‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 348 sur 549 · V. GomiuNAT, PsrL de B · texte numérisé non relu

V. GomiuNAT, PsrL de B

LAVIB ^abriel-Maurice de), cons. au Pari, de ti^, pi*ésid. aux i^uétes le 18 mars 1702, élu memb. de 1 Acad. de B> en 1738. Epousa Marie -Anne du Harlav, dont il eut deux filles et un fils dont 1 article suit.

LAVIB (J».-Charles de), né à B> en 1698, mort à B> en 1773. Présid. à la première chambre des enquêtes; memb. ae l'Acad. de B> le 22 juil. 1738. Auteur d'ouvrages estiméSj de droit public et de morale, dont voici les titres : Abrégé de la République de Bodin, Londres, J. Nourse, et Lvon, Duplain, 1755, 2 vol. in-12.

L'auteur ayant remanié et reproduit cet ouvrage en 17t$4, 2 vol. in-12 sous le titre : Des corps politiques et de leurs gouvernements (ce livre est une sorte d'abi-égé de V Esprit des lois)^ se vit accusé de plagiat par Fréron dans Y Année litt. del764, t.lll, p.353. Dans une nouvelle édit. des Corps politiques qu'il publia en 1767. 2 vol. in-4» ou 3 vol. in-12, Lavie déclara que cet ouvrage avait été extrait par lui de celui qu'il avait publié précédemment sous le titre de iAbrég4 de la République de Bodin, ïje second ouvrage de Lavie a pour titre : Réflexions politiques et morales sur les homnws

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illustres de Plutarque, etc., précédées d'un abrégé de leurs vies extraites du niéme auteur, Paiis, Baynard, 1764, 4 vol. in-i2. Ces ouvraffes dénotent une profonde connaissance ae Thist. ancienne et moderne, un ju^ment sain, un grand amour de l'humanité. J.-Ch. de Lavie ne mit jamais, par modestie, son nom sur aucun d'eux, quoiau'ils lui fissent beaucoup d'honneur. Une des rues de B* porte son nom.

Il épousa en !"• noces M"« Dyon dont il eut quatre filles et en 2^ noces M'** de Pomponne: il en eut un fils unique dont l'aiiicle suit : B. de F.

LAVIE (Paul -Marie -Armand), appelé marquis de Lavie, présid. à mortier au Parlement de B> du 20 avril 1768 à 1790. Député de la noblesse aux Etats

Généraux, il fut chargé de la rédaction es cahiers : « Leur sagesse fait voir combien ce magistrat était éloigné de l'esprit de vertige qui régnait alors. » Bentré à B'^ après la dissolution de l'Assemblée nationale^ il fût arrêté par la Commission militaire, mais sou libéralisme le fit bientôt relâcher; depuis il fut élu député par le département de la Gir; en 1796, devint haut juré de la haute Cour nationale de Vendôme et en 1797, memb. du Cons. des anciens. Mort au château du Taillan près de Blanquefort en 1801. Il y avait formé une trà belle bibliothèque ; il était l'ami de Dupaty.

LAVIOERIE, V. Choury de Lavigerie.

LAVIGIfE (Jacques- Emile), chanteur célèbre au commencement de la Bestaui*ation, né à Pau en 1782, mort à Pau en 1855. C'était lui qui s'intitulait peu modestement VHercule du chant. Il débuta a l'Opéra de Paris et y chanta avec succès. Il s'est fait souvent entendi'e au Grand-Théâtre de B' dans les chefs-d'œuvre de Gluck, Sacchini. Spontini, etc. Sa voix était d'une plénitude et d'une sonorité admirables. Son fils était employé des douanes à B> et sa belle-fille. M"» Lavigne, professa longtemps le piano à B> et fit de remarquables élèves, parmi lesquels le chev. d Etcheverry. C'est chez M"»" Lavigne qu'on entendit à B^^ en 1854-55 le violoniste Max-Meyer. A. L.

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