PEY
l*Otiest, appartenant à la même soc., de 1879 à im. Entra dans l'adm. en 1884 et fut nommé sous-préfet d'Ussel (Corréze).
Kn 1888, il a été élevé personnellement à la 2« cl. et appelé à la sous-préfecture de Barbezieux (Charente). En outre de plusieurs milliers d^articles de journaux, (politiques et littéraires), on doit à sa
{»lume plusieui*s nouvelles publiées dans e Progrès et dans le Patriote de VOuest, parmi lesquelles nous citerons: X'esclave grecque, l/épreuve, et Rosita Diamant, On a de lui également un certain nombre de poésies disséminées dans diverses ]publications, entre autres Verdngétonx, publiée par YAtni den champ», et une Efitre à Vigier, lue par lui en juin 1870 à rinauguration du monument élevé au cimetière protestant par la démocratie l>ordelaise au tonnelier>poète. CSette épître fut publiée par la Gironde le lendemain de la cérémonie. Elle a été reproduite aussi par la Mute républicaine. Lauréat d'un concours de prose ouvert par la Tribune l\frique, A publié quelques bixxshures, notamment Notes et souvenir d*un mobilisé, B*, et Le cardinal Bonnet, un poète clérical et bonapar^ liste, St- Etienne, en â vol.; en préparation : Etudes sinoèrtê et Histoire d'une conscience,
PETRARËDE (Jean de), gentilhomme bordelais, mort a B> en lo61, poète latin dont nous avons un recueil de vers sous le titre suivant: Nympha vivisca sive Burdigalte Icon, etc., Burdigals, G. de La Court, 16tJ0, m-4<». B. de F.
V. MoRERi. — Mémoires des gêna de lettres, par M. CosTAR, etc.
PETRAUD ( Hisman - Louis - Pierre ) , docteur en méd., médecin consultant à Vichy, né à C^vignac (Gir.) le 1*' juillet 1843. Commença ses études de méd. à B^ où il devint préparateur du cours de physiologie, aide de clinique médicale, interne des hôpitaux, aide d*anatomie, memb. de la Soc. des sciences physiques et nat., et les termina à Paris où il pré-
f»ara dès 1868 les éléments de sa thèse aans e laboratoire des hautes études du prof. Vulpian, thèse dans laquelle il établit avec les fonctions du périchondre, la l'égénération des cartilages niée par les auteurs avant lui; cette thèse lui valut le titre de memb. corresp. de la Soc. d*anatomie de Paris, une méd.
d'argent au concours des thèses (années 1809-70), le prix tnennal de l'Ecole de méd., une méd. d'or à l'Acad. des sciences de B', enfin, en 1877, une citation très honorable au grand prix Montyon de médecine et de chirurgie (Institut de France). Reçu docteur en méd. en 1860 et memb. de la Soc. médico-chirurgicale de B>, il s'établit à Liboume où il exerça sa profession jusqu'en 1884. Pendant
cette période, Peyraud fut succeBsirement charité des fonctions de méd. chirurgien achoint de l'hôpital» de méd. de la prison, ae l'orphelinat, des épidémies, de méd. lé^^te.
Il a publié de nombreux travaux soit à part, soit dans les comptes rendus des Soc. savantes ou des journaux spéciaux de B* ou de Paris. Nous citerons : ses Recherches sur les propriétés biologiques de deux isomères, le camphre du Japon et V essence d'absinthe, VutUisatiùn de leur actionsur la glycogénie pour la cure du diabète; celles sur Visomérie }m>10' gigue (G. R. du Congrès de V Association française et de la Soc. médico^chirurg.
de È^, 1872); ses Recherches sur tes propriétés rabigènes et bulbaires de l'essence de tanaisie, communiquées d'abord à la Soc. de méd. de B« en 1872(y. B» médical, même année), en IBTo, au Congrès de Lyon (V. Journal de Lyon, éd. du soir, 31 août 1873), en 1879 dans la Tribune n%éd. où il cite un cas de rage chez l'homme empêché préventivement par le chloral; ses Recherches sur les propriétés caïutiques du bromure de potcusium (qu'il démontra le premier), leur utilisation au traitement des ^leûes et hyperplasiques, de la diphtérte, de la blennorragie, des ulcères utériju (C. R. du Congrès de Clermont, 1876, de la Soc. de thérapeutique, 1880), Doin, éditeur, Paris, 1880; d'autres communications siir les pi*opriétés hémorrhaii- ?^ues du bromure à l'intérieur, sur 'emploi de son action caustique et décongestionnante dans la carie denr .taire, Vérysipèle, la dentition, etc.; sa communication sur la thermothérapie, à la Société médecine de B* le 4 juillet 1879, où il présenta la premih^ couveuse humaine, et la proposa pour l'éducation physique des nouveau -nés (Bull, de la Soc. de méd. de ^}; son mémoire intitulé : Application de Vassu^ rance^vie à la garantie absolue du capital et de l'intérêt, de Vassurance contre la faillite, Paris, Guillaumin et G% B«, Feret et iils, 1880, in-S», 140 pp. Il fit sur lui de nombreuses expériences sur les propriétés vésicantes ou révulnves du chloral (Bull, de la Soc. de méd. de B% 1876, et Bull, de tfiérapeutiquede Paris , même année).
En 1880, à l'Institut, au concours du prix quinquennal Dusffaste, il reçut une récompense de 1,000 tr. pour son mém.
sur la détermination de la mort réelle par le caustique de Vienne, moyen simple de prévenir les inhumations précipitées.
En 1883, il imagina de donner le chloroforme goutte à goutte jusqu'à effet; il spécifia pour la continuation de l'anesthésie ce qu'il appelle la ration d'entretien, méthode développée dans une note I présentée à la Soc, de méd. de B",
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En 1884, 8*étant installé à Vichy comme médecin consultant, Peyraud découvrit dans Tair de cette station une moyenne de dix dix-millièmes d'acide carbonique à un mètre du sol, tandis que les physiciens n'en trouvent dans l'air ordmaire que trois dix-millièmes. Il démontra l'origine de cet acide et son rôle comme hématosant. antiseptique et sédatif dans la cure de Vicny , voir ses Etudes expérimentaleê sur la composition de Vair da Vichy f B^, 1885, in^; il étudia ensuite la composition des eaux de Vichy et publia en collab. avec Gautrelet : Recherches expérimentales sur la composition et V action des oaiix et de l'air de Vichy, dosage de l'hydrogène sulfuré dans ces eaux. (En tête de ce dernier vol. se trouve la longue liste des travaux publiés par le D** H. Peyraud.) Citons encore ses communications au congrès d'hydrologie et de climatologie de Biarritz; en 1886 sur la création des laboratoires thermaux et les airs thérapeutiques (C. R. du Conjiprès).
N'ayant pu obtenir la création d'un laboratoire officiel à Vichy, M. Peyraud en installa un avec ses propres ressources dans sa propriété de St-Emilion, où il reprit ses recherches sur la tanaisie. Il étudia les rapports de la rage tanacétique et de la vraie rage, et démontra que le chloral pouvait empêcher l'une comme l'autre, et présenta le SO awril iS81 à la Soc. de biologie le premier exemple de vaccination chimiaue; la vaccination de la rage par le vaccin tanacétique. Toutes ses recherches communiquées à différentes Soc. savantes sont consignées dans un mémoire intitulé : Immunité par les vcu:cins chimiques, prévention de la rage par le vaccin tanacétique et le chloral, Paris, G. Masson, 1888. De nombreux savants ont reconnu à M. Peyraud l'honneur de la découverte des vaccins chimiques, découverte qui a permis en peu de temps à Roux, à ChambiBrland, à Gaumaléia, etc., de démontrer l'existence des vaccins chimiques pour la septicémie, la fièvre typhoïde, le choléra, etc.
Tout récemment, il a communiqué à la Soc. de méd. de H> de nouvelles recherches sur l'étiologie du tétanos.
Gomme médecin légiste, M. Peyraud a fait de nombreux rapports sur d importantes affaires criminelles.
Comme viticulteur, il a commencé dès 1873 des recherches sur les moyens pro-
f»res à combattre le phylloxéra; il conseilla a culture intercalaire des plantes toxiques, notamment celle de l'absinthe et de la tanaisie, émit l'idée de la production d'une atmosphère empoisonnée à la surûice du sol et fit à ce sujet des communications à l'Acad. des sciences et au Congrès de Lyon. Il vient d'imaginer pour la conservation des vins, les soutirages par Tacide carbonique au moyen d'un instrument facile à employer et peu coûteux.
M. Peyraud est membre titulaire ou corresp. d'un grand nombre de sociétés savantes.
PETREGAVE (Ârnaud-Marie-Léonce), avocat, né à B> le !•' fév. 1840. Substitut à La Réole le 30 déc. 1863, à Angouléme le 9 nov. 1865; substitut du procureur
f;én. à B^ le 19 déc. 1872; avocat gén. à a Cour le 6 juil. 1876; rentré en 1881 au barreau de l'ordre, il en a été le bâtonnier en 1887; auteur de: Eloge de Arnauld de Ferron, cons. au Pari, de Guyenne, discours prononcé à la rentrée de ta Cour le 3 nov. 1877.
PETRONNET (Charles-Ignace ou Pierre-Denis, comte de). Homme d'Etat, jurisconsulte, littérateur et poète, né à B* en avril 1776 ou en oct. 1778 d'un père qui fut l'une des premières victimes de la Terreur. D'abord avocat au barreau bordelais où, au milieu d'une pléiade d'illustres orateurs, son talent fut remarqué, il devint successivement présid. du trn. deB'^ ; procureur gén. à Bourges en 1818, à Rouen en 1820 et près la Cour des Pairs en 1821 ; élu député du Cher en cette même année, Louis XVIII le nomma ministre de la justice et le fit comte en 1822; réélu député par le Cher et par la Gironde en 1824, il opta pour ce dernier dép. et c^uitta le portefeuille de la justice à la formation du ministère de Martignac.
Charles X,qui l'avait fait chevalier du Saintp-Esprit et pair de France en 1828, l'appela le 16 mai 1830 au ministère de l'intérieur où il remplaça M. de Montbel. Après la révolution de Juillet, Peyronnet suivit la cour à Rambouillet et se déroba quelque temps aux poursuites exercées contre les ministres du gouvernement déchu^ mais arrêté à Tours dans les derniers jours du mois d'août, il fut traduit avec quelques-uns de ses collègues devant la Cour des Pairs qui le condamna à la dégradation civique et à la prison perpétuelle. Interné au chat, de Ham, sa captivité dura jusqu'au 17 oct. 1836, époque à laquelle il put se retirer dans son chÂteau de Montferrand près B> où il est mort le 2 janv. 1854, aprâ avoir demandé aux letti'es la consolation et le charme de ses derniers jours. Peyronnet a beaucoup écrit; voici le relevé de tous ses ouvrages: Lettres d'un homme du nwnde à un archevêque sur le serment de fidélité exigé par Napoléon, par M. de ♦**, s. 1., 1-r juin 1815, in-8»; Esquisse jooUtique, Paris, J.-J. Biaise, 1829, in-o<>; Lettre au directeur du Constitutionnel, Paris, L. Janet, 1831, in-8»; Pensées d'un prisonnier, Psnis, 1834, 2 vol. in-8«>; Histoire des Francs, Paris, Allardin, 1835, 2 vol. in-8» et 2« éd. id, 1(fô6, 4 vol.; Question de juridiction parlementaire, ou l'examen juridique de V accusation et du jugement portés