‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 317 sur 549 · V. catalogue Bakcel, 1882, n* 16, p. 28 et · texte numérisé non relu

V. catalogue Bakcel, 1882, n* 16, p. 28 et

LA CHASSAIGNE (Jean de), seigneur de Chastelus en Limousin. Nommé procureur gén. au Pari, de B» en 1489, conserva ces fonctions jusqu'à ce que son fils Geoffroy lui succédât (1512).

LA CHASSAIGNE (Geoffroy de), seig.

de Preissac, de Gassics et autres lieux, né à B» en 1490, moi-t à B» en 1565 ou le 28 juil. 1572 diaprés le chanoine

B* en 1542; orateur, bibliophile, littérateur, il travailla à la rédaction de la coutume de St-Jean-d'Angely avec \o présid. Nicolas Boyer et Tavocat Thomas Cousinier. Ce magistrat jouissait d'une popularité très grande. Il fut inhumé dans réalise métropolitaine 8t-André.

V. Lacroix do Maisk: l'abbé Gouckt; Michel de Montaigne, par Th. Nalvezir , et les Alphabets de Guienne. — Commiîïay, Pari, de B». — Brives-Cazes, LégUiteê bordelais. — Drouyn, Etudes de mœurs au ivu* s. {Revue catholique de B; 1887.)

LA CHASSAIGNE (Joseph-Isaac de), fils du précédent. Cons. au Pari, de B» en 1543, succéda à son père en 1568 dans la charge de président. Il était frère de Guillaume de La Chassaigne, cons. clerc au Pari, de B«, abbé de Vei-teuil, R. P. en Dieu.

Savant distingué, il possédait au Bougeât une propriété qu'il appelait villa Atisone et ou il avait formé une collection d'antiques et de pierres gravées qui passa en grande partie dans les mains de Florimond de Raymond. Jouannet obtint une partie de ces monuments pour le musée lapidaire de B«, et le nom de sa propriété est resté à l'un des chemins du Bouscat.

Sa fille Françoise épousa Michel do Montaigne le 22 sept. 1565; son autre fille Adriennc épousa Raymond de Montaigne, frèi-e du philosopHe.

Il avait deux fils : l» François, cons. clerc en 1576, quoiqu'il ne fiit pas ecclésiastique, en l'emplacement de son oncle Guillaume, et qui épousa une nièce de Girard du ilaillan; 2® Geoffroy de La Chassaigne, gentilhomme ordinaire du roi Henri III, poète latin et français, grand orateur et historien. On connaît

de lui : Epi^tres de Sénétfue traduileê en françoia, Paris, Chaudière, 1582,in^ ; LeCUandre^ très docte discoure traitant de l'honneur et de la vaiUance, La Chassaigne avait formé une des plus précieuses bibliothèques de son temps. Le nom de cette grande famille, i^eprésentée de nos

I'ours par M. de La Chassaigne, maire de iaurech et présid. du Comice agricole de Ci*éon, a été donné à Tune des rues deB«.

V. E. VixET, Discours sur l'anliauUé de A*, § G2. — DR LuRBE, Chronique, édil. de 15%, p. 68. — JouANKET, Actes de l'Acad, de B*^ 1889. — JuLLiAN, Inscriptions romaines de B', i. I, B% 1888, in-4\

LACHÈZE, avocat, puis cons. au Pari, de B''. auteur de mémoires manuscrits dont Automne s'est beaucoup servi, dit* on, pour son commentaire. B. de F.

LACLOTTE (Estienne), maçon, fils de maître. Fut reçu maître architecte le 6 juin 1757 par décision des maire et jurats de B', puis bourgeois de la dite ville le 4 avril 1775 en considération des services qu'il avait rendus à Thôpital de la manufacture.

Montesquieu l'ayant remarqué dès ses débuts l'emmena avec lui à Pana pour qu 'i 1 V anprtt son art et fut son protecteur. Laclotte devint l'un des architectes les plus occupés de la ville. Vers 1781 Fr. Bonnaffé lui confia la constniction des trois maisons qui forment l'Ilot entouré des rues Piliers -de -Tutelle, Daurade, Sainte-Catherine et cours du Chapeau- Rouge. Jaloux des succès de Louis, il voulut que ces maisons dominassent la terrasse du Grand-Théâtre, et comme on lui en demandait la raison : « Boli t'escrazat, » dit-il (Je veux l'écraser). Son nom a été donné à une rue de B*.

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