V. sa vie écrite par Alfred de Nettement
LA ROGHEJACQUELEIN (Henri-Auguste-Georges Du Vergier, marquis de),
né au château de Citran, commune d'Avensan (Gir.) le 28 sept. 1805, mort le 7 ianv. 1867, est le neveu du héros vendéen, général en chef de Tannée royale, qui périt les armes à la main le 4 juin 1815. Elève de Saint-Cyr, puis officier de cavalerie, il fit, dans Tannée russe, en 1828, la campagne de Turquie en qualité de volontaire. Quand vint la Révolution de 1830, il se compromit dans le soulèvement de la Vendée et fut condamné à mort par contumace. Plus tard il se jeta dans les entreprises industrielles et attacha son nom à celle des ineantlosibles f bateaux à vapeur^ de la Loire. Envoyé à la Chambre des aéputés par le département du Morbihan en 1842, il y prit place dans le parti légitimiste et vota constamment avec Topposition.
Après la Révolution de fév. il donna, au nom de la Vendée entière, une adhésion sans résen-e aux événements accomplis, fut envoyé à la Constituante par le dép. du Morbihan et y vota le plus souvent avec la Droite. Réélu a la Législative par le même département, il arbora fermement le drapeau de son parti. Après le coup d'Etat du 2 décembre 1851, il prêta set^ment au nouveau régime comme président du Conseil ffén. de la Vendée. Nommé sénateur le 31 déc. 1852 : il fut promu 0.* le 14 juin 1836.
En dehors de ses nombreux discours, M. de La Rochejacquelein a publié plusieura travaux ou brochures politiques ou d'économie politique.
V. Vapereac, Dict. des e&ntemporains, qui donne la liste do ses outrages.
LA ROCHE •TOLAT (Lonit-Marc-StanislasHoRAïc de), né à Barbezieux (Charente) le 7 mai 1817, mort au ch. du Roc à Saint*Thoma9 de Cônac (Charente->Infr«) le 11 déc. 1881. Entra à TEcole polytechnique en 1836, fut successivement chargé comme ing. ordinaire des arr. de Clermont (Oise) et de Châteaudun. Attaché en 1815 à la construction du chemin de fer de B* à Tours, il fit exécuter la partie comprise entre Champagne et Liboume (37 kil.) et ceUe d'EnanvilUers à Vare (57 kil.) qui comprend le tunnel des Plans et des ouvrages d'art importants comme le pont de Luxé sur la Charente. Passa le 10 janv. 1853 au service de la Compagnie du Midi, construisit la ligne de B> à Langon et à Gironde. Comme ing. en chef, il fut ensuite chargé d'une section ; puis, avec la collaboration de M. Régiiauld, du raccordement de la gare du Midi à celle (TOrléaiis, fit exécuter en 1858 et lfô9 le beau pont métalliaue de 1> où il fit une des premières applications des fondations tubulaires à air comprimé; dirigea ensuite la construction de 462 kil. de routes agricoles aboutissant au chemin de fer du Midi. C'est lui qui eut et appliqua le premier Tidée de poser des voies
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provisoires le long de ces routes afin de transporter économiquement les matériaux d'empierrement. A fait constniire, conuue directeur des travaux neufs de la Compagnie du Midi, les lignes de Saint- Simon a Foix, de Dax à Ramons où se trouve le tunnel d'Habas, de Rayonne à la frontière, de Castelnaudary à Castres, de Langon à 3azas, etc., etc. (en tout 353 kil!). A fait terminer les travaux commencés par l'Etat, de Perpignan à Port-Vendres, et fait exécuter les lignes de Roussens à St-Girons, de Toulouse à Rayonne (302 kil.) et dirigé rétablÎKsement des projets de 365 kil. de lignes et embranchements divers. La Compagnie ayant supprimé les fonctions de Directeur des travaux neufs, il rentra au service de l'Etat le 16 août 1867, fut attaché à la construction du bassin à flot de R> qu'il quitta en 1868 pour ôtfe charjg;é du service maritime du dép. de la Gir.; ing. en chef le l«r mars 186^.
M. de La Roche-Tolay a publié plusieurs mémoires, notamment sur une machine de son invention pour {)erforer les tunnels et sur les améliorations à apporter à la Garonne et au port de R>. En 1878, il prépara un projet d'ensemble pour Taménagement de la Garonne entre R^ et la mer, travail où il proposait le rétablissement de la naviffation par le bras de Macau .Atteint, en 1879,par P&ge de la retraite. il fut néanmoins maintenu en activité hors classe et revint dans le sei^ice des études et travaux des lignes de Marmande û Angouléme, de Liboume à Langon, de La Sauve à Éymet. Au commencement de 1881, il fut nommé inspecteur gén.
hon.; il était depuis 1856 ^. l\ avait, quoiqu'il ne le portât point, le titre de comte, comme chef d'une des plus anciennes familles de l'Angoumois. Décédé au château du Roc, laissant après lui de nombreux et grands travaux, et à tous ses amis le souvenir de sa vaste intelligence et de son extrême bonté.
Voir son éloge par M. Dcscombës dans les Aunalet det pont» et ehatuséet. Mém., 6« série, £)« ann., 2« cah., fév. 18S».
^ LA ROQUE DE MOMS (Claud&>To8eph- Élie-Léopold de), né à Limoges (Haute- Vienne) le 27 oct. 1810, mort à R> le 6 mai 1873. Successivement substitut à Cusset (Allier) le 29 juin 1837 ; au Puy le 28 déc. 1837; proc. du roi à Razas le 13 déc. 1840; à Clermont SSB avril 1844; présid. du trib. û Périgueux le 28 oct. ISiO; cens, à la Cour de R^ le31 oct. 1855et présid. le 0 juin 1868; savant jurisconsulte; présid. d'assises des plus distingués; {^.
LiROQUE (Pierre-Alfred), né à R> le 22 déc. 1805, mort à Taience le 6 fév. 1882. Dès 1820, il joignit son activité à celle de son père dans l'industrie des laines à ti'icoter â laquelle il donna un grand dé-
veloppement. Il épousa en 1829 M"> CIotilde Jaquemet et prit, en 1832, comme associé, m. Charles Jaquemet, son beaufrère. ÙeBi à partir de cette époque que la manufacture Laroque et Jaquemet gran-* dit rapidement par rintrodTuction d'une machme à vapeur et par les industries nouvelles qui nirent greffées sur Tancien établissement, entre autres la fabrication des tapis et celle des couvertures et autres objets de literie. Cette maison se plaça dès loi^ au premier rang des industries bordelaises. Obtint à l'exposition de R* en 1841 une méd. d'argent et des méd.
d'or aux expositions de 1844 et de 1847. M. Laroque 'reçut de la Soc. philomathique une récompense plus personnelle encore et plus précieuse, m. Rrochon, son président, en lui remettant, en séance publique, le titre de memb. non. de la Société, lui adressa ces paroles: « Monsieur et cher collègue, la Soc. phi- » lomathique et le jury ea vous décernant » la plus haute des récompenses, ont » voulu honorer en votre personne non » seulement l'excellence et la supériorité » de vos produits industriels, mais aussi, » mais surtout l'ordre, la bonne adminis- » tration, la haute moralité c^ui distinguent )» à un si haut degré votre labrique ; c'est 9 vraiment la manufacture modèle. » Ce n'est pas seulement dans le sud-ouest de la France aue les produits de cette manufacture étaient appréciés : ils avaient obtenu des méd. dardent à Paris, aux expositions françaises de 1844 et de 1849. A l'exposition universelle de Londres de 1851) ils furent honorés d'une méd. de bronze, et à celle de Paris de 1855, d'une médaille de l^* classe En 1863, M. Alfi^d Laroque renonça à la vie commerciale et, depuis cette époque, il s'occupa de travaux agricoles sur ses domaines de Montaigu à Taience et de FaubernetàLangoiran. l\ avait, tonte sa vie, consacré ses loisirs à la musique : il put alors mieux encore satisfaire ses goûta. R a composé divers morceaux de musique religieuse qui ne sont pas sans mérite. R avait été successivement juge au tiib. de commerce; cons. mun.
de R>, adjoint au maira de cette ville, et administrateur du Comptoir d'escompte et de la Caisse d'épargne.
LAROUDIÊRE, V. Bichon.
LAROUVERADE (Marie-Elie de), ma-
fistrat, ne à Rrive (Corrèze) le 4 mai-s 826. Substitut à Ribérac le 2 mars 1852, à Angouléme le 27 janv. 1855, 4Péri-
êueux le 27 février 1858; procureur à arbezieux le 30 avril 1859; substitut a R* le 11 août 1859, subst. du proc. gén. à R« le 24 fév. 1866, avocat gén. à R> le 8 fév. 1871: proc. de la République à R> le 23 juin 1871, proc. gén. à Montpellier le 7 iiov. 1873, à Rouen le 8 mai 1875; cons. à lu Cour de cassation le 23 juillet
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1878; élu memb. du Trib. des conflits le 17 octobre 1887; memb. de la commission extra-parlementaire cbargée d'étudier la réforme du Code d*instruction crimi- \ielle le 22 octobre 1878; memb. de la commission chargée d'étudier la réforme du Code pénal, mars 1887. >^ le 14 oct. 1873, 0. * le 7 fév. 1878. Auteur de : Le$ demièi'es annéet du Parlement de Bordeaux, 1775-1790. discours de rentrée de la Cour, B*, Gounouilhou, 1867, gi\ in-8«», 50 pp.
LAROZE (François-Louis-Alfred), né à B> le 20 juin 1806. Succéda à son père et à son gr.md-pére dans les fonctions de greflier du tiib. de commerce de B< (1837 a 1871). Juge de paix du 3" canton de B* en 1871; a rédigé pendant de longues années le Ménu)rial de jurisprudence commerciale publié à B\
Décédé le 6 janv. 1880, emportant Testime de tout le commeit» bordelais que lui valait une longue carrière utilement et noblement remplie. Il a laissé quatre fils dont les notices suivent.
LAROZE (AJfred), né à BMe 5 avril
1834. Licencié en droit de la Faculté de Paris en 1857; inscrit au barreau de B' en 1857; bâtonnier de Tordre en 1877; memb. du cons. mun. de B'' de 1874 à 1883; présid. de la Soc. philomathique de B> en 1878 et 1879. Elu député de la Gir. par Tarr. de Bazas le 4 sept. 1881, fit paKie du groupe de l'Union républicaine, et fut réélu le 18 oct. 1885. Memb. du conseil supérieur du commerce et de rindustrie. Sous- secrétaire d'Etat au ministère de l'intérieur en 1884 et 1885 avec M. Waldeck-Rousseau, ministre.
Parmi ses nombreux travaux parlementaires, nous citerons son rapport sur la réforme de la législation des faillites.
LAROZE (Georges), né à B> le 5 déc.
1835. A succédé à son père dans les fonctions de greflier du trib. de commerce de Bs. Successivement depuis 1872 secrétaire et présid. de 1-association des srrefQers des tribunaux de commerce de France ; O A. en 1882 par suite de ses longs services à la Soc. philomathique et à l'Ecole sup. de commerce et d'industrie dont il est le trésorier depuis sa fondation. Rédige depuis 1871 le Mémorial de jurispru" dence commerciale de B».
LAROZE (Charles), né à B< le 16 sept.
1844. Notaire à B> depuis 1875; suppléant du juge de paix du 1*^ canton de cette ville.
LAROZE (Léon), né à B> le 21 janv. 1835. Ex-maire de Saint-Martin-de-Lerm (Gir.) ; conseiller municipal; délégué cantonal; vice-président honoraire du Comice agricole et vice- président de la chambre
consultative d'agriculture de La Héole.
A largement contribué au progrès agricole et viticole dans cet arr. A travaillé depuis 1864 avec une activité infatigable à propager les idé^ libérales et républicaines dans l'arr. de I^a Réole. Élu député de la Gironde, au scrutin de liste, en 1885.
LARRÉ (La famille) était établie à B> dès le zv* s. , ainsi que le prouvent : 1« un acte de vente passé devant M* Roselly, notaire à B>, le 7 nov. 1499; 2» le testament de Jehan de Larré, né en 1508, décédé en 1595, dans lequel il ordonne que son corps soit inhumé dans Téglise paroissiale de Saint-Michel en la sépulture de ses prédécesseurs. Jehan de Larré était bourgeois deB^ Ses lettres de bourgeoisie ayant été égarées ou brûlées, le maire et les jurats de ^ confirmèrent ses enfants dans leurs droits de bourgeoisie par lettres récognitives du 23 juillet 1608. Les Larré ont porté la particule jusqu'au commencement du xvii* s. Depuis lors elle a disparu de tous les actes où ils ont figuré.
Le 16 déc. 1657, à la suite d'une rixe fortuite, Jean Larré et Pierre Larré son fils se battirent en duel avec les sieura Labault et Durand et les tuèrent. Condamnés à mort par contumace, ils obtinrent des lettres de grâce entière signées par Louis XIV le 16 mars 1659.
Louis LaiTé fut substitut du procureur ^én. au Pari, de B» de 1724 à 1744. Son fils, Nicolas-Paulin Larré, fut receveur mun. de la ville de B* pendant la première République et sous l'Empire. Il eut plusieurs enfants : l'alné, Pierre LaiTé, fut l'un des survivants du naufrage de la Méduse; le second, Alexis Larré, fit la campagne de Russie^ le troisième, Constantm Larré, qui était à l'ile Maurice pendant les guerres du premier Empiro, y fut le commandant des gardes nationales de l'Ile qui contribuèrent à la défendre contre les Anglais. Son fils, Paulin Larré, né à B^e £S août 1819, est avoué bon. à B^^ et président de la 2" section du bureau d assistance judiciaire.
Son petit-fils, Joseph Larré, né à B'' le 16 juillet 1854, est avoué exerçant à B*.
LARRET (Jean-Victor), né à Pau (B ses-Py rénées). Après avoir fait l'éducation de sa sœur, u entra comme elle dans l'enseignement universitaire, qu'il quitta dans les dernières années du second Empire pour devenir rédacteur de Vindépendant des Basses-Pyrénées, où il défendit les idées libérales, non sans péril. Il concourut, à la même époque, à la création de la bibliothèque populaire de Pau avec M. Marcel Barthe, aujourd'hui sénateur. En 1870, le colonel Renault, sou ami, ayant été nommé général commandant sup. du camp régional de B', il devint son secrétaire particulier et par-
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ticipa à Torganisation du camp, a Tarmement et à l'équipement des mobilisés.
Après la guerre, il entra à la Gironde, ou il s'est surtout occupé des questions d'enseignement et d'intérêt local. Il a quitté ce journal en 1885 et diiige depuis le Phare de la Gironde et le Courrier de Bordeaux. A créé, avec quelques amis, deux bibliothèques populau*es, dont une à La Bastide, qui ont rendu et rendent tous les jours de grands services. Lauréat de la Société de géographie commerciale de B> pour ses travaux de géographie commerciale et d'ethnographie; O A. en 1879, il a été nommé aussitôt après memb. de rinstitut nat. des beaux-arts de la Répu> blique de Venezuela; memb. du cons. gén. de la Gir. depuis 1880; pi^ésid. de la délégation cantonale pour le â« canton de B<; présid. du 3* bureau de bienfaisance. Au cons. gén. M. Larrey s'est occupé spécialement dos questions d'administration et d'instruct. pub., a réclamé la création d'une école d'agriculture avec section de viticulture et a fait adopter un vœu pour la création du lycée de jeunes filles a B>, aujourd'hui en pleine prospérité; il a été pendant plusieurs années secrétaire de la comm. départ., memb. élu par le cons. gén. du cons. départ, de l'instruct. pub. ; U I en 1885.
LARRltRE (Noël de), né à Aillas, urès Bazas, en 1738, mort a Bazas en 1802.
Fervent janséniste et quoique laïque très versé dans les matières ecclésiastiques; on trouvera dans la France littéraire de Quérard la longue liste de ses écrits, presque tous relatifs aux querelles théologiques du temps et entre lesquels nous citerons : Vie de messire Ant. Arnaud, Paris et Lausanne, 1783, 2 vol. in4o et in-8^, rédigée d'après les mémoires de l'abbé Dupac de Bellegarde ; Pré9ervatif contre lé schisme ou questions relatives au décret du 27 nov, il90, Paris, Leclerc, 1791, in-8«, écrit qui fit grand bruit et que le P. Lambert attaqua sans ménagement. Larrière que ses opinions religieuses avaient contraint à quitter la France, y rentra au début de la Révolution. Il collabora aux Nouvelles ecclésiastiques, et en 1798 fit paraître, sous le titre a Annales religieuses, un journal que le Directoire supprima et qui n'eut que huit numéros. B. de F.
V. Notice nécrologique publiée par son neveu Larrière dans le Bulletin polymathiaue de B\ 1. 1, p. 180.
LARRIBU (Amédée), né à Brest en 1807, mort à Paris le 30 septembra 1873. Etudia le droit à Paris, puis la viticulture avec son père, propriétaire du ch.
Haut^Brion (1*^ cru), q\ii l'éleva dans les idées légitimistes. Un séjour de deux ans aux Etats-Unis modifia ses opinions politiques. En 1846, il fut dans le collège
électoral de B*, le concurrent de l'économiste Blanqui, candidat ministériel, qui ne l'empoiia sur lui que de quatre voix. Après la révolution die Février, élu représentant du peuple par 51,962 suffrages: membre du comité du commerce et de l'industrie, vota avec le parti démocratiaue modéré jusqu'à l'élection du 10 dec, fit dès lors partie des opposants au Prince Président; ne fut pas réélu à l'Assemblée législative; s'occupa surtout de ses vignobles de Haut-Brion à Pessac et de Bastorre-Lamontagne, à Preignac.Député de la Gir. en 1860; préfet de ce département après le 4 sept. 1870, il contribua, par sa sage administration et ses rapports affables avec tous, à maintenir Tordre, et aida puissamment le gouvernement de la Défense nationale. Elu député à l'Assemblée nat. en 1871, il y fit partie du groupe de J. Simon et montra toujours un esprit sagement libéral. Sa mort prématurée fut pour ses amis, comme pour la France, une grande perte.
LARRIEU (Eugène), né à Pessac (Haut- Brion) le 20 oct. 1847, avocat, fils du précédent. Fut off. d'ordonnance de l'amiral Fleuriot de Langle pendant le siège de Paris. A remplacé son père dans l'administration de ses impoitants vignobles. Fut en 1881 et en 18fô candidat aux élections à la Chambre des députés, présenté par le comité royaliste.
LARRIEU (Guillaume-Lucien-Emile), né à Brest le 5 juillet 1809, mort à Paris en Juin 1884, frère d'Amédée Larrien.
Entré dans la marine en 1824, sorti de l'école navale aspirant de 1^ classe, faveur réservée aux élèves de l'Ecole polytechnique et accordée cette fois seulement; enseigne en 1829; lient, de vaisseau en 1832; capit. de fr^ate en 1840: capit. de vaisseau en 1847; contre-amiral en 1858; vice-amiral et préfet maritime à Rochefort en 1864. A commandé : la Flèche, la Coquette, V Hercule, Vléna, le Wagram, la division du Pacifique, ayant son pavillon à bord du Duguay-Trouin; a fait la campagne de la Baltique en 1854, celle de Crimée en 1855 et 1856; a présidé le Cons. d'amirauté. G. 0. ^, le 3 août 1867, méd. militaire, compagnon de l'ordre du Bain, commandeur du Medjidié et d'Isabelle la catholique, etc. A laissé une réputation de très habile marin et de très bon officier. Avait épousé W^ de Prigny de Querieu, dont le père fut commissaire gén. de la Marine à B^ de 1831 à 1849. A été dans la Gir. candidat aux élections législatives de 1873, patronné par le comité conservateur.
LARRIEU(Guillaume), né à B> le 7 déc.
1810. Ordonné prêtre en déc. 1834. Prof, de quatrième au petit séminaire de B^ et deux ans après ae mathém. et de phys.
au grand séminaire; entra ensuite dan^»
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la compagnie de St-Sulpico, lit sa solitude en 1841-1842 et l'evint au grand séminaire de B^ où il fut successivement professeur de sciences, de philosophie, de théologie; supérieur de la maison de philosophie en 18o7 et enfin sup. du sémmaire en 1862. En 1869, il assista, comme théologien du cardinal Donnet, au concile provincial de Poitiers. Mourut à BMe 4 juill. i^Q,
On a de lui plusieurs articles d'archéologie et d'histoire dans V Aquitaine, La plupart sont signés du directeur J. Noli* BOIS, d'autres sont anonymes. En 1881, la Hevue catMiqws tie B* sl pnblié de M. Larrieu un travail intitulé : 1/tUfbayê (lu Rivet. On lui doit les dessins et les plans de la chapelle du séminaire, pur XI II* s., chef-d'œuvre d'élégance et de Bon goût. Son éloge ftanébre a été prononcé par M. l'abbé Laprie, B<, impr. Boussin, in-8o; il a eu trois édit.
LARROHDE (Jacques-Eugène), né à B> le 20 déc. 182i[). chef de la maison Larronde frères, fondée en 1856. Memb. du cons. mun. de B<, adjoint au maire de 1870 à 1874; vice^présid. de la Société philomathique de B* de 1881 à 1883.
A été l'organisateur de la belle exposition vinicole univei'selle qui fut l'une des attractions de l'exposition générale de la Soc. philomathique de B> en 1882. Memb. du bureau du Cercle philharmonique de B> de 1863 à 1885; memb. du comité d'administration de la Soc. Sainte-Cécile depuis 1863. Décoré de l'ordre du Libérateur de Venezuela en 1879, de l'oixlre de Takova de Serbie en 1882; chev. de l'ordre royal du Sauveur de Grèce en 1H82, de Tordre royal de Charles lU d'Espagne en 1H83, de l'ordre royal de la Couronne d'Italie en 1883.
LARROQUE (Paul), né à Tonneins (Lot-et-Gar.) d'une famille protestante, mort à B'' en janv. 1792. Jaugeur de navii'es à I^. Mathématicien et astronome ; a déterminé en 1761 et 1769 les deux passages consécutifs de Vénus sur le disque du soleil et fait quelques auti^s travaux importants : on a de lui un mémoire sur la rente des cloches ; il est le premier qui ait fait construire des paratonnerras pour les vaisseaux du port de B*; memb. de l'Acad. de B^ le 9 juin 1761, quoique protestant; memb. du Musée^ travailla avec Bonfln et Villette aux moyens de prévenir les dégradations du port de B*. B. de F.
y. Laboubéb, et dans la Bibliographie de VAgenais, par Andrieit, la liste de ses travaux imprimés ou manuscrits.
LARRUE (Guillaume), né à B< en 1852.
Elève de l'école de peinture de B<et en 1587 pétitionnaire de la Ville à Paris, où il fut éli'vo de Cabanel ; prof, de dessin au lycée de Versailles et aux écoles municipales de Paris. A exposé souvent au salon de Paris:
eu 1879, St^Jérome; en 1880, Làj'epie à Icisir la nymphe blanche et nue et tndé^ cision ; en 1887, Le joueur de clarinette ; en 1888, Mélodie, A fait aussi de nom* breux envois aux salons de B*.
LARTIGUErJean-Baptiste), architecte, né à B« en 1741. Fils et élève de François Lailigue, dojyen de la corporation des architectes lurés de B*, memb. etprof.
de l'Acad. aes arts de B> dès 1768, en était le recteur en 1777. Participa à toutes les expositions bordelaises de 1771 à 1787; eut un grand succès en 1776 avec un projet d'une façade monumentale en style gothique pour la cathédrale Saint- André, un siècle avant les projets de M. Abadie. On lui doit plusieurs autres projets qui ont été réalisés ou repris par d'auti^es architectes de nos jours : Plan et élévation d'un cimetière pour neuf paroisse» de B^, qui devait être établi dans la lande de Peseûj Projet d* Hôtel- Dieu ou d'Mpital général pour B^. En 1793, Lartigue était au nombre des off. mun. de B*, il eut un rôle politi<rne de courte durée et s'éteignit à B*. oublié de ses compatriotes, le 2o fév. 1831.