‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 407 sur 549 · MIT · texte numérisé non relu

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MIRIEU DE LA BARRE (David de), deuxième du nom, médecin célëbie au milieu du xvii* s.

MIRIEU DE LA BARRE (Jean de), troisième du nom, fils du précédent, d'abord avocat au Pari, de B', embrassa la cai^ liérc du négoce qu'il prati(|ua dans les villes de Castelsagrat, de Moissac et à B'' avec le plus grand honneur. Par son activité et sa haute intelligence il y augmenta sa fortune et sut se rendre utile à son pays et à ses concitoyens.

MIRIEU DE LA BARRE (noble Isaac de), né à B* en 1729, fils aîné du précédent, marcha sur les traces de son père, fut d'abord avocat au Pari, de B» (1755); nommé en 1758 archer garde en la compagnie du maréchal de Conflans ; succéda ensuite à son père dans la direction de la grande maison de commerce qu'il avait en celte ville.

En 1773, la population de Langon s'étant insurgée contre l'autorité, à cause de la famine, il fournit gratuitement plusieui-s bateaux chargés de menus grains et aida ainsi à arrêter la rébellion qui menaçait de prendre des proportions dangereuses; il s'occupa avec autant de dévouement que d'intelligence à faciliter l'importation de grains étrangers dans toutes les contrées atteintes par la disette. Fut admis à la bourgeoisie de la ville de B» en 1780, en considération des services réels rendus à cette ville; fut pourvu en 1788 de Toflice de cons. secrétaire du roi, contrôleur en la chancellerie de la Cour des comptes du Languedoc à Montpellier (office attributif de noblesse au l»*" degré) en témoignage du prix des armes remporté par lui dans la ville de Toulouse, en pr&ence des Capitouls, en 1752, et notamment en raison des services que ses ancêtres et lui avaient rendus à TËtat et à B>; il ne survécut pas longtemps à cet honneur et mourut a B* le 15 mai 1790.

MIRIEU DE LA BARRE (Jean-Isaac), fils du précédent. Remplit diveises fonctions dans la magistrature.

MIRIEU DE LA BARRE (Le chevalier Charles-Philippe-Isaac), né à Aiguillon (Lot-et-Gar.) le 17 ianv. 1813, fils du précédentj chef actuel de nom et d'armes de sa maison. Ancien maire de Villenaved'Ornon pendant 38 ans, trois fois révo-

3ué par la République; memb. du cons.

'arr. de B» de 18KJ à 1864; a été son secrétaire ; memb. du cons. ^én. de 1864 à 1870; deux fois élu à l'unanimité délégué sénatorial ; neveu de M. le c»« de Salvandy , ministre de l'instruction publique sous Louis-Philippe. De son mariage sont issus deux enfants : Femand et Albert, ce dernier marié et père de Henri continuant la branche aînée de la famille ; la branche

cadette est représentée par Arthur, et Alfred, fils de Isaac-Jean-Jules, avocat décédé et frère puiné de Gh.-Ph. Isaac.

V. Conmunay: Len grandit négociants bordelaU au xviii* .v., p. 78. Amies de la famille sur parchemin délivrées par d'Hozicr de Sérigny, juge d'armes en 1788: d'azur, à une épée d'argent ; la garde, poignée en branches d or, la pointe en bas; timbre, un casque de profil ; lambrequins d'azur, d'or et d'argent; su p()orts: deux nègres armésd'un arc et d*un carquois de gueules; devise : Calamitatum Burdigaltt et Aquitaniœ provincix Reparator.

MIRMONT, V. La Ville de Miruont.

HITGHELL. D'origine irlandaise; après s'être battu pour la cause des Stuarts, suivit le roi Jacques à la cour de France (1682) et mourut à St-Get main-en-Layc.

Son fils vint à B^ pour y fonder une verrerie qu'il établit à Eysines, près du village de Lescombes, dans la propriété possédée actuellement par M. Dumas, à proximité de vastes forêts favorables au chauflage nécessaire dans son industrie.

Plus tard il transporta son usine au Pavé des Chartrons, sur l'emplacement où .se trouvent aujourd'hui la rue de la VeiTcrie, la rue Michel ( corruption de Mitciiell ) et la me d'Aviau. Il eut un fils et trois filles qui contractèrent de brillantes alliances en épousant : MM. de Larraaiidie, Carton de Grammont et Saige.

Son fils François-Patrice Mitchell, né vers 1740, se maria en Irlande avec M"« Lynch et fit venir à B« les membres de la famille de sa femme qui ont formé la souche des Lynch viticulteui-s en Médocet de la famille du c*« J.-B. Lynch, maire de B*. Il fut nommé jurât de B^ et anobli par les rois de France tant à cause des services qu'il avait rendus comme jurât que comme industriel. Il figure dans le nobiliaire de Guyenne sous le nom de F.-P. Mitchell, seig. de Pradels et autres lieux.

Il mourut vers 1792, laissant une fille qui épousa M. de Bourran, et trois fils : l*ierre- Thomas, Richard et William. Richard mouinit jeune; ses deux frères s'associèrent et construisirent en 1810, quai de Bacalan, une nouvelle verrerie qui existe encore aujourd'hui.

William mouinit en 1829, laissant de son mariage avec M^'" Armstrong un fils né à B' en 1826, portant son nom, qui est devenu comme ingénieur un des employt*s supérieurs de la C'^ des chemins de fer P.-L.-M., et qui s'est fixé à Paris.

Pierre-Thomas, né à B* en 1778, mort à B* en janvier IBM. Dirigea seul avec succès et jusqu'à sa mort sa verrerie, qui fut ensuite exploitée par sa veuve, associée avec son fils aine Patrice, né à B> en 1829, qui la gère encore aujourd'hui. Son troisième fils^ Pierre-Thomas, né à B» en 1 1832, est a la tête d'une autre verrerie I qu'il a créée à B> en 1855.

M oc

Son second fils Henn', né en 1^32, travailla dans la verrerie avec sa mère et son trcre Patiice, et mourut en janvier 1^4)7.

V. sa gérii^alogic dans notes Larmandie, chez M. Jules Dclpit, quatrième cahier, p. 9i et suivantes.

MITCHELL (Isidore-Hyacinthc-Louts- Maiie-Hobert), journaliste, député, né à liayonnc le t21 mai IKftI, d'un père anglais et d une mèfc espagnole, eut pour parrain Don Carlos et fut nommé en naissant capitaine dans Tannée carliste. Débuta à Paris en 18.V> dans la Presse théâtral ; alla en 1837 à Londres où il rédigea en anglais la partie littéraire du journal The Atlas; entra en 1860 au Constitutionnel comme rédacteur politique, passa successivement au Pays, au Nord, à ïKteudardy revint ensuite au Constitutionnel, où son libéralisme modéré le lit passer à la Patt-ierJ^enim^,

En 1869. il remplaça M. Baudrillart comme rédacteur en chef du CotistitU' tiomiel, soutint le ministère OUivier et combattit au mois de juillet les idées belliqueuses du ffouvernement. Nommé chef de bataillon, il préféra après les premièi-es défaites s'engaser dans les zouaves; fait prisonnier à i^eaan, interné à Kissel, puis à Neisse (Silésie), il s'occupa de provoquer ties souscriptions volontau-es pour soula- '^pv les misères de ses compatriotes.

En déc. 1871, il fonda avec Hubert Debrousse, Marins Topin, etc., le Cout^ l'ier de FiXince qui attamia violemment le gouvernement de M. Thiers, puis il passa à la Presse et soutint le « septennat »; en fév. 1874, il refusa la direction de l'imprimerie et de la librairie, acheta le journal le Soir dont il lit un organe bonapartiste et qu'il dirigea jusqu'aux élections gén. du 20 fév. 1876, où, candidat bonapartiste et mac-mahonien dans Tarr. de La Réole, il flit élu député contre M. Caduc, députa» sortant; il était d<*jà cons. gén. du canton de Pellegnie; fut un des membres les plus actifs du groupe do l'appel au peuple; Ait réélu, dans le même arr. de La Héole, le 14 octobre 1877, avec l'appui du gouvernement, contre M. Dumoulin candidat républicain.

Après la mort du prince impérial, il soutint avec énergie les droits du prince Napoléon au titre de chef de la dynastie.

N'a pas été réélu aux élections par scrutin de liste do 1886.

MOGQUARD.CJean-Fi-ançois-Conslant), né à B» le 11 nov. 1791, mort à Paris le 12 déc. 1864, successivement secret, de légation, et chargé d'an'aiiTsni*ès du grand duc de Wurtzbourg en 1812; inscrit au barreau de Paris en 1813; sous-piéfet «le Bagnères-de-Bigorre do 1K)0 â 1839, devenu en 1840 rédacteur en chef du journal le Commerce, organe des idées napoléoniennes ; il fut nommé, après le

10 déc. 1851, secret, puis chef de cabinet de l'empereur Napoléon III et sénateur le 7 mai 1863. On a de lui : Biographie de In reine Hortense; Les nouvelles causes célèbres, quelques plaidoyers imprimés, et La tireuse de cartes, 1850; Les ntaêsacres de Syrie, 1860; Les Volontaires de i814, 1861 ; trois drames écrits en collaboration avec Victor Séjour; enûn Jessie, roman, Paris, Dentu, 1861, 2 vol. iu-l:2.

B. de F.

HOFFET, V. Camus de Moffet (Le).

MOLENIBR (Jacob), médecin bordelais du xviiP s., auteur de Fouvraffe suivant : Essai sur le ntécanitnie de VélectricUé et sur l'utilUé que Von peut en tirer

irnur la guérison de quelques nudadies, JS Séjourné, 1768, in^». B. de F.

MOLLIET (Clémence), artiste-peintre de fleurs, pavsa^es et natures mortes, née â Castelnau(Méuoc), élève de MM.Auguin, Bandit et Maxime Lalanne ; a exposé au salon de B* depuis 1874, à celui de Paris depuis 1879, et à divers salons de province où elle a obtenu des méd. à Angouléme (1877), à Epinal (1881), à Tours(1878),aAmiens(1879),àPérigueux (18K0), à Chàteauroux (1882), à Dijon (1883), à Rodez (1884), etc.

Un grand nombre d'amateurs français et étrangers possèdent dans leurs collections des œuvres de cette artiste.

MOMBALOM (Jean-Baptiste-Henry), né à Sorde (Landes), le 15 juil. 1755, mort â B* le 21 sept. 1837; reçu docteur-méd. à la Fac. de Montpellier en 1778, il exerça d'abord à Bayonne où résidaient ses parents, s'établit peu api^ dans la ville de Bourg (Gir.). Elu en 1789 par les habitants de cette ville, memb. de l'Assemblée électorale, tenue à B* pour la nomination des députés du Tiers-Etat il se fit remarquer par ses réflexions sur les besoins de la province exposées dans les Cahiers. En 1790, memb. du Dii'ectoire du dép. delà Gir., il fut chargé de nombreuses études sur les services publics à organiser ; le 10 septembre 1791 , il lut au Dii-pctoire du dép. un remarquable rapport sur les cimetières de la ville de B^^ qui, sur ses conclusions, furent réunis dans Fancien domaine des Chartreux.

Etant memb. du Cons. gén. du départ., il fut nommé commissaire du gouvernement pour la levée des 300,000 hommes en 1793. Aprt's les événements du 31 mai 1793 contre les Girondins, Monbalon fit partie, avec les autorités constituées de la ville et du dép., de la comm. populaire établie à B* pour lutter contre les mesures violentes prises par la Convention. Mis hors la loi par un décret de la Convention en môme temps que les autres memb. de la comm. populaire, il comparut le 18 juil.

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1794 devant le Comité révolutionnaire de surveillance, où il prouva qu'il avait tenté d'éviter la guerre civile et fut mis en liberté deux mois environ après son arrestation. Rentré dans la vie privée, il lie s'occupa plus que de médecine, dit M. le D** Dutrouilh. « Nommé médecin de l'hôpital St-Ândi'é, il remplit cette honorable fonction avec le zèle et le dévouement qu'il apporta toujours à celles dont il fut charc[e. » Réélu après la Terreur memb. du Directoire du dép., il profita de cette position pour améliorer le sort des malades de l'hôpital St-André. En 1796, Monbalon, memb. du jury d'instruction pour la formation des Ëcôles centrales, devint bibliothécaire de celle de la Gir. Âpi*ès la suppi-ession de ces écoles le Conseil municipal le nomma au mois de juiLISOi conser\'ateurde la Bibliothèque del'Kcole centrale devenue Bibliothèque municipale.

Ysi 1799. après avoir été i-appelé aux fonctions ae memb. de l'Adm. centrale du dép., il démissionnait vers le mois de juil. Après le 18 bnimaii*e, le Premier Consul lui confia les fonctions de commissaire du gouvernement près l'Adm.

centrale du dèpai'tcmcnt, fonctions qu'il remplit jusqu au 29 mars 1800, époque où elles prirent fin par la nomination du premier Préfet de la Gironde, M. Thibaudeau. Conseiller municipal de la ville de B* pendant près de vmgt ans, depuis l'origine des conseils. Cons. gén. pendant de longues années, M. Monbalon se fit toujours remarquer par son zèle, sa droiture et l'aménité de son caractère. Il sut sous les divers régimes se faire estimer de tous par son intégrité et par les services qu il rendait au public. Conservateur de la Bibl., il montra dans l'exercice de ses fonctions de telles qualités et il organisa si bien le dépôt confié à ses soins que de 1796 à 1830, malgré les attaques d'ambitieux qui convoitaient sa place à chaque changement de gouvernement, il la conscna, personne n'ayant été jugé plus digne et plus habile que lui à la remplir. Les archives de la Bibl. contiennent les preuves les plus convaincantes du mérite de M. Monbalon ; il est à regretter qiie certains critiques, sur la foi d'un écrivain calomniateur par habitude, Bemadau, se soient montrés injustes envers l'organisateur de cette Bibliothèque. C'est grâce à M. Monbalon que bien des livres précieux ont été sauvés, c'est suiiout a lui ({ue l'on doit la publication des Catalogues imprimés qu'il avait lui-même préparés.

11 prit sa retraite en 1830 et mourut six ans anfès. M. L. Dutrouilh, D*" méd., a fait à l'Acad. de B» l'éloge de Monbalon, memb. de cette Soc. depuis 1797.

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