NIC
NAZARIDS. Célèbre rhéteur de B<, cité par Ausone dans les Professeurs hordelais et par 8t-Jérdme {Chron. ad annum 32i). Un panégyrique de Constantin, aui porte son nom, a été publié dans tes recueils des Panegyrui veteres, et en dernier lieu dans celui de Boehrens, 1874.
NÉ.6RIÉ (Georges-Frédéric), né a B> le 28 janv. 1834. Interne des hôpitaux de Paris, promotion de 1860. D^ en méd., 1864; méd. des hôpitaux de B^ (concours de 1867); affrégé de la Faculté de méd. de B> en 1870| prof, de clinique et de maladies des enfants en 1879; memb.
correspondant de la Soc. anatomique de Paris; memb. et ancien présid. de la Soc. de méd. et de chirurgie de B>; memb. de la Soc. d'anatomie et de physiologie de B* ; memb. du cons. d'hygiène de la Gir.; ^ le 29 déc. 1884. On a de lui : De la tnort subite dans la pleurésie, thèse inaugurale, 1864; Mémoire sur le traitement de la pleurésie purulente chez les enfants, par la tnethode antiseptique, in BuiL et mém. de la Soc. de méd, de B^1884; Chorée et antipyrine, id., id., 1888; Sur un cas d'hydrocéphalie syphilitique congénitale, id., id., 1888; Sur trois cm de dysenterie y leçons cliniques publiées dans la Gazette hebdomadaire des sciences médicales de B*, 1888; De Vangine scarlatineuse. Du bubon scarlatineux, leçon clinique, id., id. , 1888; Plusieurs communications inscrites dans les bull. de la Soc. de méd. et de chirurgie de B^, et de la Soc. d'anatomie et de physiologie de B<.
NEPOTIANUS, grammairien, rhéteur et
f»oète de B>. Ausone a fait son éloge. On ui attribue peut-être sans raison un poème intitulé : Concubitus Martis et Veneris, u'on trouve dans l'appendice du tome I e la traduction d' Ausone par M. Corpet.
B. de F.
NESHOND (André de),seig. de Chézac, né à Angouléme vers 1553, mort à B> le 4 janv. 1616. Fils d'unmagisti^t qui devint en 1569 présid. à mortier au Pari, de B>. André de Nesmond élève et ami du célèbre Cujas, fut présid. à mortier vers 1500 succédant à son père et premier présid. de 1611 à 1616. Il fut toujours au milieu d*une époque troublée le fidèle défenseur du roi et de la religion catholique; magis-
du mot, esclave du devoir et charitable au plus haut degré. Un portrait de lui, in-8», a été gravé à B> par M. Jacquard.
V. Œuvres de Mbsmond à la bibl. de B*; OraiêOH funèbre» par le P. Garasse, suivie des remontraHcesdc ce magistrat, leSÔ." Son éloge prononcé par M. Bourgeois, avocat gén., &
Taudience solennelle de rentrée de la Cour de B« le 3 nov.i875, in-8". — Connuray, Pari, de B', p. 55. — Dezeimeris, Le président de Nesmond et le P. Garaêse. in Revue des hibtiophiles de Chollet, 1881.
NESMOND (François-Théodore de\ né à B*" en 1598. Fils du précédent dont il a publié les remontrances, fut premier président au Pari, de Paris.
NESHOND (Henri de), prélat et académicien français, né à B> vers 1645, mort à Toulouse en 1727. Successivement abbé de Chézy en 1682, évéque de Montauban en 1687. archevêque d Albi en 1703, puis de Toulouse en 1710. Louis XIV, qu'il harangua à diverses reprises, l'appelait le pins beau parleur de son royaume; prédicateur distingué, il avait l'éloquence d'un homme du monde bien plus que celle d'un évé(|ue. II cultivait la poésie, et TAcad. française le reçut au nombre de ses memb. en 1710. On a de lui : Semums et discours, Paris, 1734, in-12.
NETSGHER (Théodore), fils de Gaspard Netscher, peintre, né à B> en 1661, mort en 1732. Son esprit aimable, sa physionomie sympathique le firent recnei^ cher dans le grand monde ; excellant dans le portrait, ses succès furent grands à la cour où il peignit les personnages les
Elus considérables et surtout les femmes. a France, la Belgique, l'Allemagne et l'Angleterre possèdent un grand nombre de portraits dus au pinceau de cet ai^ste, mais ils ne sont pas signés pour la plupart. Nous citerons ceux de hrédéric /•', roi dePrussCy de Frédéric-Guillaume /•% du conseiller Slingelandt, etc., etc. On doit aussi à Netscher quelques copies de Van Dyck, d'une finesse extrême et d'une remarquable exactitude.
y. la Vie des peintres, par J.-B. Descavps, t. IV, p. 88.
NICOLAS (Jean-Jacque»>AtigU8te), né à B>, rue St-^ames où son père tenait un ma-
Çasin, le 6Janv. 1807, mort à Versailles le 7 janv.1888. Elève du collège royal de B<, tour à tour avocat à la Cour d'appel, puis juffe de la 4* justice de paix de B* de 1841 â 1810; chef de division au ministère des cultes sous M. de Falloux en 1849; inspecteur gén. des bibl. de Francej juge au trib. de la Seine en 1868; cons. a la Cour impéi'iale de Paris. Auguste Nicolas s'est rendu célèbre par l'énergie, le talent et la conviction qu'il a apportés à défendre, contre les attaques du doute et de l'incrédulité, la raligion catholiaue à laquelle il a consacré sa vie. Dès 1843, encore juge de paix à B*, il débutait dans la carrière d'apologiste qu'il devait si brillamment parcourir par l'ouvrage suivant : Etudes ■philosophiques sur le christianisme, B<, Chaumns-Gayet et Lawalle, 1843-1845, 4 vol. ïn-ep, 2à' éd.; Paris, 1888,4 vol. in-8*.
NOG
Ce bel ouvrage, resté le plus populaire de tous ceux de lauteur, valut a celui-ci ce magnitique éloge de Lacordaire : « Il a vu en uiéologien, pensé en philosophe, écrit en artiste. » Il a été souvent réimprimé depuis redit, originale de B' qui, malgré les augmentations et les remaniements successifs que Tœuvre a subis, mérite encore d'être recherchée.
Nous connaissons en outre, de ce grand chrétien, doublé d'un i-emarauable écrivain, les ouvrages suivants : Observations sur le rétabl^senient de l'image du Christ dans les salles de justice, B», 1838; Du tour des enfants trouvés, B», 1847; Du protestantisme et de toutes les hérésies dans leur rapport avec le socialisme , 4852, 2 vol. in-i2; La Vierge Marie et le plan divin, 1855, '2 vol. ; La Vierge d'après 7'£vangfite,1856, in^ et in-18; Etudesur Maine de Biran, 1858, in-12; La Vierge Marie vivant dans l'Eglise, 1860, 2 vol. in-18; Etude sur Eugénie de Guérin, 18(3:3, in-J8; La divinité de Jésus-Christ, déttwnslration noui^elle, etc. , 1864, in-8* ; Renan et sa Vie de Jésus, etc., 1864, in-8**; Af. Aurélien de Sèze, notice in-8«; L'art de croire ou préparation philosophique à la foi chrétienne, 18156, 2 vol. in-«o; 7« édit., 1881, 2 vol. in-12; L'Etat sans Dieu, etc., 1872, in-8«, édit. populaire, in-18 ; La Révolution et V ordre chrétien, ouvrage complémentaire de l'Etat sans Dieu, 2» éd. m-12 ; Jésus-Christ, introduction à l'Evangile, étudié et médité à l'usage des temps nouveaux, 1" édit.
in-8» ; 2« édit. in-18; /^ mal séculaire de Ut France, in-8«; Mémoires d'un père sur la vie et la mort de son fils^ 2« édit. 1869, in-18 (anonvme); Etude historique et critique sur te P, Lacordaire ; CÊu^ vres mêlées.
Tous ces ouvrages importants auxquels il faut igouter une notice sur TabM Buchou (V. ce nom), son parent, qui l'avait encouragé de ses conseils dans ses débuts d'écrivain, notice qui figure en tête de VOraison funèbre de ce prêtre éminent par l'abbé Laprie, B«, 188Ô, in-8«, et plusieurs articles publiés dans la Revue catholique de B^, valurent à Auguste Nicolas les plus hautes approbations.
B. de F.
V. OreUiôn funèbre âe M. l'abbé Buchou, prononcée dans réclisc du Sacré-Cœur, par M. l'abbé Laprie, B% 1886, in-8*, et une notice itignéo E. DupRAT, dans la Revue catholique de B% n* du 15 oct. 1888.
NIQUET (Louis), chaiT)cntier, né à B«.
Construisit, vers 1781, la charpente monumentale du Grand-Théâtre et la machine qui, à Taide d'un seul homme, élevait instantanément le plancher du parterre au niveau de celui de la scène. Sîiquet dirigea lui-même à Aij;uillon(Lotet-Gar.) les travaux de la salle de spectacle. Vrai Michel Morin, il peignait très
bien les décors et était aussi habile a forger le fer qu*à 'tailler le bois. L'architecte Louis l'enleva à sa ville natale et le conduisit à Paris où il construisît la charpente de l'église Saint-Philippe du Roule et mourut peu de temps après à rùge de soixante-six ans.
NOAILLES (Antoine de), né le 4 sept.
1504, mort à B< le S mars 1562. Gouverneur de B% et capitaine du châteai» du Hû, le 18 fév. 1551.
V. sur ce personnage le beau travail de M.Tamizey de LkKKOQVK : Antoine de Xoaiikex, à B*, d'après des documents iniditi, B-, 1878, in-8-.
NOAILLES (Pierre-Bienvenu), ué à B« le 27 oct. 1793, mort à BMe 8 fév. 1861, se destina d'abord au bandeau, devint le secret, du comte de Peyronnet, eiiti"a ensuite au séminaire de Saint-Sulpice à Paris et rejut les ordres en 1819. Nommé vie. à Ste-£ulalie de B', il fonda, le 19 mai 1820, la Soc. de la Sainte-Famille.
Cette association comprend, sous la direction de la maison-mere dont les religieuses portent spécialement le nom de Dames de la Sainte-Famille, sept branches : 1» Religieuses de Notre- Dame- de- Lorette, éducation des jeunes filles; 2« Sœurs de Saint-Joseph, orphelihats ; 3" Sœurs de la Conception, salles d'asile; 4» Sœurs de FEspérance, soins aux malades dans leur famille : 5« Sœurs de Sainte- Marthe, instruction des sœurs converses; &) Sœurs agricoles, éducation des jeunes filles dans les campagnes ; 7« Sœurs adonnées à la vie contemplative, à Talence près B».
L*abbé Noailles ne fut pas seulement un excellent organisateur, mais un prêtre d'une charité ardente et d*un zèle infatigable pour le bien. Son portrait lithographie orne tous les parloirs des couvents de la Soc. de la Sainte-Famille.
Y. son OraÎAon funthre par Tabbé Sabatiu, Bordeaux, V« Dupuy, 1801.
N0OAR£T(Jean de), seig. de la Valette.
D'une famille originaire du Languedoc, mort en 1577. Mestre de camp de la cavalerie légère; lient, gén. en Guyenne de 1573 à 1577; fut le père de Jean-Louis de Nogaret, le célèbre duc d*£pernon (V. ce nom).
NOGARET (Jean-Louis), V. Epernon.
NOGARET D'EPERNON(Henryde) né en 1591, mort le 11 fév. 1639. Fils aîné du pœcédent; parut dans le monde sous le nom de comte de Caudale et prit en fév. 1611 le titre de duc de Caudale.