‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 405 sur 549 · MIR · texte numérisé non relu

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représentation, à Texception de Épreuve coffiique, pocnade. mêlée de couplets, 1884, écrite spécialement pour Facteur Tournade et restée manuscrite. Indépendamment des ouvrages énoncés ci-dessus, du Tet*nie échu, com.en 1 a. en vers, insérée dans la Revue de Nantes, 1869, et dans la Guienne, 1872; De la victoire d'une mère, com. en 1 a. en vers, lue à TÂcad. de B>. 1888, Il a publié en collaboration avec M. J.DELPiT,Le théâtre à B^f étude historique, suivie de la nomenclature des auteurs dramatiques boitlelais et de leurs ouvrages, B*, ChoUet, 1883, 2n-8<» (Actes de VAcad. de B^).

M. H. Minier a produit plusieurs poèmes d'opéras-comique» (Le Coche, Le Poni' niier du père Adam, Néala, etc., etc.), de nombreux art de critique littéraire et une infinité de vers de circonstance. Les premiers datent de 1829. Voir pour ses discours, les Actes de l'Acad. de B*^ de 18.>i à 1^. M. H. Minier fait partie de la comm. administrative instituée auprès de la Bibl. de B*; ila présidé, en qualité de memb. de l'Institut des provinces, la section de litt. et des beaux-arts au Con|[rès scient, de France, tenu à B^ au Palais de Justice en sept. 1861.

MIRAIL, géographe oui leva en 1754 le plan de B>, assisté de son confrère Santin. Ce plan fut gravé Tannée suivante par Lattre et présenté au roi.

MIRES (Jules), né à B< le 0 déc. 1809, d*une famille israélite, mort à Marseille en 1871. Simple courtier d'affaires en 1848. il devint peu de temps après la l'évolution de fév. 1848. gérant de la compagnie du gaz d'Arles et s'associa avec Millaud pour diverses entreprises.

Ils achetèrent ie«/our?kiI des chemins de fer, et fondèrent ensemble en 1850 la caisse des chemins de fer dont il resta seul le directeur en 1853, et créèrent : le Cottseiller du peuple, le Civilisateur et le Pays, ou us exploitèrent la plume et la renommée de M. de Lamartine. Vers 1855, Mirés soumissionna l'emprunt de la Seine et entreprit dès ce

i'our avec MM. Solar, Biaise, etc., de nom- >reu8es et hardies spéculations financières. Il a surtout dirigé ou commandité les houillères de Portes et Sénéclias, la Soc. des ports de Marseille et de grandes entreprises industrielles dans cette ville, les chemins de fer romains, etc., etc.

Après avoir été l'un des principaux proriétaires du Cotistitutionnel, il acneta a Presse. Sa dernière grande affaire fut la négociation de l'emprunt turc, (déc. 1860). Au mois de sept, de cette même année, l'Empereur en travei^ant Mai;seilie avait décoré M. J. Mirés, if^, au milieu et en récompense des travaux d'embellissement et d'assainissement que cette ville lui doit.

En 1861 commenoèrent ses luttes judiciaires ou administrât, qui n'ont presque Îas cessé jusqu'en 1870. Arrêté le 17 fév. 861 comme gérant de la Caisse des chemins de fer, il fut envoyé à Mazas et tenu longtemps au secret le plus absolu. Après avoir inutilement demandé une contreexpertise, il fut condamné par le trib. de police correctionnelle de Paris le 11 juil.1861 àcinq ans de prison et 3,000 fr. d'amende. La CSour impériale confirma le jugement par arrêt du 24 août; il se pourvut alors devant la Cour de cassation qui, le 27 déc. cassa l'arrêt et renvoya le prévenu devant la cour de Douai qui, le 21 avril 1862, réhabilita Mirés sur tons les points, ordonnant sa mise en liberté immédiate et la restitution de ses biens et de ses livres. La Cour de cassation, saisie de nouveau de cette affaire c dans lïntérêt de la loi seulement», cassa Tarrêt de Douai. Accessoirement M. Mirés fut condamné par le tribunal correctionnel de Douai à un mois de prison pour distribution non autorisée d'un mémoire iustificatif. Aussitôt libre, M. Mii^ voulut entreprendre de nouvelles opérations financières^ réunit de solennelles assemblées d'actionnaires où il reçut des ovations nombreuses et chaleureuses, mais ses efforts furent anéantis par des entraves de toutes sortes.

Vers la fin de 1899, M. Mirés recommença la lutte contre ses juges et l'expert Monginot dont le rapport avait amené sa condamnation; mais au moment où il les attaquait judiciairement (déc. 1869), un mémoire ou'il venait de publier sous le titre de : Un crime judiciaire, lui valait une condamnation à 6 mois de prison et 3,000 fr. d'amende pour outrages envers la magistrature (fév. 1870).

Il eut une fille qui épousa le fils du prince de Polignac, ancien ministre du roi Charles X; un frère avec lequel il a passé ses prem. années à B', qui devint plus tard gérant du Constitutionnel.

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