Baurein, un catalogue d'ouvra-. j^es de jurisprudence, un recueil de questions et d'ari'éts décidés par jugements, eniin divei-s mémoires d'nistoire locale. M. Jules Delpit a publié dans le Courrier de la Gironde le 2 mars 1809, une intéressante étude sur La Boubée.
B. de F.
LA BOUILLERIE (François -Marie- Alexandre Boullet de), né à Paris le 1" rnai-s 1810, mort à B« le 8 juil. 1882. Etait fils du comte de La Bouillerie (alors trésorier de la couronne de l'empereur Napoléon I" et, depuis, intendant gén.
de la maison du roi Charles X, pair do France et ministre d'Etat), et de Anne Mélite de Foucault, tille du marquis de Foucault. Il entra dans les ordres assex tard, vers l'âge de trente-cinq ans et fut, en 1855, sacré évéquc de Carcassonne après avoir été vicaire gén. du diocèse de Paris, soum Tépiscopat de Ms' AlTre: nommé en 1872 coadjuteur du cardinal Bonnet avec future succession; il fut préconisé en 1873, sous le titc-e d'archevêque de Perga in partibui. On a de ce saint et savant prélat ^ui a laissé dans le diocèse des souvenire nieffaçables, les ouvi'ages suivants : Le bienJieureux Pierre de Castelnau et les Albigeoi» an xiU" s.. Beaupré, édit., 1866, in-12; Etudes sur le symbolisyne de la nature interprété d'à-près V Ecriture sainte et les Pères; Crëo' tion inanimée, Création animée, 2 vol.
in-12, Palmé, édit,; Le Cantiaue des cantiques appliqué à VEucharistie, commentaire des trois premiers cha-' pitres, in-12 de xxvjii-393 pp.; VEucharistie et la vie chrétienne, in-16 de VIII -396 pp.; Méditations sur VEu' charistie, Paris, 1851, ouvrage arrivé à sa 40* édit,; Petites fleurs eucharistiques, Paris, 1883, in-32; L'homme, sa nature^ son dme, ses facultés et sa fin, d'après la doctrine de saint Thomas d'Aquin, B» et Paris. 1879, in-8<*. On connaît cncoi'e de Mor de l^a Bouillerie quelques poésies eucharistiques, dont plusieurs ont été mises en musique; un panégyririue de saint Thomas d'Aquin, prononcé à St- Sernin de Toulouse; une charmante autobiographie publiée en quelques pages clans le n<* de sept. 1882 do la liemœ Catholique de B*; la même revue a inséré dans le n° du l»"" mare 1883, sous le titre de : Pressentiments, des stances adressées à M. le baron d'EtcheveriT, le l»*" mais 1882, sur un bouquet de violettes em'oyé le jour anniversaire de ma naissance. La Vie de Christophe de lieaunwnt, archevêque de Paris, du P. E. Ilégnaull, 2 vol. in-8",
Lecoffre, édit., 1882, contient une fort belle lettre qui est peut^ti'e le dernier écrit de Ms'' de La Bouillerie. Le l'ecuejl de ses discours, mandements, homélies, allocutions, sermons, a paru chez Vives en 1873, et forme 3 vol. in-8".
Son Oraison funèbre, prononcée dans Téglistî St-André de B» le 11 sept. i882 par Mar Mermillod, a été publiée à B« en 1883 par la librairie Duthu dans une édit. de luxe, imprimée pur Motteroz; elle forme 1 vol. pet. in-4o de 93 pp., dont quelques exemplaires ont été tirés sur papier wathmann et sur japon, et ont ornée d'un magnifique portrait gravé à l'eau-forte, pai' de Mare; une seconde oraison funèbre^ prononcée par M, Tabbé Laprie, a été publiée en 18m3, in -8". Le tableau du sacre de Charles X donne, ditK)n, un portrait du jeune François de La Bouillerie, alors ùgé de quinze ans et qui figure comme clera de la chapelle royale dans la foule des év(V ques qui entourent Tautel, Un tombeau ' lui a été élevé par la piété de la popula* tion boi^elaise, en 1888, dans une des chapelles de la cathédrale St-André.
B. de F,
V. Ml' Bif ARD, Vie de Mt* de la Bouillerie, ttveo portrait, Pari», Palmé, i«87, in-8*; î« édit., m., i(l., 1888, in-11.
LABRAQUE - BORDENAVE ( Pierre- Victor), né à BMe 20 août 1832. Avocat a Paris en 1855; inscrit au barroau de B« en 1858; s'est occupé suilout d'affaires commerciales et maritimes; juge de Ïaix du canton de Blanquefort depuis 880; lauréat de l'Acad. de Bs méd. d'or pour son étude sur les constructions navales, Paris, 1886, in -8»; lauréat de la ch. de commerce, prix Montesquieu 1875, pour son ouvrage : 2Vaité des assurau' ces maritimes, Paiis, in-S», 1876, Il a éci'it, en outre : L'éloge de M, Edouard Faye et du barreau contemporain; en 1880, L'histoire de l'amirauté de Guyenne; on 1882, L'histoire d'Estienne Cletrac et du barreau pendant la Fronde (1649-1653); en 1884, un travail sur les navires blindés au moyen âge; Les torpilleurs modernes; Le commentaire de la police maritime, sur corps; Im filage de l'huile à la mer; L'histoire du commerce de la Guyenne j^etidant le xviii» s., etc., etc.; memb. de l'Acad. de B» depuis 1877, il en a été le secret, gén. de 18Ô2 à 1885.
LA BRIËRE (Léon de), né à B< le 14 janv, 1845. Zouave pontifical en 1867- 68; capitaine de mobiles, blessé et 'j' en 1871, puis chef d'état-mïy or de l'armée de Normandie. Sous-préfet à Baugé en 1873, à Vitré en 1875, à Gaillac en 1877. Auteur de : Madame de Séviqné en Bre^ tagne, ouvrage couronné pai* 1 Acad. française, Paria, llachette, 1882; Au Cercle,
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de les mettre en valeur, B«, 1780; Mém. sur l'ainèliaraiion îles Initt'in't laine dans le (iê^iKtrtetneut île ki Gir, (couronné par rxicad. de B* le 15 thermidor an XII), et de nombreux discours ou rapports. Son nom a été donné à Tune acs grandes voies de B*. Il eut un fils Hippolyte, mort à dix-huit ans, et une fille maiiée à M. Leçrix de lÀ Salle (V. ce nom). Son portrait se trouve dans la collection Levachez.
V. la liste de ses travaux dans les Alphabet* de Guienne {Pror. 14 juin 18*17). — Bernadau et les Fasleê de la Lég. d'honn,, 2* édit.,1843, 1. 11, p. 355.
Jonrna-Beliie prit à Marseille la suite des affaires de son oncle Louis ; eut tmis enfants : Hippolyte, mort célibataire; Georges, officier 'de cavalerie; Camille qui a épousé le c>* de Permont-Comnène, fils d'une princesse de ce nom, et frère de lu duchesse d'Âbrantés.
JOURNU (Antoine-Auguste), né à W^ en 1753, mort à B< en 1794, négociant armateur à B', associé avec son frère Bernaitl sous la raison sociale de Journu frèi*es, était seigneur d'Arti(|[uevieille, b<>° de Saint-Magne ; fut appelé a TAssem» blée de la noblesse de Guyenne en 1"^ et mouinit à B', victime de la Terreur. Il avait été consul à la Bourse en 1787 et 1788 et entouré toute sa vie d*une grande considération due à ses capacités commerciales. Il avait épouse M'** Marie Victoire du Temple, dont trois enfants : Auguste, Adèle et Théodore (V. ci-après).
Journu (Madeleine), mariée à Géraud Bory d*Agen, écuyer et entreposeur des tabacs de la ferme du roi à Ip' ; elle eut trois enfants : Angélique, Bonaventure et Borv dit de St-Vincent, député, memb.
de l'Institut et auteur d'ouvrages scientifiques très estimés.
Les quatre enfants de M. Antoine- AutiusTE Journu sont:
Journu (BeiTiard-Théodore), chef de la maison, né à B'^ le 22 nivôse an II, mort à B* en mars 1876, laissant le souvenir d'une vie laborieuse et honorable, d'une grande capacité commerciale.
Journu (Adèle), épouse de M. Souverbie, morte en 1876, ne laissant qu'une fille. M"*» Noël, laquelle a quatre enfants : Marie, Henriette, Charles et Cécile.
JOURNU (Bemai-d-Auguste), né à B> le 19 déc. 1789, mort à B» le 2 avril 1854. lie la maison Journu frères. Député d<* la Gir. en 1840. Il fut administrateur du dépôt de mendicité de B> de 1827 à 1852. Memb. de la comm. des hospices le 9 août 1828. Il avait épousé le 20 mai 1817 . M"« E.-E.-J. Gautier, fille d'un armateur |
de B^^ et sœur de M. £. Gautier, député do la Gir. (V. ce noiiO, dont il eut deux enfants : Fanny et Jean-Paul-Auguste.
Il mouioit entouré de l'estime de tous et surtout regretté des pauvres. II laissait deux enfants. Son portrait se trauve dans la collection Basset publiée en 1849.