‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 417 sur 549 · V. Catalogue La Vallière, tome VI II, p. 78, n · texte numérisé non relu

V. Catalogue La Vallière, tome VI II, p. 78, n

NOGUËS (Du). La filiation de la famille duNoguès remonte à 1340, d'après les archives du chat, de Pau et ï Histoire de Gascogne de l'abbé Monlezun; ci-après not^ sur lesmemb. les plus distingués de cette ancienne famille, dont les branches de Béarn et d'Armagnac qui possédèrent les baronnies d'Âssat et de Gerderest sont représentées aujourd'hui par M. le baron du Noguës de La G^jante, dont le fils est héritier du titre de vicomte accordé par Louis XVIII à la branche de Castelgaillard pour la belle conduite du chevalier du Noguès pendant la Révolution. C'est à lui que fat confiée la mission d'arrêter les frères Faucher.

NOGUÈS (Àymery du), et son fils (1522) se distinguèrent sous les armes. Le père reçut un certificat du maréchal de Lautrec à la bataille de La Bicoque et son fils un certificat de Montluc, conservé au château de La Gajante et donné, en 1544, à la bataille de CerisoUes.

NOGUÈS (noble Adam du); chef des maisons du Noguès de Casseuil et de Castelgaillard, né en 1599, fut convoqué en 16^ à l'assemblée de la noblesse du Bazadais et du Roussillon, fit la campagne du Roussillon comme officier avec la noblesse commandée par M. de Fabas, d'après le certificat donné le 6 nov. 1639 par le prince Henri de Bourbon, titre par lequel, G. de Boissonnade, évéque de Buzas, en lui faisant concession d'une chapelle dans l'église de Casseuil, lui donnait droit de banc et de sépulture. Ses aïeux, tous hommes d'épée, combattirent sous le maréchal de Lautrec, sous Montluc, etc.

NOGUÈS (Jean du), fils du pi^cédent, né le 16 août 1641, convoqué aux assemblées de la noblesse du Bazadais en 16^ etiefô.

NOGUÈS (Jacques - Victor du), fils du précédent, seig. de Casseuil, né en 16fô,

envoyé par le prince de Vaudemont comme garde du corps de Sa Majesté Catholique en Espagne, 1708; devint off. sous les ordres du prince de Masseran.

NOQUÈS (Etienne -Victor du), né le 28 déc; 1730, pi*emier magistrat de La Réole en 1762.

NOGUÈS (Baptiste-Victor du), né en 1759, ancien ofhcier, chev. de St-Louis le 2 juin. 1817.

NOGUÈS (Jean du), émigré, fi^re du précédent, né en 1762. Fit la campagne de 1792 comme officier dans le corps du marquis d'Autichamp; fut chef de cohorte à Monségur et au nombre des volontaires royaux le 12 mars 1814.

NOGUÈS DE CASSEUIL-LA-GAJANTE

(Etienne-Victoi^Gustave du), fils de Baptiste-Victor, né au château du Mirau, près La Réole, le 12 janv. 1796. Volontaire royal en 1814; garde du corps du roi, compagnie de Luxembourg; puis capitaine dans le régiment commandé par M. de Talon; rappelé par son père, donna sa démission ; décoré du brassard; violoncelliste distingué; mort au château de La Gajante, près Monségur le 4 janv.

NOGUÈS DE CASTELGAILLARD (noble Jean du), baptisé le 6 nov. 1661.

Cap., puis insp. des milices bourgeoises du Bazadais sous le duc de Coigny, qui le nomma en 1706 commandant de mille hommes qui devaient être conduits à La Marque et à Pauillac. Fils de Adam du Noguès, il a donné naissance à la branche des du Noguès de Castelgaillard.

NOGUÈS DE CASTELGAILLARD (noble Pierre, chev. du), né le 10 août 1757, petit -fils du précédent. Entra en 1777 au service; fit quatre campagnes dans l'Inde sous le bailli de SufTi*en de 1781 à 1784; émigra; fit la campagne de 1792 sous les ordi'es des frères du Roi; passa en 1794 dans l'armée du prince de Condé et y resta jusqu'en 1801; fut blessé à Kamlaeh, 1796; cap. d'une compagnie de volontaires royaux, lorsque M9'' le duc d'Anfouléme fit son entrée à B*^ le 12 mars 814; nommé colonel d*iiifanterie le 4 fév. 1815, il fut chargé par le comte Alexandre de Lur-Saluces d'organiser et de commander les volontaires royaux de l'arrondissement de La Réole; nommé commandant de La Réole le 27 juill. 1815, nommé chef de légion des gardes nationales le !•' sept. 1815.

NOGUÈS DE CASTELGAILLARD (noble Jean, vicomte du), III« du nom, fi-ère aîné du précédent, né le 18 octobra 1749, entra au service dans le régiment du

OLÂ

Bourbonnais en 1771 ; capitaine de grenadiers en 1786, éini^ra eu 1791 ; comme son frère, il fit partie de Tarmée commandée par Louis XVIII, rejoic^it le duc d'Angouléme à B> en mars l814 et concourut à Torganisation secrète des « volontaires royaux i. En récompense de ses semces, il fut créé \^ le 17 fév. 1817.

N 06UÈS DE GASTELGAILLARD (noble François-Benoist, vicomte du), fils du })récédent, né le 17 nov. 1787, participa à 'organisation des volontaires royaux de La Réole; fut nommé cap. parLouis XVIII, puis adjudant-major ae l»"» légion le l*r sept. 1815, mourut le 25 nov. Ifô5.

HOGUET (Pierre- Auguste), né à Hure (Gir.) en 1814, mort à B« le 12 janv. 1877,

longtemps adjoint au maire de B^^, il fut administrateur du dépôt de mendicité de 1847 à 1868 et dévoué A toutes les associations ou œuvres utiles de notre cité.

N OLOT DE GUITOll. Licencié en droit, personnage riche et influent de B' à la nn du XV* s., était proc. syndic de la ville; ce fut lui qui se porta caution en face des jurats de B^ pour le libraire Svierler auquel les jurats fournirent 200 fr. bordelais (environ 4,500 fr. de notre monnaie actuelle) pour introduire Tart de rimp. à B< (1496). Nolot de Guiton, par un acte d'association passé avec Michel Srierler, enlevait à ce dernier la plus grosse

fiart des bénéfices de son entreprise et 'exploitait comme le banquier Jean Fust avait exploité l'immortel Gutenberg.

O'GILVT (Gabriel). Auteur de : Nobiliaire de Guyenne et de Gascogne, revue des familles d'ancienne chevalerie ou anoblies de ces provinces, antérieui^es à 1789, avec leurs généalogies et leurs armes. Suivi d'un traité héraldique sous forme de dictionnaire, 3 vol. in-8<» avec pi. B«, 1858-18fô. Le quatrième vol. de cet ouvraffe a été publié par M. Bourrousse de Laliore (V. ce nom).

O'GilvY a commencé aussi la publication du lÀvre d'or de la noblesse d'Austrasie (Belgique, Néerlande, Allemagne rhénane, ete), 1861, et le Nobiliaire de Normandie, 1864,

CLANTER (N.). Vint d'Irlande s'établir en France au xvii* s., et .se fixa à Pons (Charente-Inl^*), avec le titre d'off. commensal de la reine-mère; il épousa M''* Broussard. Sa famille se divisa en deux branches : l'une s'établit à B\ fonda une importante maison d'armement, et s'est étemte dans la personne de M. François O'Lanycr ; l'autre se fixaà Blaye dans la personne de PieiTC O'Lanyer, bailli de Blaye, cons. du roi, juge civil et lieutecriminel de la ville et prévôté de Blaye, né en 1731, mort à Blaye en 1815, il épousa M"*Labattut et eut trois fils : l'un, Gérard, fut cons. à la Cour des Aydes de B' ; un autre, se fit mann,et périt dansrinde;le3«, Louis-François, né en 1759, succéda à son

f)ère comme bailli de Blaye, taX entouré de a plus ffrande considération. Louis XVI anoblit la famille O'Lanyer dans les personnes de MM. Gérard et Louis-François O'Lanyer; ce dernier porta, jusqu'en 1793 le nom de l'Estang O'Lanyer. Après la Révolution de 1789, il rentra dans la magistrature, fut juge au trib. civil de Blaye de

1824 à 1838 et prit sa retraite à nn â^e très avancéfComme juffe d'instruction. Ilmourut à Blaye le 13 fév. 1844, laissant de son mariage avec M*^* Lamoureux un fils, qui se fixa à la Martinique et épousa M"* Virginie Mercier, de la Guadeloupe.

O'LANYER (Louis), fils du précédent, né à la Martinique en 1809, mort à B< le 23 mars 1889. Créa â B> en 1832 une maison d'armement qui eut vite des nelations importantes avec tous les pays d'outre-mer. Lorsque les traités de commerce de 1860 firent prévoir la ruine de notre marine marchande, il vendit sa flotte, développa ses affaires en vins et spiritueux en Angleterre et sur le continent, et se trouva très rapidement à la tète d'une des premières maisons de vins de B', dirigée aujourd'hui par son fils Louis O'Lanyer.

Ayant hérité de ses parents du domaine du Prieuré, à St-Genés-de-Blaye, il y déploya comme viticulteur la même intelligence, les mêmes qualités de chef qui avaient fait sa fortune dans le commerce. Il plaça son cru au rang des meilleurs de la contrée, et quand vint la lutte contre le phylloxéra, ses eflbrts énergiques furent couronnés de succès et lui valurent en 1884 une méd. d'or de la Soc. d'agriculture de la Gironde.

Sa mort survenue presque subitement au moment où il venait de terminer la reconstitution de son beau vignoble en vignes américaines gfefîées, a été l'objet d'une grande manifestation de sympathie de la part du commerce boixielais et des membres de la Société d'agriculture de la Gironde où ses comraumcations et ses a>is furent toujoure très appréciés.

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