‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 320 sur 549 · V. son éloge dans la Guienne du li avril · texte numérisé non relu

V. son éloge dans la Guienne du li avril

LAGOMBE(Le chevalier Bernard), né à Vignonet le 24 fév. 1752, mort à Vignonet le 22 nov. 1825. Nommé chev.

par brevet de Louis XVIII en 1819. Appartenait à l'ancienne famille de ce nom établie depuis plus de trois siècles dans le Bordelais; quitta la France pour s'établir à Port-au-Prince, lie de Saint-Domingue, de 1768 à 1783, où il fonda une maison de commerce importante et honorée; il servit quatoi'ze ans dans la compacrnie d'élite des dragons blancs à cheval aont il devint le capitaine; rentré en France en 1783, il fonda à B>, sous la raison « Lacombe frères », une maison de commerce dans laquelle il donna de nouvelles preuves de ses hautes capacités et d'une honorabilité parfaite; fut présid.

d'administration du canton de St-Emilion , de l'an Va l'an IX. Vers 1806, Bernard Lacombe se retira des alTaires pour habiter Vignonet et s'occupa d'agriculture et d'administration ; il fut l'un des premiers à propager dans notre dép. la culture de la pomme de terre et s'occupa de sa panification. Maire de Vignonet de 1806 à 1824; memb. du cons. d'arr. de Libourne, il fut choisi par le collège électoral de cet arr. comme candidat au Corps législatif; î^ en 1819.

Jamais décoration ne fut mieux placée; jamais patriote ne porta plus haut 1 amour de ses concitoyens et le dévouement à la chose publique.

V. la brochure intitulée : Un homme debient par A.-S. DE Lacombe, lauréat de TAcad. de B* rn-«% 1875.

LàCOBIBE (Amédée de), propriétaire à Vignonet (Gir.), neveu du précédent, né à B^ le 27 mars 1797, mort a Vignonet le 11 oct. 1866. Se montra Ini aussi digne de la devise de la famille : « Toujours utile». Doué d'un esprit actif, investigateur et sérieux, il s'occupa des questions économiques dont la solution lui semblait devoir augmenter le bien-être dans notre dépai-tement ou en France ; il fut le premier à demander le chemin de fer de B^ à Bergerac et à Lyon, rédigea à ce sujet un avant-proiet remarquable et fut surnommé le « Cnristophe-Golomb » de cette importante ligne. Ses projets ne furent exécutés que longtemps après, mais il eut la satisfaction d%ntendre dans les derniers joui-s de sa vie le'siffiet du chemin de fer pour lequel il avait si longtemps lutté.

On lui doit divers mém. parmi lesquels nous citerons les deux suivants,qui ont été publiés : La démocratie appliquée aux lois financières, système pouvant servir au développement du crédit public et de l'industrie privée, B«, 1849, in-8<». Cette étude peut être considérée comme le point de départ de la création du Crédit foncier de France. Projet sur l'organisation générale des chemins de fer dans toute la France, B«. 1850, in-8o. En 1866 la Soc. d'aquiculture et de piscicultui*e d'Arcachon, tœsidée par M. le m'' de Chasseloupaubat, ministra de la marine, décernait à M. Amédée de Lacombe une mention honorable pour ses nombreux et intéressants travaux.

La famille de Lacombe, de Vignonet, n'a de commun que le nom avec le célèbre terroriste Lacombe.

LACOHBE (Dominique), né le 26 Juil.

1749 à Montréjeau, mort a Angouléme le 7 avril 1821 ou 1823. Entra, en 1766, chez les doctrinaires de Tarbes et devint, en 1788, le dernier principal du collège de Guyenne. Partisan de la Révolution, il prêta, des premiers, le serment imposé au clergé par la Constitution civile, et fut nommé curé constitutionnel de St-Paul de B* en 1791. Il y prononça un discours violent, imprimé sous le titie suivant : Discours sur la bulle et les menaces d'excommunication au sujet de la Constitution civile du clergé prononcé par Lacombe, prêtre doctrinaire et curé constitutionnel de St-Paul^ B<, 1791, 16 pp., et publia une brochure intitulée : I Adresse au clergé inconstitutionnel,

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ainsi qu'une Instruction chrétienne, adressée aux oMemblées primaires de B^. Député de la Gir. à l'Ass. législative, il donna sa démission le 7 avril 1792 à la suite du décret qui prohibait le port du costume ecclésiastique. Rentré à B>, Lacombe y publia, contre la loi du divorce, un cfiscours intitulé : Discours à l'occasion de la loi qui permet le divorce, prononcé dans 1 église St-Paul, B\ Michel Racle, 1798, in-8« de 46 pp. Elu évéque métropolitain de B>, en i-emplacement de Pacareau, le 24 déc.

179/, et sacré par Jean-Pierre Saurine, évéque d*Aire sur TAdour, à Notre-Dame de Paris lel4fév. 1798; il tint en 1801, à R', un concile avec plusieurs évéques constitutionnels et assista au concile nat. tenu la même année à Paris, sous Tinspiration du fameux Grégoire, évéquc de Blois. Presque en môme temps, il dut donner sa démission. Fouché le fit nommer, en 1802, évoque d'Angouléme, où il est mort sans avoir jamais rétracté les erreurs de son passé. B. de F.

V. Le France ponti/lcëte, archidlocèse de B", pp. 409, 416. — Hist. de la Terreur à B*, par A. ViviE, 1. 1, etc.

LACOMBE (Jean-Baptiste-Marie), célèbre terroriste, né à Toulouse en 1760. Présid. de la Comm. militaire de la Gir. en 1793, il remplit B* de sang et de larmes; condamné à mort par cette même comm., spécialement renouvelée pour son jugement par le conventionnel Vsabeau, Lacombe fut exécuté à B> sur la place Nationale (Gambetta), le 27 thermidor an II (14 août 1794). Son portrait a été gravé avec les vers suivants:

Sb wm rojvat trimi» «i rwnl (gic) d'horreur, De Plaine feiu le eolf , da Ufre U fureor, Le belenoe en mee melne en gré de mon ceprloo Pendielt ponr Tor, le eenf et point pour le Jnetioe.

Cette pièce anonyme est de toute rareté; on trouvera sur la jeunesse de ce sinistre personnage, d*abord abbé^ de fort curieux détails dans les Mémoires hist, du chev. de Fonvielle, de Toulouse, Paris, Ponthieu, 1824, 4 vol. in^î», pp. 272, 273, 274, 275, 277, 306, 325 du tome premier. B. de F.

LACOMBE (L*abbé Jean - Baptiste), vicaire général et supérieur du petit séminaire^ né à B» le l«f fév. 1788, mort à ^ le 9 juin 1852. Partit pour Paris en 1809. D^aboi'd prof, au collège Stanislas ; il entra eu 1813 au séminaire St-Sulpice; ordonné en 1816, il revint à B»; fut envoyé à Cadillac pour développer le petit séminaira créé par Tabbé Goumin a la fin de ses jours; après de longues luttes avec l'administration supérieui'e, M. Lacombe transféra à Bazas en 1818 son institution, qui reçut le 30 juin 1819 le nom d'école secondaire ecclésiastique.

et le petit séminaire était fondé j en 1828, il fut définitivement transféré a B* dans les bâtiments de Tancien dépôt de mendicité construit en 1811 et que les jésuites venaient de quitter à la suite des ordonnances de juin. L'abbé Lacombe réunissait à un grand cœur une foi vive, un sens droit et une intelligence peu ordinaire ; il a laissé d'ineffaçables souvenirs dans le cœur de tous ceux qui l'ont connu. C'est a lui que revient Inonneur de la fondation de la caisse des retraites ecclésiastiques, créée par Msi* de Cheverus. On lui doit, en partie, l'édification de plusieurs églises, entre autres : Ste- Clotilde, au Bouscat; St-Delphin, au Pont-de-La-Maye.

Son polirait, peint par M"* Gadou- Boyer, se voit au petit séminairc de B<, dans la chapelle duouel un monument, dû au ciseau de M. de Cocflard, lui a été élevé. Son portrait a été lithographie.

Son éloge a été prononcé le 23 août 1852 k la distribution des prix du petit séminaire, in*8*, et publié dans : Recueil d'éloge* ei d'oraisons Junèbreu prononcés par M. rabbé Gaisseks, S« édit.. B>, 1878. —Voir aussi VÀmi des champs, t. XXX, 185S.

LAGORNÉE (Jacques), architecte, né à B> le 19 avril 1779 d'après M. Marionneau, le 22 sept. 1782 d après d'autres, mort à Paris en 1856. Fils d'un simple tailleur de pien*e. En 1800, il se rendit à Paris, il y reçut les leçons de Bonnatxl de l'Institut, et suivit jusqu'en 1808 les coura de l'Ecole des beaux-arts où il obtint 11 raéd. et le prix dépailemental ; nommé en 1810 inspecteur des constnictions du palais du quai d'Orsay, il fit preuve de tant de zèle et d'intelligence, qu'il devint architecte en chef ae ces travaux à la moi*t de son maître Bonnard, 1818, et donna les plans de la salle du Cons. d'Etat; en 184o, il fut char(;é de construire sur le même quai le rainistèi*e des affaires étrangères; nommé insp.

S en. des bâtiments des contributions inirectes, il construisit ou agrandit plusieurs manufactures de tabacs ; il termina le château de Sasetot (Seine -Inf.), et fournit les plans d'une foule de constructions particulières en province et à Paris. Lacomée a laissé une collection précieuse de dessins, de minutes et d'objets d'art destinée à sa ville natale. ^ en 1810, 0. ^ en 1854.

Sa vie a été un bel exemple de ce que peut le travail et l'économie pour arriver aux honneurs et à la foitune. Son nom a été donné à la continuation de la rue Gasc.

V. Dict. des artistes de l'Ecole fi-anf. au xu* s., |)ar Gabrt. — yolice sur Lacomée, par A. Lisso.t, lac à la Soc. libre des beaux-arts le 7 oct. 1856. — Articles de MM. J. Deipit et GERGfiRRs dans le Courrter de la Gironde et la Gironde en 1856.

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LACOSTE (Antoine- Maximin), né à Queyssac (Corrèze^ le 5 juin 1790, mort à B< le 13 mars 1872. Licencié en droit le 10 nov. 1812, vint se fixer à B< en 1813 et se fit rapidement une place importante dans notre barreau. Il en devint le bâtonnier en 1831 et en 1836. Il plaid a jusqu'en 1847, époque à laquelle, frappé dans ses

Elus chèi'es affections par la perte de sa lie unique, il se retira dans son cabinet et se livra exclusivement à la consultation. Nommé cons. à la Cour de B^ le 4 janv. 1854, il fut atteint par la limite d'âge en 1860. Rentré de nouveau dans son cabinet, il y fut sans cesse consulté jusqu'au moment de sa mort. Son éloge fut prononcé sur sa tombe par M. le présid. Vaucher, et M. Auguste Nicolas a placé en tête de son ouvrage : L'art de croire, une appréciation très exacte du noble caractère de M. A. -M. Lacoste et de l'autorité qui s'attachait à sa personne comme à ses conseils.

Il fut à diverses reprises membre du conseil munie, de B* et fut nommé ^ le 4 mai 1845.

LA GODDRATE (Deloynes, chev. de), lient, de vaisseau. Auteur d'ouvrages estimés sur la marine; élu memb. de l'Acad. de B> en 1785 et député de l'Ass. nat. le 13 fév. 1789.

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