V. son éloge dans ta Chronique kordelnsf
PICHON (François deX I*' du nom, chev., seig. de Carriet, ae Muscadet, du Caillau et autres lieux, cons. au grand conseil, maître des rei^uétes, président à mortier, cons. du Rot en ses conseils d'Etat et privé, présid. « puis présid. à mortier au Pari, de Guyenne, l'êcut le (>rinoe de 0)ndé dans son château de Carriet en 1611 et 1642. C:e château fut dévasté et en partie détruit par les troupes dn doc d'Epernon lors de ses démêlés avec le Parlement. Il avait épousé le 27 mai 160â Catherine de Ravoliers dont il eut onze enfants, entre autres : Jacqu». père de Jacques, chev. de Malte en 1663 et commandeur de la commanderie de Raissac dans cet ordre; Marguerite qui épousa Ogier de Cursol; Françoise, femme do Paul de Malvin de Primet, et René, prieur du Mas-d*Agcnais.
PICHON (Rernard de), fils aîné du précédent, chev., seig. de Carriet, baron de Longueville, né vers 1602« fut un des personnages les plus marquants à R* pendant les troubles de la minorité de Louis XIV. Les clefs de la ville furent portées chez lui ; présid. à mortier, il fut envoyé par le Pari, en députation à Rourg auprès du roi et de la reine régente. L*année suivante, il fut chassé et proscrit de la ville par les factieux de TOrmée, qui, avec des pièces de canon, Tassiégèrent dans son hôtel du Chapeau -Rouge, ainsi que son frète Jacques de Pichon-Muscadet, cons. an Pari., et quelques autres membres de cette compagnie, qui s'étalent le plus oppos^^s à la rébellion. lisse réfugièrent au château d'Agassac chez leur cousin. Louis XIV,
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en considération de leur conduite ferme, leur accorda une pension perpétuelle, et logea à B* chez le président de Pichon du 19 août au 6 cet. Id59 et le 33 juin 1660, à son retour de St-Jeande-Luz. Mourut
Il avait été marié deux fois : 1« le 10 août 1638 à Cath. de La Lanne, fille de Sarran de La Lanne, présid. au Pari, de B>; 2« le 8 sept. 1646 a Anne DafQs de Longueville qui, de son premier mariage avec Gabriel-ÏSlaude de Jaubert de Saint* Gelais, comte de Boui'zac, eut pour fille la comtesse de Talleyrand-Périgord, aïeule du prince de Ghalais. Il eut du premier mariage Finette, m»" d*Abzac-Ladouze, et du second : {• François (II* du nom), auteur de la branche des Pichon de Paiiempuyre dont l'art, suit; 2» Jacques- François, auteur de la branche des barons de Longueville dont il est parlé ciapi-è8:3<> Jacques, chev.de l'ordre de Malte en 16o4, t*eçu page du |[rand-maltre; 4» cinq filles dont deux religieuses bénédictines, une abbesse des Alloix,en Limousin^ une mariée au marquis de Faudoas-Senliac, une autre au marquis de Méreville.
Son portrait gravé par Nicolas Pitau.
en costume de conseiller, a été inséré dans le 4* volume des Archives hisL de la Gir, ffrûce au enivre conservé par M. Albert de Pichon-Longueville. On lit autour de ce poi'trait la légende suivante : Ber~ nardus de Pichon in senatu Burdigc^ lensi prœses infulatus.
Seigneurs Barons de Parempuyre.
PICHON (François de), II* du nom, fils du présid. Bernard de Pichon, chev., seign. de Carriet, de La Mothe, de Caupenne, de Laboure t, de Vallier, baron de Parempuvre, épousa le 12 déc. 1671 Benoîte d'Alesme, sa cousine par sa m^*e AnnedePontac, fille de Jeanne de Pichon citée plus haut, reçut de son père la chargée de présid. à mortier qu'il vendit le 22 avril 1685 à Ch. Du Hamel pour la somme de 180,000 livres.
PIGEON (Jacques de), fils aîné du précédent chev., baron de Parempuyre,seig.
de Carriet, etc. , cons. en la gi-and'chambre du Pari, de B^. épousa le 25 mai 1709 Marie du Roy, de laquelle il laissa un fils Françoi»>loseph dont l'article suit et trois filles.
PICHON (Françoi»Joseph de), chev., baron de Parcmpuyre, etc.; mourut jeune laissant de son mariag(! avec Marie de Joguet deux fils : Jean-Baptiste et Guillaume dont l'article suit et six filles dont une fut élevée à la maison noble de St^^yr.
PICHON (Guillaume de) chev. baron de Parempuyre, etc.; décédé en 1815, avait épousé en 1800 Sophie de Queux
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dont il eut quatre fils "et une fille: 1* Charles chargé avec le m** de Lur-Saluces et MM. Papin et Dalos par les légitimistes de B» d'aller complimenter le duc de B« sur sa majorité; 5^» Hippolyte, 3» Gustave, entré à Saint^yr en 1^, olT. dans les carabiniers, marie en 1837 avec Estelle Le Gardeur de Tilly, dont un fils :Raoul, né en oct. 1838; ¥ Théophile, marié à Hélène de Brach, de la famille du poète Pierre de Brach; 5* Thérèse, mariée en 1828 avec Théodore de Pichaixl de La Tour(V. ce nom).
Seigneurs Barons de Longueville.
PICHON (J acqnes - François de) , chev. , seig. baron de Xongueville (cette baronnie avait haute, moyenne et basse justice), porta les armes, fut en Italie obtint du pape des indulgences pour lui et quelques-uns de ses amis; reçut dans son château de Longueville le prince fils du roi de Pologne. Il est dit cadet de la maison de Pichon dans le jugement de maintenue de noblesse rendu en sa faveur
ar l'intendant de B< le 25 janvier 16U8.
1 avait épousé le 9 février 1604 Thérèse des Mesures de Hauzan, dont un fils Jacques et trois filles dont une, Marie- Anne, épouse de Messira de Loupes, fut grand'mère de Rosalie de Pelet d'Aii^lade, mariée au baron Joseph de Pichon- Longueville.
PICHON (Jacques de), chev., baron de Loiu^ueville ; cons . en grand'chambre du Pari, de B>; épousa en 1780 Germaine de Ugus, dont deux fils : Jean-Pierre et Simon-Jude^Ioseph. Off. au régiment du Roi et aide-de-camp du maréchal duc de Richelieu.
PICHON (Jean-Pierre de), chev., baron de Longueville, conseiller au Pari, de B*, fut obligé d'abandonner sa charge pour cause de santé et mourut à 25 ans. Il avait épousé le 9 sept. 1747 Marie Branda de Terrefort, dont deux fils et une fille : Joseph dont l'article suit; Jean-Jacques qui émigra, fit la campagne des princes et mourut en 1811; Jeanne-Germaine qui ne se maria point et mourut le 13 mai 1814 en odeur de sainteté ayant, entre autres bonnes œuvres, contrinué à fonder à B>^ la Maison de la Providence pour élever les orphelines et celle de la Miséricorde pour éloigner du vice les filles perdues.
PICHON-LONGUEVILLE (B«« Joseph de), eut sous la Révolution deux mandats d*arrét lancés contre lui, fut emprisonné mais échappa à la guillotine. Fut député par la ville de B' en 1816 pour complimenter le roi à l'occasion du mariage du duc de Berry et en 1820 lors de la naissance du duo de B'; il avait épousé le
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1 1 mai 1784 M»*MeNARBONNE-PELET d'An- GLADEfdont deux (ils et trois filles: Raoul Jacques -ALBERT -Paulin dont Tarticle sait, et Louis- Antoine- Joseph qui entia en 1813 dans la conspiration des royalistes du Midi; fut l'un des fidèles de La Hochojaquelein,décoi'é du brassard bordelais et nommé le 23 nov. 1814 ^ ; fit partie des volontaires royaux commandés par le m'" de La Tour-Maubourg et mourut en 1835 sans postérité.
L'une des filles de Joseph de Pichon, la comtesse Sophie, fut admise le 24 déc.
1829 au chapitre noble de Sainte- Anne de Munich en Bavière.
PIGHOH - LONOUEYILLE (Y'« Raoul- Jacques-Albert-Paulin de). Compris dans la levée en masse de 1812, rentré malade dans ses foyers en 1813, fit paiiie des volontaires royaux commandés par le c<« de La Marthonie, chev. du brassard bordelais en 1814, ^ le 12 mars 1815, fut nommé lient, de cavalerie le 23 oct. 1816; memb. du cons. gén. de la Gir. de 1824 à 1830; du cons. mun. de B* de 1828 à 1830 ; a refusé de prêter serment à la nouvelle dynastie. En 1834, il reçut en son hôtel le roi Chai^ les V (Don Carlos) traversant secrètement la France pour se rendre en Espagne, le conduisit dans sa voiture près de Rayonne. Charles V le décora en 1835 de Tordre de Charles m. Avait épousé le 26 mai 1819 Félicité de Lalande.
Viticulteur distingué, il a contribué beaucoup à la grande réputation du cru de Pichon-Longueville à Pauillac(Médoc).
Décédé au château de Pichon-Longueville en oct. 1864, âgé de 77 ans; ses sœurs et lui n'ayant eu aucune postérité, il a réuni les deux branches de sa famille en adoptant en avril 1864 son cousin Raoul de Pichon-Parempuyre, fils de Guillaume, auquel il a laissé le domaine de Pichon- Longueville.
PIGHOT (Pierre), méd. du xvi«s., natif d'Angers, établi à B«; y a publié : De Rheumatismo, Cathatn'o, variisque a ccrehro distillationibus et horum curatione, auct. Petro Pichoto, Andegavo,medico Burdigalensi, B>, Millanges, 1577, in-12; Brief traité pour se garder de peste, coUigé des livres d'Ihppocrate, Galien et autres anciens et excellents auteurs, par Pierre Pichot, d.-m., Agen.
Ce médecin a aussi composé un traité sur les maladies de l'esprit, que possède la Bibliothèque de B»; De anirtwrum naturo, etc., etc., auctore Petro Pichoto, B«,S. Millanges,1574jin-8«.
Pichot signa, en 1572, l'acte d'incorporation du collège des Jésuites à l'Université de B% fut méd. ordinaire de la Ville en 1555 et prof, à la Faculté de méd. de B» en 1572. B. de F.
PICOT (Aimé), né à Toulouse en 1815, ort à B* le 5 mai 1887. Venu jeune à
mort
Paris et ayant obtenu un emploi dans une libraiiie importante, ses instincts littéraires se développèrent, en même temps qu'il s'initia à l'art de la typographie. Quand il vint à B^ prendre la direction de rimprimerie Duviella, il y avait à la fois chez Aimé Picot un musicien, un littérateur, un industriel. Si le musicien, par suite des circonstances, est resté dans 1 ombre, le littérateur s'est révélé par la publication de plusieurs ouvrages aramatiques dont ci-après la liste, par la dii^ectton du Journal de B^ en 1862, et par sa collaboration à diverses feuilles théâtrales. D*une rare activité de corps et d'esprit, il prit vers 1871 la direction de la Librairie Nouvelle à B*; il la quitta en 1884 et ne voulant pas rester inoccupé, il continua l'œuvre si utile de M. Lagrell : V Annuaire des 95,000 adresses de la Gironde.
Ajoutons que l'activité de sonespritn'a\-ait d égale que la générosité de son cœur et qu'il comptait de nombreux amis dans le monde littéraire bordelais. Son éloge a été prononcé sur sa tombe par M. H. Minier. On a de lui : Une noce en 93, opéra comique, musique de Bellon, 1839; Les cendres de Napoléon, à-propos en vers, 1840 (pièce dont la police arrêta la publication); Sans anwur ou les représailles, 1843; Bordeaux en 1847, revue en trois actes, en collaboration avec G. Richard, 1848, in-8».
PICOT (Jean-Joseph), méd., né à St- Nicolas-du-Port (MÎÎeurthe-et-Moselle) le 29 oct. 1839^octeur en méd. à Strasbourg le 6 juin 1864, interne des hôpitaux de Strasbourg, méd. de Thôpital gén. de Tours; Q I. lauréat de llnstitut (prix Montyon, 1877); prof, suppléant à TEcole de méd. de Tours, 1871 à 1878; prof, de pathologie et de thérapeutiaue gén. à la Faculté de méd. de B^ en lo78; prof, de clinique méd. à la même Faculté depuis le i*' fév. 1879; méd. inspect. des aliénés de la Gir. Memb. corresp. de l'Acad. de méd. ; méd.-major de 1** cl. de l'armée territoriale.
Auteur de : Des lésions rénales observées dans l'albuminurie, thèse de doctorat, 1864; Des zoonoses, maladies transmissibles des animaux à l'homme, thèse d'agrégation, 18tî8; Projet de réorganisation de l'instruction publique en France, Tours, 1871 ; Nouvelles reeherelles expérimentales sur l'inflammation suppurative et Le passage des leucocytes à travers les parois des vaisseaux ca-
injectée
actuel de la question des maladies i nfect ieuses, fermentations, parasitisme, 1873; Sur un rcw d'ictère grave avec cholestérémie, 1873; Recherches expérimentales sur VactUm antifermentesciblc du silicate de soude, Tours, 1874.