‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 388 sur 549 · M AH · texte numérisé non relu

M AH

MÂII

syndicat girondin des soc. de secours mutuels; membre du syndicat de la pi esse bordelaise; rédact. au journal T/fygiène de la faniUle. Auteur de : Mer* veilles évangéliques éclairées par les srierM;esm^ri.,18o5,in-12,B>L,chei 1 auteur; Ephértiérides mortuaires de la ville de Bsi858 à 18623% Uvertigon,1â64,in-8«; La coupe de ciguë et la mort de Socraie^ rechercnes hist. et se. sur remploi de la ciffuê comme moyen de mort té^e ou volontaire, 1856; De la fécondité de la population de B«, ^^ i^l ; Mortalité de la première enfance dans B*, communication au conffrès international d'hygiène en 1858; Mortalité par affeo' tion diphtéritique (atigine et croup) dans la Hlle de B^ pendant les années iSoS, 1859, iSOi, iBOO, id., id., in-8«, 1HG2; Essai analinique de statistique mortuaire pour la ville de B\ avec tableau, B«, uhaumas, 1861, in-8»; ilec/i^rches statistiques sur les maisons de B^ au point de vue de l hygiène publique, id., 1864, in<8<>; Longévité dans la ville de B^ ou mortalité après 60 ans, B« Feret,1885, in-^ ; Mortalité des enfants au-dessous de 2 ans dans B*, id. , 1865, in-8»; Mouvement de la population de B« de d040 à i874. Influence des mois sur la fécondité et la seoeualité, B», 1877; Etude sur le domaine de Livran où l'on construit une caserne, B«,1877.

Hygiène publique, infection' du sol dans les grandes villes, ses causes diverses, insalubrité des grandes tranchécs, etc., etc. Application de ces études aux travaux projetés par la ville de B*, B«,1868,in-8»; Du vinfuchsiné, B«, 1876, in-8»; Bureau de bienfaisance de B*de iSOO à iSl 6 ; mouvement de la population des indigents, B«, 1877; Bêcherches statistiques et comparées sur les fuorts-nés de la ville de B\ tableaux mensuels des naissances, morts^nés et mariages, Pans, Masson et flls, 1868, in-8»; Recherches statistiques sur les décès diphtéritiques, croup et angine couenneuse dans la ville de B^, id., 1868, in-8»; Nécrologie méd, raisonnée^ ou recherches statistiques et pathologiques sur les décès chez les médecinStB^, Feret et nis,1878, in-^;Nouvelles sources d'ém<pnations plombiques, Paris, Masson et fils, 1866, in-8»; Chronique de B^;Ephémé' rides de la guillotine sou^ la terreur à B', distribution par mois, Jour, nom, âge, profession et lieu de naissance, des personnes décapitées sur la place Gam" oetta, d-devant place Dauphine, du 23 oct. nos au Si juillet i194. Maieville, Libourne, 1882, m-12; Chronique de B'; Ephémérides des jugements de la Commission milit. sous la Terreur à fl«, distribution par mois, jour, nom et âge, prof, et lieu de naissance des personnes qui ont paru devant ce trib. du 83 oct. 1793 au 3i juil. i794, id., 1882, in-12.

lIARQFOT(Josuô-GusUve), rié le 7 loai 1831 à Bayonne. Sorti de l'Ecole polytech* nique en 1852 dans le service des lignes télégraphiques, il le Quitta bientôt pour devenir, de 1854 à 1861, ingénieur de l'exploitation de la C** des chemins de fer du Midi à B>. B publia dei%8 à 1970 divers ouvram et brochures sur la téléffraphie, les chemins de fer et les finances. Par sa br. De l'abaissement des taxes télégraphiques, suivie d'un pétitionne* ment dans toute la France, il fut le promoteur de la première et grande réforme des tarifs de 1861, qui mit le télégraphe, jusqu'alors très coûteux, à la portée de tous. Bientôt, tous les pays étrangers imitèrent l'exemple de la France. En 1870, au début de la guerre, M. Marqfoy fut nommé memb. de la comm. d'armement et bientôt après il fonda la capsolerie de Bayonne, la plus grande qui ait existé, et qui fouimt à la défense nat. 72 millions de capsules sans lesquelles U

Suerre n'eût pu continuer. Au lendemain e l'armistice, M. Marqfoy fut, sur la proposition du ministre ae la guerre, nommé ^. Il fut nommé, depuis, trésor.

Îén. de l'Aveyron en 1878, des Vosges en 879, de la Haute-Garonne en 1&4. Il est, depuis 1888, trésor, gén. de la Gir.

MARQUE (De), xvni* s. D^ en méd. à B<. Auteur de : Le guide du tiialcki^, ouvrage de médecine philosophique et morale, Paris, Berton 1783, in-12. Il coUsdtora au Dictionnaire universel de médecine, de chirurgie et de l'art vétérinaire, 1772, 6 vol. in-12. B. de F,

MARQUESSAG (Marie-Urbain -Henri, baron de), né à Nantes en 1832, mort à Nérac le 24 juin 1870. DébuU dans l'armée. Se fixa à B< après la guerre de Crimée et, après son mariage avec M"* de Guyonnet, fit la campagne d'Italie après lacruelle il quitta la carrière milit. décoré de la croix du Medjidié et des médailles milit. de Crimée et d'Italie. Il s'adonna dès lors à l'étude de Thist. et de l'archéologie; publia, en y joutant trois jolies eaux-fortes dues à sou burin : Journal du siège de Barc£lonne fait par l'armée du roy commandée par S, A, S. M9r le duc de Vendôme en Vannée i097, copié sur les manuscrits appartenant à M. de Puyaégur, B^,imp. J.Dupuy, 1865, in-4»,62 pp.; Chronique du XYiii s., réponseàM,J,Delpit,B^,i9dô,in^,'âOpp, Mais son œuvre principale, gui le place au nombre des historiens bordelais, c'est: Hospitaliers de St-Jean-de- Jérusalem en Cruyenne depuis le xii« s, jusqu^en i793, préceptoreries, commandenes et autres possessions de l'ordre actuellemerU enclavées dans ledép, de la Gir,, B».imp.V«i.Dupuyet Q*, 1866, in-4», 2i>2 pp., orné de nombreuses eaux-fortes hors texte et de vignettes dans le texte.

MAR

MAR

Son burin a fourni aassi plusieurs belles eaux-fortes à Touvrage de Mfl^'Cirot de La Ville sur Téglisû St-Seurin de B«.

Il était à sa mort chev. de Tordre de Malte et commandeur de Saint- Grégoire le Gi'and.

MARQUBT, XVIII* s., receveur gén. des finances à B*, bibliopnile. On trouve des livres en maroquin, reliés à ses armes, d'argent à une fasce d'azur accompagnée en chef d'un croissant renversé de gueules et en pointe d'un lion de môme. B. de F.

V. Catalogue det livrée de la bibliothigue de M. Marquet, receveur aén. desânancet de Bs dres9é en sept. 176S, Paris. 1768, in-8'.

MARSAUD (M"*), née à Paris le 11 mai 1817, moiie à Bourg (Gir.) le 18 juin 1882, fille de Pierre Lafon, le célèbre tragédien. Elève de Monvoisin et de Pradier. Née artiste^ elle montra de bonne heure des dispositions exceptionnelles pour tout ce qui touchait au beau et à l'art. Peintre et poète, elle excellait dans l'art de dire et tenait aussi bien la plume que le pinceau. Débuta au salon de Paris ae 183d par La toilette de bal, costume du temps de Louis XIV; continua à exposer sous le nom de M"« Lafon enl836, 1^7, 1838, 1839, 1840 et 1841 ; obtint une 3« méd. en 1836 et une 2* méd. en 1839. Epousa en 1842 M. Michel Marsaud, chef d'une importante maison de com. de B>. Exposa de nouveau en 1857, sous le nom de M°>" Marsaud : La Foi, V Espérance et la Charité sur les débris d'un temple païen. Sa maison devint vite c l'hôtel Rambouillet v de B<. et, durant de longues années, on y trouva réuni tout ce gue notre ville renfermait d'artistes, de dilettanti, de littérateurs, de femmes d'esprit.

Mne Marsaud, douée d'une rare beauté, d'une grâce et d'une affabilité non moins

grandes, fut longtemps la reine des salons ordelais les plus à la mode.

La comédie fut souvent jouée, avec beaucoup de talent, dans ses salons de la rue Ferrère, où l'on représenta entre autres pièces : L'Ecole des Vieillards, Tartufe et le Misanthrope avec Ligier.

A la veille de (juitter les aÎTaires, M. Mat^ saud fît organiser dans ses chais un théâr tre sur lequel M'A" Marsaud et des amateurs, ses amis, exécutèrent il f/ia/ie avec tous les chœurs de Gossec, d'une façon remarquable. Ce fut un événement consigné crans les annales artistic^ues de B*. Ballande, du Théâtre-Français, vint de Paris pour remplir le rôle de Joad. Peu de temps après, M. et M"** Marsaud se retirèrent dans leur domaine de Bourgsur^ir., au château Tayac, où M«* Marsaud est morte le 18 juin 1882, laissant deux filles ; M"« J. Bamat. femme de l'excellent chanteurdont les débuts furent si brillants en 1887-88 au Grand-Théâtre de B<, et M»* Dessandier»

MARTIAL (Saint). Une pieuse légende affirme qu'il faisait partie des disciples de Jésus-Clhrist ; c'est lui <}ui introduisit le christianisme en Aquitaine; on lui attribue la fondation du siège épiscopal de B*. il mourut évéque de Limoges.

V. VahbéAK^iLLor, Dissertation sur Vapostolat de St-Martial» Paris, 1885; Chroniques de Saint- Martial de Limoges, oubliées d'après les manuscrits originma par la Soc. de VHist, de France, par H. Duplis Agier, Paris, 1874, iii-8*.

HARTIAL (Mff' Guillaume-Elysée), né à B^ le 4 nov. 1796, mort évôq. deSt-Bneuc le 27 déc. 1861. Envoyé à Paiis pour y terminer ses études, il fut placé au collège Stanislas, où il devint l'ami du i^itur j£r Dupuch. Ordonné le 16 juin 1821, prof* au petit séminaire de Bazas. sous la clireotion de M. Lacombe, l'aboé Martial lui prêta le concours le plus dévoué, le plus grand; curé de la paroisse S>-Pierre a B^ (1835), il y fit preuve d'un zèle et d'une charité sans bornes, et devint, en 1838, vie. gén.; il conserva vingt ans ce poste difficile, où son activité et sa bonté trouvèrent un aliment inépuisable et fut nommé ^. Sacré évéque de S^Brieuc le 24 nov. Iffî8, il consacra les trois dernières années de sa vie à son nouveau diocèse, où les pauvres et les malheureux ne l'oublieront jamais.

V. Oraison funèbre de JTf G.-E, Martial, prononcée dans l'Eglise métropolitaine de B* le 10 Janv. 1801, oar M. l'abbé F. Laprib, B>, Lacaze, 1862, lD-8*.

M ARTIONAG (Léonard-Gaye de), avocat, né à Brives en 1742, mort à B< en 1820. A vingt-ouatre ans, lieutenant au régiment de Flandre, il se vit licencier avec tous ses compagnons. De retour en

Êrovince, il épousa la fille d'un avocat de t<, et entra lui-même (1765) au barreau de cette ville; il y apporta des études sérieuses, le caractère ft'anc, généreux, énergique du militaire, une parole chaleureuse, abondante en images; ses cheveux, blanchis avant l'âge, a\)Outaient à la gravité de l'orateur. Il savait, au besoin, rappeler les glorieux souvenirs de la noblesse; mais, imbu des idées de son siècle, il blâmait, quand il le fallait, les préjugés, les privilèges excessifs dont elle était entourée. Après 1789, il Ait memb. de l'Assemblée des Quatre-Vingt- Dix et de la première municipalité de S*. Dans un rapport au comité ecclésiastioue de l'Assemoiôe nat., il atteste la résolution du conseil de soutenir la constitution de 1790.

Désigné pour s'entendre, avec les délégués de Toulouse, sur la cérémonie du Pacte Fédératif, il proposa la date du 14 juillet. D'un autre côté, peu d'hommes résistèrent aussi énergiquement que lui à la démagogie. Meinb. de la jurade, il avait condamné Lacombe pour faits

- 4aG -

MAR

d'escroquerie. Lacombe, devenu présid.

du tribunal révolutionnaire, le fit accuser par un de ses acolytes, le sans-culotte Rey; Martignac obtint d*êtro conduit devant le i*pprésentant du peuple,demanda d'autres jures que ceux dont il devait redouter la naine , donna des preuves des exactions, des concussions récentes de Lacombe. Celui-ci, démasi^ué, ne tarda pas à être frappé par Gauthier, de Saintes, et guillotiné. Ce jour^là, une démonstration du peuple eut lieu en faveur de MartignaCj qui recouvra la liberté sans passer en lugement.

En l'an VIII, la présidence du tribunal d'appel de B^ lui fut offerte au moment de sa création par le consulat en 1800; mais ses sympathies nour les Bourbons la lui fireni refuser. Nommé bAtonnier à la réorganisation du barreau il prononça l'important discours consigné dans le Mémorial de l'Ordre, et accepta, en 1816, les fonctions de conseiller à la Cour.

Frappé de paralysie en 1818, la partie gauche du corps resta faible; mais jusqu'à sa mort (1820), il conserva toutes les facultés de son intelligence. Travailleur infatigable, il fut un des memb. actifs du conseil gén. de la Gir. de 1802 à 1817. Il a classé et annoté les lois promulguées de 1789 à 1804, et, malgré ses grandes occupations au Palais, il trouva le temps d'initier à la jurisprudence son fils, dont Tart. suit, Barennes, Peyronnet et autres jeunes g^ns qui devaient honorer le barreau de &,

lURTIGIfAG (J.-B.-Sylvère-Gaye de), né à B'' le 20 juin 1778, Alsdu précédent. Poussé par son père vers le barreau, il fut d'abord entraîné d'un autre côté par sa nature insouciante et légère. Royaliste fervent dans sa jeunesse, il devint en 1792 secret, de Sieyés, ambassadeur de la République française en Prusse; plus tard il prend Thabit milit. et occupe ses loisirs de soldat à écrire des vauaevilles pour les théâtres de Paris; mais en 1801, il répudie les travaux frivoles.

Rentré à B' il y reprend ses études de droit; l'inspiration suppléant quelquefois au travail, il descend dans la lice; et la vivacité de son esprit est telle, le charme de sa diction est si puissant, qu'il obtient de brillants et fréquents succès. Cormenin a pu dire que «son éloquence avait l'harmonie et la douceur d'une lyre ».

En 1814, il ne prit point une part active à la réception enthousiaste que B' fit aux Bourbons. Mais, durant les Cent-Jours, la duchesse d'Angouléme s'étant réfugiée à B*, il réussit par ses négociations avec le gén. Clauselà assurer son salut. Aussi fut-il, en 1818, nommé avocat gén. à B> et !!2^ ; il se distingua dans ce poste par l'éclat du talent et son dévouement a la monarchie. L'année suivante, il était

procureur gén. à Limoges. Il remplit ces fonctions pendant deux ans avec autant de fermeté que de bonté et sa réputation d'orateur grandit chaque jour. Député de Marmande en 1821, il devint vite un des zélés lieutenants de M. de Villèle, un des orateurs les plus écout^ rapporteur dans toutes les questions difficiles; conseiller d'Etat en juin 1822; \ice-préstd. de la Chambre en 1823, le gouvernement dut à son éloquence le vote des crédits pour Texpëdition d'Espagne dont il fut le commissaire civil attaché au général en chef(le duc d'Angouléme). A son retour d'Espagne, Martignac futnommé ministre d'Etat et peu après directeur gén. de l'enregistrement et des domaines. En 1824, il fut anobli et honoré du titre de vicomte. Il continue à porter à la tribune son esprit modère, libéral pour Tépoque, sa loyauté et son talent. Lorsqu'après la dissolution de l'assemblée législative (mars 1827), les élections envoyèrent une chambre plus libérale et que le ministère de Villèle fut renversé. Martignac fut tout indiqué pour

{>i'endre le portefeuille de l'intérieur dans e nouveau cabinet, où son éloquence lui valut le premier rang (4 janv. 1828). Sous son influence, les mesures libérales se succédèrent contre le gré de Charles X, qui ne signa au'après les plus vives résistances les ordonnances du 16 juin 1828, qui mettaient les écoles ecclésiastiques (petits séminaires) sous la surveillance de l^Etat, retiraient le droit d'enseigner aux memb. des congrégations non reconnues. Dès lors la droite ne songea qu'à trouver l'occasion de renverser le ministère et repoussa avec l'exti-éme gauche le projet de loi qui rendait électifs les cons. gén., d'arr. et mun. Le 9 août 1829, Charles X appelait au ministère le prince de Polignac, M. de Peyronnet, etc.; il témoignait néanmoins à M. de Mariignac la plus grande bienveillance, le nommait G. ^ et lui accordait une pension de 12,000 fr. Après la chute de Chartes X, lors du procès des ministres déchus, Martignac fut appelé par M. de Polignac comme son défenseur devant la Cour des Pairs j il s'y dévoua généreusement et son plaidoyer fut un chef-d'œu\Te d'éloquence (publié en 1831); mais ses forces étaient épuisées, on ne l'entendit plus que rarement à la Chambre, où il combattit vivement la loi d'exil contre la branche aînée, et il mourut le 3 avril 1832. Sa mort provoqua des regrets et des hommages unanimes. C'était un caractère aimable, un esprit droit, prompt et fin. Mais comme ministre dans une époque troublée, il lui manquait cette énergie persévérante et cette haute ambition du succès qui s'animent devant les obstacles et qui souvent entraînent les volontés même lorsqu'elles ne changent pas les esprits. Plus épicurien qu'ambitieux, il tenait à son devoir et à son plaisir plus qu'au pouvoir. Tels sont les principaux

MAR

MAR

traits que nous fournit M. Guizot sur Maitignac.

On a de lui : Essai historiqite sur la révolution d'Espagne et Vintervention dfi i823, Paris, 1^ (ouvrage inachevé); Esope et Xanthus, comédie-vaudeville, Pans, '18M; Bordeaux au mois de mars i8i5, Paris, 1830; Le Couvent de Ste-Marie-aïuc-Bois, épisode, Paris, 1831.

V. Guizot, Mémoires, t. I; Chateaubriand, Mim. d'outre-tombe ; toutes les histoires de la Restauration et toutes les biogr. gén. — Y. aussi Eloge de M. de Marlignac, prononcé le 4 déc. 1852 à l'ouverture des conférences de Tordre des avocats par Paul Girard, ln-8*.— Son éloge par M. de 9aii«t-Cric se trouve dans les Acte* de l'Acad. de Bs 1836, p. 191.— V. sa biogr. par Léopold Toussaint, discours prononcé à & conférence des avocats le 10 déc. 1864 ; Discours de rentrée de M. Raoul Dutal, B*, 1866; Eloge de M. de Martignac, par N. Pouneau-Lapouyadb, LiniOffes,1821, in-i*. Notice sur M. de Martiçuac, par M. de Loménie, publiée dans la Galerie des contemporains illustres. Son portrait gravé accompagne ces doux derniers ouvrages.

MARTIN ([Guillaume^ xtiii* s., médecin bordelais, auteur de mémoires imprimés dans le Journal de Médecine.

B. de F.

MARTIN DE LAUBARDEMONT (Jehan de), issu d'une branche cadette des de Martin du Tirac de Marcellus, seigneur et baron de Laubardemont, de Saint-Denisde-Piles, Saint -Georges- de -Guesboin et autres lieux^ né à B* en 1590. mort à Paris le 22 mai 1653. Troisième fils de Jean de Martin, trésorier général de France en Guyenne.Il avait épousé Thérèse-Ëléonore Fouré de Dampierre.

Après être sorti du collecte des Jésuites de U>. il devint cons^ puis présid. aux enquêtes du Pari, de B'^. Il fut appelé à la présidence de la commission chargée de juger les sorciers du Béarn. Nommé ensuite premier présid. à la cour des Aides de Guyenne, siégeant temporairement à Agen, il fut investi des fonctions de conseiller d'Etat le 4 nov. 1631 et, plus tard, de celles d'intendant des provinces du Maine^ d'Anjou, de Touraine et du Loudunais. Il arriva dans le courant du même mois à Loudun avec la mission de procéder à la démolition du château et du donjon de cette ville, où il prit une part active au procès et à la condamnation d'Urbain Grandier. C'est à lui qu'on attribue la fameuse parole : « Don- 9 nez-moi deux lignes de l'écriture d'un » homme de bien et je le ferai pendre, i

(Hovyn de T.)

MARTIN (Hugues), peintre, né à B^en 1809, élève de Sigalon. Attaché comme peintre décorateur à l'Acad. de musique, Martin a exécuté les décors de plusieurs opéras et de quelques baUets. Parmi les nombreuses toiles exposées par cet artiste au salon de Paris de 1845 a 1876, nous

citerons entre autres : Callot enfant, dessinant au milieu d'une troupe de Bofiémiens, 1845; Une marche dans le désert, 1855; Bataille des Romains contre les Germains, 18515; Jésus au jardin des Oliviers, iSdi; Jardin antique, 1865; La Vallée des tombeaux, 1876. Il a exposé aussi de nombreux paysages et quelques dessins en 1867 et 186o.

Page 1