‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 361 sur 549 · V. CoMNDKAT, Pari, de B · texte numérisé non relu

V. CoMNDKAT, Pari, de B

LESFAR6UES-LA6RAN6E (Adhémar Jean), né aux Graulges, canton de Mareuilsur-Belle (Dordogne), imprimeur- typographe. A fait paraître une foule de orochures dont plusieurs ont obtenu un grand succès et sont devenues rares.

Parmi ses nombreuses études politiques, sociales ou psychologiques, nous citerons : Les Bordelais aristocrates, en haillons, en blouse, en habit, \^* édit. 1877, 2« édil. 1887 ; Les Cuisinierspolitiqu^s bordelais.

3* édit. 1877 ; Bordelaises et Bordelais^ en 1878; Nos médecins bordelais, en 1878, trois séries; Ruolz- femmes et héronsfilles, 1879, in-18; Les qrands jietits hommes du journal « La Victoire », étude électorale, 1879; Le pot de cham^ bre, études philosophiques et sociale», 1879; Anes, chevaux e^ipsuites, études locales et générales, 1880; Monarchistes et radicaux, 1884; La chasse aux Bor^ delaises, spiritisme et fatalisme, 1882, 1 vol. in-l8; Notions de ^nctuation et d'harmonie graphique, six édit. de 1886 à 1889. Tous format m-18.

LSSFAURIS (Jean), théoricien musicien, né à St-Esprit (J&sses-Pyrénées) en oct. 1806. A étudié l'harmonie avec un savant prof, bordelais J. Denis Ferroud et a publié : Origine de la gamme moderne, Paris, Hachette, 1858, ^^"^J Physiologie de la voix chantée, id., ii^; Unité de la voix chantée et auscultation^ B<, Gounouilhou, 1854, in-12; Essai d'esthétique, id., 1858; Elém. de l'acoustique musicale reposant sur les capacités esthétiques de l'ouie^ id., 1867; ^coimtique m,usicale au point de vilc de Vart., 2* édit., Paris, Dentu, in-12; Théorie du beau perçu par le sens de Vouie, id., 1875, m-12,

LESNIER (Jean-François-Dieudonné), né à Chamadelle (Gironde) en 183à, mort en 1858. Il était instituteur au Fieu, près de Centras, quand il fut en 1848 l'objet d'une méprise judiciaire c^ui le fit aller au bagne. En 1854, par suite des recherches de son père et de son avocat M. Ger^rès, il fut reconnu innocent et réhabilité: reçut une place honorable dans les chemins de rer, mais il mourut de langueur quatre ans après. Il est utile d'ajouter que les circonstances atténuantes lui furent accordées par le juiy, à une voix de majorité, sans laquelle il était condamné à mort.

On a de lui : Affaire Lesnier, sa vie écrite par lui-même, condamnation aux travaux forcés à perpétuité ; innocence reconnue, etc.; 6. n. des poursuites contre Lespagne et autres nouveaux accusés, B», ife, in^«, 289« pp.

V. sur cette affaire qui eut un grand retentissement, le 21* catiier des Catues cilèhres, et le Grand dict. Larocssb.

LESPIAULT (Frédéric-Gaston), né à Nérac (Lot-et-Gar.) le 15 oct. 1823. Elève de l'Ecole normale sup. en 1844; prof, de mathématiques élémentaires et spéciales aux lycées d'Amiens, de Pau, de Rennes, de Toulouse, de 1847 à 1858; prof, d'astronomie à la Fac. des sciences de B' depuis 1858; doyen de cette Fac. depuis 1886; chargé depuis 1865 des rapports sur les orages de la Gir.; memb. delà Soc. des sciences physiques et naturelles

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de la Gir. en a été le présid.; memb. de l'Âcad. de B« depuis 1862, en a été le présid. en 1878; memb. du cens. sop.

de rinstruction publique depuis 188u; memb. du cons. mun. de B> depuis 1874, a été le rapporteur de commissions im-

Sortantes; U L en 1863; ^ en 1869.

fommé, par décret de ianv. 1879, recteur de TÂcad. de B>, il déclina ces hautes fonctions.

Parmi ses principales publications nous citerons: Mémoire sur la libration réelle de la lune (in C. H. de VAcad. des sciences, 23 mars 1857, thèse chez Gautier- Villars); Observations faites à Briviesca (Espagne) sur Véclipse totale du iSjuiU let iSoO, en collaboration avec M. Burat (Actes de VAcad. de B«, 1860); Mémoire sur le mouvement des nœuds de la lune et sur l'inégalité en latitude qui donne la mesure de l'aplatissement terrestre (Mémoires de la Société des sciences physiques et naturelles de B\ t. II, 1861); Variation des éléments des planètes, id., 1868; Note sur les petites planètes {\fi.,i. 11,1861); Observations et notes nombreuses sur les étoiles filantes (C. R.de l'Acad,, Bulletin de V Association scientifique et Bulletin spécial des étoiles filantes, passim); Démonstration élémentaire des lois de Newton (Bulletin des Soc. savantes, 1870); Théorèmes sur les t autochromes (Mémoires de la Société des sciences physiques et naturelles de B^, t. V, 1860); Tfiéorèmes divers sur lemouvement d'un -point, sur les forces vives, etc. (Bulletin de l'Association scientifique et Mémoires de la Société des sciences physiques et naturelles de B*-, passim); Etudes des orages et de la grêle dans la Gironde et dans le Sud-Ouest de la France (Atlas des Orages,

f)ublié par l'Observatoire de Paris et par e Bureau météorologique); Observations d'aurores boréales, de couronnes lunaires, etc. (Association scientif., et C. R. de l'Acaa. des sciences, 21 déc. 1874); Influence des déboisements américains sur les variations du climat de V Europe (Annales des se. naturelles du S. '0,\S65, et Mémoires de la Soc. des sciences phy siaues et naturelles de B»,etc. . 1883-84-85); Notice sur M. le prof. Houël (Association des anciens éléwes de l'Ecole normale, 1886).

LESPINASSE (Jean-Martial-Gustave), néàB«lel6fév.l807,mortàB»lel6janv.

1876. Botaniste distingué; se destina d'abord au commerce; il étudia plus tard la médecine, fut reçu ofT. de santé, mais n'exerça pas et devint agent de change; il avait commencé dès l'âge de vingt ans l'herbier, riche surtout en algues et plantes marines, auquel il travailla toute sa vie et qu'il légua à la ville de B«. En 1874, il accepta les fonctions de premier adjoint

délégué aux finances sous l'administration de M. de Pelleport-Burète , alora maire de B>. La Ville a acquis au prix de 20,000 fr. la magnifique collection botanique de Lespinasse et en a fait la base de la bibliothèçiue municipale botanique située au Jardin des Plantes. Memb. de la Soc. linnéenne en 1846, Lespinasse fut pendant dix ans vice-présid. de la Soc. d'horticulture de la Gir. où il était entré en 1855; il faisait partie de l'Acad. de B^ depuis 1850. On trouvera la liste de ses pnncipaux travaux dans la table des Actes de l'Acad. de B^, de M. Jules de Gères et la Florula Sebastopolitana; réloge de ce savant modeste et distingué a été prononcé par MM. de Pelleport- Burète comme maire de B', Gassies au nom de la Soc. linnéenne, Th. Dubreuilh au nom delà Soc. d'horticulture, et Brives- Gazes pour l'Acad. de B<. B. de F.

LESPINE (Jean), né à B< en 1824, mort à IMe 5 mars 18fô; fit au lycée de B< de fortes études; ses maîtres, particulièi'ement Bersot, remarquèrent en lui les brillantes aptitudes qui devaient en faire plus tard un éminent philologue; il couvrait de notes ses classiques |^recs et latins. L'étude du droit à laquelle il dut se vouer ensuite ne le détourna pas de ses goûts favoris. Les leçons que M. Rossignol faisait sur Euripide au Collège de France

droit, il revint à B^ en 1847 et se fit inscrire sur le tableau des avocats, mais il se livra sans partage à ses travaux d'érudition. L'œuvre de Dante et les comédies italiennes de Firenzuola ïùrent l'objet de recherches et de commentaires qui montrent à (pielle connaissance intime de la langue italienne il était parvenu. Vers 1858, l'influence d'une amitié nouvelle le ramena à l'étude d^s langues anciennes, et en 1861, des poésies grecques inédites qui lui furent soumises fournirent , un nouvel objet à ses «cherches ; il n'avait plus dès lors qu'à puiser dans le riche racueil des observations qu'il avait accumulées sur la linguistique; aussi fit-il en peu de temps sur ces restes de la littérature byzantine un commentaire très étendu où, presque à chaque page, se trouvent expliqués des sens délicats omis par les lexicographes ou des difficultés de langage omises par les grammairiens.

Quelques jours avant sa mort, causée par des études trop assidues, il travaillait encore à cet ouvrage qui, s'il l'eût achevé selon son désir, aurait suffi pour le placer d'emblée parmi nos plus grands hellénistes. Sainte-Beuve dans ses Nouveaux Lundis, tome VII, p. 7, l'a appelé un « helléniste de première distinction ». Peu d'hommes auront été aussi vivement negrettés que M. Lespine. Doué d'un

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cœur qui égalait en grandeur son intelligence, il ne se liait pas aisément, mais en donnant son amitié, il se donnait luimême, simplement, tout entier et pour toujours; livres, notes, recherches, tout chez lui était pour ses amis: c'est ainsi qull a fourni à Tun d'eux, M. Hildebrand, pour son livre sur Dino Compagnio, de pécieuses remarques; c'est ainsi encore qu'il a relu presque en entier et souvent annoté et corrige les épreuves des Poésies de Pierre de Èrach dont Tédit. nouvelle lui est dédiée et les autres publications d'un ami qui ne se consolera jamais de sa perte. Plein d'une rare modestie, il était aussi habile à cacher son savoir qu'à l'acquérir; et plus d'une personne la connu pendant de longues années sans soupçonner qu'il fût un érudit, ne voyant en lui que ce qui apparaissait à tous : une bienveillance aimable et une touchante urbanité qui le portaient sans cesse à chercher le mérite d'autrui, et quel qu'il fût, si petit qu'il fut, à le metti^e en relief.

Pour son savoir, il était immense. Rarement on a vu joindre à une pareille facilité pour l'étude des langues une érudition aussi solide et aussi variée.

Lespine était un autre Léopardi; et si une modestie excessive ne l'avait empêché de travailler en vue de la publicité, son nom serait ai\jourd'hui celui d'un des plus brillants représentants de l'érudition française.

V. dans la Gironde du 7 mars i86S l'article de M. R. Dezeiherib dont nous avons extrait cette notice.

LESTAPIS (Pierre-Sévère de), d'une famille originaire du Béarn, né a Orthez (Basses-Pyr.) le 8 août 1784, mort à Vichy le 7 juin 186^. Etudia à Cadix et à Madrid les premiers rudiments du commerce; puis, sous les auspices de M. P. C. Labouchère, de la maison Hope d'Amsterdam, eut l'heureuse fortune d'être admis dans les bureaux de M. Alexandre Baring, de Londres, dont les relations commerciales embrassaient le monde entier. Deux de ses frères recuellirent les heureux effets du patronage de M. Labouchère :

l'un, Firmin, en devenant l'associé de la grande maison Hope ; l'autre, Adrien, en recevant vers 1807 la mission de se rendre successivement aux Etats-Unis et au Mexique, pour activer la rentrée des subsides que le gouvernement de l'Espagne avait promis de fournir à la France.

Pierre-Sévère de Lestapis fut appelé en 1816 à remplir une mission tout aussi importante : les deux célèbres banquiers Baring[ et Hope le chargèrent de suivre à Paris les négociations de l'empnint destiné à purger notre sol de l'occupation des armées étrangères. En 1818, il fonda à B^j en collaboration avec son frère aîné Adrien et sous le patronage de son troi-

sième frère Firmin, une maison de commeree, sous le nom de Lestapis frères,

aui devint ensuite, lors de la nomination e M. Adrien de Lestapis au poste de reœv. gén. à Pau, Lestapis et C". C'est sous ce dernier nom que la maison existe encore aujourd'hui sur notre place.

Pierre Sévère de Lestapis a tenu un rang des plus distingués dans le commeree de B*, et a contribué à son développement par ses relations avec l'Inde et les colonies espagnoles. H a été successivement régent de la banque de B> et plus tard en 1848 de la succursale de la Banque de France; iuge au trib. de comm. ; memb. de la chamb. de comm.

de 1827 à 1837; cons. mun., adjoint au maire de B'' ; il remplissait^ lorsqu'il est mori, les fonctions d'administrateur du

d'unanimes regrets, car il avait su y occuper un rang élevé à tous les points de vue, sans le rechercher et sans éveiller la moindre inimitié. Il avait épousé M"« Boode, dont il eut quatre fus, sur lesquels trois ont continué sa maison de commerce.

M. Castéja, maire de B<, a pu dire sur sa tombe : c De ce foyer domestique, si » modeste et si honorable à la fois, se » répandait incessamment le parfum > d'une charité inépuisable, d'un accueil » aimable et gracieux, d'une douceur de » mœurs sans égale... Et si, à ces i^ali- » tés d'une nature si délicate et si distin- » guée, on ^oute la plus austère probité, » la délicatesse portée à ses limites extré- » mes dans les tr-ansactions du commerce » et de la vie ordinaire, le désintéresse- » ment, l'abnégation, l'acceptation la plus » philosophique des chances heureuses » comme des caprices de la fortune, on » trouvera dans cette réunion l'ensemble )» moral de l'homme qui nous est ravi, i

LESTONNAG, V. Daulède dk Les-

TONNAC.

LESTONNAG (Guillen de), né d'une famille noble qui remonte au xv* s. et qui n'a pas cessé de faire partie de la jurade de 1499 à 1548. Guillen de Lestonnac était, en 1548, lore de l'insiurrection du pays bordelais contre la gabelle et l'impôt du sel, sinon un soutien déclaré, du moins un ami et un partisan secret des insurgés ; aussi fut-il ou nombre de ceux que Ht exécuter le connétable Montmorency après être entré à B< à la tête de son armée et la mèche allumée. A partir de 1548, la famille de Lestonnac et son parti restèrent dans l'ombre jusqu'à l'époque de la Fronde. L'on voit alors M. de Lestonnac, cons. au Pari, de B*, l'un des adversaires les plus acharnés du duc d'Epemon.

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