‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 326 sur 549 · LA F · texte numérisé non relu

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en 1887. Poète à ses heures. Son premier poème, La mort d'Abcl, fut couronné par l'Âcad. de B< en 1873; son œuvre principale est : Les Machahcen, scènes bibliques en vers, in -12 de 224 pp.; quelcfues scènes des Machabées furent

aubliées en 1880, sous les auspices de [gi* de La Bouillerie, coadjuteur de B'^; cet essai où respire la foi patriotique et religieuse, a été couronne par la Soc.

nat. d'encouragement au bien le 22 juin 188i. Ce poème, refondu et achevé, a paru sous sa forme définitive à Paris, E. PeiTin, 1884, in-12: M. l'abbé Lafargue a traduit en vers les Proverbes de Salomon, Toumay, Desclée, 1885, in-16, 214 pp. , et il vient de faire paraître La Terre Sainte, Journal d'un pèlerin (avril-mai 1888), ill. par de Fonremis, B', Bellier et C% 1888, in.l2.

LAFARGUE (Georges), né à La Héole (Gir.) le 6 sept. 1848. Fils et petit-ûls de deux Bordelais qui ont été longtemps, Tun receveur de l'enregistrement à u'^j l'autre conservateur des hypothèques a Blaye. Inscrit au barreau de B' en 1871, il fut l'un des fondateurs du Cercle girondin de la Ligue de Venseignenient ; son premier secrétaire gén. de 1871 à 1876, a oreanisé, notamment pendant cette |)érioae, à B^ et dans la Gir., la souscription, grâce à laquelle le Gerele

girondin possède depuis 1872 un capital e près de 15,000 (v.; il a organisé aussi le pëtitionnement en faveur de Vinstructionobligatoire gratuite et laïque; cons. de pi'éfecture de la Charente de mai 1876 à juil. 1877, révoqué pour ses opinions politiques; sous-préfet d'Oloron de 1877 a 1881; deLunéville del881 à 1886; préfet des Pyrénées-Orient.depuismai 188b; fondateur des cercles cantonaux d'éducation populaire et de nombreuses Soc. d'éducation gymnastique et militaire; ancien collaborateur de Littré à la Revue de philosophie positive, a publié pendant unepénodede seize ans des brochures de propagande républicaine qui ont été saisies et a collaboré à divers journaux et i^viies. Auteur de : Le mal et le remède, B», 1871 , in-8o ; Des programmes de l'instruction publiq^te et d*un projet d'organisation de l'enseignement intégral en France, avec une préface par E. Littré, André Saunier, 1872, in-8<', Relèvement de Vagnculturet étude et solutions pratiques, avec une préfa^^e de P. Joiffneaux, Paris, Guillaumm, 1885, in-12. M. Lafargue travaille, en outre, depuis plusieurs années, à un important ouvrage sur l'organisation de la démocratie dans les villes et dans les campagnes. O A. le 1" janv. 1881 ; * le 12 juil. 1885, jour de l'inauguration de la statue de l'abbé Grégoire, à Lunéville. Il a attaché son nom à la création du Sanatorium de Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales).

LAFARGUE (de), V. de Grangeneuve.

LAFARGUE (Fernand), né à B< le 21 fév. 1856, Dr en droit, a quitté le bai^ reau pour la littérature ; a collaboré à la Petite République française, 18^ a 1884; à la Famille, 1881 à 18H4 ; au Journal des enfants, à ï Opinion, au Soir, au XIX* Siècle, à la Jeune France, à la République française et à diverses revues. Il est l'auteur des romans ci-après : Une idylle à Taîti, Pion, 1882 in-12; Dette dlionneur, 18S3; Madame Christian, 1883, in-12; La fausse piste, 1885; Lutte d'amour, 1885; La gourme, Paris, 1887, in-12; Fin de Rêve, iS», in-12, et d'une foule d'études et nouvelles. Il a donné au théâtre un acte en vers : Le trompé par lui-même, O A. en 1886.

LA FAURIE (Pierre de). Etait maire de Liboume en l'année 1400.

LA FAURIE ([Jean de). Cons. au sénéchal et pi^ésidial de Guyenne en iG5S; juge à Blasimon en 1675.

LA FAURIE (Jean-Baptiste de), fils du précédent, baron de Monbadon, seigneur de Reynier et autres lieux; cons. au Pari, de B* en 1704; cons. bon. en 1733, figurait en 1737 sur la capitation des gentilshommes bordelais.

LA FAURIE DE MONBADON (Messire Christophe de), II« du nom, fils du précédent. Ecuyer, comte de Montcassin, seigneur de*^ Fevdeau et autres lieux; cons. an Pari, ae B^ en 1748, testa en 1772. Avait épousé M"« de Lalande.

LA FAURIE DE MONBADON (Messire Laurent de), fils du précédent. Chevalier, baron de Monbadon, comte de Montcassin, seigneur de Reynier et autres lieux. Né a B^ le 3 août 1757, mort le 29 déc. 1841. Sous-lieut. au régiment Dauphin-Cavalerie en 1772, il fut nommé capitaine, en 1777, dans le régiment de Royal-Piémont-Cavalerie; capitaine en second le 22 mal 1779; mestre de camp en second dans le régiment d'Auvergne- Infanterie le l«r janvier 1784, et colonel du même régiment en 1788. En 1789, il assistait à l'Assemblée de la noblesse de B> et de celle d'Albret. Cons. gén. de la Gir. de 1800 à 1807, de 1818 à 1829, et de 1831àl833.Mairedela ville de B>lel4sept.

18^, il gardacette fonction jusqu'en 1809; ^ le 28 avril 1806, il fut présenté comme candidat au Sénat par le Collège électoral de la Gir. en nov. 1807. Son passade à la mairie de B^ fut trés profitable a cette ville où il rétablit la bonne administration et fit faire de nombreuses améliorations, parmi lesquelles nous citerons la fermeture des maisons publiques de jeu.

Avec Msi^d'Aviau, il établit à Ë' six écoles

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gi-atuites pour los pauvres sous la direction des FWM-es des Ecoles chrétiennes.

Gouverneur du Palais imp. de B« en mai 1808^ sénateur le 8 mani 1800, comte do l'Empire avec institution de majorât le 23 octobre 1811 : 0. * le 6 avril 1813; cliev. de l'or^dre ae St-Louis le 30 août 1814; maréchal des camps et armées du Hoi le 10 mars 1815; pair de France en juil. 1815; présid. du cons. gén. de la Gironde de 1818 à 1827; président du collège électoral de la Gironde en 1820; C. >^ en 1821 et G. 0. ^ en 1821.

En 1832, son influence contribua beaucoup à la construction du pont de St- André-de-Cubzac. Il avait épousé Rose- Michéle de Chaperon de Terrefort dont il eut un fils dont Tarticle suit et deux filles : Jeanne Léontine qui a épousé le baron de Malet« ancien auditeur au Cons. d'Etat, et Marie-Zélima mariée au baron de Vassal, ancien officier de cavalerie.

Là. FAURIE (.Tulicn-Casimir-Amédée de), fils du précédent, comte de Monbadon, né à 6* le 12 nov. 1796, mort à Paris le 6 mai 1860. Entra au sei-vice en 1810 comme page de Napoléon P'; fit avec l'Empereur la campagne de 1814 et fut nommé lieutenant de cavalerie le 15 mars de la même année ; devint plus tard capitaine-commandant aux hussards de la Garde-Royale avec rang de chef d*escadron le 9 mai 1821 , et exerça ces fonctionsjusqu*en 1830. Armes: Coupé au premier d'or à trois molettes en face de sinople; au deuxième, d*azur au lion rampant d*or. Suppoils : deux leviei's. Couronne : de comte. L'écu entouré du manteau de pair sommé delà couronne de duc.

LAFAURIE (le père Jean-Baptistc- Agathange), grand carme, né à B« vera 1730, m oit à B» en 1790, provincial de sa société. Il était prof, de théologie à rUniversité de B» et D»* de Sorbonne. Ce savant religieux travailla à l'histoii^ littéraire de son ordre connue sous le nom de Bihliotheca Carmelitana; les meilleui^ articles de ce recueil sont de sa main. Il a laissé, assure-t-on, des J^<?c/ierches archéographiques sur la Guienne; on ne sait ce que ce manuscrit est devenu, non plus que ceux de beaucoup de ses sermons et des leçons de théologie qu'il dicta à l'Université de B*. B. de F.

LAFFITEAU, V. Lafiteau.

LAFFITTE (Pierre), né à Béguey (Gir.) le 21 fév. 1823, termina ses études a Paris, V fit en 1844 la connaissance d'Auguste Comte, le fondateur du positivisme, fut son élève de prédilection et à sa mort, 1857, le présid. de ses exécuteurs testamentaires, puis le chef de la religion positive etscientifiquecrééepar A. Comte et pour la propagation de laquelle il a

fait dans l'appartement même du maître défunt des cours hebdomadaires d'histoire, de morale et de mathématiques; a fait aussi des conférences dans toutes les grandes villes de France et de l'étranger et a créé, en 1878, la Revue occidentale, jthilosùphique, sociale et politique f paraissant régulièrement tous les deux mois; a fourni de nombreux articles philosophiques ou scientifiques; a publié : Discours d'ouverture de ses leçons sur l'histoire générale de Vhumanité, Paris, Dunod, 1850, in-8«>; Considérations gén. sur Vensemble de la civilisation chinoise, id., id, 1861, in-^; Les grands types de V humanité, Paris, Ern. Leroux, 1874-75, 2 vol. in-8»; Le

Îositivisme et l'économie politique, 1876, vol. in-d2; La morale positive, Paris, 1880, 1 vol. in-8<*, 218 pp.; Discours au T}X)cadéro pour la célébration du centenaire de Diderot, br. in -8», 1884; Louis XI, Paris, 1888, in^» de 69 pp.; Toussaint Louverture,P^nSf\SS2i in-8»

de 208 pp.; Des cimetières de Paris, 1874, br. in-8o: La Révolution française, Paris. E. Leroux, 1881, in-^.

11 a fait les cours suivants à la salle Gerson (Sorbonne), chacun de 20 leçons : 1880-81 , Appréciation desnrincipawx types du catholicisme; 1881-82, Appréciation des principaux types de la politique moderne; 1882-83, Cours de statique sociale (théorie de l'ordre); 1883-«4, Cours de dvnamique sociale (théorie du progrès); l88i-85, Cours de morale théorique; 1885-86, Cours de morale pratique ; 1886-o7, Cours de philosophie (troisième) : la théorie de la terre. Il appréciera dans les deux années suivantes les deux autres parties: l'Théoriede l'humanité, 2« Théorie de l'industrie ou de la création de l'humanité sur la terie.

Y. Gironde lUUraire du 17 Juil. 1887.

LAFFON DE LADEBAT, négociant de B«, anobli par Louis XV pour services rendus au commerce, est 1 auteur d'mi mémoire sur la liberté du commerce de VInde, publié en 1773. B. de F.

LAFFON DE LADEBAT (Andt^ Daniel), fils du précédent, statisticien, économiste, né a B^ le 30 nov. 1746, mort le 15 oct. 1829. Fit ses études à l'Université de Francker en Hollande, et revint ensuite travailler avec son père. S'occupa du défrichement des landes; mémo, du directoira exécutif du département de la Gir. en 1790; il fut, en 1791, député à l'Assemblée législativej memb. du Cons. des anciens en 1793 et envoyé au Cons. des Cinq-Cents par les départements de la Gir. et de la Seine en 1797; déporté à Sinnamai7 le 18 fructidor, le 18 Brumaire le rappela en France; memb. de l'Acad. de B* le 29 août 1776; l'un des fondateurs de

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l'Acad. de peinture de cette ville, il fat encore dir. de la Banc[ue territoriale; administrateur de l'Institution royale des jeunes aveugles, memb. de la Soc.

d'agriculture et d'encouragement de Paris, présid. de la Soc. protestante de prévoyance et de secours mutuels de Paris, et collaborateur de 1819 à 1827 à la Revue encyclopédique. Il faut joindre à la liste de ses ouvrages, donnée par Quérard, le discours suivant, omis par le savant bibliographe: Discours sur la nécessité et le moyen de détruire Vesclavage dans les colonies, lu à la séance publique de l'Àcad. de B< le 25 août 1788, B«, Michel Racle, in-S» de 43 pp., 1788. B. deF.

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