‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 337 sur 549 · V. Arckhet hist.- de la Gir., 1. 1»"*, p · texte numérisé non relu

V. Arckhet hist.- de la Gir., 1. 1»"*, p

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LAM OTHE (Alexis de), né à Belvès le 14 juin. 1728, mort aux Goulards près Sle-Foy (Gir.) le 5 nov. 1786. Reçu avocat au Pari, de B< le 12 mai 1747. Est l'auteur, avec son frère Oelphin, d'un savant Commentaire sur les coutumes de B\ publié en 2 vol., 1768-1769. Dix ans plus tard, ils publièrent le Commentaire de la coutume de Bergerac. Fut un des memb. les plus distingués de la Soc.

littéraire de B*.

Les deux frères publièrent ensemble :

Les coutumes du ressort du Parlement de Guienne,

V. Eloge des frères Lamolhe, avocats au Pari, de B; prononcé à la rentrée des conférences de l'ordre des avocats, par Edm. Fa crie, B', Crugy, 1850, in-â*.

LAMOTHE (L'abbé Jules-Bernard de), né à B"" le 14 août 1732. D' en théologie, chanoine prébende de Saint- Emilion, ai*chiprétre 'de Saint-Magne et vicaii-e forain du diocèse de B>. Mort jeune le 14 sept. 1766, laissant le souvenir d'une grande science et d*nne bonté non moins grande.

LAMOTHE (Simon-Victor de), 3» fils de Daniel de Lamothe, né à B^ le 18 juill. 1736, mort à B« le 22 ou le 24 avril 1823. Dr en méd. à Montpellier le 26 nov. 1760, s'établit à Paris, mais revint à B^ où il soutint deux thèses imprimées par F. Séjourné. Memb. de la C* des méef. agrégés le 20 juin 1767; memb. de l'Acad. de B« enjanv.1769; méd. de l'hôpital St- André en juin 1769 et de l'hospice des enfants trouvés appelé « Manufacture » en 1770; méd. de la Maternité après 1799. Fut un des zélés propagateurs de la vaccine, et présida de 1802 à 1811 le conseil de la Soc. de charité maternelle dont il «était l'un des fondateurs. De 1776 à 1792, il fit et publia avec la plus grande régularité des observations météo rologiaues.

A laissé le souvenir de son dévouement incessant à la science; et des bontés qu'il eut pour tous ceux qui l'approchaient. Il ne visa jamais à obtenir la vogue ou la gloire; modeste autant que savant et généreux, il ne songea qu à être utile.

V. notice de M. Dcpcch-Lapointe, lue le 30 août 1885 et imprimée dans les Travaux de la Soc. de méd. de B* ; notice de M. Gapelle, lue à l'Acad. de B- le 30 mai 1824; V Eloge académique de Victor de Lamothe, lu en séance publique du 26 Janv. 1869 par le D' Cb. Du- BRBCiLH, B>, 1869, in-8*, et le Musée d'Aquitaine, t. III, p. 247, année 1824.

LAMOTHE (Alexi»-Alexandre de), né à B^ le 26 fév. 1740. Avocat distingué; se fixa à Paris, où il fut reçu en 1770 avocat au Conseil ; exerça ces fonctions pendant 20 ans. Dés que la rovauté fut renversée, il se retira dans son château des Goulards près Ste-Foy, et quoique ses opinions politiques et religieuses fussent bien

connues, il était, ainsi que ses frères, si aimé de tous, que les fureurs révolutionnaires respectèrent une vertu aussi austère. Quant la tourmente fut apaisée, il resta dans son château, consacrant sa vie à l'étude et à la piété; il y mourut le 19 sept. 1819. On n'a retrouvé aucun de ses nombreux écrits; on suppose que, par un excès de modestie, il les aura détruits.

V. Notes biogr. sur les messieurs de Lamothe, par J.Delplt,B>, 1846, in-8'.

LAMOTHE (Léonce de), né a B< le 21 sept. 1812, mort à B» le 8 mars 1874. Avocat, archéologue, biographe, chroniqueur. Inspecteur des établissements de bienfaisance de la Gir.; inspect. des mon. hist.etcorr.du ministère de l'instruction publique ; secret, de la Comm. des mon. et documents hist. de la Gir.; memb.

de l'Acad. de B^ en 1842 et de l'Institut des provinces. Ce fécond polygraphe a publié une grande quantité de orocnures et, dans différentes revues, des articles sur les sujets les plus divers. Le C. R. des trav, de ta Comm. des mon. hist. de la Gir. contient un bon nombre de rapports signés de lui. On trouvera la longiie liste de ses travaux à la fin de sa biographie par P. Valat, B», Gounouilhou, 18TO, m-8o. Nous nous contenterons de citer : Notes pour servir à la hiogror

Îihie des hommes utiles ou célèbres de a ville de B\ 1804-1873, 3 part. in-«», qui, bien que fort incomplètes, ont été pendant longtemps le seul travail sérieux mie nous ayons possédé sur ce sujet.

Essai historique sur Véglise St-André de B^, B«, 18i3, in-8»; Choix des types les plus remarquables de Varchitecture du moyen âge dans la Gir., B>, 1846, in-8o; Essai de complément de lasta^ tistique de la Gir., de Jouannet, B', 1847, in-8«; Observations sur les enfants trouvés, B», 1850, in-8«; Les théâtres à B^, suivi de quelques vues de réforme théâtrale, B«, lte4, in-89. Léonce de Lamothe fut un fervent bibliophile ; un dés premiers il commença à rechercher les beaux livres à figures du xviii* s. et sesnombreufies communications furent d'un grand secours à M. H. Cohen pour la rédaction des deux premières éditions de son Guide de l'amateur des livres à vianettes du xviii" s. Il avait l'éuni une collection à peu près complète des livres

ftubliés par le libraire Cazin. Cette colection a été dispersée après sa mort.

B. de F.

LAMOTHE (Jean-Baptiste-Louis), né à Preignac le 18 iuin 1829. Né(çociant pro-

ariétaire du chat. Perron, à Roaillan.

[aire de Roaillan de 1875 à 1887; cons. d'arr. de 1877 à 1886; cons. gén. de la Gir. pour le canton de Langon depuis

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LAMOUREUX (Charles), violoniste et chef d'orchestne, né à B'^ le 28 sept. 1834. Elève de M. Beaudoin, à B>, il entra au Conservatoire en 1850, dans la classe de (lirard, y obtint le 2* prix de violon en 1853 et le !•' prix en iS^. Prit la place de l«r violon a Torchestre du Gymnase et entra peu après à celui de TOpéra.

Après avoir étudié Tharmonie avec Tolbecque, avoir suivi le cours de contrepoint de A. Lebome et terminé ses études théoriques avec Chauvet, il se livra à l'enseignement et fonda une société de musique de chambre avec Colonne, Adam et Rigault et devint second chef d'orchestre des concerts du Conservatoire. Après avoir fait plusieurs voyages en Allemagne et en Angleterre, il chen> cha à faire connaître en France les œuvres immortelles des Bach, des Haendel et des Mendelssohn, etc., et, en dépit de nombreux obstacles, fonda en 1873 une société dite de « Tharmonie sacrée >, et donna le 19 déc. 1873 la première audition du Messie, oratorio de Haendel, au Cirque des Champs-Elysées ; l'exécution fut admirable, et, dès ce jour, l'oratorio était acclimaté en France. Il donna ensuite la Passion, de S. Bach ; le Judas Machabée, de Haendel, etc., et prit place

{»armi lesbremiers chefs d'orcnestre de France. En 1875, il fut chargé de la direction musicale des grandes fêtes données à Rouen pour célébrer le centenaire de Boieldieu. En 1876, il devint chef d'orchestre de l'Opéra-Comique et l'année suivante il pnt à l'Opéra les fono* tions de premier chef d'orchestre en remplacement de M. Deldevez, qui avait demandé sa retraite. Il fonda la célèbre »Soc. des concerts Lamoureux qui tient à Paris la première place parmi les Soc. de ce genre; ses concerts ont lieu tous les dimanches. Il y a fait entendre la symphonie avec chœurs de Beethoven, et y a propagé les œuvres de Wamer et des Jeunes compositeurs de l'école moderne fi^ançaise.

LAMOUROUZ (M"« Marie-Thérèse- Charlotte de, dite la bonne n\ère\ née à Barsac le 1*' nov. 1754, moite a B> le 14 sept. 1(36. Fondatrice et supérieure de la maison de la Miséricorde de B*.

Après avoir passé sa jeunesse auprès de ses parents a B< ou au Pian (Médoc), dans l'aisance et la pratique des vertus chrétiennes, elle montra à l'époque de la Terreur à B* une énergie et une présence d'esprit qui la sauva, ainsi que son père, de 1 échafaud. M"« Pichon rayant mtroduite dans une communauté qu'elle avait fondée pour les pauvres pécheresses repentantes, elle se sentit appelée par la Providence à poursuivre et à développer cette œuvre éminemment moralisatrice et chrétienne, d'aboitl avec ses propres ressources, puis avec celles de la charité.

Sa maison a depuis près d^un siècle éloifpé dn vice et souvent du crime des milliers de pauvres filles tombées et repoussées de toutes parts.

La place nous manque pour raconter ici les merveilles de oonte, de dévouement, de sage administration et de confiance en Dieu qui ont rempli l'existence de M'^* de Lamouroux.

V. Tabbé Poucet, Vie de Jfils ie Lsmoutwu, 09 fc portrait, Lyon, P6risse, in-IS, 1853.

LAMPRIDIUS. Poète, orateur et prof, de B*. Sidoine Apollinaire faisait grand cas de ses talents. Il mourut assassiné par ses esclaves. B. de F.

LA MTRE-MORT (C^* Anne -Auguste- Jacques de), né à Dusseldorf le 11 sept. 1794, mort à Preignac (Gir.) le 21 août 1883. Son père était maréchal de camp à l'armée de Condé. Surnuméraire aux gardes du corps du roi en 1814; officier a*ordonn;mce au maréchal Marmont, duc de Raguse, en 1815; capitaine dans la

?arde royale en 1819; cap. de cavalerie au 8* chasseurs en 1822, fait la campagne d'Espajgne et reçoit pour faits de guerre la croix de Saint -Ferdinand d'Espagne (l'* cl.); off. d'ordonnance du ministre de la guerre en 1827; premier off. d'ordonnance du maréchal c** de Bourmont, prend part à la campagne d'Afrique et assiste a la prise d'Alger ^1830).

Après la revolution de Juillet, il brise son épée, ne voulant pas prêter serment au nouveau roi des Français, et se retire dans une de ses terres en Brie (1831); se fixe au château Montalier, à Preignac, en 1834; porté malgré lui comme candidat à la députation en 1846, il échoue avec une belle minorité; maire de Preisnac en 1848, se laisse présenter aux élections législatives de 1849, le serment venant d'être aboli, mais n'est pas élu; se retire de la vie publique en 18o2, ne voulant pas prêter serment à Napoléon III, mais ne cesse de s'occuper des intérêts moraux et matériels de ses concitoyens. En 1870 il fut élu à l'unanimité commandant de la garde nat. de Preignac, fonctions dont il s^acquitta jusqu'au licenciement de ce corps avec cette énergie mi'il mettait en toutes choses; ^ en lo77, lors du passage à B>^ du maréchal de Mac-Mahon. Fit partie du cons. d'adm. du journal la Gu%enne depuis sa fondation et en fut longtemps le présid. Décédé à 89 ans,

Ï possédant toutes ses facultés, entouré de 'estime de tous, précédant de trois jours dans la tombe le prince exilé dont il avait été Tun des plus loyaux et fidèles serviteurs.

LAHGELIH (Gilles-Marie), né à Brest le 6 déc. 1791, mort à B« le 3 juillet 1852. Entré à l'Ecole polytechnique en 1809:

prof, d'hydrographie à Ubourne de 1816

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les cours publics de géométrie et de mécanique appliquées aux arts; memb.

de l'Acad. de Ë* en 1831 et son présid. en 1836. A été successivement présid. de la Soc. philomathique et du Cercle philharmonique (18404851); ^ en 1^. A laissé trois fils.

V. son éloge par M. Yal.\t, dans les Actes de l'Acad. de B\ 1864.

LAHGELIN (François -Louis), né à Angouléme le 8 mars 1823. Entré à l'Ecole polytechnique en 1840; ing. des

Çonts et chaussées à Libourne de 1845 à 852; aux Sables-d'Olonne en 1853 et 1854; à Tarbes de 1855 à 1859; ing. des eaux de B'' de 1860 à 1863 et dii'ecteur des travaux de la ville de 1864 à 1870: ing. en chef du dép. du Var de 1871 a

1873 et du dép. des Basses-Pyrénées de

1874 à 1880: inspecteur gén. des ponts et chaussées depuis le l"' nov. 188Ô; ^ en 1864; 0. ^ en 1875; présid. de la Soc. philomathique de B> eu 1867 et 1868. A dirigé ou surveillé la restauration du canal d'amenée des eaux du Taillan ; la constmction des réservoirs des inies Mériadeck, Grateloup, Bourbon, Pages; Touverture du cours d'Alsace-et-Lorraine et de ses aboutissants; du cours du Médoc et d'une partie des boulevards extérieurs; la construction des grands égouts du Peugue, de la Devèze et de Testev Grebat; les travaux du marché des Urands-Hommes, du Grand-Marché, de l'église St-Ferdinand, de l'Ecole professionnelle et de nombreuses écoles conununales.

LANGELIN (François-Ant. -Edmond), né à Nontron le 10 déc. 1824. Entré dans Tadm. de la marine en 1845; commissaire général à B> en 1876; à Toulon en 1870; à Marseille en 1883; G. ^ le 1» janv. 1885.

LANGELIN rJean-BapUste-Félix), né à Angouléme le 17Juin 1028, mort à Royan le 9 sept. 1884. Entré à l'Ecole polytechnique en 1847 ; ing. des ponts et chaussées à Libourne de 1853 à 1860; ing. des chemins de fer du Midi, à Toulouse et à Bs de 1881 à 1871 : adjoint à la direction de la (Compagnie de 1872 à 1880, sousdirecteur en 1881, directeur en 1883; ^ en 1869; O. ^ en 1884. Décédé à Royan des suites du choléra qu'il venait de contracter en visitant les stations des chemins de fer du Midi dont le personnel était atteint ou menacé par l'épidémie. La mort de cet ingénieur, victime du devoir, fit une grande impression, surtout à B^ où il possédait de nombreux amis.

LANCES (Pierre de), avocat, puis cens, au Pari, de B"", né à B'' en 1560, mort vers 1630. Son vrai nom est Antrompe de Rosteguy. Un de ses ancêtres, Etienne de Rosteguy, était maix^hand à St-Macaira (Gir.). De Lancre a pris rangoatmi les

ftlus célèbres dérnonographes. Envoyé en 609, par Henri IV, avec le président Jean d'Espagnet, dans le paya de Labourd pour instiMiire contre les sorcières bas-

aues qui infestaient la région, de Lancre éi)loya contre ces malheureuses hystériques une rigueur telle qu'en trois mois il vint à bout de cette épidémie. Ce succès lui valut le titre de cons.

d'Etat. Il passa les dernières années de sa vie dans l'étude et dans la retraite à Ste-Croix-du-Mont ; il y pondait une terre où il reçut Louis XIII en oct. 1620, et qui est aujourd'hui, croyons-nous, la propriété de M. Dumeau. Il avait épousé la nlle du présid. de Mons et fondé en 1621, rue du Hâ, le couvent des filles de Notre- Dame.

Nous avons de lui : Tableau de Vin^ constance et inatahilité de toutes choses, où il est monstre qu'en Dieu seul gist la vraye constance à Ictquelle Vhomme sage doit toiser, Paris, chez la vefve Abel Langelier, 1610, in-4« de 10 ff. non chiirrés,541 ff. chiffrés et 15 ff. non chiffrés pour la table et le privilège, 2« éd., livre trés rare et fort curieux; Tableau de l'inconstance des mauvais ançes et démons où il est amplement traité des 8orciet*s et de la sorcelerie, Paris, Jean Berjon, 1612, in4« de 18 ff. non chiffrés pour le titre, les pièces liminaires, l'avertissement et la table, 519 pp. et 13 ff. non chiffrés pour la table des matières et l'errata: et 2* édition 1613, ln-4o, 19 ff. non chiffres, 590 pp. et 9 ff. non chiffrés, avec la grande et curieuse planche du sabbat qui a servi de type à tontes celles oui ont représenté depuis l'assemblée des sorciers, et qui manque souvent. La lr« édition de ce livre célèbre ^i fait suite au précédent, moins complète que la seconde, contient de plus que celle-ci au verso du titre les armoiries de l'auteur (d'argent à trois ancres posées deux et une); L'incrédulité et mescréancedusoi'^ tilège pleinement convaincue, où il est traité de la fascination, de Vattoucfiement, etc. Paris, Nicolas Buon, 1622, in4o de 58^1 pp., plus 5 ff. non chiffrés, avec un joli portrait sur bois de Louis XIII en buste; au verso du titre: Du sortilège, où U est traité s'il est plus expédient de supprimer et tenir soubs iilence les aoomiiMtions et maléfices des sorciers que les publier et manifester, sans nom diauteur et de lieu, 1627, in^^» de 330 pp.; Le livre des princes contenant plusieurs notables discours pour l'instruction des rois et monarques, Paris, Nicolas Buon, 1617, in-4o. Cïe volume contient quelques idées neuves et des aperças hardis

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pour Tépoque. Toiis les ouvrages de de Lancre sont rares et roche lâchés à cause des faits curieux qulls relatent et de la doctrine qu'ils exposent. Ajoutons que Tautenr, savant légiste, s'y montre partout aussi pittoresque écrivain que fanatique convaincu. B. de F.

V. MicHELET, La iorctère» np. ÎOi et suiv. — Une remarquable étude do ». i. Delpit sur P. de Lancre, dans le Bulletin de* Bibliopkitei, Paris, Techener, ianv. 1855, pp. H1-85, qui signale une éd. spéciale des trois traités contenus dans un voL iu-4% intitulé : L'incridulilé et meteriêHce du i<yrtiif^e, et qui fut imp. chez Pierre de Lacourt, et a la demande de P. de Lancre, à -40 ex. seulement d*après un acte notarié, du it avril 1G27, découvert par 11. Roborel de Climens et inséré dans le t. XIV des Arckites kUt. de U Gir.; Le pa^a boêaue, m populttioH, «ê longue. Met mûiun^ m littérature et M muMque, par Francisque Michel, Paris, Didot, 1857, in-8% pp. 167-181.

LANDAR]) (Jean-fiaptiste-Prosper), né à Blaignan près de Lrâparre (Gir.) le 27 juin lÔil. Inscrit au barreau de B> en 1868; secrétaire de la conférence des avocats; secrétaire gén. de la Ligue de renseignement de B> de 1876 à 1878; seci-étaii-e du Comité républicain de la Gir. pendant la période du 16 Mai 1877; souspi*éfet de Maimande en 1878, de Langres en 1881 , de Reims en 1882; pi^fet du Tarn en 1882, de Saône-et-Loire en 1888; î^ en janv. 1881 pour sa belle conduite lors des inondations de la Garonne en 1880; 0. ^ le 1" janv. 1889.

LAMDE (Louis), né à Chambéry le 19 mars 1813, prof, de belles-lettres pendant plus de 50 ans dans les meilleures pensions déjeunes filles de B'' et dans les ramilles les plus distinguées de notre ville, a été nommé en 1875 O A. A eu trois fils : Paul-Louis, Lucien-Louis et Maix;-Louis.

LANDE (Paul-LouisV né à B> le 13 iuil. 1843. Docteur en mécf. à Paris en 1869; prof, suppléant à l'école de méd. de B> en 1870; chef interne de l'hôpital Saint- André en 1872; chirurg. manor de Tambulance internationale girondine en 1870- 1871 ; ^ en 1871 ; méd. des hôpitaux en 1873 ; vice-présid. de la Soc. de g}'ranastique et de tir de B>(Longchamps)depuis 1883; vice-présid. de Tass. des o£f. de la rései-ve et de l'armée territoriale depuis 1885; memb. du cons. d'hygiène depuis 1878; prof, agrégé à la Faculté de méd. de B« depuis 1878; 0 A. en 1883; méd. au rapport du trib. civil de B^ en 1889. Parmi ses principaux travaux nous citerons : Essai sur l'aphasie lamineuse pt*ogres8ive (atrophie du tissu connectif), accompagné de 3 pi., Paris, Masson, in-8o, 1870; Hygiène publique, Les affections vénériennes et leurprophylaxiegenérale à BordeauXf Paris, Masson, 18m.

LANDE (Lucien-Louis), né à B> le 9 sept. 1847, mort à Valladolid (Espagne)

le 24 sept. 1880. Sorti de l'Éoole normale sup. en 1871^ engagé volontaire dans le corps des fusiliers marins en 1870, décoré de fa méd. militaire en 1871 ; agrégé des lettres en 1873; prof, libre à Paris; collaborateur assidu de la Bévue des Deux-Mondes de 1874 à 1880, il lui a fourni de nombreuses études sur TEspagne et sa littérature, sur le pays basque, sur des questions d'histoire contemporaine et de charmants récits, entre autres : Le sergent Hopp, Les fusiliers marins au siège dtt Paris,

A publié à part : Banques et Navan^ais, souvenirs d'un voyaqe dans le nord de V Espagne, Patis, Didier, in-12, 1878; L'Espagne et VEonMsitlan dé i818, Paris, Delagrave. in-12, 1879. Les qualités d'observateur, d'écrivain de M. L.-L.

Lande l'avaient placé de bonne heui« au rang des jeunes écrivains d'avenir dont B' s enorgueillissait, quand la mort l'enleva au monde des lettres.

LANEL0N6UE (Jean-Baptiste-Pierre- Martial), chirurgien, né à dasseuil (Gir.) le 1"^ août 1839. Interne des hôpitaux de B>, 1860 à 1862; lauréat de l'école de méd. de B>, 1858-1850-1860; aided'anatomie, 1859; prosecteur, 1861-62; D'en méd. de la Fac. de Paris en 1862; chirurgien chef interne de l'hôpital St-André (concoura 1863-1864-186d); chirurgien adjoint des hôpitaux (concours 1865); chef des travaux anatomiques de l'école de méd. de B< de 1864 à 1867; prof, suppléant de chirurgie et d'accouchement de 1867 à 1872; chirurgien de l'hôpital St-André depuis 1872; prof, de pathologie externe et de méd. opératoire de 1872 a 1878; prof, de clinique chirure. à la Fac. de méd. de B' oepuis 1878; lauréat de l'Acad. de méd. de Paris (prix de l'Acad., 1867); memb. corresp. ae la Soc. de chirurgie de Paris, 1868; memb. et ancien vice-présid. de l'Ass. des médr de la Gir.; Q A. en 1880; memb.de la Soc. de méd. de B>, son présid. en 1883.

Parmi ses écdts, nous citerons: De Vœsophogotomie intet^ne (Mémoires de la Soc. de chii^rgie de Paris) ; Histoire clinique défi tumeurs fibro-plastiques {Mémoires de VAcad. de méd,}; Tétanos traité par les injections intra-veineuses dechloral (Bull.delaSoc.dechirurgieJ; Note sur un cas de gastrostomie (Bull, de VAcad. de méd.J ; Leçons de clinique chirurgicale recueillies par le D' Pié' chaud, B*, Feret et fils, 1887, in -8°; articles de journaux et communications aux Soc. savantes.

LANESSAN (Jean-Marie-Antoine de), naturaliste, homme politique, représentant d'une ancienne famille girondine à laquelle appailenait, avant la Révolution, le château de Lanessitn en Médoc, ne à St-André-de-Gubzac (Gir.) le 13 juil.

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1843. Dr en méd. en 1872; agrégé de la Faculté de méd. de Paris pour l'his- • toire naturelle en 1876; nommé en 1879, comme candidat radical, memb. du cons.

mun. de Paris (pour le sixième arr.) et i-éélu le 9 janv. 1881, il se montra pai^ tisan de Tautonomie communale. Il est Tauteur du projet de création de Fécole mun. de physique et de chimie industrielles, voté par le cons. en 1880 1 il a contribué au maintien du grand-prix de Paris pour les courses de chevaux; candidat de TExtréme-Gauche aux élections du 21 août 1881 dans la deuxième circonscription du cinquième arr. de Paris, il fut élu député.

Il fonda le journal le Réveil en oct. 1881 et le quitta en février 1882, pour prendre la direction de la Marseillaisej qu'il abandonna aussi bientôt après. A la Chambre il fut rapporteur du budget ds la marine et des colonies, des projets de loi relatifs à l'expédition de Madagascar, etc.

Aux élections du 4 octobre 1885, sa candidature fut combattue par les comités radicaux, mais il fut élu comme républicain radical, indépendant et libéral.

En 1^^ il fut envoyé en mission dans les colonies françaises et étrangères de Textrême Orient pour étudier sur place la situation économique de ces colonies. Au cours d'un voyage qui dura seize mois, il visita successivement la Tunisie, les Indes anglaises et néerlandaises, la Malaisie, le biam, le Cambodge, le Bas- Laos, la Cochinchine, l'Annam, le Tonkin, la Chine et le Japon.

Auteur de : Du ]^ot4)plasma vétjélal, thèse d'agrég., Pans, Doin, 1876, in-8«; Manuel d'hist. naturelle méd., id., id., 1879^, 3 vol. in-12; le même, 2« édit., id., id., 1885, 2 vol. in-12 avec 2,000 li^. ; La matière, la vie et les êtres vivants, id., id., 1879; La lutte pour Vexistence et l'association pour la lutte, id., id., 1881, 1 vol. in-18; Traité de zoologie, t. I»»", Protozoaires, id., id., 1882, gr. in-S», avec très nombreuses fig. ; La botanique, Paris, Reinwald, 18^2, (9* vol. de la Biol, des sciences contenvporaines) ; Le transformisme, évolution de la matière et des êtres vivants, Paris, Doin, 1883, in-12, avec Vis.; Flore de Paris (Phanérogames et Ci^ptogames), id., id., 1884, in-12, avec 702 fig.; Introduction à la botanique : le Sapin, Paris, Alcan, 1885, in-8«, avec 103 fig. (51» vol. de la Èiblioth, scient, internat.); nombreux articles dans le Dict. de botanique de Bâillon^ L'expansion coloniale de la France, étude sur toutes les colonies françaises, Paris, Alcan, 1886, in-8p, avec cartes; La Tunisie, id., id., 1887, in-8°, avec une carte en couleui-s ; L'Indo-Chine française, id., id., 1889, in-8». 756 pp. avec 5 cartes en couleurs; Nouvelle éd. des œuvres complètes deBuffon, comprenant

la correspondance, annotée et précédée de notices biographiques et d'une introduction de 500 pp., sur le développement de riiistoire naturelle depuis l'époque de BufTon, Paris, Le Vasseur, 188b, 14 vol.

r. in-8«, avec 100 planches coloriées et

0 portraits.

LAN6ALERIE (Pierre-Henri Gérault de), né à Sainte-Foy-la-Grande le 20 août 1810, moi-t le 12 février 1886, appartenait à une famille de la Guyenne ({ui avait été protestante avant la révocation de l'Edit Je Nantes. Successivement pi-of. de physique et de mathématiques au gi'and séminaire de B'; préfet des classes au petit séminaire, il devint en 1838 secrétaire général de rarchevèché; en 1843, chapelain de Saint-Louis des Français à Rome; en 1844, professeur de droit canonique à la Faculté de théologie de B<; en 1849, curé de Sainte-Foy-Ia-Grande, sa ville natale, où il fit mentir le proverbe et fut entouré de l'affection et de la vénération de toutes ses ouailles et même de celles des nombreux protestants de cette ville. En 1852 il fut nommé curé de Saint-Louis de B^, où il sut aussi conquérir l'estime de tous. Nommé vicaire gén. de l'archevêché de B« en 1856, et depuis longtemps désigné pour l'épisco-

Îat, il fut nommé au siège de Belley le 4 fév. 1857, puis promu à l'archevêché d'Auch le 30 sept. 1871 et préconisé le 27 oct. suivant; i^ ^j^^^^ 1®'14 août 1853. Sa mort, 12 fév. 1806, fut à Auch un deuil public, car il était aimé des pauvres comme des riches.

En prononçant son oraison funèbre, dans la cathédrale d'Auch, M. l'abbe Laprie a pu commencer par ces mots :

V Rien qu'un peu au-dessous des an' g es. »

Mo' de Langalerie a publié en dehors de ses instructions pastorales plusieurs petits livres de piété recherchés ; citons : Le mois de saint-Joseph ou exercices pour chaque jour du mois de mars, Paris, Vaton, 1865, in*32; Le mois du Sacré-Cœur de Jésus ou exercices pour chaque jour du mois de juin, Paris, Buffet et C«, 1872, in-32; La vertu ou suite d'instructions pastorales sur les w'incipales vertus chrétiennes, Paris, Ruffet et C'% 1872, in-12.

V. son élogo prononcé par M. l'abbé Laprie et sa biographie par l'abbe Cazaubon.

LANGE DB LUXE (Jean de), né à B»

Célèbre avocat au Pari, de B^ en 1568. Prit une part active aux luttes religieuses du xVi* s., eh tête des catholiques. Il avait à B^ une grande influence.

Député aux Etats généraux d'Orléans parle Tiers de Guyenne enl560,il fut choisi pour orateur par son ordre, et prononça devant Charles IX un remarquable discours, dont la bibliothèque de B^ pos-

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sède un exemplaire, il est intitulé : La harangitê du peuple et Tiers E$tat de toute la France au Roy très chreêtien Charleê neufiènie, tenant ses Estatê généraux en sa ville d'Orléans le pre* mier jour de janvier ibôO, faicte par Maistre Jean de Lange de Luxe, cons, et avocat de la Routie au Parlement de Bourdeaulx, à Orléans, par Elo^ Gibier, libraire et imprimeur ae la dite ville, tenant sa boutique au cloistre Sainte- Croix, 1560. . B. de F.

V. DE hvMt^De iUuitributÀquitanifftiris, et Tartlcle de M. Tamiibt de Laeeoqce dans le n* du 16 nov. 1883 de la A^rir^ catholique,

LANOE (Théodore de), helléniste distingué, né â B^ ou il professa avec le plus ffrand succès au collège de Guyenne dans la première moitié du xvi* s.

B. de F.

LAMOOIRAll (Jean), né à B> le 30 janv.

17d9, massacré à B', en compagnie de Tabbé Louis Dupuy joar une populace en délire, le 14 iuill. 17U2. Fit ses études en Sorbonne; de retour à B*, il reçut la prêtrise et y professa la théologie pendant vingt ans. Sous-doyen du chapitre de Saint-André, sous Ms' de Lussan.

archevêque de B*; puis vicaire général de M8>' de Hohan qui le nomma officiai métropolitain.

Revenu à Paris en 1787 pour suivre en Sorbonne les leçons d*hébreu du prof.

Asseline^ il se fixa de nouveau à B* queloues mois plus tard. L'abbé Langoiran fut dès le premier moment le plus indomptable adversaire du schisme dont la constitution civile du clergé menaçait l'Eglise; il prit une part des plus actives aux

auerelles ardentes que ce déplorable éci*et souleva dans le département. Son intrépidité héroïque qui lui valut le martyre contribua, du moins, à en conjurer les eflets. On a de Tabbé Langoiran des Extraits importants de l'embryologie sacrée de Cangiamila, Paris, 1778, in-12, et une édit. du Chrétien intérieur de Bemières, de Louvigny, Pamiers, 1781, 2 vol. in-12. Ses restes ont été transférés dans la chapelle du .Sacré-Cœur de la cathédrale Sainte André par les soins de M. Tabbé Gignoux. B. de F.

V. Un martffr boréelaU^ flone hûitorique de M. l'abbé Langoiran^ par M. Tabbé Pioriieau, B-, 1861 ; liUt. de la Terreur à B\ par A. Vi- \iE, t. I; ta France pontificale (archi(iioc(>sc de B')» pp. 396-40u, etc.; Un martyr bordelais MOUS la Terreur, par M. Ch. Chacuac, Bs 1876, in-8*.

LAKNÉLUG (Antoine - Marie - Jérôme- Henri), né à Toulouse le 29 juil. 1816. Fit ses études dans cette ville, sVmbarqua dans la marine marchande à B'' en 8d3, servit sur les vaisseaux de TEtat et fut reçu capitaine au long cours en 1841, s'embarqua aussitôt pour les voyages au

lonff cours en qualité d'officier et plus tara comme capitaine, parcourut pendant plusieurs onn&s la mer des Indes et ne rentra en France qu'en 1844. Après avoir visité les deux Amériques et les Antilles^ il cea^a de naviguer en 1856, s'établit a B^ et s'occupa de courtage maritime.

En 1867, il fut un des premiers fondateurs de la Soc. mutuelle de bienfaisance des capitaines au long cours, dont il a été un des vice-présid. pendant plusieurs années. En 1870 cette Soc. le délégua pour représenter les capitaines au long cours du Sud-Ouest devant l'enquête parlementaire de la marine marchande et soutenir les revendications du commerce maritime qui venait d'être frappé brusquement par la loi de 1866 sm* 1 assimilation des pavillons.

Vice-consul de Venezuela de 1860 à 1865, il s'occupa activement du développement de l'émigration dans cette répuolique, et fut décoré de l'ordre du Libertador Bolivar par le gouvernement du général Guzman Blanco.

Vice-présid. de la Soc. de géographie commerciale de B* depuis sa fondation, 1875, il s'y est occupé plus particulièrement des Questions maritimes et commereiales. Il y a fait deux conférences sur le Venezuela et plusieurs communications sur le léffime des vents et des courants dans l' Atlantique Nord. A publié en outre dans le Bulletin de la Société diverses études parmi lesquelles il faut citer : Les collisions en mer, travail écrit en collaboration avec son collègue, M. Uautreux (V. ce nom).

Comme présid. du Syndicat des cap.

au long cours et vice-présid. de l'Union gén. des syndicats girondins, il a été envoyé à Paris en 1886 et 1887 comme délégué au congrès des Chambres syndicales de France pour défendre les intérêts généraux du commerce maritime et du commerce en général.

LANOIRE (Etienne), né à La Réole le l*' avril 1766, mort à La lléole le 9 déc. 1841. Meunier; se distingua par de nombreux actes de dévouement; sauva au péril de ses jours un grand nombre de personnes que les courants de la Garonne emportaient.

LANOIRE (Jean - Marie - Raymond - Camille), né à B* le 10 mai 1838. Négociantpropriétaire de vignobles très impoiiants en Médoc et en Aç^enais; appailient à une des plus anciennes familles de Margaux (Médoc). Cens, premier inscrit au tableau du cens. mun. de Margaux, 1871 ; memb. du cons. d'arr. de B> pour le canton de Gastelnau de 1871 à 1876; memb. du cous. gén. de la Gir. pour le même canton depuis 1876^ délégué de l'administration depuis 187» pour l'inspection de l'Ecole normale de La Sauve;

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U A. le l«r mai 1875; memb. de la Soc. (Fagriculture de la Gir.; et de la Soc. philomathique; memb. fondateur du Sport nautique de la Gir.: memb. du juryde Texpos. universelle aes vins à B> en ^o82. A obtenu de nombreuses récompenses aux concours agricoles; lauréat de la grande méd. d'ormmistérielle au concours régional de 1886 pour la création de ses vignobles du château Gerbat (Lot-et-Garonne); président du comice agricole du Médoc; chev. du Mérite agricole.

Homme de lettres, il a écrit, sous le pseudonyme de Louis d^Aspurro, plusieurs nouvelles.

LANSAG (le jeune), maire de fi* de 1567 à 1571. L'un des chefs du parti des Guise dans la Guyenne. Plus tard, il embrassa le parti au roi et eut le commandement de la ville de Blaye. En 1577, le roi le mit à la tête d'une petite armée navale, destinée à combattre les Calvinistes.

V. Hittoire det tire» de Lêiuae, parue dans lo feuilleton de Vlndicaieur en 1844.

LANTENAT (Ant. de), V. Bertrand (l'abbé Louis).

LA PCKA, V. DiAZ DE La Pena.

LAPETRE (Jean -Baptiste), médecin, né à Méi'ignac en 1753, mort a B* en 1817. Fils d'un médecin très estimé. Elève du célèbre chirurgien Dupuy, il épousa sa fille, alla à Pans terminer ses études chirurgicales avec De Sault dont il devint l'ami ; revint à B< prendre ses grades, fut nommé lieutenant du l"' chirurgien du roi àB* en 1783; acquit une nombreuse et riche clientèle. Devmt chirurgien-major de l'hôpital St-André; ensuite, directeur de l'hospice de la Maternité. (Il y eut son fils pour successeur.) Fut pràident de la Soc. de méd. de B>, memb. de l'Acad. de B< en 1802. Esprit aimable, doux et conciliant, cœur on ne peut plus généreux.

Sa mort fut une grande perte pour la science, pour ses amis et pour les pauvres.

V. son éloge par M. Guéhin le flls dans le Bulletin polgnuUkique, 1817.

LAPETRE (Bernard), né à St^Symphorien le 20 mai 1804. mort à St-Symphorien le 18 sept. 1858: Reçu avocat à Toulouse en 1825, puis inscrit au barreau de Bazas; maire de St-Symphorien de 1831 à 1834. Juge de paix de ce canton de 1834 à 1^ : memb. du cens. gén. de la Gir. de 1848 à 1^2.

LAPETRE (Jean-Baptiste^ulc^, né à St-Symphorien le 11 nov. 1806. Ëlève de la Fac. de méd. de Paris en 1832, reçut cette année une médaille de la ville de Paris en récompense de son dévouement pendant la terrible épidémie de choléra

ui décima la population de cette ville, en méd. le 23 août 1833 ; exerce depuis cett« époque à St-Symphorien ; maire de cette commune de 1848 à 1870: memb.

du cons. d'arr. de Bazas de 1848 à 1864 : memb. du cons. gén. de la Gir. de 186i à 1870.

LAPETRÈRE (Isaac de), né à B< en 1506 d'une famille protestante, était l'alné des sept enfants de Bernard de Lapeyrère, cons. du roi, conti'ôleur triennal et provincial des gueri'es en Guyenne, marié le 19 janv. 151^ à Marthe de Malet. D'aboixl avocat au Pari, de B', Isaac débuta dans la carrière des armes au siège de Montauban, et accompagna en lt>4i l'ambassadeur français La Thuillerie en Danemark. Rentré en France, il s'attacha à la maison du prince de Gondé; prit à partir de 1647 le titre de gentilhomme ordinaire de ce prince et devint son bibliothécaire; s'occupa dès lors de littérature religieuse et publia de nombreux travaux theologi-

Sues et des relations de vo^aves; en l&i5, fit paraître un traité intitulé : Preador mitsB, in-4*, et in-12 en 1656, dans lequel il soutenait qu'il a existé des races humaines avant Adam. Cette doctrine, qui prit le nom de Préadatnisme, fit grand bruit; mais, condamnée comme hérétique, son auteur fut mis en prison et n'en sortit que grâce au crédit du prince de Gondé; le livre fut brûlé et Lapeyrère se vit contraint à se rétracter en 1G56 entre les mains d'Alexandre VIL

Il mourut au séminaire de Notre-Damedes- Vertus, près Paris, le 30 janv. 1676 dans les sentiments les plus chrétiens, assure- 1- on. Quoi qu'il en soit, voici l'epitaphe que lui composa le spirituel La Monnoye :

Ia Pijrèze id glt, m bon ln«411ta, KngwûxÂ, «BthoUqnai «Bfla ycfAdamite.

Qni^ nllffloiM loi piuMnt à !• f ota, Et ton Indifféronoe était li peu communa ' Qu'après qoAtreTiiists ani qnil ent 4 faire nn dlioix £• bonhoniin* partit «t h'mi choiiU pas iis«.

Lapeyrère est un précurseur; il y a quelques années à peine, parut un volume sous le titre suivant : Les ancê" très d'Adam, et sa doctrine compte aujourd'hui de nombreux et fervents adeptes. La Nouvelle biographie Hoêfet* donne la liste de ses travaux parmi lesquels nous mentionnerons encore :

Le rappel des Juifs, in-8«, 1643; La relation de VIslande, in-8>, 1663, et La relation du Groenland, in-8«», 1647 et Ifôl, deux livres qui se lisent encore avec plaisir ;JsaacijP<;i/r6rii epistola cul Philotimum qua exponit rationes, propterquas ^uraverit sectani Calvini,quam projitebatur et librum de Prmadatnitis quem ediderat, Rome, in-4o. 1657, et rrancfort, in-4o, 1658, traduit en français sous le titre suivant : Lettre d'haac Lapeyrère, contenant les raisons qui Vont obligé d'abjurer le calvinisme et

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son livre des Préadamites, trciduite du latin par fauteur même, Paris^ 1658, réimprimée en 1663, in-12, à Paris avec le nouvel intitulé de : Apologie de Lalieyrère. B. de F.

V. sur Lapcyrêrc le DictUmnaire de Batle et Tarlicle que lui consacre Tallemant des Réaux dans les Hùloriftten. — Surtout quel-

Îue* leUrn inidilet d'inaae df Lapqfrère à iouUittu au Bouiliaud, publiées ttrec une notice, un ëppendice et de$ notes, par Ph.TAMizEY di Larroqce, B', Lerebvrc. 1878, in-IS de 50 pp., tiré à 100 exemplaires, et un article du mme dans le (Umrrier de la (lironde du mercredi 4 mars 1885 et relatif aux décoavertes faites aux Arch. départementales de la Gir., par M. CoMHi'NAY, sur LapeyH^re et sa famille.

lâAPETRÊRE (Abraham de), avocat au Pai-1. de B«. né à B» en 1598, mort îi B» le 11 avril 1680, était fi"èi*e du précédent ainsi que l'établissent les recherches de M. Communay. On lui doit un recueil gui a rendu de grands seiTices aux jurisconsultes, intitulé : Décisions sommaires du palais par ordre alphahô' tique, illustrées de notes et arrêts du Parlement de B*, Cet ouvrage a eu sept éditions : les deux premières fut^nt publiées par l'auteur en 1675, 1 volume pet. in4". MM. Delaplace et Salviat ont publié d'utiles suppléments à l'œuvre de Lapeyrère, qui le premier eut l'idée de faire un dictionnaire de jurisprudence. Les annotateurs de ce savant ouvrage sont : Jean du Tillet. avocat, qui a publié les éditions de 170d et 1717, m-fol.; ses notes sont marquées d'un pied de mouche.

M. DE Constantin, qui présida à l'édition de 1725, a distingué les siennes par une étoile, et celles qui sont précédées d'une main appartiennent à M . de Saint-Martin. On doit a M. Be^vune la 6« édit. , publiée en 1749 et qui passe pour la plus complète et la plus exacte. La 7« édit. a été imprimée a B« en 1808, 2 vol. in-i».

B. de F.

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